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Economie / G20 / Afrique

G20 : l’Afrique mise sur la Corée du Sud et la France
(MFI / 09.11.10) L’Afrique, toujours sous-représentée au sein du G20 qui regroupe les pays les plus riches de la planète et les puissances économiques émergentes, mise sur la Corée du Sud et la France pour faire avancer la lutte contre la pauvreté et son développement.
Réunis les 11 et 12 novembre à Séoul, les dirigeants du G20 verront la Corée du Sud, qui préside le groupe chargé des problèmes économiques et financiers mondiaux, passer le flambeau à la France qui présidera aussi en 2011 le G8, groupe des pays les plus industrialisés. Seule l’Afrique du Sud fait partie du G20, le Malawi et l’Ethiopie figurant parmi les cinq pays non-membres invités à Séoul avec le Vietnam, Singapour et l’Espagne. Le Malawi l’est en tant que président en exercice de l’Union africaine (UA) et l’Ethiopie au titre du Nouveau partenariat économique pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

La Corée du Sud, devenue membre du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE qui regroupe les principaux pays industrialisés après en avoir été un bénéficiaire, a promis de servir de bon intermédiaire entre riches et pauvres concernant à la fois l’aide et le développement.
Assurer à l’Afrique une meilleure représentation
Quant à la France, par la voix du président Nicolas Sarkozy, elle s’est engagée à assurer à l’Afrique une meilleure représentation au sein de la gouvernance mondiale, ONU mais aussi Banque mondiale et Fonds monétaire international (FMI).

Pour le président du Malawi, Bingu Wa Mutharika, le sommet de Séoul doit jouer un rôle crucial en discutant des questions africaines et en cherchant une relation équilibrée entre les nations africaines et les pays donateurs. Il a cité la sécurité alimentaire, le développement des infrastructures de transport et l'unité comme sujets prioritaires auxquels l'Afrique doit faire face.

« Le sommet de Séoul doit prendre conscience de ces enjeux prioritaires et les aborder pour trouver des solutions aux problèmes africains », a-t-il déclaré, soulignant que la relation entre les pays africains et les pays donateurs « devrait s’établir entre partenaires égaux pour le développement et non être basée sur un rapport maître-serviteur. (…) Les nations africaines doivent concevoir le programme de développement et le mener, tandis que les ressources des donateurs de fonds doivent être libres de conditions oppressives et rétrogrades, a expliqué le chef d’Etat du Malawi. Je ne vois pas un continent pauvre, mais une Afrique qui dispose de nombreuses ressources. Je vois un continent riche, mais avec des Africains pauvres ».
« Un réel appétit pour l’Afrique »
Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a estimé pour sa part que le sommet de Séoul marquera un tournant dans les relations entre les économies avancées et en développement, avec l’expérience de la Corée du Sud qui servira de modèle puisque, de pays pauvre, elle fait désormais partie des pays les plus avancés.

De son côté, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a souligné début novembre que l'Afrique doit réduire la dépendance vis-à-vis de l'aide et favoriser de nouvelles sources alternatives de financement du développement. S'exprimant à Tunis dans le cadre de la deuxième réunion régionale sur l'efficacité de l’aide au développement organisée avec l’UA et le NEPAD, il a souligné que les pays africains devraient construire un agenda du développement qui fasse davantage appel aux ressources intérieures du continent et qui réduise l’importance de l’aide internationale.

Les pays africains devraient envisager de recourir aux marchés financiers internationaux, et également utiliser le potentiel inexploité du marché intérieur des capitaux, a dit en substance Donald Kaberuka, soulignant qu’il y avait « un réel appétit pour l’Afrique ».
« L'aide ne constitue pas une fin en soi »
Alors que l'aide demeure encore très importante, le développement de l’Afrique doit être impulsé par la croissance du secteur privé ; par des administrations efficaces, dégageant leurs recettes propres pour financer les besoins de développement, et rendant compte aux contribuables de leur performance ; et par une plus forte intégration économique à travers le continent, créant ainsi des économies d'échelle permettant à l'Afrique de participer pleinement à l'économie mondiale.

« Je crois qu'il est temps de déplacer le débat de la mécanique de l'aide fournie aux pays africains vers les défis plus larges de développement auxquels nous serons confrontés dans les années à venir. L'aide ne constitue pas une fin en soi. En effet, si l'aide doit être véritablement efficace, elle va progressivement disparaître… Il s'agit d'une nouvelle façon de penser le partenariat pour le développement », a-t-il ajouté.

En attendant, l’Afrique a d’ores et déjà marqué des points : deux sièges supplémentaires au sein des organes dirigeants de la Banque mondiale, une distribution plus équitable des quotes-parts au sein du FMI et un appui à la sécurité alimentaire du Niger et de l’Ethiopie conformément à un engagement pris par le sommet du G20 à Pittsburgh, aux Etats-Unis, en septembre 2009.
Marie Joannidis

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