Méthodologie de la dissertation : application à l’économie





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date de publication08.12.2016
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Nicolas Belorgey - IEP Toulouse - 1ère année économie - conférence de méthode.

Méthodologie de la dissertation : application à l’économie.




Faire une dissertation, c’est poser une question (encore appelée « problématique ») et y répondre. Selon la discipline dans laquelle la dissertation est faite (droit, histoire, économie, philosophie, sociologie, culture générale, etc…), la manière de répondre à la question diffère.
Cette fiche expose donc :

  1. Des principe généraux qui valent pour toute dissertation.

  2. Les règles valables plus précisément en économie.


Elle s'appuie sur le traitement du sujet: « la concurrence peut-elle constituer un objectif de politique économique? »
Face à un sujet de dissertation, il faut procéder par étapes. Comme cette épreuve se déroule le plus souvent en temps limité, qu’il s’agisse de quelques heures ou de quelques semaines, il faut pour chaque étape se fixer une durée maximum. Les durées sont données ci-dessous à titre indicatif pour une dissertation de 2 heures. L’idéal demeure cependant de bien se connaître pour savoir combien de temps affecter à chaque étape (et donc d’avoir déjà fait un certain nombre de dissertations). Au fur et à mesure que l’on progresse, on peut raccourcir les premières étapes pour consacrer plus de temps à la rédaction et donc faire des devoirs plus riches (mais attention à ne pas bâcler le début : mieux vaut un devoir court qui réponde au sujet qu’un devoir long sans réflexion).

1ère étape : délimitation du sujet


(durée indicative maximum : 5 minutes)
Cette étape se décompose elle-même comme suit :


Principe

Exemple

  • Lecture et recopie du sujet : cela évite de traiter un autre sujet que celui demandé. (Cela semble évident mais cette erreur se produit régulièrement)




  • Délimitation spatio-temporelle (assez simple en économie)

- temps: souvent atemporel, ex: « les stratégies des entreprises »

- lieu: exceptionnellement restriction géographique, ex: les politiques monétaires et budgétaires dans l'UE: distinguer zone euro / non euro.

  • Définition (simple) de chacun des mots du sujet et des termes connexes



* ex: taux de chômage: classique / frictionnel / structurel / keynésien.

* concurrence:

- CPP

- / monopole

* politique économique: objectif d'optimisation du bien-être collectif. Quels moyens?

* intervention publique: il faut aussi parler de l'opposition réglementation / régulation.

* « peut-elle » (dans le sujet donné en exemple) : ce verbe peut prendre 2 sens, que l’anglais distingue avec may et can : « être légitime pour » et « avoir la capacité de ».

  • Rapprochement des termes du sujet. Ceci permet souvent d’ébaucher la réflexion.



Remarque : quand un correcteur donne un sujet, c’est toujours parce qu’il le trouve au moins un peu intéressant. Si votre copie trahit votre désintérêt total pour la question, le correcteur risque de mal le prendre et de vous sanctionner. Donc, même si vous ne trouvez personnellement a priori aucun intérêt au sujet, cherchez ce qui peu motiver le correcteur, quitte à écrire en fin de devoir, dans la conclusion par exemple, les limites du sujet.

Certains sujets contiennent implicitement une notion essentielle, qu'il faut donc expliciter


Exemple n°1: « Le plein emploi »:

- taux de chômage nul ;

- définition de Lord Beveridge: nombre des demandes d'emploi égal à celui des offres, mais avec une différence dans les qualifications offertes et demandées ;

- pour les néo-classiques, le plein emploi résulte naturellement de l'ajustement du salaire; le chômage ne peut donc provenir que de la rigidité de celui-ci ;

- pour les keynésiens, l'économie peut au contraire se trouver durablement en sous-emploi; le plein-emploi est un objectif de politique économique volontariste ;

- pour Friedman, il existe un NAIRU en raison des rigidités et des imperfections du marché, sous lequel on ne peut descendre durablement. Toutefois ce NAIRU est très difficile à mesurer.

--> problématique : le PE ne semble plus exister au sens de Keynes, mais la difficulté de mesure du NAIRU limite sa portée explicative et rend incertaine la définition d'1 taux de chômage « naturel ».
Exemple n°2 : « la concurrence peut-elle constituer un objectif de politique économique ? ».

Étant données les définitions vues supra, on peut se demander si les difficultés à promouvoir la situation de CPP n’inciteraient pas à adopter une politique de la concurrence visant simplement à sanctionner les comportements anti-concurrentiels les plus avérés (trop forte concentration, ententes, …)
Ex: « croissance et emploi » fait nécessairement référence à la productivité.

Ex: « efficacité de la politique monétaire » fait nécessairement référence au taux d'intérêt.


  • Choix d’une piste de recherche principale : à partir des définitions, plusieurs axes de recherche se dégagent. Mais une dissertation consiste à poser une question et à y répondre. Il faut donc écarter toutes les pistes sauf une. On prendra, évidemment, celle qui semble la plus intéressante et permette au mieux de rendre compte de tous les matériaux qui semblent devoir rentrer dans le sujet.


Remarque : Formuler une problématique, c’est reformuler le sujet donné sous la forme d’une question.


  • Cette question peut parfois être très proche du sujet donné



  • Mais il faut parfois trouver une question sous-jacente à un énoncé formulé sous la forme d’une notion ou d’une citation (il s’agit alors souvent de se demander si on peut souscrire ou non à cette citation) …



Mais dans tous les cas, il faut formuler une question, à laquelle l’ensemble de la dissertation s’efforce de répondre.



Exemple 1: « le plein emploi » : écarter les sujets purement historiques.
Exemple 2 : « la concurrence peut-elle constituer un objectif de politique économique ? ». Écarter les questions du type : « la concurrence est-elle l’horizon indépassable des politiques économique ? ». En effet, cette question est peut-être intéressante mais :

  • elle ne cible pas assez sur les matériaux qui semblent devoir s’intégrer dans le sujet ; comment inclure dedans par exemple les stratégies des entreprises ?

  • elle suggère une dimension comparative avec d’autres politiques publiques qui ouvre un champ immense et expose dans le cas présent au risque du hors sujet

  • la notion « d’horizon indépassable » est plus philosophique qu’économique. Or il s’agit d’une dissertation d’économie.


Ex : « concurrence imparfaite et intervention publique ». Reformuler : « En situation de concurrence imparfaite, quel rôle peut jouer la puissance publique pour rapprocher d’un optimum économique ? »
Ex: « le plein emploi »: il faut reformuler. Piste: peut-on souscrire à cette notion? Peut-on atteindre un taux de chômage nul? Sinon, quel est le taux de chômage minimal possible?


  • Détermination de l’intérêt et de l’enjeu du sujet : cette étape est facultative mais permet de vérifier qu’on l’a compris ou qu’on ne va pas passer coté d'une chose importante. Il ne s’agit pas de formuler une problématique, mais une question à laquelle on pourra de surcroît répondre. Pour être intéressante, cette question pourra se rattacher à une actualité plus ou moins brûlante ou à une question théorique plus ou moins profonde. 

Ex: le sujet sur le plein emploi est aussi un sujet sur le chômage, d’où la possibilité de mentionner :

- les conséquences dramatiques de celui-ci pour la société dans son ensemble

- le fait qu’il s’agit d’un enjeu politique important, cf. D. de Ville pin qui plaçait le CPE sous le signe de la lutte contre le chômage. Ne pas critiquer le premier ministre (ne jamais être polémique ou trop critique dans une copie, on ne connaît pas la sensibilité politique du correcteur), mais dire par exemple que « la forme des contrats de travail et la lutte contre le chômage restent des enjeux importants du débat public, comme l’ont rappelé les projets de CNE et CPE ainsi que les réactions qu'ils ont suscité »




2ème étape : recherche des idées.

A. La recherche active


(Durée indicative maximum : 15 minutes)
Il s’agit ici de trouver le maximum d’idées pouvant se rattacher au sujet et à l’axe de recherche retenu. D’une durée indicative de 15 minutes quand les matériaux sont puisés dans un corpus clairement délimité comme un ensemble de cours vus en 1ère année d’économie, cette durée peut s’étendre à plusieurs semaines quand il s’agit de devoirs impliquant une forte recherche personnelle.

Trois principes guident cette phase :

  1. Faire feu de tout bois : élargir au maximum le champ de la réflexion pour ne rien oublier.

  2. Vigilance : ne retenir que ce qui semble utile pour le sujet concerné

  3. Prise de notes : dès cette phase, s’efforcer de formaliser au mieux ce qu’on écrit pour gagner du temps et avoir les idées claires.

Par ailleurs, toute réflexion scientifique effectue un va-et-vient entre faits et théorie. C'est aussi le cas en économie. Il faut donc:

- identifier les enjeux théoriques, ex: querelle sur les causes du chômage, marché comme paradigme du fonctionnement de l'économie.

- connaître les principaux faits économiques, ex: persistance du chômage dans la zone OCDE, alternance au cours du temps de failles de marché / de l’intervention publique spectaculaires.

Enfin, l'économie étant une science appliquée, on peut demander (particulièrement à sc-po), ce qu'elle recommande. Il faut donc parler aussi des politiques économiques.

B. La mise en ordre des idées


(Durée indicative maximum : 15 minutes).

Il s’agit ici de :

  • regrouper les idées qui se ressemblent, ex: comportements d’entente des firmes – sanction de ces comportements par la politique de la concurrence.

  • rapprocher les théories économiques des faits qui les confirment ou les infirment, ex: théorie de la CPP / en pratique, celle-ci est rarement réalisée.

  • faire jouer les oppositions canoniques en économie, parmi lesquelles :




- endogène / exogène (ex : à propos du progrès technique dans les modèles de croissance)

- interne / externe

- volontaire / involontaire (ex : chômage)

- quantitatif / qualitatif

- CT /LT (ex : théorie de la production)

- macro / micro

- structurel / conjoncturel (ex : chômage)

- monétaire / réel

- permanence / changement

- vertueux / pervers (enchaînements)

- marchand / non marchand

- statique / dynamique

- offensif / défensif (ex : protectionnisme)

- direct / indirect

- inter- / intra-




- explicite / implicite





3ème étape : construction du plan


(Durée indicative maximum : 15 minutes)

Avant tout, le plan doit REPONDRE à la question soulevée en problématique. Il faut donc:

- trouver une problématique si ce n'est pas encore fait

- articuler un plan qui y réponde (parfois on le fait dans l'ordre inverse: on trouve le plan à partir des éléments précédents, et il n'y a plus qu'à formuler une problématique claire)

A scpo, on demande typiquement un plan en 2*2 parties. Il faut donc savoir:

- réduire un plan qui a plus de 4 grandes idées

- scinder une idée pour pouvoir passer de 3 à 4 parties.

Les meilleurs plans sont ceux qui utilisent la logique même du sujet posé (cf. supra sur le chômage). Mais on peut repérer quelques grands types de plans en 2*2 parties. Les principaux sont recensés ci-dessous :

Type de plan

Exemple

Avant / Maintenant

« L’intervention publique »

  1. L’intervention publique consiste à pallier les défaillances du marché

    1. Les grandes failles du marché

    2. L’intervention publique tente de remédier à ces failles

  2. Mais les défaillances de cette intervention ont conduit dans la période récente l’intervention publique à se concentrer sur le rétablissement des conditions de fonctionnement du marché.

    1. Les government failures

    2. Une politique plus axée sur la régulation que sur la réglementation.

Thèse / Antithèse

« Peut-on atteindre le plein-emploi ? »

  1. Si l’objectif d’un taux de chômage nul est peu réaliste

    1. Les difficultés des politiques de l’emploi

    2. Existence d’un chômage incompressible ?

  2. Les difficultés de mesure d’un taux de chômage « naturel » ouvrent un champ d’action pour les politiques de l’emploi

    1. Impossibilité de déterminer un niveau de chômage « naturel »

    2. Des marges de manœuvre pour les politiques publiques

Apparence / réalité

    « Libre-échange et protectionnisme »

I. Une opposition apparente entre les 2

II. des convergences:

A. Discours libre-échangiste, pratiques protectionnistes

B. Le développement du protectionnisme au sein de zones de libre-échange

A-->B ; B --> C

« Quelle efficacité pour la politique monétaire ? »

1) Influence des instruments sur les taux d'intérêt

2) Lien entre les taux d'intérêt et l'inflation

A --> B ; B --> A

« Productivité et salaire »

1) le niveau de productivité influence celui des salaires (cf. le 1er postulat de la théorie néo-classique)

2) le niveau des salaires influence la productivité (théories du salaire d'efficience)

Comparaison de 2 notions

« politique monétaire et politique budgétaire »

I. Efficacité relative des politiques budgétaire et monétaire (selon que les changes sont fixes ou non)

II. Complémentarité entre ces deux politiques

Un problème qui surgit souvent est celui des redites: on aborde la même idée à plusieurs endroits dans le devoir, ce qui fait perdre du temps et nuit à sa cohérence logique. Pour l'éviter, faire des plans aussi détaillés que possible (jusqu'au 4 ou 5ème niveau de détail pour les dissertations de 4 heures et plus). En outre, c'est plus facile au moment d'écrire.

4ème étape : écriture


(Durée indicative maximum : 1h05).

1) Introduction.
Moment-clé de la dissertation. En général, à la fin de l’introduction, le correcteur a déterminé dans sa tête la fourchette de note qu'il peut vous attribuer. Après une mauvaise introduction, certains correcteurs sont tentés de passer directement à la conclusion.
Il est recommandé d’en écrire d’abord un brouillon, qu’on améliore généralement au moment où on le recopie « au propre ».
L’introduction est destinée à introduire le lecteur dans le sujet, c'est-à-dire à le prendre là où il se trouve (par principe, on suppose qu’il ne connaît rien au sujet, qu’il a les idées générales partagées par le plus grand nombre de personnes, c'est-à-dire qu’il baigne dans un certain sens commun) et à l’emmener là où on veut : à trouver la problématique intéressante et la réponse qui y est apportée, convaincante. C’est pourquoi l’introduction doit avoir la structure suivante :


  • Accroche. Celle-ci peut être formée au choix par :

  • une mise en perspective historique

Exemple : Alors qu’en 1945…., aujourd'hui au contraire…

  • la mise en lumière d’un paradoxe contenu dans le sujet

Ex: pour « la concurrence peut-elle être un objectif de politique publique ? », on peut écrire : « Alors que les politiques publiques prennent de plus en plus l'établissement de la concurrence comme objectif, il peut être paradoxal de se demander si celui-ci est pertinent. Ces politiques seraient-elles fondées sur une illusion? »

  • le rappel d’une opinion courante ou d’une querelle d’écoles sur le sujet.

Ex: querelle néo-classiques / keynésiens sur le caractère volontaire ou non du chômage.


  • Définitions et problématique. Les définitions n’ont pas besoin d’être restituées de manière aussi détaillée que lors de l’étape 1. L’important est que, au moment où il lit la problématique, le correcteur comprenne bien tous les termes qui la composent. On peut, si on veut, soulever plusieurs questions dans une sorte de pré-problématique. C’est à cet endroit qu’on peut aussi écrire ce qu’on aura déterminé comme étant l’intérêt/ l’enjeu du sujet (cf. étape 1). Mais cette partie de l’introduction doit absolument se terminer par la formulation de la problématique elle-même.

  • Plan. Il doit répondre naturellement à la question qui vient d’être posée.

Exemple d’introduction rédigée pour le sujet : « la concurrence peut-elle constituer un objectif de politique économique ? » [les précisions entre crochets ne doivent bien sûr pas figurer dans l’introduction rédigée].

[accroche]

Alors que l'établissement d'une concurrence équilibrée entre les entreprises devient de plus en plus un objectif des politiques publiques, il peut sembler curieux de le remettre en cause: les politiques menées tant aux EU que dans l'UE se tromperaient-elles d'objectif? Celui-ci serait-il irréaliste? Ou bien cette question ne serait-elle pas plutôt l'occasion d'une réflexion sur le fondement de ces politiques ?

[définitions]

La concurrence, dans sa forme pure et parfaite, correspond à une certaine structure de marché caractérisée par 5 conditions (...). Leur réunion permet au marché de répartir les ressources de manière optimale au sens de Pareto [définition courte de celui-ci]. Les politiques publiques, quant à elles, doivent précisément s'efforcer d'atteindre un tel optimum; c'est la justification de leur existence. Historiquement, cette intervention s'est faite de manière plutôt volontariste (politiques de réglementation) mais depuis les années 1980 elle consiste davantage à assurer simplement au marché qu'il pourra fonctionner de manière effectivement concurrentielle (politiques de régulation).

Par ailleurs, il faut garder présent à l'esprit que les conditions de la concurrence pure et parfaite sont rarement réunies en pratique. D'une part, elles émergent difficilement spontanément, comme l'illustre en particulier le cas de l'imperfection de l'information. D'autre part, les entreprises, dans leur recherche du profit, cherchent au contraire à se placer dans des situations qui leur donnent un avantage sur leurs concurrents, et donc à se singulariser par rapport à eux (cf. M. Porter: L'avantage concurrentiel)

[problématique]

Dès lors, la concurrence ne peut-elle constituer un objectif de politique économique dans le sens où celle-ci devrait s'efforcer de réunir des conditions de fonctionnement qui émergent difficilement spontanément ?

[plan]

En effet, si la CPP est un idéal théorique difficile à atteindre en pratique (I), les politiques publiques peuvent avoir pour objectif d'en rapprocher le fonctionnement effectif du marché (II).

2) Corps de la dissertation

  • Suivez scrupuleusement votre plan détaillé. Il est souvent tentant de changer de plan en cours de route, soit parce qu'on a de nouvelles idées, soit parce qu'on le trouve mauvais. Mais c'est trop tard, et ce n'est souvent d'ailleurs qu'une illusion d'optique. Si un plan « génial » vous vient en cours de route, gardez son idée-clé pour la mettre en conclusion.

  • Veillez à bien signaler typographiquement les parties (sauts de ligne, décrochements, etc…)

  • L’élément de base de la démonstration est formé d’un paragraphe, qui contient lui-même 1) une idée ou une théorie; 2) son illustration par un exemple ou son infirmation / confirmation par un fait économique ; 3) éventuellement une phrase sur la conclusion à en tirer. Tous les paragraphes devraient être construits sur ce modèle.

  • Fixez-vous des temps intermédiaires à chaque sous-partie, et respectez-les scrupuleusement : mieux vaut ne pas dire tout ce qu’on avait à dire sur une partie et faire un devoir équilibré (voire tout simplement mener à bien le plan annoncé) que le contraire.

3) Conclusion

Elle comprend 2 parties :

  • Résumé du devoir, qui répond également formellement à la question posée en introduction (et aussi, le cas échéant, à l’enjeu indiqué en introduction).

  • Ouverture. C’est la fin de votre relation avec le lecteur. Il s’agit, de manière symétrique à l’introduction, de lui rendre sa liberté, en lui montrant vers quelle direction il peut se tourner après le chemin fait en votre compagnie. De manière générale, l’ouverture doit comporter une idée nouvelle par rapport à celles déjà énoncées (au pire, on peut en « piocher » une dans le corps de la dissertation au moment de l’élaboration du plan détaillé pour la réserver pour la conclusion). Enfin, c’est ici, après y avoir bien réfléchi au cours du devoir, qu’on peut parler des limites ou des insuffisances de la question posée, et suggérer une nouvelle question, le tout sur un mode le plus positif possible pour ne pas froisser le correcteur qui a donné le sujet.



5ème étape : relecture


(Durée indicative : 5 minutes)
Cette étape INDISPENSABLE peut vous faire gagner plusieurs points par l’élimination des fautes d’orthographe, des phrases inachevées et des incohérences les plus flagrantes. Presque personne ne peut écrire du premier coup un texte sans défauts, et les plus gros d’entre eux (exemple : gros contre-sens qui saute immédiatement aux yeux) sont souvent fortement sanctionnés par les correcteurs. Il faut donc ABSOLUMENT se réserver une plage de temps pour elle en fin de devoir. Prévoir un effaceur ou du blanc.

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