Macroeconomie 2eme semestre





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MACROECONOMIE - 2EME SEMESTRE

Introduction générale :

La macroéconomie est une approche théorique qui consiste à analyser ou à étudier l’économie d’un point de vue global. Approche différente de la microéconomie qui est aussi une approche théorique, qui étudie le comportement des agents économiques individuels. Lorsqu’il y a un fait économique (ex : pourquoi les marseillais mangent plus de pizzas, la demande de pizzas a-t-elle augmenté ces dernières années ?), a des effets éco importants, de plus en plus d’offreurs de pizzas, il y a plus d’argent qui circule sur ce marché de la pizza, peut être qu’à terme il y aura plus d’emplois crées grâce à ce marché. Approche globale = approche macroéconomique. Ces deux approches ont chacune leurs méthodologies, leurs méthodes d’analyse.

2 remarques :

  • Qu’entend t on par analyser l’éco d’un point de vue global ? Comprendre le fonctionnement d’une économie à un niveau global. S’intéresser à des variables économiques globales, des variables macroéconomiques, des agrégats (sommation, « grande variable d’un ensemble de petites variables), comme le revenu national, le niveau de consommation global, niveau d’investissement, d’emploi global (taux d’emploi ou taux de chômage).

  • Analyser, étudier l’éco ? Etude des relations qui existent entre les variables macroéconomiques.

Il y a une relation incontournable : entre croissance du revenu national et le taux de chômage relation positive : on croit que plus de croissance du RN équivaut à moins de chômage (car plus d’emplois). Problème de la croissance du revenu national : pour résorber le chômage dans un pays, il faut que le taux de croissance du RN reparte à la hausse (pas le cas actuellement). Cette relation est contesté par de nombreuses théories macroéconomiques, à propos de la réciprocité de cette relation (cf : fonction de production : plus L augmente, plus Y augmente).

Cette relation peut être contestée dans les faits (ex : éco chinoise : taux de croissance de presque de 12% (0,5% pour la Fr.), le taux de chômage devrait donc être très faible mais ce n’est pas le cas (8-9% officiellement, assez stable)).

Relation entre chômage et inflation : relation négative : lorsque le chômage augmente, l’inflation baisse et vice versa. Largement débattue : les années 70 80 en Angleterre, 25% de chômage et 25% d’inflation.

  • Etudier et analyser l’éco d’un point de vue global ? Question du territoire, de la limite géographique de l’analyse macroéconomique (est-ce qu’on fait nécessairement de la macro quand on étudie l’éco d’un pays ?). Qu’est ce qu’un pays dans le cas de figure actuel, dans la perspective d’élargissement de cette union monétaire et politique ? Un pays est une région, 50 ans que l’on travaille sur cette construction monétaire  1999 : mise en place de l’euro (17 pays utilisent cette monnaie aujourd’hui en Europe). Zone euro = union, ainsi que dans d’autres continents (Afrique, Amérique)

Europe des 27 mais également l’Europe monétaire, de la zone euro (17 pays)  réformes. On peut aussi s’intéresser à une région, une ville, une entreprise. Qu’est ce qui empêcherait l’économiste d’approcher d’un point de vue macro le système bancaire ? Depuis les travaux des années 40 des monétaristes, nés à Chicago, les économistes proposent une analyse micro de la macro (Milton Friedman).

L’objectif : qui a besoin de connaître la macro ? Tout le monde. Le français doit-il apprendre l’économie ? Tout individu dans la pratique doit connaître la macro pour au moins une raison : la connaissance de la macro, pour ne pas dire des faits économiques, permet aux citoyens (l’agent éco est un citoyen) d’élire, de choisir, l’homme politique qui a un programme, le programme politique, qui permet d’agir sur l’économie, sur les variables macroéconomiques : quantitatives (le revenu national, le taux de chômage…) et qualitatives (la démocratie, plus de libertés individuelles, environnement  action sur les variables macroéconomiques quantitatives et qualitatives.

Dans les années 70, un courant économique de l’école de Chicago, le public choice de J. Buchanan et G. Tullock : analyse économique des décisions politiques : la difficulté intervient lorsqu’il y une relation entre deux variables macro, l’une quantitatives, l’autre quantitative (ex : taux de croissance du revenu national et le taux d’émission des gaz à effet de serre).

  • L’homme politique est un agent éco rationnel qui maximise son bien être, son utilité, atteint quand il a atteint ses objectifs, son objectif principal étant d’accéder au pouvoir, sa fonction de demande dépend du revenu, du prix, du vote (entre le vote et le pouvoir : les promesses effectuées sur des variables macro quantitatives ou qualitatives)  il y a une négociation, un marchandage politique (avec les syndicats par exemple). Ensemble de théories éco qui montrent l’importance de la compréhension de la macro par l’homme politique, il doit maîtriser toutes les relations macro et doit connaître les conséquences de ces décisions (ex : Sarkozy et l’instauration de la TVA sociale).

L’analyse macroéconomique est une analyse qui s’effectue en termes d’un raisonnement qui porte sur les marchés, qui fonctionnent simultanément. Les marchés sont liés par des variables macroéconomiques (ex : le marché de la monnaie et le marché des biens et services ; sur le marché de la monnaie, le taux d’intérêt augmente, et quasi instantanément et automatiquement des effets, des conséquences sur l’autre marché, il se peut que sur le marché des B&S, l’achat ou la demande des biens de capitaux c'est-à-dire l’investissement diminue, la production diminue, sur le marché du travail, l’emploi diminue). Raisonnement sur les marchés : B&S la demande globale et l’offre globale, le marché de la monnaie sur lequel on étudie l’offre et la demande de monnaie. Politique de la BCE : Mario Draghi nouveau président de la BCE, de la gestion de l’Euro. La BCE représente l’autorité monétaire responsable de l’offre de monnaie. Sur le marché du travail, les entreprises demandent du travail et nous offrons du travail, mais sur le marché de l’emploi nous sommes demandeurs et les entreprises offreuses. Les principaux marchés ont un lien entre eux, c’est la notion d’équilibre global de ces marchés. Equilibre = situation économique à l’instant t, la situation varie quasi automatiquement. L’équilibre macroéconomique est une situation variable de l’économie. Le marché peut être en équilibre ou en déséquilibre, comme pour le marché du travail, car le chômage est quasi existant donc le marché du travail est en déséquilibre permanent. Equilibre : offre globale=demande globale. Le marché du travail est un marché difficile à analyser, ayant des conséquences socio-économiques graves (chômage  manque de revenu  précarité). L’analyse du marché du travail très controversé. Equilibre macro global  porte sur un ensemble de marchés, avec un effet de report (ex : s’intéresser à la politique de chômage  marché des B&S (demande globale : si baisse, alors P° baisse et l’emploi baisse) et du travail (si taxation par ex : offre de travail diminue) on peut lier les deux marchés, les deux analyses globales). Les marchés en macroéconomie sont des abstractions construites sur la base de tout un ensemble d’hypothèses :

  • Tous les agents économiques ont des contraintes et des objectifs c’est à dire un comportement d’optimisation mais ces contraintes et objectifs sont considérés identiques, on peut donc obtenir par agrégation l’agent économique, le consommateur par exemple, appelé en macro le ménage.

  • Il existe en macro un seul bien, ce bien est consommé, investit, épargné ; le raisonnement macro concerne un seul et unique bien pour éviter les problèmes liés a l’agrégation de grandeurs hétérogènes.

  • Il existe une fonction de production Y=f(K,L), il s’agit d’une combinaison entre facteur capital et facteur travail mais ce sont des fonctions macroéconomiques à savoir Y représente le volume de production national, quant à K et L il s’agit de stock de capital et travail globaux (L peut représenté l’emploi de la France).

  • On considère que la monnaie est émise par une entité appelée les autorités monétaires, représentées par la Banque Centrale appelée également la banque de premier rang ; elle est responsable de l’émission et de la gestion de l’euro au niveau du territoire européen mais aussi à l’international.

Dans les modèles macro simplifiés, nous distinguerons 3 catégories d’agents économiques : l’action et les décisions de ces agents sont supposées représenter l’action agrégée de beaucoup de personnes dans l’économie :

  • Les ménages

  • Les entreprises

  • L’Etat

L’Etat est l’agent économique comme les autres, et joue un rôle actif dans l’économie. Il consomme à travers sa demande de B&S, il dépense (dépenses publiques : variable macro importante) mais à aucun moment il ne distinguera ses dépenses pour payer les salaires et les dépenses pour acquérir un avion de chasse, de missiles qui sont des dépenses publiques (la capture de Kadhafi a coûté 300 millions d’euros à la France). L’état a beaucoup plus produit dans le passé qu’aujourd’hui, en termes de B&S. Aujourd’hui les vagues de déréglementation et de privatisation (acquisition dans le privé), l’Etat se désolidarise de sa production originelle (ex : Airbus, le marché des avions de lignes est une organisation européenne, avec l’Allemagne). Lorsqu’on dépense dans le privé, il faut approvisionner les comptes, il faut de l’argent et si les dépenses ne sont pas maîtrisées, il faut que les recettes augmentent normalement. Lorsque dépenses > aux recettes  déficit, si recettes > dépenses  excédent. Les recettes de l’Etat ont diminué à travers le temps, il a du trouver des recettes substituables, à travers la fiscalité (l’impôt, la taxe et la redevance)  recettes fiscales, issues des agents éco qui vivent en société. Redevance = prélèvement de la part de l’état en échange d’un service rendu par l’Etat ≠ taxe ou il n’y a pas de service rendu. Comparer les dépenses publiques aux recettes publiques, c’est étudier la situation financière de l’Etat. Dépenses publiques > recettes fiscales déficit public. Le déficit répétitif et durable entraîne la dette, la dette publique, qui est une variable permettant d’analyser la situation économique d’un Etat. A court terme, endettement par obligations, non maîtrise du déficit.

La fonction principale d’un ménage est de consommer, des B&S pour satisfaire des besoins. Le raisonnement porte principalement sur des biens finaux destinés à la consommation directe, mais il existe des biens intermédiaires (ex : pétrole pour fabriquer de l’aluminium  double création de valeur (production de pétrole et production d’aluminium)). Le macro économiste ne distingue pas le ménage chômeur et celui chef d’entreprise, pas de distinction endogène. (Un consommateur produit : U (pi)= U (p.y-C(Y), il peut être considéré comme un producteur.)

Les entreprises fabriquent, produisent. Pas de distinction entre exploitation agricole et une expertise comptable.

En macro, le raisonnement peut s’effectuer en termes de stocks ou de flux. Ex : prendre un bain, on met le bouchon et on ouvre le robinet. La quantité d’eau qui a coulé pendant un certain temps représente le flux et le stock correspond à la quantité d’eau qui se trouve dans la baignoire à un instant donné. K, pouvant être fixe, financier ou humain, circulant (MP). Considérons K fixe (bâtiment, terrains) : la formation du K fixe dans une entreprise (machines, bâtiments) constitue un flux. Le stock est associé au K fixe, au stock de capital fixe. Cependant le capital se déprécie, il perd de la valeur par usure. La dépréciation du capital correspondrait à une fuite d’eau de la baignoire (par analogie avec ex précédent). Idem pour la quantité de chômeurs constitue un stock et les nouveaux chômeurs à peine licencier constitue un flux, de monnaie en circulation.

Le raisonnement s’effectue aussi en termes de variables nominales et réelles, on peut raisonner sur un revenu national réel comme sur un revenu national nominal. L’approche nominale est une approche purement monétaire (salaire nominal = salaire monétaire). Une variable réelle considère nécessairement l’indice des prix, intègre l’indice des prix qui permet de corriger les phénomènes monétaires, corriger la valeur, l’effet d’une augmentation du salaire nominal par exemple par rapport au taux d’inflation. En termes réels, le salaire avec le taux d’inflation ne permet pas d’obtenir ce qu’il avait avec un taux d’inflation plus bas.

27/01/12 :

Au final, quelles sont les variables macro les plus importantes et existe-t-il la variable la plus importante, celle qui permet de nous informer sur l’état de santé d’une économie ? Pour de nombreux économistes, cette variable est le PIB (Produit Intérieur Brut), qui représente à la fois le revenu total de l’ensemble des acteurs de l’économie et la dépense totale consacrée à l’acquisition des biens et services produits dans une économie (ex : un pays qui présente un PIB élevé en termes de volumes (en mds d’€) France : 2.000 milliards d’€, un pays qui voit son PIB augmenté, les économistes diront que son économie se porte bien car le PIB a augmenté de 200 mds d’€).

Comment mesure-t-on un PIB ? On peut effectuer un raisonnement en PIB nominal ou en PIB réel, c’est très souvent le PIB réel qui est retenu par les économistes pour raisonner l’état de santé d’une économie.

Comment calculer le PIB réel ? On multiplie les quantités produites de chaque bien par leur valeur de marché, le prix puis on les additionne :

qi = quantité du bien i et pi = prix du bien i (avec i allant de 1 à n)

PIB = ∑ piqi

La quantité produite influence le volume de PIB, mais le prix influence également celui-ci car si le prix augmente, le PIB augmente. Le prix varie à cause des phénomènes monétaires, par la politique monétaire du pays concerné. (1€=1,27 $) la monnaie a un prix en fonction des autres monnaies, qui est le taux de change. La découverte et l’innovation : peuvent influencer le prix. Lorsque on raisonne sur la croissance d’un pays, et à l’échelle de plusieurs pays : (ex : chine 12% de PIB / an, différent de l’Europe qui a du mal à garder son PIB à un taux de croissance assez élevé (+0,1%)). Les pays qui ont un taux élevé de croissance de leur PIB réel sont ceux qui réalisent de nombreuses exportations de produits vers l’étranger, un fort commerce extérieur mais le niveau de vie dans ces pays reste quand même bas, ou problèmes environnementaux.

Très souvent les économistes mais également les médias vont avancer des chiffres très souvent qui représente le PIB en dynamique : ∆PIB = PIB2 - PIB1. On peut savoir ce qui s’est passé à l’année 2 et 1 mais pas entre les deux  variables discrètes. Le dynamisme considère le temps comme une variable productrice de changements : ∆PIB = dPIB/dt. On peut raisonner en termes de taux de croissance du PIB : tPIB= ∆PIB x 100 / PIB1. Le PIB ne mesure que la valeur des produits finis, le PIB est égal à la ∑ des valeurs ajoutées de chaque entreprise (ex : hamburger vendu par McDo®, viande à 0,50€ et prix de vente du burger 2€, la VA est de 1,50€ donc dans ce cas la le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées soit 1,50€ pour McDo® et 50 cents pour le boucher).

Autres variables : Notation et convention pour représenter les flux ou stocks des ≠ variables :

Y : valeur de la production réelle des entreprises, le revenu national ou le produit national d’une économie. Lorsqu’un économiste cherche à raisonner sur le taux de croissance, il s’intéressera à cette variable Y.

C : le niveau de consommation global d’une économie.

I : niveau d’investissement global

S : Epargne qui peut avoir l’épargne du gouvernement (SG), du privé (SP)

K : stock de capital ou le flux

L : niveau de travail  raisonnement en termes de chômage à partir de cette variable.

G : les dépenses du gouvernement, les dépenses publiques.

T : Recettes fiscales (ce que le gouvernement encaisse)

M : la quantité de monnaie dans une économie

P : le niveau général des prix (moyenne des prix d’un panier de biens très déterminés, sélectionnés, c’est la référence pour estimer l’évolution des prix et déterminer le taux de croissance des prix).

r : taux d’intérêt inter bancaire (peut influencer le comportement des agents économiques car r représente la valeur de la monnaie, c’est une estimation de la valeur de la monnaie)

Comment d’un point de vue global l’économie fonctionne :

schéma 1 macro.bmp

Aux
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