PRÉparation aux concours de l’enseignement





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Histoire contemporaine (nouvelle question) : Les sociétés coloniales : Afrique, Antilles, Asie (années 1850-années 1950)
En centrant l’étude sur les terrains coloniaux plutôt que sur les métropoles impériales, sur les interactions entre colonisés et colonisateurs, la question au programme invite les candidats à rendre compte de la complexité des sociétés nouvelles engendrées par la colonisation, sur les « transactions hégémoniques » (J.-F. Bayart) qui font des dominés des acteurs dans le système dominant. Elle se concentre également sur les formes particulières de violence qui s’y exercèrent, sur les acteurs hétérogènes qui s’y sont activés, sur leurs dynamiques, leurs contradictions, les voies d’accommodement qui furent parfois trouvées. Si l’étude invite à prêter une attention particulière aux colonisés, elle englobe l’ensemble des acteurs sociaux présents sur les terrains coloniaux, qu’ils soient originaires des métropoles (colons, militaires, administrateurs, fonctionnaires, missionnaires, entrepreneurs, salariés, migrants…) ou issus d’autres espaces (travailleurs migrants, soldats, commerçants qui circulent entre les Empires et à l’intérieur de ceux-ci…).

Comme le suggère la formulation géographique « Antilles, Afrique, Asie », il s’agit d’étudier dans une perspective comparatiste plusieurs de ces sociétés dans l’espace caraïbe (sociétés post-esclavagistes de la Jamaïque et des West Indies, des Antilles françaises ou néerlandaises, de Cuba, de Puerto Rico…), à l’échelle du continent africain ainsi que de ses « périphéries » insulaires (Madagascar, Réunion, etc.) et à celle du continent asiatique (du Proche à l’Extrême-Orient, à l’exclusion de l’Asie centrale sous domination russe).

Dans tous ces espaces, différentes formes de domination se mettent en place dès la seconde moitié du XIXe siècle, catégorisées traditionnellement comme « colonies de peuplement » ou comme « colonies d’exploitation » – catégories qui méritent sans doute d’être en partie réexaminées. Au-delà du seul cas de la colonisation européenne, le programme s’intéressera aux effets induits par l’expansion de puissances telles que l’empire ottoman – qui a lui aussi façonné des sociétés d’un type particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord –, telles que le Japon de l’ère Meiji qui s’impose à Formose et en Corée, ou que les États-Unis, maîtres des Philippines, de Cuba et de Puerto Rico à partir de la fin du XIXe siècle.

 Dans le contexte général de l’impérialisme, les sociétés dominées ont vu leurs dynamiques modifiées en profondeur. Les recherches ont, depuis plusieurs décennies, identifié divers aspects de ces bouleversements spécifiques au moment colonial : les nouvelles mobilités sociales et économiques (travail forcé, montée du salariat, exode rural, migrations de travail, urbanisation, mutations démographiques, rupture des rapports sociaux « traditionnels », monétarisation…) ; l’émergence d’élites et de catégories sociales (intermédiaires de la colonisation, diplômés, lettrés, agents du maintien de l’ordre, planteurs…) ; les formes variées de résistance au colonialisme ; l’étude des « marges de manœuvre » (agency) des dominés ; les contacts entre colons et colonisés ; la question des métis ; les mutations culturelles (occidentalisation, créolisation, syncrétismes, revivifications religieuses, réinvention des traditions…), « bricolages » identitaires et nouvelles formes  de pratiques (culture urbaine, culture lettrée, culture populaire) ; etc.

 Ce sont les facettes multiples de ces sociétés singulières, dans leurs aspects sociaux, culturels, économiques et politiques, que la nouvelle question invite à étudier sur l’étendue d’un siècle. Précisons que l’on a préféré délimiter de manière large les bornes chronologiques (« années 1850 », « années 1950 ») afin de bien insister sur l’idée de processus : telle ou telle date précise n’aurait en effet pas eu de valeur pour l’ensemble des territoires et des populations concernés. La décennie 1850 a semblé un point de départ pertinent, car l’on observe alors aussi bien la transformation de modèles de colonisation anciens (recompositions induites par l’abolition de l’esclavage dans les Antilles françaises, fin de l’administration de l’East India Company et mise en place du Raj britannique en Inde…) que de nouvelles impulsions données au mouvement colonisateur (premiers mouvements migratoires de plus vaste ampleur vers une Algérie départementalisée après sa brutale « pacification », premières conquêtes dans la péninsule indochinoise, mais aussi dans les archipels environnants (Java...). La décennie 1950 renvoie quant à elle au vaste mouvement d’émancipation des peuples et aux dernières tentatives d’accommodement des colonisateurs sur les terrains coloniaux (un exemple parmi d’autres : la concession de la citoyenneté aux « indigènes » des colonies françaises en 1946).  Au final, la question au programme appelle à s’interroger à nouveaux frais sur la notion de « situation coloniale » théorisée par Georges Balandier dans un article fameux de 1951.  

Géographie
Ouvrages généraux sur les concours

- Frédéric DUFAUX, David LEPOUTRE, Jean-François MURACCIOLE, Réussir le CAPES et l’agrégation d’Histoire et de Géographie, Paris, Armand Colin, rééd. 2000 - Jean-Louis CHAPUT, Marie LAVIN, Jean-Pierre VALLAT, Jean-Marc WOLFF, Histoire- Géographie, CAPES Mode d’emploi, Paris, Ellipses, 1995.
Bibliographie Historiens et Géographes (pour les écrits ET les oraux)

France en villes :

- Historiens et Géographes n°411, juillet août 2010 (Point sur la question au programme) - Historiens et Géographes n°410, avril mai 2010 (Point sur la question au programme) - Historiens et Géographes n°406, mai 2009 (Recherche : Rénovation urbaine et participation dans les quartiers sensibles)
Géographie des conflits :

- Historiens et Géographes n°407, juillet août 2009 (Mise au point : Le conflit israélo- palestinien et israélo-arabe 2ème partie)

- Historiens et Géographes n°406, mai 2009 (Mise au point : Le conflit israélo-palestinien et israélo-arabe 1ème partie)

- Historiens et Géographes n°404, octobre 2008 (Reportage : Tsinkhvali après Beslan : Guerre pour le Caucase)
Géographie des conflits

Bibliographie proposée par Eve-Anne Bühler Maître de Conférences au département de Géographie de l'université Paris 8 et Claude-Marie Vadrot Chargé de cours et journaliste

Pour les géographes, la notion de conflits peut et doit se décliner de multiples façons qui seront évoquées au cours de la formation, toutes ayant pour conséquence une modification du rapport entre les hommes, entre les hommes et le paysage, entre les pays, entre les régions, entre les économies et entre les écosystèmes ; sans oublier les effets également durables sur la nature et la biodiversité. Aucun conflit, quelle que soit sa forme ou son intensité, ne laisse un pays ou une région intacts. Même lorsque les dégâts ne sont pas immédiatement perceptibles.

Derrière le mot conflit, il y a les guerres les plus classiques, les guérillas aux visages multiples, les affrontements politiques, économiques et idéologiques. La liste des conflits passés, en cours ou à venir est longue mais seuls les plus marquants seront évoqués à la fois dans leurs causes et leurs conséquences...Il n’y a que l’embarras du choix.

Toutes les guerres, ouvertes ou de basse intensité (terme de l’ONU), entraînent la mise en place, pour parfois des dizaines d’années, de camps de réfugiés intérieurs ou installés dans d’autres pays : 25 millions en 2009. Des guerres qui se traduisent aussi par des modifications territoriales et des mouvements de population. Mais il est clair que les affrontements géoéconomiques ne sont pas moins « meurtriers » pour les pays ou les populations concernées.

Certains conflits actuels, notamment celui en cours au Darfour, sont liés aux premières conséquences du changement climatique, ce qui en complique la résolution et l’analyse.

Tous les conflits, internes ou entre pays, se déroulent sous le contrôle ou avec l’intervention, souvent imparfait, des Nations Unies, du Conseil de Sécurité, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU, de l’UNWRA pour la Palestine, du PAM (Plan Alimentaire Mondial), de l’Unicef, du Tribunal de la Haye, de la Cour Pénale Internationale, de l’Otan, de l’Union européenne, des Tribunaux internationaux spéciaux (Rwanda, ex-Yougoslavie, etc.), du CICR (Comité International de la Croix Rouge) et de nombreuses ONG humanitaires. Toutes ces institutions seront également étudiées.

Finalement, il ne faut pas non plus oublier les conflits non armés et non violents, tels les conflits d’usages qui se manifestent davantage auprès des institutions judiciaires et des aménagistes. L’environnement ou les espaces publics, ruraux et urbains, sont des entrées privilégiées pour ce type de conflits. Les conflits idéologiques et politiques également ne passent pas toujours pas la lutte armée et se jouent plus volontiers dans les sphères de la communication, de la manifestation ou des antichambres de la diplomatie. Ce sont dont aussi ces sphères, les modes d’action qui y ont cours et leur localisation seront abordés.

L’approche géographique des conflits, quelle que soit leur nature, devra faire varier les échelles d’analyse, mais aussi les types d’espaces observés et leur localisation : Etats, espaces réticulaires et mondialisés des acteurs de la contestation mondiale, espaces infranationaux convoités, espaces politiques supranationaux des institutions internationales, ou encore espaces d’action et de pratiques des acteurs en jeu.

La nouvelle épreuve sur dossier à partir du concours 2011

Lépreuve sur dossier comporte deux parties :

• 14 points sont attribués à la première partie et 6 points à la seconde. • Durée de la préparation : deux heures ; durée totale de l'épreuve : une heure. • Coefficient 3.

L'épreuve permet au candidat de montrer :

• sa culture scientifique et professionnelle ;

• sa connaissance des contenus d'enseignement et des programmes de la discipline sur

laquelle s'appuie le dossier ;

• sa réflexion sur les finalités de cette discipline et ses relations avec les autres

disciplines.

Première partie : étude de document(s), portant sur la discipline n'ayant pas fait l'objet de la première épreuve d'admission, suivie d'un entretien avec le jury. Présentation : vingt minutes maximum ; entretien avec le jury : vingt minutes maximum. Le candidat présente les résultats de sa réflexion, en motivant les choix pédagogiques et scientifiques qu'il effectue, sous une forme structurée et adaptée au contexte du sujet. Cette partie de l'épreuve a une dimension scientifique, épistémologique et didactique.

Seconde partie : étude d'un document portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable ». Présentation : dix minutes maximum ; entretien avec le jury : dix minutes maximum. Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d'un document joint au dossier qui lui a été remis au début de l'épreuve, question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l'épreuve. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 « les compétences professionnelles des maîtres » de l'annexe de l'arrêté du 19 décembre 2006.
1°. Le sujet

Le sujet tiré par le candidat lors du passage de l’épreuve se présentera sous forme d’un dossier documentaire rassemblé sous une thématique commune aux deux parties de l’épreuve. Cette thématique sera libellée en référence aux grandes questions (concepts, principes, méthodes, domaines et champs de la discipline, débats) qui ont contribué et contribuent à définir les conditions de formation et d’organisation de la connaissance historique et géographique et de son évolution. Elle relèvera donc à la fois de l’épistémologie et de l’histoire des disciplines, y compris dans leur dimension d’enseignement. Cette thématique, enfin, sera problématisée et constituera le fil conducteur de la réflexion du candidat.
2°. Le dossier

Il contribuera explicitement, dans sa composition, à aider le candidat à lier dimensions scientifiques et didactiques, autour d’un objet historique ou géographique identifié. Il comportera donc 4 documents, d’une longueur adaptée au temps de préparation de l’épreuve, documents dont l’étude servira de matériau aux exposés du candidat. Ces documents correspondront donc aux différents aspects de l’épreuve, y compris la seconde partie.

Ces documents seront en conséquence, et ce pour tous les sujets proposés, afin de respecter l’équité entre les candidats :

• Un document de nature épistémologique et/ou portant sur l’histoire de la discipline faisant l’objet de l’épreuve (selon le tirage au sort). • Un document de connaissance historique ou géographique, pris dans le programme des questions au concours, contribuant à ancrer la thématique choisie dans un exemple précis. • Un extrait de programme d’histoire ou de géographie, un extrait des documents d’accompagnement, ou un extrait de manuel de l’enseignement secondaire.

À ces trois documents répondant à la première partie de l’épreuve s’ajoutera : • Un document ouvrant aux questions relevant de l’éthique professionnelle
3°. L’entretien avec le jury

Celui-ci se déroulera en deux temps, correspondant aux deux exposés du candidat et suivant immédiatement chacun d’entre eux. Le premier entretien visera à reprendre l’argumentation du candidat sur le sujet posé et sur l’analyse des documents d’appui, et à approfondir avec lui sa réflexion sur les principes et méthodes qui fondent la discipline traitée dans le sujet, ainsi que sur les débats qui en ont ponctué l’évolution. Le candidat sera également invité à revenir sur le lien avec la question de l’élaboration des programmes d’histoire ou de géographie, et avec celle des finalités de leur enseignement. Les champs de questionnement de ce premier entretien sont donc : d’une part l’épistémologie et l’histoire des disciplines et de leur enseignement ; d’autre part les programmes en vigueur (finalités, objectifs, contenus, concepts et notions, documents et cartes de référence). Ces deux aspects, scientifiques et didactiques, seront abordés de manière équilibrée. Le second entretien permettra d’inscrire la réflexion développée sur le sujet posé dans une interrogation sur l’éthique professionnelle et sur les responsabilités de l’enseignant en tant que fonctionnaire de l’État. Cet entretien pourra prendre appui sur les programmes d’éducation civique, en ce qu’ils relèvent de cette dimension.
Si la préparation au concours relève, bien entendu, de la responsabilité des établissements universitaires qui en assument la charge, il n’en est pas moins possible de suggérer quelques éléments de réflexion pour la préparation à l’épreuve sur dossier, en cohérence avec la structure de l’épreuve telle qu’exposée précédemment.

• En premier lieu, l’épreuve sur dossier est bien une épreuve d’étude de documents, ce qui suppose la mobilisation de compétences d’analyse de documents qui sont l’un des fondements de la pratique de l’histoire et de la géographie. En cela, elle participe de la préparation générale au concours.

• Cette épreuve est ensuite une épreuve de réflexion sur les principes, méthodes, concepts et outils propres aux connaissances historique et géographique. Elle suppose donc une préparation adaptée en épistémologie de ces disciplines.

• Elle demande également une compréhension des débats qui traversent ces disciplines et les confrontent aux autres sciences humaines et sociales. Ce qui suppose une préparation en histoire des deux disciplines, y compris de leur enseignement.

• Enfin, elle nécessite une connaissance des programmes en vigueur d’histoire et de géographie du collège et du lycée, afin de saisir les enjeux de ces disciplines comme matière d’enseignement (pour la première partie de l’épreuve), et d’éducation civique du collège (pour la deuxième partie). Dans ce cadre, la question de la place et des usages du document et de la carte doit être étudiée en tant que telle.

Elle comporte donc une dimension professionnelle réelle, en ce qu’elle combine les différents aspects d’une réflexion préparatoire à l’élaboration de séquences d’enseignement assurées par une maîtrise disciplinaire historique et géographique comprise dans toutes ses dimensions.





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