Bibliographie p. 42 Sitographie p. 44 Filmographie p. 45 Annexes p. 41 Introduction «Le bonheur n’est pas un but qu’on poursuit âprement, c’est une fleur que l’on cueille sur la route du devoir.»





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Sommaire

Introduction p. 1


  1. L’évolution des représentations du bonheur et de l’argent



  1. La création de la monnaie et l’essor des réflexions sur le bonheur p. 2

B) La représentation actuelle de l’argent et du bonheur p. 4

  1. Entretient avec un historien p. 5



  1. La relation entre l’argent et le bonheur



  1. Inégalités d’acces au bonheur échelle international p. 8

  2. Une quête d’argent au détriment du bonheur p. 14

  3. Entretient avec un cadre p. 16




  1. L’atteinte du bonheur par l’argent



  1. Un bonheur atteignable p. 18

  2. L’hiérachie des besoins p. 22

  3. Entretient avec une femme au foyer




  1. Un monde sans argent



  1. Le bonheur malgré l’absence d’argent p. 25

B) Un débout Un débout d’une société heureuse et sans argent p. 26

  1. Entretient avec un professeur de philosophie p. 32

Conclusion p. 35


Bibliographie p. 42

Sitographie p. 44

Filmographie p. 45



Annexes p. 41



Introduction

« Le bonheur n’est pas un but qu’on poursuit âprement, c’est une fleur que l’on cueille sur la route du devoir. » John Mill.
L’argent fait pour certains indéniablement le bonheur tandis que pour d’autres il représente une entrave à l’épanouissement et au développement personnel. Nous connaissons les proverbes prosaïques qui mettent en avant l’importance de l’argent dans une vie heureuse. Cependant des nombreux paradoxes surgissent opposant une forte croissance des salaires et le bonheur déclaré par la population. Aujourd’hui le gain d’argent est devenu un moteur au cœur de notre société sur lequel se focalisent nos efforts. Par conséquent, de nombreuses recherches ont été menées pour déterminer s'il existait un niveau de revenu optimal permettant d’être le plus heureux possible. Nous nous demanderons est-ce qu’il existe une relation entre richesse et bien-être ?
Pour traiter ce sujet, nous mêlerons différentes approches issues des sciences humaines, telles que l’économie, la sociologie et l’histoire en nous appuyant sur la philosophie.

Nous relaterons dans un premier temps l’évolution des représentations du bonheur et de l’argent au cours de l’histoire. Puis nous analyserons la relation entre l’argent et le bonheur avant d’aborder l’accession au bonheur grâce à l’argent. Nous étudierons les possibilités de vivre heureux d’un monde sans argent. En fin nous irons à la rencontre des personnes provenant des différents horizons et milieux sociaux qui nous apporterons leurs vision, avis et analyse de leur rapport entre l’argent et le bonheur.



  1. L’évolution des principales représentations du bonheur et d’argent


La création de la monnaie et l’essor des réflexions sur le bonheur

« Vous faites bien d'amasser de l'argent pendant votre vie, on ne sait ce qui arrivera après la mort. » Montesquieu


Première monnaie d’Etat Lydienne pèse 8,1 g

De l'époque de Crésus frappée avec une tête de lion et de taureau.

(VIe siècle avant notre ère)

Bibliothèque National de Paris


Il n'est pas possible de situer avec précision l'invention de la monnaie, Adam Smith voit dans :

Le développement de La Division du travail au sein de la société, l'essor de la monnaie, vers 650 avant JC en Lydie (Turquie). Le roi Crésus aurait créé un système de pièces en métal en or et en argent.

Ainsi naissent les premières monnaies au sens où nous l’entendons aujourd’hui : elles ont un même poids, une même forme, et portent une marque identique. Le choix de l’or et de l’argent s’explique par le fait que ces matières sont rares. Elles présentent une grande valeur pour un poids et un volume réduit. Crésus devait d’ailleurs sa fabuleuse richesse au Pactole, fleuve qui charriait des pépites d’or.
L’argent connaîtra diverses formes et variations au cours de l’histoire. C'est à Rome, au IIIe siècle avant J.C qu'entra en activité le premier atelier monétaire.

Avec le développement de l'Empire, le système monétaire romain s'impose largement en tant que monnaies d'échange.
Au XIIIe siècle Lorsque Marco Polo rentra de son périple en Chine et qu'il parla de la monnaie de papier des Chinois, les Européens ne voulurent pas le croire : ils ne pouvaient s'imaginer une monnaie sans valeur "matérielle". Ce ne sera qu’en 1661, que le banquier Johann Palmstruck introduit le billet de banque en Europe.

Lorsque l'argent-métal vint à manquer en Suède, il fait imprimer des billets. Cependant, Palmstruck ne résista pas à la tentation de mettre en circulation davantage de billets que ce que sa banque pouvait rembourser. Cela la mena droit à la faillite, et le malheur de nombreux de ses clients ayant déposé leur or ainsi que leur confiance dans sa banque en 1668. L'apparition du premier billet français imprimé ne sera mis en circulation qu’en 1890. Il est l'œuvre de François Flameng.

Premier billet de

100 francs

"Luc Olivier Merson", 1910-1945

L'Agriculture, à droite, et le Commerce à gauche d'une stèle sur laquelle apparaît "Banque de France" et la valeur en lettre imprimée en bleu.

Les approches philosophiques du rôle que joue l’argent dans la quête du bonheur est très présent des penseurs grecs au monde moderne.

Dans l’Antiquité grecque, trois principales visions du bonheur prédominent :

Les hédonistes sont à la rechercher du plaisir, qui pour eux constitue l'objectif de l'existence humaine.

Les stoïciens énoncent le principe selon lequel le bonheur est dans la vertu, le contrôle émotionnel et physique de soi, le courage et l’abnégation.

Les épicuriens ne songent qu’au plaisir et défendent l’idée du plaisir immédiat et la jouissance perpétuelle.

La réflexion sur le rôle de l’argent dans le bonheur à cette période est encore modeste. Aristote, grand penseur grec, en 365 av. J-C écrit dans l’Ehique à Nicomaque, « la recherche du bonheur et du bien vivre suppose d’abord la satisfaction des besoins matériels et s’appuie donc sur l’activité agricole, l’élevage, la chasse, la pêche et la fabrication d’usage courant. ». Il ajoute aussi qu’il faut se garder de tout excès dans la consommation des biens matériels. Aristote prône une certaine frugalité qui n’exclut pas le plaisir « pour l’homme d’esprit le bonheur se réalise dans la recherche de la vérité, la contemplation de la beauté, la culture des relations amoureuses et amicales ».
A l’époque romaine, le rôle de l’argent dans le bonheur est abordé par différentes écoles de pensées. Seneque, de l’école stoïcienne au 1er siècle avant Jésus-Christ, dans Dialogues, t.2, De la vie heureuse, rappelle à ses contradicteurs qui lui oppose sa grande fortune et son mode de vie, que l’homme doit profiter de « la Fortune quand elle lui est favorable sans que cela l’empêche d’être vertueux », la vertu étant la quête du bonheur pour Sénèque.





Aussi, l’argent s’il n’est pas moteur dans l’acquisition du bien-être et du bonheur tel qu’il est défini à ces époques n’est néanmoins pas exclu voir même un composant du bonheur.
La période chrétienne met en avant l’élévation spirituelle et l’amour de dieu au détriment des richesses et du confort matériel. Au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières vont substituer à cet idéal chrétien d’austérité, l'hédonisme, qui fait de la recherche du bonheur le but de l'existence humaine. L'homme a droit au bonheur et se doit d'agir en vue du bonheur commun, par conséquent d'être utile. Telle est la leçon finale de Candide, conte philosophique de Voltaire paru en 1759.
Nous remarquons que les figures emblématiques du siècle des lumières mettent en relief que les progrès des sciences et des techniques sont censés améliorer le sort de l'homme et contribuer à son bonheur. Même si ce siècle est un siècle de changement, et de « modernité », il regroupe deux extrêmes, certains revendiquent la vie en société, comme Voltaire, les autres la vie dans la nature, comme Rousseau.

Voltaire pense que l’homme s’enrichit dans la société, d’autres comme Rousseau pense que l’homme né bon mais que c’est la société ainsi que l’argent qui le corrompt. Dans Les confessions, autobiographie de Jean-Jacques Rousseau publié en 1756

Dit : « l’argent qu’on possède est l’instrument de la Liberté ; celui qu’on pourchasse est celui de la servitude ».

Source : Voltaire et Rousseau

Le duel éternel de Adam


  1. La représentation actuelle de l’argent et du bonheur


Aujourd’hui lorsque nous parlons de bonheur nous nous imaginons un état de bien-être durable bien loin de que nous vivons habituellement. Depuis Aristote nous entendons généralement par bonheur, le souverain bien, étant l’ultime but, et vers le quel toutes nos actions tendent. Pour s’interroger sur le bonheur il est sans doute pertinent par commencer par ce qu’il n’est pas.




Il est devenu monnaie-courante de dénoncer les travers habituels de nos contemporains qui confondent le bonheur avec la richesse, les possessions matérielles, et la réussite sociale, il est vrai qu’à force de publicité, on est conditionné à croire que le principal but de la vie est de posséder toujours plus et toujours mieux.


Les sages de toutes les époques l’ont déjà remarqué, le désir est un piège dont il est simple d’y tomber, par définition nous désirons ce que ne nous possédons pas, et sommes frustré pendant le temps que nous passons à désirer, mais lorsque nous possédons enfin l’objet convoité, nous ne le désirons soudainement plus, c’est alors que l’objet du désir se présente à nos yeux tel qu’il a toujours été, illusoire. Selon les mots de Arthur Schopenhauer dans Le monde comme volonté et comme représentation publié en 1819 :
« Tout désir nait d’un manque, d’un état qui ne nous satisfait pas ; donc il est souffrance tant qu’il n’est pas satisfait. Or, nullesatisfaction n’est de durée ; elle n’est que le point de départ d’un désir nouveau. »

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« La vie oscillerait comme une pendule ; de la souffrance de ne point posséder à l’ennuie devant la réalité de l’objet désirer »

Un peu comme l’enfant attendant chaque jour de l’année ses cadeaux de noël qui les oublie à peine déballés.
Il n’est pas nécessaire de prétendre comme le pensait Rousseau « Que nous sommes heureux qu’avant de l’être. » De plus, en plus, nous le clamons tous, être riche ne rend pas heureux et posséder nous aliène finalement plus qu’autre chose. Nous passons nos vies à travailler pour la croissance de nos pays et de nos comptes en banque, dans l’espoir être un jour enfin libérer de ce mécanisme qui nous aliène. Cette paix tant rechercher n’arrive jamais, il est facile de noter que loin d’apporter à l’homme la tranquillité l’accumulation de richesse matérielles le laisse dans l’inquiétude et un mal-être toujours plus profond.
« Être riche, c’est aussi commencer d’angoisser de ne plus l’être. » Warrent Buffet, troisième fortune mondiale.


  1. La relation entre l’argent et le bonheur




  1. Inégalités de l’accès au bonheur à échelle international


« Mieux vaut toucher de l'argent que du bois, car l'argent conjure plus sûrement le mauvais sort que le bois. » - Henri Jeanson

Le BNB se base sur une série de sept facteurs :

L’économique

L’environnement

La santé physique

La santé mentale

Le bien-être au travail

Le bien-être social

La santé politique


Afin de comparer la relation possible entre l’argent et le bonheur, nous allons dans un premier temps étudier des tableaux statistiques permettant de mettre en parallèle le produit intérieur brut par habitant et l’indicateur alternatif le Bonheur national brut (BNB) qui englobe de manière assez large le produit intérieur brut (PIB) ainsi que l’indice de développement humain (IDH). Puis dans un second temps, nous nous intéresserons à des études plus précises menées par différents chercheurs.
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