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Maîtrise de sciences économiques mention monnaie finance

Université Panthéon-Assas

La position de l’église catholique

et

la notion du bien commun

de la révolution industrielle à nos jours

PEREZ Daniel




Résumé :

Parler d’ économie et de catholicisme est synonyme d’interdiction du prêt à intérêt. Néanmoins, l’apparition de la révolution industrielle caractérisée par la hausse des inégalités dans les pays de l’O.C.D.E. est le point de départ d’une nouvelle critique de la pensée libérale. Basée sur la notion de bien commun, le Saint Siège prône alors l’intervention de l’Etat.

Economics and Catholicism traditionally implied a ban on interest-bearing loans. The industrial revolution, however, with its concomitant increase in inequalities within what is now the OECD, was the starting point of a new critique in liberal thought. On the basis of the common good, the Holy See has been advocating state intervention.

Sommaire :

Résumé P.2

Sommaire P.3

Introduction P.5


  1. Le renouvellement des critiques du Saint Siége envers la théorie économique P .8


1-1- Le point de départ des nouvelles critiques: la révolution industrielle P.8

      1. Les conséquences de la révolution industrielle.

      2. Les causes de la révolutions industrielle.

      3. Les premières réactions pontificales.


1-2- L’Etat : un moyen de produire le bien commun ? P.11

1-2-1- La position de la citée vaticane.

1-2-2- L’incapacité productive du bien commun,  une approche intuitive :

l’exemple de l’hôpital.

      1. L’Etat à la poursuite de son propre intérêt.


1-3- La condamnation des marchés P.14

      1. La position chrétienne.

      2. Une approche intuitive de la construction du bien commun.

      3. Le théorème de COASE.


2- Les raisons des critiques catholiques basées sur une notion erronée du bien commun. P.18
2-1- Le principe de subsidiarité : la base de la doctrine catholique. P.18

      1. La position de l’église.

      2. Les risques du principes de subsidiarité.

      3. La révélation de préférence et l’élaboration du bien commun.


2-2-Le respect de la propriété privée suffit au bien commun. P.21

      1. Historique des bases de l’église.

      2. La position du Saint Siège.

      3. L’élaboration du bien commun avec le respect des droits de propriété.


2-3- La notion de « personne humaine » : base du raisonnement catholique. P.24

      1. Définition de la notion de personne et de celle d’individu.

      2. La position de l’église.

      3. La position libérale.


Conclusion P.28
Bibliographie P.29

« L’homme est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions ; tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d’une manière bien plus efficace pour l’intérêt de la société ».
Adam SMITH (1723-1790),

« Recherches sur la nature et les causes

de la richesse des nations » (1776).


Introduction :

La religion catholique s’adapte tant bien que mal au monde économique contemporain. Apparue en Europe trente ans après la mort du christ, elle s’est installée dans les croyances des individus au cours de l’empire romain1. Ainsi, après des siècles de craintes dues au monothéisme, ce qui se traduisit par des persécutions, le christianisme fut toléré en 313 à Milan par l’empereur Constantin2 et devint religion d’état en 380 sous le règne de l’empereur Théodose3. La fin de l’empire romain d’occident, en 476, fit de l’église l’héritière du droit romain et la plaça comme l’unique religion d’ Etat. Cependant, son emprise décéléra à partir du XVIéme siècle. En 1517, la création de l’église réformée par Luther, en Allemagne, du fait de la non acceptation du paiement des indulgences, se révéla être le point de départ d’un mouvement contestataire. Suivi de la création de l’église anglicane en 1534 et de l’apparition du calvinisme, en1536, les signes de l’affaiblissement du Vatican en occident aboutirent en 1801 avec la signature du Concordat qui anéantie toute influence sur le territoire français. La nostalgie du passé et, bien évident, du pouvoir perdu perdura alors jusqu’à la révolution industrielle. Les villes grandissantes au détriment des zones rurales et la population s’appauvrissant du fait de l’apparition de la classe ouvrière, le Pape Léon XIII, en 1891, dans l’ encyclique Rerum novarum, mis a profit ces difficultés sociales dans le but de reconquérir la pensée des démunis et des Etats. Son argumentation s’appuyait alors sur une notion implicite : le bien commun.

Présenté pour première fois dans « l’histoire de la guerre de Péloponnèse » de Thucydide d'Athènes4, Léon XIII le définissait comme « un bien auquel tous et chacun (avait) le droit de participer dans une mesure proportionnelle ». La réponse de l’église aux changements économiques et sociaux allait alors reposer sur cette notion et influencer sa position. De fait, le bien commun fut défini plus précisément par la cité vaticane au cours du dernier siècle dans un soucis de compréhension et adaptation. Le Concile du Vatican5, précisant la position de cette cité dans le monde , en 1965, adoptait alors la définition suivante : «  ensemble de conditions qui permettent et favorisent aux hommes le développement intégrale de leur personnalité ».

Adoptons alors cette définition du bien commun et appliquons-la à ce que la théorie économique nous enseigne, ce qui nous révélera les insuffisances de la doctrine catholique et nous permettra de comparer ces deux religions, de la révolution industrielle à nos jour .

Tel qu’il est défini, le bien commun est alors un bien dont toutes les personnes peuvent en bénéficier mais aussi dont toutes les personnes doivent en supporter des coûts. La théorie économique s’attache à cette notion et la renomme bien collectif. Les caractéristiques de cette notion sont ainsi au nombre de quatre : « impossibilité d’exclusion », « non rivalité dans la consommation », « problème d’encombrement » et « substituabilité par un bien privée »6. A titre indicatif, l’eau est un bien collectif du fait du respect de ces axiomes. Cependant l’utilisation de ce bien commun (comme l’eau) par les individus engendre des problèmes ( tels que ceux de la pollution). La difficile adéquation entre les préférences individuelles et les préférences communes renvoie au concept d’externalité. «Il se produit un effet externe dès lors que les activités d'une personne affectent les fonctions de production ou de bien-être d'autres personnes, qui n'ont pas de contrôle direct sur cette activité». «Un effet externe est une économie externe ou une déséconomie externe selon qu'il est favorable ou non à la personne qui le subit»7. Ainsi, si un facteur économique crée une externalité positive pour les hommes, cela sera défendu et prôné par le Saint Siège. A l’inverse, une externalité négative, c’est à dire le fait de faire supporter les coûts à une autre personne et d’en tirer les bénéfices, ne pourra pas être acceptée par l’église puisqu’elle sera en contradiction avec la définition précédente du bien commun.

Comment faire alors pour contrer ces externalités ? Qui doit intervenir ? L’Etat ? Les Hommes ? Quel serait ainsi le bien commun optimal ? En d’autres termes, la doctrine prônée par l’église aboutit-elle à une juste conception de ce bien ou, au contraire, refléterait-elle des insuffisances à la lumière de ce que nous enseigne la théorie économique ? Pourquoi critiquer alors la théorie économique lorsque l’on commet des erreurs d’interprétation ? Quelles sont les raisons de ces erreurs ? En d’autres termes, comment la notion du bien commun permet-elle à l’église de critiquer la théorie libérale et sur quelles raisons se basent ces attaques ?

Pour répondre à cette question, nous partirons des réflexions contenues dans les encycliques pontificales sur les facteurs économiques de « l’ère capitaliste » et nous les mettrons en parallèle avec les enseignements de la théorie économique et essentiellement libérale.
Après avoir présenté les critiques chrétiennes envers la théorie libérale, nous aborderons, dans une deuxième partie, les raisons de ces critiques basées sur une notion erronée du bien commun .

1- le renouvellement des critiques du Saint Siège envers la doctrine catholique.
L’ apparition de la révolution industrielle au XIX éme siècle a permis à la doctrine catholique de se recentrer. En effet, après l’interdiction du taux d’intérêt8, pendant des siècles, due au prétexte que le temps appartient à Dieu et qu’il est alors impossible de le rémunérer, sous entendant que l’argent est non productif, le Saint Siège prend alors position contre les pays entrant dans « l’ère capitaliste ».
1-1-Le point de départ des nouvelles critiques :

la révolution industrielle.
Cette expression, issue des travaux de MADDISON9, est alors synonyme pour le Vatican d’externalité négative, alors que pour les économistes elle est le reflet de croissance et d’expansion des pays concernés.

Pour essayer de comprendre ces bouleversements appuyons nous sur les travaux statistiques de A. MADDISON, retracés dans ces deux tableaux.

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