Up conférence :”In commons we trust”





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Up conférence :”In commons we trust”




01 octobre 2015

Compte rendu des échanges

05/10/2015

Soirée organisée par le groupe SOS dans le cadre des Up conférences. Cet événement a eu lieu à la Mairie du troisième arrondissement avec environ 70 personnes.

Les intervenants étaient :

Benjamin Coriat, économiste à l’université Paris 13, membre des économistes atterrés auteur notamment de « Le retour des communs ou la crise de la propriété »

Valérie Peugeot, chercheuse à Orange Labs, présidente de Vecam, administratrice de la Fonda

Gaël Musquet, co-fondateur d’Open Street Map France

Bruno Marzloff, sociologue fondateur de Chronos
Animation par Bertil de Fos, directeur d’Auxilia

Ce qu’il faut en retenir :

Les « communs », au pluriel, désignent les ressources produites et gérées collectivement grâce à une gouvernance ad hoc. Pratique courante au Moyen-âge pour gérer des pâturages ou des forêts, elle se réinvente avec les biens communs de la connaissance (Wikipedia, les logiciels libres et tous les services mis au point sous licence Creative Commons)

Critère d’un commun :

Une ressource à l’accès partagé

Des droits et devoirs alloués à l’utilisation de ces ressources

Un mode de gouvernance mis en place entre les personnes utilisant cette ressource avec un rôle prédominant des communautés dans la gouvernance de ce commun

Ce qui différencie un commun d’un bien commun est que le bien commun n’a pas encore de système de gouvernance.

Les communs ne sont pas des biens publics, ne sont pas intrinsèquement liés à l’intérêt général, ils sont à la frontière entre le public et le privé.




Benjamin Coriat :

Pour lui les communs sont des outils, des instruments qui peuvent se montrer efficaces face aux défis du développement économique, de la justice sociale et de la soutenabilité écologique.

Dans un premier temps il retrace l’histoire des communs :

Sous l’ancien régime en Angleterre il y avait peu de propriétaires terriens.  Les terrains cultivables étaient gérés en biens communs. Au final ce système ne permettait que peu de contrôle par la classe dominante sur ces producteurs. Ainsi petit à petit les logiques d’enclosure (appropriation par des acteurs privés des biens communs) se sont mises en place.

Dans les années 80 il y a eu un retour des communs. Cette résurgence s’est faite en réaction aux conduites privées néfastes pour les communs : un exemple avec une surexploitation des terres en Afrique du Sud qui a rendu stérile ces terres agricoles. C’est sur ce terrain qu’a travaillé Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009 pour son analyse de la gouvernance économique des biens communs.

Cette privation des biens peut aller loin, par exemple certains algorithmes pour développer les logiciels sont brevetés et ne peuvent être utilisés ce qui est contraire aux principes des programmeurs des années 80 tel que Stallman (qui est le père des licences libres et acteur important du numérique open source).

Voici les critères que doit respecter un bien pour être considéré comme un commun :

  1. Une ressource à l’accès partagé

  2. Des droits et devoirs alloués à l’utilisation de ces ressources

  3. Un mode de gouvernance mis en place entre les personnes utilisant cette ressource.

Pour lui un bien commun est comme un commun mais qui n’est pas encore gouverné : quand il manque le troisième critère. C’est pour cela que le climat est un bien commun et non pas un commun car il n’y a pas de gouvernance clairement définie sur cet objet.

Valérie Peugeot :

Elle revient sur la présentation de Benjamin Coriat en insistant sur le rôle des communautés qui portent la gouvernance.

Pour elle il faut distinguer ce qui relève de la propriété publique (qui reste de la propriété), de la propriété privée et des communs. Les communs ne se trouvent ni dans le public, ni dans le privé mais à la frontière des deux. L’augmentation de la numérisation a favorisé cette réémergence des communs en favorisant le partage qui ne se fait plus que sur des éléments physiques.

Cela dit il ne faut pas confondre la consommation collaborative avec les communs. La consommation collaborative fait partie de l’économie collaborative qui comprend : la finance collaborative, la production collaborative et la consommation collaborative.

La consommation collaborative de pair à pair comme avec Uber, RBNB, où le consommateur est également le producteur ; reste du « capitalisme pur jus » ce qui est différent des communs.

Gaël Musquet :

Co-fondateur d’Open Street Map France, il est désormais porte-parole de la structure. Il rappelle l’histoire d’OSM , pourquoi cela a été créé et ce qu’ils ont fait dernièrement. En simplifiant son propos, il n’existait pas de cartographie unifiée et en libre accès (pour plus d’information voir la rencontre sur le numérique et les biens communs : http://www.fonda.asso.fr/Les-communs-de-la-connaissance-1183.html ). Cette année la base d’adresses nationale ouverte (BANO) a été créée avec l’IGN, OSM et la Poste. Maintenant les différents services publics, ambulanciers, pompiers ont une carte où sont recensées toutes les informations nécessaires à leur mission.

Selon lui, c’est la défiance qui a créé les logiciels open source et réactivé la logique des communs.

Bruno Marzloff :

Bruno Marzloff est directeur de Chronos, agence de prospective travaillant notamment sur la mobilité.

Son intervention porte sur les communs dans les mobilités. Il rappelle qu’au début du 20ème siècle la mobilité était un service public, ayant un intérêt général. Le maillage était très fin sur l’ensemble du territoire. Avec l’augmentation des transports particuliers que représente la voiture il y a eu une baisse des services publics. Maintenant la question est davantage sur ce qui fait fonctionner les transports et cette chose ce sont les données. L’ouverture des données, a minima le partage des données entre opérateurs du transport, est centrale si l’on veut garantir la mobilité de tous.

Réaction de Benjamin Coriat et Valérie Peugeot sur l’imprécision des termes employés. Valérie précise que la consommation collaborative n’est pas un commun mais reste un apport à la société même si cela « détricote » le salariat. Elle fait part d’une avancée sur les communs numériques, dans la prochaine loi sur le numérique, qui sera promulguée par Axelle Lemaire : à partir du moment où il y aura eu de l’argent public investi dans la construction ou la captation de données, ces dernières deviendront publiques et donc accessibles à ceux qui le désirent.

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