Cours i/ Une superpuissance à la fois contraignante et attractive





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Géo. Terminale S/ES - Livre HACHETTE 2008 : p 92 125
Les Etats-Unis 

Problématique

Comment se traduit la puissance des Etats-Unis dans l’organisation de l’espace, à différentes échelles : régionale, nationale, continentale et mondiale ?
Notions

Puissance ; aire de puissance ; territoire 

PLAN DU COURS

I/ Une superpuissance à la fois contraignante et attractive


  1. Quelques critères de la puissance  américaine

1 : Un dynamisme démographique

2 : Une économie puissante : évolution des 3 secteurs
B. Les moyens de s’imposer au monde ? (croquis p 98-99)


  • A l’échelle continentale : Alena, Amérique du Sud

  • A l’échelle mondiale

1 : Une grande puissance commerciale et ses limites

2 : La 1ere puissance militaire mondiale et ses limites

Bilan : plusieurs fragilités révélées depuis 2001


  1. Un territoire maîtrisé et intégré à la mondialisation



INTRODUCTION
1/ Quelques repères
Superficie : Les EU sont un Etat-continent de 9,6 millions de km² (17 fois la France) 4500 km d’Est en Ouest et presque 2600 km du nord au sud.

Population : 306,8 millions d’habitants en 2009 (l’Etat le plus peuplé étant la Californie avec 35 millions d’hab). C’est le 3eme pays le plus peuplé au monde, derrière la Chine et l’Inde. Sa pop° est majoritairement urbaine ( à 81.4 % contre 77,2% en France)

Situation économique : C’est le 1er pôle éco mondial (1er rang pour le PNB en 2007), mais qui doit faire face aux autres aires de puissance que sont l’UE et l’Asie orientale (Japon + Corée+ façade orientale de la Chine+ NPI).

Par ailleurs, dans un système où les capitaux sont mondialisés, ils ont désormais besoin également du soutien financier des pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc). CF prochain G20 en avril 2009. Le G8, c’est fini.

En effet, les EU traversent actuellement la crise éco et financière la plus sévère de leur histoire depuis le krach de 1929. Après les années d’euphorie entre 2003 et 2007, la crise des subprimes en Août 2007 suivie de la crise bancaire de sept 2008 ont mis un coup d’arrêt à la croissance américaine.

Le taux de chômage a presque doublé en 2 ans : passé de 4.6% en 2006-2007 à 10,2% en 2009. Depuis 2008, les EU sont entrés dans une période de stagnation économique, mais ils conservent cependant tous les attributs d’une puissance globale.
2/ Les notions-clé du chapitre

Pour entrer dans une logique géographique, il faut d’abord intégrer les notions-clé de cette leçon.

DEF :

- La notion de puissance

Elle renvoie à la géopolitique.

On peut définir la puissance d’un Etat comme la capacité d’un acteur d’influer sur le comportement des autres.

Les critères de puissance sont nombreux et variables dans le temps :

  • l’ampleur du territoire et sa maîtrise

  • le poids démographique

  • l’influence stratégique et la force militaire

  • la richesse économique et financière (FMN, instruments monétaires)

  • la capacité d’innovation technologique

  • le rayonnement culturel, linguistique, intellectuel et idéologique

Tous ces critères permettent à un Etat d’être perçu comme un modèle d’organisation politico-sociale.

  • Une aire de puissance : c’est un espace géo composé d’un ensemble d’Etats ou de régions, qui occupe une place prépondérante dans l’organisation géo du monde.



I/ Une superpuissance à la fois contraignante et attractive
Intro : explication du titre

Contraignante par l’utilisation de moyens commerciaux, éco et militaires pour que les autres pays fassent ce que souhaitent les EU.

Attirante ou attractive: valeurs, universités et recherche, perspectives d’emploi, culture.
A.Quelques critères de la puissance américaine et quelques nuances

1/ Le dynamisme démographique : Complément cours p 114-115
La croissance de la pop° est en moyenne de 2.7 millions de personnes par an.
Plusieurs facteurs : l’accroissement naturel de 0.93% en 2007 (contre 0.6% en France) lié à un indice de fécondité de 2.09 en 2007, un taux d’immigration de 3.05 pour mille, un allongement constant de l’espérance de vie (78.6 ans en 2007).

L’installation de plus d’un million d’immigrants par an assure le 1/3 de sa croissance totale. Près de 20 millions de personnes se sont installées aux EU depuis 1990. A côté de l’immigration légale, choisie et encadrée par les autorités, on assiste à l’explosion de l’immigration clandestine : 11 millions de personnes en 2006.

- Les minorités constituent le 1/3 de la pop°, avec les Latinos en tête (15% auj et 30% estimés pour 2050).

Depuis le début du XXeme siècle, on parle de « melting pot » (fusion des pop° immigrées dans la nation américaine). Mais cette idée relève plus du mythe que de la réalité car le communautarisme l’emporte. Les EU forment plutôt un « salad bowl », un saladier où se mélanges les cultures mais où chaque ingrédient conserve sa saveur, sa spécificité.

Kennedy disait « les EU sont avant tout une nation de nations ». Les groupes ethniques maintiennent une identité forte et la fusion n’est pas toujours réelle.
RETENIR : les EU disposent d’une importante force de travail avec 151 millions d’actifs, soit + de 50% de la pop°. Ils ont un puissant pouvoir d’attraction sur le monde entier, également concernant les chercheurs : on parle alors de brain drain : plus de 3 millions de chercheurs étrangers vivent aux EU.

Mais la pop° vieillit, comme dans tous les pays du nord. Le baby boom s’est auj transformé en papy boom avec 80 millions d’Américains nés entre 1946 et 1964.

2/ Une économie puissante (CF p 106-107)
Les États-Unis sont la première puissance économique mondiale - Avec un Produit intérieur brut (PIB) de 14 545 milliards de dollars en 2008[8], représentant environ un quart du PIB mondial[9] - si l'on ne classe pas l’Union européenne comme une puissance unitaire. Rien que l’État de Californie, s’il était indépendant, serait la sixième puissance économique mondiale.

Pays vaste, pourvu de nombreuses ressources naturelles, les États-Unis ont un PIB par habitant parmi les plus élevés au monde. Leur grande puissance économique, due à une productivité, un taux d'emploi et une durée du travail importants, et plus de 150 millions de travailleurs, leur permet d’entretenir la plus puissante armée du monde et d’être en position de force dans les négociations commerciales et diplomatiques. Les universités américaines drainent vers le pays les étudiants les plus brillants, et placent le pays à la pointe du progrès technologique, en particulier pour les « technologies du futur » (biotechnologies, technologies de l'information et de la communication, etc.). Les infrastructures développées, le niveau d’imposition faible, l’esprit de libre-entreprise qui découle du libéralisme économique, font de l’économie des États-Unis une des plus compétitives du monde[10].
CF dossier p 100-101 + transparent en classe
L’économie américaine est largement en tête concernant la création de richesses et la puissance des FMN. 8 sur les 15 premières dans le monde sont américaines : Wal-Mart, Exxon Mobil, General Motors, etc.

Par sa capacité à innover, le pays reste un pôle majeur de la croissance et du progrès dans le monde.

Les limites : Si la mond° profite aux FMN, elle a cependant détruit son industrie (textile par ex concurrencé par la Chine), creusé les inégalités et le déficit commercial (import sup aux exportations). Il y avait déjà en 2008 avant les effets de la crise, 12% de pauvres aux EU (vivant en dessous du seuil de pauvreté).

a/ Une Agro-industrie au pouvoir planétaire : 1,6% des actifs mais 1er rang mondial
CF p 106-107
Le secteur agricole US est le plus puissant au monde. Les IAA amé représentent le ¼ de la prod° mondiale. C’est à la bourse de Chicago que sont fixés les cours des céréales.

CF Doc 1 p 107 : les EU sont le grenier du monde (prod° blé, maïs, soja, coton)
Parmi les 12 premiers groupes agroalimentaires mondiaux, 8 sont américains : Cargill, Archer Daniels, Kraft foods, Pepsico, Tyson Foods, Coca-Cola, Mars, Conagra foods.

Cette agriculture est fortement intégrée dans un système agro-industriel où le producteur dépend étroitement des industriels en amont mais aussi des services multiples en aval.
DEF : Agrobusiness : complexe qui intègre toutes les activités centrées sur la production agricole, de l’amont (fourniture de biens et de services aux exploitations agricoles : machines, tracteurs, engrais) jusqu’à l’aval (industries agroalimentaires, transports, stockage, etc).
C’est une agriculture productiviste, très diversifiée (carte 1 p 84) et qui sait s’adapter.

- Ex : nouvelles habitudes alimentaires prescrites par les diététiciens pour lutter contre l’obésité (touche 1/3 de la pop°).

- Les exploitants sont des chefs d’entreprise utilisant tous les outils les plus modernes : le GPS embarqué dans le tracteur, les testeurs d’humidité, les capteurs de substances nutritives, le dvt des marchés en ligne. Lire Doc 2 p 85 : Agriculture et informatique

Les feed lots sont l’emblème de cette agriculture productiviste : immenses ranch où on engraisse des milliers de bovins en un temps record. CF photo p 85
- Les EU sont les inventeurs des OGM et assurent plus de 80% de leur production mondiale en maïs, soja et coton.

- L’agri est fortement soutenue par les subventions de l’Etat fédéral, srt pour les productions exportées (soja, coton, céréales). C’est le dumping critiqué par les Etats du Sud.

Lire Doc 11 p 87.


Sur le territoire, les espaces agricoles sont très spécialisés (Carte 1 p 84)

Ils concernent surtout la moitié Est du territoire, à l’exception de la Californie à l’Ouest (devenue la 1ere région agricole par la valeur produite grâce à des prod° variées : vigne, légumes, agrumes, céréales, élevage intensif, etc).

Les régions des grandes plaines sont des paysages d’open field propres à l’agri mécanisée : dédiées aux céréales, soja et associées à l’élevage intensif bovin et porcin.

L’ancienne « dairy belt » (espaces dédiés aux produits laitiers dans la région des grands lacs et au Nord Est) assure aussi les productions maraîchères ou fruitières, dans les espaces périurbains, pour alimenter les grandes métropoles.
A l’Ouest, hors Californie, les milieux sont plus difficiles en raison de l’aridité, mais avec les systèmes d’irrigation moderne, on y dvpe des oasis agricoles sur des champs circulaires (comme au Moyen Orient). Les grands ranch consacrés à l’élevage extensif ont svt été remplacçés par des feed lots.

b/ Une Industrie performante (23% des actifs)
La part de l’industrie est en recul dans le PIB : 40% en 1960 contre 21% en 2008.
Ce secteur a subi d’importantes mutations depuis les années 1980
- Dans les années 1980, on a parlé du déclin américain en raison des mauvais résultats de l’industrie, largement concurrencée par le Japon, les NPI et l’Europe.
Mais les entreprises ont procédé à des restructurations drastiques et à une modernisation. Elles sont parvenues à dépasser le fordisme et à s’imposer à nouveau (avant crise de 2008), grâce à de puissants conglomérats (très grande entreprise aux activités diversifiées, associant industrie et finance). Ex : Exxon, General Motors, General Electrics.

Dans les secteurs traditionnels : par ex dans l’aéronautique, la chimie, ou l’automobile (avant la crise de 2008).
Mais les secteurs les plus dynamiques sont : l’électronnique et l’informatique (IBM, Hewlett-Packard ou Compaq), l’aérospaciale, les biotechnologies, les NTIC et les industries de l’armement..
Lire page 106 : Les nouvelles technologies ont en effet connu un essor spectaculaire, grâce aux investissements dans les grands laboratoires situés dans les universités.

Ex : le MIT à Boston, la Silicon Valley en Californie (ébranlée par la crise de l’informatique en 2001-2002, elle a su s’adapter en combinant le « software » et les biotechnologies, au service de l’instrumentalisation médicale) ou la région de Dallas au Texas.

  • Cette mutation se traduit dans l’espace industriel américain  avec un dynamisme qui a surtout profité aux régions de l’Ouest et du Sud. Elle inclut même le Nord Ouest = la Sun Belt, fondée sur un réseau de technopôles, d’Atlanta (siège de Coca Cola, mais aussi axée sur l’électronique et l’aéronautique) à Seattle (siège de Boeing et Microsoft).

  • Mais la puissance industrielle historique se trouve dans l’ancienne Manufacturing Belt, au Nord Est, qui a su se diversifier et concentre encore 45% des emplois industriels. Ex : Detroit représente tjs la capitale mondiale de l’automobile.


c/ Le poids du tertiaire
Depuis les années 1960, les EU sont devenus une économie fortement tertiarisée avec 76% des actifs en 2008
Ce secteur produit les 4/5eme du PIB des EU.
Ceci est lié à l’essor de la consommation de masse, caractéristique des sociétés nord-américaines (les services incluent le commerce) : ce sont eux qui ont inventé les supermarchés, puis hypermarchés (voir article sur Wal-Mart, la 1ere chaîne de grande distribution), centres commerciaux, les chaînes de fast food.
Ils ont aussi développé les produits culturels de masse : bande dessinée (comics), cinéma (Hollywood = 1ere industrie cinématographique au monde), télévisions internationales (CNN), presse (Voir le film Citizen Kane), romans à succès, Internet, etc.
Le tourisme joue aussi un rôle majeur avec des villes emblématiques comme Las Vegas (la ville des casinos et des jeux axée uniquement sur le tourisme). Les Américains ont inventé le concept des parcs d’attraction (Disneyworld en Floride, etc) et des parcs naturels (1er parc naturel créé aux EU début XXeme siècle : Yellow Stone).
Enfin, le secteur des banques et assurances est celui qui produit le plus de richesse.

Fin 2009, les grandes banques (hormis Citigroup) affichent à nouveau de bons résultats, seulement 1 an après le krach boursier. Leur redressement est spectaculaire.

B.Les moyens de s’imposer au monde, avec certaines limites

1/ A l’échelle continentale : Alena (depuis 1994), Amérique du Sud . CF carte p 109


  • L’Aléna : Accord de libre échange nord américain.

Depuis l'entrée en vigueur de l'ALENA, le commerce des marchandises entre le Canada et les États-Unis a plus que doublé, tandis que le commerce entre le Mexique et les États-Unis a plus que quadruplé.

Historique


L'ALÉNA résulte de l'extension d'un accord précédent qui ne concernait que le Canada et les É.-U. : l'ALE (« Accord de libre-échange »), dont il reprend une bonne partie des principes.

Les négociations ont été lancées par le gouvernement des États-Unis sous la présidence de George Bush père, avec le représentant du gouvernement canadien, Brian Mulroney et son homologue mexicain, le président Carlos Salinas de Gortari. L'Accord a été signé le 17 décembre 1992 et est entré en vigueur le 1er janvier 1994.

Bien qu'il soit en partie une réponse au Traité de Maastricht signé le 7 février 1992, l'ALÉNA, qui avait commencé par l'établissement d'un Marché commun, n'a pas vocation à créer des institutions supranationales à pouvoir législatif, comme l'Union européenne, étant plus proche d'un traité international d'ordre économico-financier. Depuis son instauration, la plupart des produits grand public du continent nord-américain sont livrés avec des informations en trois langues : anglais, espagnol et français.

Buts


Objectifs de l’ALÉNA[1] :

  • Éliminer les barrières douanières et faciliter les échanges transfrontaliers des biens et des services,

  • Assurer les conditions d’une concurrence équitable dans la zone de libre-échange,

  • Augmenter substantiellement les occasions d’investissement au sein des trois pays membres,

  • Fournir une protection et une application adéquate des droits de propriété intellectuelle dans chacun des territoires,

  • Adopter des procédures efficaces de mise en œuvre, d’administration conjointe et de résolution des litiges,

  • Approfondir la coopération trilatérale pour étendre les bénéfices de l’accord.

  • Protection de l'environnement et des conditions de travail.

Résultats


L'ensemble des exportations canadiennes et mexicaines aux États-Unis ont plus que triplé depuis l'entrée en vigueur de l'ALENA en 1994.

Les exportations canadiennes aux États-Unis en 2006 représentent 302 milliards de dollars américains soit 75 % de l'ensemble des exportations du Canada.

Les exportations mexicaines aux États-Unis en 2006 représentent 198 milliards de dollars soit 79 % de l'ensemble des exportations du Mexique.

Les États-Unis exportent à la même date 380 milliards de dollars de marchandises à leurs partenaires de l'ALÉNA[2].

  • En Amérique du Sud


- 1ere idée : Une influence historique : L’Amé du sud a longtemps été considérée comme la chasse gardée des EU, ce qui est à nuancer aujourd’hui. Cependant, les capitaux américains ont été investis de longue date (depuis le XIXeme siècle et surtout au XXeme S. au temps de la guerre froide) dans le sud du continent et les FMN amé y sont encore très présentes, notamment au Panama et au Brésil.
- 2eme idée : Une influence de plus en plus limitée et contestée: La volonté des EU de créer une grande zone de libre échange des Amériques a échoué depuis 2005.

  • le grand projet de Washington de création de la ZLEA (zone de libre échange des Amériques) aussi nommée ALCA en espagnol, reste bloqué en raison de la vive opposition de pays comme le Vénézuela (Hugo Chavez).

Les EU ont rencontré un mur d’opposition, animé en partie par le président du Venezuela, Hugo Chavez ; les pays du MERCOSUR (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont aussi emboîté le pas, repoussant   pour l’instant   les négociations sur la ZLÉA.

- Depuis les années 2000, les élections ont porté de nbx hommes de gauche au pouvoir en Amé centrale et dans la majeure partie de l’Amé du Sud (Venezuela, Chili, Argentine, Paraguay, Uruguay, Bolivie, Brésil, Equateur, Nicaragua, etc).

C’est le résultat de plus de 20 ans d’un néolibéralisme dévastateur. Par la nationalisation des hydrocarbures, le Venezuela et la Bolivie ont acquis les moyens de mettre en œuvre leurs programmes sociaux.
- Les alliances régionales se multiplient, la Banque du Sud desserre l’étau de la Bque mondiale et du FMI. Depuis 2008, les nations ont créé l’UNASUR = union des nations sud américaines, regroupement politique et éco autonome.
- 3eme idée : Face à cette prise d’autonomie, Washington tente de reprendre la main : les EU ont réactivé en avril 2008, la IVeme flotte, entraînée pour des opérations spéciales. Les EU veulent diriger et coordonner les marines d’Amé du Sud, contre le « trafic de drogues et le terrorisme ». Ils ont un allié : la Colombie d’Alvaro Uribe.
2/ A l’échelle mondiale 
La 1ere puissance commerciale : ils restent au centre des échanges planétaires 


  • Ils rep 12% du commerce mondial de marchandises. 1er importateur et 2 exportateur mondial. Les échanges se font en priorité avec les partenaires de l’Alena (19% Canada et 11% Mexique) avec l’Asie (24%) et l’UE (23%).



  • Ils restent en tête du système capitaliste : principaux contributeurs au FMI et à la Bque mondiale ; le dollar est tjs la 1ere monnaie d’échange dans le monde devant l’Euro et la livre sterling. La bourse de NY grâce au groupe NYSE-Euronext (fusion des bourses européennes et amé. En 2007 = 1er groupe boursier mondial) assure la ½ des transactions planétaires. C’est à Chicago que sont établis les cours des matières 1eres (blé, soja, maïs).




  • Enfin, les EU sont les 1ers émetteurs et 4eme récepteurs d’IDE en 2006. Ils reçoivent 18% des IDE et placent 23% de leurs capitaux dans le monde.

Lire Doc 2 p 111.

  • Par leur situation géo : ils sont au centre des réseaux de com° : pôle central du trafic aérien : captent 14% des flux internat. De passagers ; plaque tournante du trafic maritime planétaire grâce aux interfaces maritimes ; sont au cœur des flux d’inf° avec internet et CNN diffusée dans le monde entier et le cinéma hollywoodien.



  • Les limites à cette puissance commerciale : CF dossier p 104-105


1/ Depuis le milieu des années 1970, les EU ont une balance commerciale déficitaire : ils achètent plus qu’ils ne vendent. Cf Carte 1 p 104: le déficit commercial des EU.
2/ Ils ont également une forte dépendance énergétique en matière de pétrole : ils importent environ 50% de ce qu’ils consomment en 2007. CF Doc 5 p 107

La 1ere puissance militaire mondiale et ses limites : Carte 1 p 98
Source : Atlas du Monde Diplomatique 2009
En augmentation constante depuis 2001, en raison des attentats du 11 septembre, les dépenses militaires US représentent aujourd’hui près de 50% des dépenses militaires mondiales, soit 711 milliards de dollars sur un tot estimé à 1 472.7 milliards de dollars.

Ils disposent d’un réseau global d’au moins 725 bases militaires dans plus de 130 pays, sur 5 continents.

En 2008, 288 627 membres de forces US sont stationnées hors des EU + 221 700 déployés en Irak et en Afghanistan. En 2009, B. Obama a obtenu l’envoi de plus de 90 000 soldats en renfort en Afghanistan.



  • Les limites à cette puissance militaire :


L’utilité de cette vaste machine est à relativiser : les EU sont dans une impasse concernant ces 2 pays (Irak et Afghanistan) où la guerre ne finit pas. Ces 2 exemples démontrent les limites de la puissance de coercition (hard power) comme moyen de régulation des conflits.
Les dépenses militaires ont creusé la dette extérieure des EU depuis 30 ans : ils sont devenus le 1er débiteur mondial.
Leur dette nette externe (écart entre les créances internationales publiques et privées détenues par les EU et celles qui sont détenues sur les actifs US par des acteurs étrangers) = 250 milliards de dollars en 1982 contre 8 000 milliards de dollars en 2005, soit 70% de leur PIB.

Près de 45% des bons du trésor US sont détenus par des investisseurs étrangers (avant crise 2008), contre slt 20% en 1994.

Mais le poids de la dette externe n’est pas insupportable pour les EU car le dollar reste la monnaie de réserve internationale et ils n’en paient pas les coûts d’ajustement.
Bilan
Ces 2 constats (impasse en Irak et Afghanistan + dette croissante) permettent d’affirmer que les EU sont désormais dans une position fragilisée dans le système mondial. Le poids de leur dette, à long terme, réduira leur autonomie. De plus, leur dépendance énergétique est croissante : 23% en 1970 contre 60% aujourd’hui. Cela va s’aggraver car la demande est croissante et les ressources se raréfient.
On peut également constater que la crise de 2008 a remis en question la pérennité de la puissance US.


C.Un territoire bien maîtrisé et intégré à la mondialisation : Carte 1 p 113
1 : Atouts
- Le territoire américain est aujourd’hui entièrement aménagé et organisé par un réseau de villes (réseau très hiérarchisé, dominé par plusieurs villes mondiales : NY, LA, San Francisco, Chicago et Washington). La métropolisation de l’espace se poursuit : 39 agglomérations comptent plus de 1 million d’habitants. Plus de 80% de la pop° est urbaine.
- Le territoire est bien maîtrisé grâce à un réseau dense de voies de télécommunications et de com° (voies fluviales à l’Est, train vers l’Ouest, routes et autoroutes = Highways) interconnectés par des Hubs (DEF p 44) : point central d’un réseau de transports, qui reçoit et distribue (ex : les EU possèdent 15 des 30 premiers aéroports mondiaux).

  • Rappelons également que le territoire américain, grâce à son immensité, regorge de ressources naturelles. CF carte 1 p 113. Ils sont au 1er rang mondial pour la production d’électricité (grâce aux centrales mais aussi aux fleuves), de bois, de phosphates, au 2eme rang pour le gaz, le charbon et le cuivre.


2 : Contraintes
Les limites imposées dans cette maîtrise du territoire sont liées aux nombreuses contraintes et aux risques auxquels les EU sont exposés :


  • Des milieux bio-climatiques variés : espaces de montagnes (Rocheuses), espaces désertiques (Arizona, Colorado, etc)

  • Des risques naturels multiples : cycloniques (Katrina à la Nouvelle Orléans en 2005 : doc 5b p 105), sismiques (faille de San Andréa en Californie : San Francisco menacée de disparition), tornades, érosion des sols, inondations, etc.


Conclusion sur les Etats-Unis : un bilan nuancé

Les EU ont toutes les caractéristiques d'une superpuissance: dynamisme démographique, géant commercial, 1ere puissance militaire, etc.

Cependant, ce pays a aussi de nombreux points faibles qui ont été aggravés depuis la crise de 2007 (crise des crédits immobiliers à risque) et de 2008.

En effet, sa croissance économique américaine repose sur un système capitaliste ultra libéral, axé sur la spéculation et le profit. Le crédit (càd l'endettement de la société à tous les niveaux : particuliers, entreprises) est la clé de voute des investissements et de la consommation. Ce modèle économique semble avoir montré ses limites: délocalisations, plans de licenciement quotidiens (7 millions d'emplois détruits entre janvier 2008 et novembre 2009), crise du logement, aug° des inégalités et de la pauvreté... Deux chiffres pour l'année 2009 : 45 millions d'Américains déclarent avoir été confrontés à la pénurie alimentaire; le chômage a fait un bond pour atteindre 10,2%.

Bien que la croissance soit redevenue positive au 3eme trimestre 2009, on peut se demander si Barack Obama aura les moyens de tenir ses promesses: réforme du système de santé, relance du pouvoir d'achat, refondation du système éco sur de nouvelles bases afin de limiter les excès de la spéculation, mise en pratique de la diplomatie plutôt que de la force militaire (Ex: avec l'Iran, au Proche Orient = d'où le prix nobel de la paix reçu en déc 2009 par Obama), développement durable axé sur une économie verte (énergies renouvelables), etc.

L'endettement record du pays semble remettre en cause son avenir et sa domination sur le monde.

A l'échelle continentale et mondiale, les EU doivent désormais compter avec: la montée en puissance de la Chine, la fronde des pays d'Amérique latine, le poids accru de l'UE (depuis 2004:de 15 à 27 pays)...

La crise de 2008 a accentué l’émergence d’un monde pluriel, multipolaire, post-américain.





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