Macroeconomie 2eme semestre





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revenu relatif. Il ajoute à son explication une autre explication qui porte sur les comportements des ménages et la prise en considération de la dimension sociale : les ménages ont de la mémoire et cela a des conséquences sur leur niveau de consommation (les ménages peuvent se rappeler de leurs niveaux de consommation antérieurs, au moins des périodes proches) et donc les consommateurs vont sans cesse chercher à maintenir leur consommation sur les niveaux antérieurs atteints dans le passé ( aucun ménage n’aime réduire sa consommation, même s’il connaisse des revenus plus faibles, qui diminuent)  effet de Cliquet. Selon cet effet, la consommation serait rigide aux baisses de revenus. Les travaux de Brown vont introduire l’effet de mémoire, le coefficient λ :

Ct= c’Yt+C0+λCt-1

0<λ<1, Yt baisse quand λ0.

  1. LA THEORIE DU REVENU PERMANENT

L’université américaine de Chicago s’oppose à l’université de Cambridge.

En 1957, les travaux de M. Friedmann sont à l’origine de cette théorie sur le revenu permanent. Pour Friedmann et les monétaristes, le revenu permanent devient la variable déterminante du niveau de consommation sur le long terme. L’analyse microéconomique de la macro est une des spécifités de l’université de Chicago. L’utilité peut être maximisée grâce à plusieurs niveaux de consommation : sur n périodes, il peut exister n niveaux de consommation car chaque période à son propre niveau de consommation. On raisonne passé, présent et futur. Originalité au niveau de la prise en compte d’intégration d’une méthodologie microéconomique selon laquelle l’agent éco est un agent rationnel qui cherche à maximiser sa fonction d’utilité sous contrainte du revenu. Comment importer un tel raisonnement sur le terrain macroéconomique, comment intégrer également un tel raisonnement sur le long terme ? Supposons qu’il existe plusieurs niveaux de consommation (C0, C1, …, Cn), le niveau change au cours d’une vie ; on en déduit une fonction d’utilité U=u (C0, C1, …, Cn). Objectif : Max U= (C0*, C1*, …, Cn*)  niveaux optimaux de consommation. Je sacrifie ma conso présente pour une conso future.

U=u (C0, C1) (C0 : conso présente et C1 : conso future) et r : taux d’intérêt. R : ressources

Y0 et Y1 deux niveaux de revenus :

R1= Y0+r.Y0+Y1 = Y0.(1+r)+Y1  capitalisation. (Y1 > Y0)

R0= =  actualisation (sur plusieurs périodes : n : )

Généralisation du raisonnement : on suppose qu’un seul niveau de R et de C° et non pas deux. Plus compliqué de capitaliser un seul niveau de revenu. Raisonner sur n revenus, c’est raisonner sur la somme de la suite géométrique.

Les monétaristes raisonnent sur le long terme (ici n) (plusieurs années, une vie…). C’est un point qui différencie l’analyse monétariste de l’analyse keynésienne. Deuxième différence : du fait qu’il y ait une relation entre les périodes, une interdépendance, une non consommation aujourd’hui ne signifie pas nécessairement aujourd’hui ; une non consommation aujourd’hui peut signifier consommation future.

Considérons un consommateur qui effectue un calcul rationnel inter temporel d’utilité et admettons que ce consommateur est une connaissance très précise de l’ensemble des revenus futurs sur n périodes. Il y a une part de revenus qui ne peut pas être anticipée. Les monétaristes intègreront dans leur analyse cette part de revenu non anticipable : le revenu transitoire (qui peut être négatif). Dans une logique de long terme avec une évolution des revenus, les consommations actuelles seront affectées par l’anticipation (ex : lorsque l’on a une voiture bas de gamme, si on imagine une promotion et que les revenus doubleront donc on consomme aujourd’hui). Si on raisonne sur le long terme :

= =

La notion de revenu permanent est liée au concept de ressources, de patrimoine.

Yt est une moyenne arithmétique de l’ensemble des revenus de n périodes. Yp le revenu permanent, ne dépend pas du temps (le revenu ne dépend plus du temps). La raison de cette suite :

 Yp= r.R

Le revenu permanent est un revenu annuel issu du patrimoine, autrement dit, le revenu qui peut être consommé chaque période sans porter atteinte au patrimoine ; autrement dit, c’est le revenu que l’on consomme sans s’appauvrir.

C= k.Yp

Raisonnement en terme d’épargne : il est important d’intégrer le concept de revenu transitoire : Y=Yp+Yt. Y le revenu courant est composé du revenu permanent et du revenu transitoire. Le revenu transitoire n’influence pas la consommation mais seulement l’épargne. Il y a une part du revenu qui explique l’épargne et il y a une part du revenu qui explique la consommation.

Pour expliquer la portée de cette analyse, il est intéressant de comparer cette fonction de consommation avec la fonction de consommation keynésienne (C=cY+C0). Il n’y a pas d’ordonnée à l’origine pour la première ; il est important de comparer c’ ( et k (.

∆Y=∆Yp+∆Yt (∆Yt>0)  ∆Y>∆Yp  c’
Propension marginale à consommer de long terme est plus grande que la PmC de court terme.

  1. L’HYPOTHESE DU CYCLE VITAL

Fin des années 50, début des années 60 toujours en réplique à l’analyse keynésienne, deux économistes italiens F. Modigliani et A. Ando vont introduire dans cette fonction de consommation l’hypothèse du cycle vital. Ils envisagent une fonction de consommation qui dépend du patrimoine mais dépend également des revenus des agents ; les revenus et le patrimoine varient, évoluent, fluctuent le long d’une vie et mettre en évidence un cycle, pour cela certaines hypothèses sont nécessaires : tout d’abord, les dates de décès et ou de départ à la retraite d’un individu doivent être connues. Deuxième hypothèse : le patrimoine est considéré nul au début de la vie, de ce fait le patrimoine redevient nul le jour du décès (il n’y a pas de possibilités d’héritage. Troisième hypothèse : pendant la vie du consommateur, les revenus procurés par le travail fluctuent, ces revenus sont très faibles voire inexistants au début, deviennent importants de façon croissante durant la vie active d’un individu, cependant la retraite n’apporte plus aucun revenu du travail. Pour mettre en évidence un cycle de vie, on peut raisonner sur trois périodes :

  • 1ère période : 0-25 ans, l’individu va emprunter pour répondre à ses besoins de C° supérieurs à ses revenus.

  • 2ème période : 25-65 ans, les revenus procurés par le travail existent, augmentent et vont connaître un maximum ; l’individu rembourse ses emprunts et épargne (épargne monétaire et sous forme d’acquisition d’actifs tel que les portefeuilles de titres, terrains…)

  • 3ème période : 65 ans jusqu’au décès, l’individu va consommer ; il n’y a plus de revenus du travail et une partie de son épargne antérieurement accumulée.

Cette analyse est liée au niveau démographique d’une population d’un pays (proportions de jeunes, plus vieux et vieux) : la retraite est payée par le travail des plus vieux.

R= αY* + βY + γW-1 (C=R)

Y* : R futur ; Y : R courant ; W-1 : R accumulé

Si on suppose que Y*= δY : R= αδY + βY + γW-1 = (αδ +β)Y + γW-1 (identification à la fonction de consommation keynésienne) : la propension moyenne croît alors que la consommation décroît (C/Y= (αδ +β) + (γW-1 /Y)<0). Dire que (αδ +β) est la PmC et elle est constante c’est supposer que alpha et bêta constants et que le taux d’intérêt ne varie pas ce qui veut dire que la part d’actifs dans une société ne varie pas. A court terme la population varie. La PmC dépend de la répartition démographique et influe sur la C°. La politique peut être efficace à CT, moins à LT.

SECTION 2 : L’INVESTISSEMENT

L’investissement est la deuxième composante globale de la demande globale. L’investissement est une demande et c’est une demande qui provient des entreprises (c’est faux). Pour être plus précis, l’investissement peut provenir des ménages (ex : lorsque les ménages parviennent à acquérir un logement neuf, ils investissent). Généralement, les entreprises demandent des biens de production ; la production d’une entreprise dépend de son stock de capital et l’entreprise, à termes, va chercher à accroître ses capacités de production, son stock de capital doit nécessairement augmenter entraînant ainsi l’accroissement de son stock de travail.

Qu’est ce qu’un accroissement du stock de K ? Cet accroissement se fait par l’achat de biens d’équipements, les biens de production (les machines, les outils, les terrains, les bâtiments mais également les réserves de matières premières), c’est aussi l’accroissement des réserves financières (avantage du K financier). Par l’investissement, on entend la demande et l’acquisition de biens durables particuliers qu’on appelle les biens d’équipement et les biens de capital. Ces biens sont par nature différents des biens de consommation et la différence principale entre les deux se trouve dans l’utilisation qui en est faite : en ce qui concerne les biens de consommation, ils sont destinés à satisfaire directement les besoins ; en ce qui concerne les biens de capital, l’idée est de réaliser une production pour satisfaire des besoins (ex : une voiture, c’est un bien de C° si elle est utilisée par le ménage et c’est un bien d’équipement si elle est utilisée par une entreprise, les voitures de fonction).

Comment apparaissent les biens de capital ? Ils apparaissent au cours du détour de production. En ce sens que l’investissement peut être conçu comme un détour de production. Le détour de production est un concept important, il s’agit de la production de biens qui ne sont pas utiles en eux-mêmes, qui ne permettent pas de satisfaire des besoins directement mais plutôt indirectement. Etudier le lien entre I et biens de K revient nécessairement à insister sur cette notion de détour de production.

Cependant, lorsque l’entreprise investit, elle peut contribuer à accroître son stock de capital mais elle peut également chercher à remplacer son stock de capital existant. Le bien de capital se détériore en valeurs (ex : photocopieuses), l’entrepreneur perd en efficacité, il faut donc les remplacer : la théorie économique préfère parler d’investissement de renouvellement ou . L’I net représente un flux d’équipement nouveau qui contribue à l’accroissement du stock de K existant (I=Ir+In).

Comment expliquer la décision d’investissement ? Quels sont les déterminants de l’investissement ? La théorie économique retient deux déterminants de l’investissement : le taux d’intérêt et le revenu ou la production.

  1. LA NATURE DU BIEN DE CAPITAL

Pour comprendre l’origine du bien de capital, il faut parler du détour de production. Ce concept a vu le jour en 1888 avec l’économiste E. Bohm Bawerk ; il publiera un livre La Théorie Positive du Capital : il s’agit de la première contribution qui propose une remise en cause le concept de capital marxiste (théorie opposée à Marx). C’est dans cet ouvrage qu’il présente très simplement ce concept : le paysan qui a besoin d’eau et qui vit dans un état primitif (situation dans laquelle on n’utilise pas les biens de P°) ; pour satisfaire ces besoins et sachant que la rivière se trouve à une centaine de mètres de son emplacement, il va à la source chaque fois qu’il a besoin d’eau ou il découvre et conçoit des outils qui vont lui permettre de couper un arbre, de couper le tronc de le creuser pour en faire un seau, ou bien concevoir des canalisations avec le bois des arbres. Il explique que dans le premier cas il n’y a pas de détour de production car il satisfait directement ses besoins d’eau. Dans le deuxième et troisième cas, il réalise un détour de production parce qu’il a fallut concevoir des outils pour récupérer de l’eau qui ne sont pas des biens de consommation mais qui permettent de satisfaire les besoins du paysan : ils constituent les biens de capital. Plusieurs remarques à ce concept :

  • Un détour de production implique un sacrifice : on renonce à la satisfaction immédiate. Ce sacrifice représente un coût, le coût d’opportunité. Ce coût est subjectif.



  • Le détour de production peut être plus ou moins long. Plus les biens de capital sont importants et plus le détour de production est long. Dans l’exemple d’E. Bohm Bawerk, la mise en place de la canalisation correspond à un allongement de détour de P° par rapport au seau. L’allongement du détour de P° est profondément lié au progrès technique.

En théorie, tout le raisonnement va porter sur la notion de capital, qui est défini par sa nature mais également défini par sa finalité (Y=f (K, L)). Cette variable K qui représente le stock de capital, largement discuté par les économistes : la tradition cambridgienne supposait K constant à court terme. K évolue en réalité, lorsqu’on parle de K, on est assez imprécis. Qu’est ce que le capital dans la mesure où il y a le capital fixe (locaux, bâtiments…), le capital financier (comptes…), le capital circulant (matières premières…) et le capital humain (connaissance, savoir…). Il y a également un aspect très peu évoqué qui influence l’I : le savoir tacite (je sais que je sais), les talents de l’individu qu’ils ne savent pas qu’ils ont, qu’ils ignorent, qui peuvent se développer à travers les échanges. Donc K représente en macroéconomie le stock de capital qui évolue à la hausse comme à la baisse (∆K >0 ou <0) : le stock de K évolue en qualité et en quantité. Pour expliquer cette évolution, on va le comparer avec l’évolution des revenus ou de la production, c’est par rapport à la production obtenue ou aux revenus dégagés que l’on peut apprécier le stock de capital. On va parler de ratios (k=ou intensité capitalistique mesurée par ce rapport). Les macros économistes et les spécialistes de croissance utilisent souvent ce ratio.

Si la fonction de production est homogène de degré 1 : λ=1/L

F (λK, λL)= λ^m. F(K, L) 

On utilise également d’autres concepts tels que la productivité moyenne ou la productivité marginale. (

Il existe également un concept qu’on appelle le coefficient de capital. C’est la quantité de capital utilisée par unité de production :

v = K/Y

C’est l’inverse de la productivité moyenne. On peut l’appeler le coefficient moyen de capital.

On raisonne également en termes de coefficient marginal de capital :

v’ =

Accroissement du stock de capital nécessaire pour accroître la production d’une unité. Si on suppose que le coefficient moyen de capital est égal au coefficient marginal (égal à l’inverse de la productivité marginale), le taux de croissance de l’économie et le taux de croissance du capital sont égaux : ∆Y/Y=∆K/K. On peut remettre en cause cette égalité.

Si v’>v, alors ∆Y/Y>∆K/K. L’investissement correspond à une variation du stock de capital pour les économistes.

  1. LA RELATION INVESTISSEMENT ET TAUX D’INTERET

Cette relation sera étudiée d’un point de vue plutôt microéconomique dans un premier temps. Dès 1930, la première édition de l’ouvrage d’Irvin Fisher, Theory of Interest. Irvin Fisher cherche à expliquer la décision d’investir en termes de comportements microéconomiques. Il s’agit d’un premier apport important, qui va conduire vers la proposition de critères de décisions d’investissement : la
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