Forum asiatique des parlementaires sur la population et le développement (afppd)





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Conférence mondiale des parlementaires sur la population et le développement

en prévision du Sommet du G7 de 2016 à Ise-Shima
Forum asiatique des parlementaires sur la population et le développement (AFPPD)

Fédération des parlementaires japonais pour la population (JPFP)
Déclaration et recommandations
27 avril 2016
Introduction
Nous, plus de 140 membres des parlements de 64 pays de toutes les régions du monde , participant à la Conférence mondiale des parlementaires sur la population et le développement en prévision du Sommet du G7 de 2016 à Ise-Shima au Japon les 26 et 27 avril, exhortons le G7 à réaffirmer son engagement sur la sécurité humaine pour éliminer la peur et le besoin et garantir un développement durable, afin de s’assurer que tous les êtres humains puissent pleinement s’épanouir dans le respect de la dignité et de l’égalité, et dans un environnement sain.
Nous félicitons le gouvernement du Japon d’accueillir le premier Sommet du G7 après l’adoption des Objectifs de Développement Durable (ODD) par les 193 États membres des Nations Unies et d’assumer un rôle de leadership proactif dans la mise en œuvre de l'Agenda pour le développement durable à l’horizon 2030. Les ODD qui sont repris dans l’Agenda 2030 apportent espoir, vision et assurance pour l’avenir de notre planète, et serviront de plateforme mondiale en vue d’atteindre croissance et développement durables.
Au nom de nos concitoyennes et concitoyens, nous présentons nos recommandations aux dirigeants de la planète afin qu'ils concrétisent cet agenda lors du Sommet du G7 à Ise-Shima, où les leaders des sept plus grandes puissances économiques mondiales pourront orienter de manière proactive la coopération internationale et la gestion de l’économie afin qu’elles bénéficient à l’ensemble de la population mondiale.
Préambule
P-1 Rappelant le travail des parlementaires dans le monde sur la population et le développement en commençant par la Conférence Internationale des Parlementaires sur la Population et le Développement de 1979 (ICPPD) à Colombo, Sri Lanka ;
P-2. Confirmant les conclusions et les déclarations de la Conférence internationale des parlementaires sur la population et le développement (ICPPD 1994), convoquée en amont de la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) du Caire, qui plaçaient clairement les enjeux de population dans le contexte du développement durable, ce qui a été traduit dans le préambule et les principes du programme d’action de l’ICPD (ICPD PA) ;
P-3. Réaffirmant les conclusions et les recommandations du 20e anniversaire de l’ICPD en 2014, y compris celles des réunions thématiques mondiales sur la jeunesse, les droits de l’homme et la santé des femmes et des jeunes filles, ainsi que les résultats des évaluations régionales, qui constituent les plans d’action régionaux ;
P-4. Renforçant le concept promu par l’administration du Premier ministre Abe, fervent défenseur d’« une société où brillent les femmes », dans le but d’intensifier les efforts de tous les pays pour pendre des mesures visant à éliminer toutes formes de discrimination envers les femmes et les jeunes filles et à offrir aux femmes des opportunités de mener une vie digne et pleine de sens ;
P-5. Réaffirmant la Quatrième conférence mondiale sur les femmes et la Plate-forme pour l’action de Pékin, la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des NU et les résolutions ultérieures sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi que la déclaration adoptée lors de la Conférence des parlementaires du G7 à Berlin en 2015, qui a souligné l’importance du renforcement d’un accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR) et à la santé sexuelle et reproductive et aux droits (SSRD) dans le monde, alors que nous sommes conscients que l’autonomisation des femmes et des jeunes filles est fondamentale pour atteindre les ODD ;
P-6. Soulignant le principe de l’Agenda 2030, en accord avec chaque nation, affirmant l’engagement à prendre des mesures audacieuses et novatrices pour mener le monde vers une voie durable et résiliente ;
P-7. Rappelant qu’un principe fondamental des ODD, est de ne négliger aucun être humain, et que la couverture santé universelle (CSU), complétant et renforçant la réponse aux enjeux de population, est essentielle pour atteindre les ODD ;
P-8. Reconnaissant que la pauvreté, l’injustice sociale et la dégradation environnementale sont souvent à l’origine de la violence et de l’insécurité, y compris dans les conflits internationaux et nationaux et le terrorisme, et qu’il est nécessaire de s’attaquer aux racines de ces problèmes pour assurer la paix et la prospérité pour toutes et tous ;
P-9. Reconnaissant que les graves impacts du changement climatique dans le monde, en particulier dans les pays géographiquement vulnérables comme les petits États insulaires, représentent une menace pour la santé et la sécurité humaine partout sur la planète ;
P-10. Reconnaissant qu’actuellement, plus de 100 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, parmi lesquelles 26 millions environ sont des femmes et des jeunes filles en âge de procréer, hautement vulnérables au viol, à l’exploitation sexuelle et au trafic d’êtres humains ;
P-11. Soulignant que nous, parlementaires et décideurs politiques, devons prêter la plus grande attention aux besoins et aux droits de tous les peuples (y compris les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les minorités ethniques ou religieuses, les personnes handicapées et es groupes ayant une différente orientation sexuelle et une identité de genre) ;
Nous adressons la déclaration et les recommandations suivantes,
Déclaration et recommandations pour le Sommet du G7
1. Égalité des sexes, autonomisation des femmes et des jeunes filles et couverture santé universelle (CSU)
Nous reconnaissons pleinement le caractère impératif de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles qui représentent la moitié de la population mondiale et jouent un rôle essentiel dans chaque aspect et domaine de la société pour garantir un développement durable, mais nous exprimons notre frustration face à la lenteur et au manque d’équité dans les progrès. Garantir des services complets de santé sexuelle et reproductive (SSR) et les droits de santé sexuelle et reproductive (SDSR) est également essentiel à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, qui ont le droit de contrôler leur santé et leur fertilité tout en réalisant leur scolarité, leur carrière et leurs ambitions personnelles. En garantissant un accès égal aux services de santé essentiels et à l’information pour les femmes et les jeunes filles, mais également pour les autres communautés et individus marginalisés, la couverture santé universelle est le meilleur investissement qu’un gouvernement puisse consentir en matière de santé et de bien-être pour sa population, pour la réduction de la coût et de la transmission des maladies non traitées, et pour la prospérité et la dignité de toutes et tous.
Nous, parlementaires, nous engageons et exhortons le G7 à :


    1. Investir dans la couverture santé universelle pour favoriser l’équité et les droits en se concentrant sur les populations marginalisées et vulnérables, notamment les femmes et les jeunes filles, en mettant à disposition des soins de santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantiles et des adolescents, et en assurant la mise à disposition de ces services, quelle que soit la capacité de paiement ;

    2. Permettre à chaque femme et à chaque jeune fille l’accès à des soins de santé reproductive complets, y compris dans un contexte humanitaire, et particulièrement dans des situations de conflits et d’après-conflits, afin qu’elles prennent des décisions éclairées et indépendantes quant à leur santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à leurs droits, qui représentent une base fondamentale et nécessaire dans la construction de sociétés durables. Puisque l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles sont reconnues dans les ODD comme étant fondamentales à la réalisation des droits humains et aux principales dimensions de l’éradication de la pauvreté et du développement des populations, le renforcement à l’accès aux SDSR est essentiel à l’autonomisation et à la réalisation de tous les autres objectifs ;

    3. Faire progresser l’autonomisation des femmes et des jeunes filles et protéger et promouvoir leurs droits en tant qu’êtres humains, notamment leur droit à l’éducation, à la santé et à la sécurité, en visant l’égalité des sexes, notamment par l’éradication des décès liés à la grossesse, de la violence associée au genre dans les sphères privées et publiques et dans les crises humanitaires, ainsi que des pratiques délétères telles que le mariage précoce et le mariage forcé ainsi que des MGF, comme étant essentiels pour l’autonomisation des femmes et des jeunes filles ;

    4. Réaffirmer les efforts continus fournis à ces fins ainsi que ceux concernant le partage du travail non rémunéré, l’accès à un salaire équivalent, aux ressources économiques et productives, à la protection des titres de propriété et à la protection sociale pour les femmes et les jeunes filles, un problème qui touche également la féminisation de la pauvreté dans les sociétés vieillissantes. Il conviendrait d’assurer dans ce sens une assistance, des politiques et des programmes appropriés, y compris en matière de coopération au développement internationale ;

    5. Renforcer les politiques et les cadres légaux nationaux et internationaux afin d’éliminer toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes et des jeunes filles, et de développer et soutenir davantage des instances d’exécution et de contrôle justes et fonctionnelles. Lever les obstacles juridiques empêchant les femmes et les adolescentes d’avoir accès à un avortement sûr, y compris évaluer les restrictions énoncées dans les lois existantes sur l’avortement et, là où la loi le permet, garantir la mise à disposition de services d’avortement sûrs et de bonne qualité ;

    6. Encourager la participation politique et économique active des femmes et des jeunes filles pour favoriser l’émergence de sociétés garantissant la liberté et le choix individuel pour les femmes et les jeunes filles. Alors que le pourcentage de femmes dans les parlements a pratiquement doublé au cours des 20 dernières années, si traduisant par une représentation de femmes dans les parlements de 22 pour cent aujourd’hui, davantage d’actions nationales, régionales et mondiales systématiques sont nécessaires pour impliquer les femmes dans les processus de décision à tous les niveaux, et par là même encourager l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, ainsi qu’une participation et un leadership efficaces.


2. Investir dans la jeunesse
La génération de jeunes étant aujourd’hui la plus importante de l’histoire, avec 1,8 milliard d'individus, la jeunesse devrait être au centre des préoccupations de la population et porter les espoirs de la société pour le futur. Il est donc extrêmement important d’investir dans la jeunesse, non seulement pour créer de futures sociétés économiquement dynamiques, mais aussi pour construire des sociétés paisibles, durables et intégrant toutes les populations. En réalité, l’absence d’investissement dans l’éducation, le développement des compétences, la santé et l’autonomisation est l’une des plus lourdes erreurs que nous puissions commettre.
Nous, parlementaires, nous engageons et exhortons le G7 à :
2.1 Adopter le cadre « 4E » des politiques axées sur l’action à l’intention des jeunes : établir et garantir l'accès à une information et à des services de qualité en matière de santé, offrir une éducation de qualité, créer de l’emploi et viser l’égalité/équité pour tous, ce qui permet de garantir la paix, la sécurité et la stabilité de la société et de renforcer la réalisation d’un dividende démographique ;

2.2 Proposer une éducation complète à la sexualité et établir un système de couverture santé universelle (CSU), visant l'accès universel à des services complets en matière de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale et l’information des jeunes ; cet objectif entend remédier aux conséquences sociales négatives des stéréotypes liés au genre ;
2.3 Œuvrer à l’éradication de pratiques néfastes telles que le mariage précoce, le mariage chez l’enfant et le mariage forcé, les mutilations génitales féminines, et fournir aux jeunes filles exposées au risque de telles pratiques les informations dont elles ont besoin pour défendre leurs droits ;
2.4 Le dividende démographique nécessite une planification : assurer aux jeunes l'accès à une éducation, à des compétences et à une formation de qualité, et créer un emploi décent et des opportunités d'emploi dans les pays en développement et les pays développés, afin d’exploiter au maximum les capacités et ressources de la population jeune ayant atteint l’âge de travailler ;
2.5 Promouvoir et investir dans la participation civile, économique, politique et sociale des jeunes, y compris les populations jeunes les plus vulnérables et marginalisées, telles que les jeunes migrants et réfugiés forcés, tout en assurant une équité dans les programmes de développement éducatif, technique et professionnel pour tous les jeunes, afin de leur permettre de s'épanouir pleinement et de lutter contre la vulnérabilité et la radicalisation.

3. Construire des sociétés vieillissantes actives et dynamiques sur le plan économique
La population mondiale connaît un vieillissement rapide. D'ici 2050, les personnes âgées de 60 ans et plus composeront 22 pour cent de la population mondiale. Le vieillissement fait partie du cycle de la vie humaine et devrait être célébré à ce titre. L’augmentation de l’espérance de vie reste et constituera un défi à l'avenir pour les pays développés et les pays en développement ; des mesures efficaces doivent donc être adoptées afin d'établir une base sociale garantissant la bonne santé, le vieillissement dans la dignité, le maintien des capacités fonctionnelles et la longévité. Les femmes âgées, qui sont souvent les plus pauvres et les plus vulnérables en termes de maladies physiques et psychiques, ont besoin de mesures d’investissement et de soutien particulières.
Nous, parlementaires, nous engageons et exhortons le G7 à :
3.1 Soutenir le développement et le maintien d’un système de CSU durable qui offre une assurance sociale et médicale équitable et abordable, ainsi que des services sociaux et de santé complets, en vue de prolonger l’espérance de vie en bonne santé et d'atténuer l’impact des maladies non transmissibles. Adopter les mesures nécessaires pour offrir une nutrition essentielle et répondre aux besoins en matière de santé mentale. Chaque personne âgée, en particulier les femmes, doit être en mesure de mener une vie digne et pleine de sens tout en jouissant d’une vie de famille et en prenant part à des activités locales et sociales ;
3.2 Reconnaître et prendre en compte les capacités diverses et évolutives des personnes âgées ainsi que leurs capacités physiques lorsque leur participation sociale est encouragée. Donner la priorité à leur indépendance économique, promouvoir l'innovation sociale et technologique qui répond à leurs besoins et développer différentes alternatives pour une prise en charge de longue durée :
3.3 Encourager l'évaluation et la mise à jour des politiques et de la législation pertinentes dans le domaine social, économique et de la santé, y compris la mise en place de la CSU et la mise en œuvre de politiques de soins préventifs afin d’exploiter au maximum les capacités fonctionnelles et l’autonomie des personnes âgées, avant que le coût de la mise en œuvre de telles politiques ne devienne prohibitif.
4. Gestion des risques liés aux maladies infectieuses dans le cadre de la sécurité humaine
Le monde devient de plus en plus interdépendant, ce qui accroit encore les risques mondiaux liés aux nouvelles maladies aiguës transmissibles telles que les virus SRAS, Zika et Ebola, ainsi qu’à l'apparition de micro-organismes résistants aux médicaments. Toutefois, cette interdépendance élargit aussi les opportunités de coopération transfrontalière, de renforcement des systèmes de santé et de mise en œuvre des leçons tirées grâce à la lutte mondiale continue contre des maladies telles que la tuberculose, le VIH et le paludisme.
Nous, parlementaires, nous engageons et exhortons le G7 à :
4.1 Soutenir le développement de la CSU en tant que fondement essentiel destiné à assurer la capacité de réaction contre les maladies infectieuses et leur prévention à tout moment, en périodes d’urgence comme en périodes dénuées d’urgence, soulignant l’importance de protéger la santé des personnes les plus vulnérables et marginalisées, telles que les femmes et les enfants ; cette protection est considérée comme un droit humain fondamental ;
4.2 Renforcer la solidarité entre parlementaires et gouvernements en vue de jouer un rôle de catalyseur dans la création d’un système de gouvernance en matière de santé spécialement axé sur la gestion des risques et la prévention des maladies infectieuses, en s’assurant que les intervenants au niveau de la communauté ainsi qu’aux niveaux local, national, régional et mondial assument leurs responsabilités et rôles respectifs de façon harmonieuse afin d'atténuer l’impact négatif des crises de santé publique éventuelles, par les moyens suivants :



  • En mettant en place et en renforçant les systèmes de santé, y compris les coûts des médicaments et des autres infrastructures, afin de résister aux épidémies de maladies infectieuses, et appliquer des mesures destinées à faire face aux questions sensibles liées au genre, au niveau de la communauté ainsi qu’aux niveaux local et national dans nos pays respectifs afin de garantir que les femmes et les jeunes filles ne soient pas affectées de manière disproportionnée ;

  • En respectant le Règlement sanitaire international (RSI) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à nos niveaux nationaux respectifs, et en renforçant la capacité fondamentale de l’OMS de mettre en œuvre le RSI ;

  • En renforçant la recherche et le développement (R&D), en partageant des connaissances et des informations, en ce compris des mesures destinées à lutter contre la résistance antimicrobienne (RAM) à l'aide de nouveaux médicaments, diagnostics et vaccins abordables et accessibles ;

  • En assurant la mise en place d’une structure de coopération internationale bien coordonnée, incluant notamment le Fonds d’intervention d’urgence (CEF) à l’OMS et le Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie (PEF) à la Banque mondiale, qui livre des réponses immédiates et efficaces afin de soutenir les pays affectés ;

  • En protégeant la santé publique et le personnel médical contre les maladies infectieuses, en particulier les dispensateurs de soins de santé œuvrant dans les zones de combats, et en mettant en place des régimes d'assurance là où cela est possible.


4.3 Améliorer la gouvernance en matière de santé à l’échelon mondial et exercer un leadership collectif en vue de prévenir et de limiter l’impact de maladies infectieuses futures qui dépassent les capacités d'endiguement nationales, par les moyens suivants :


  • En mettant en valeur le développement des ressources humaines dans le secteur de la santé publique, en s'appuyant sur l'aide internationale ;

  • Lorsqu’une pandémie de grande ampleur ne peut être contrôlée par l’OMS seule, s’assurer que, sous la direction du Secrétaire général des NU, l’OMS soit dotée de la capacité institutionnelle suffisante pour assumer un rôle de coordination global efficace au sein des agences des NU, des agences bilatérales et des CSO, en collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ;

  • En assurant et en mettant en œuvre des politiques liées à la recherche et au développement (R&D) dans le domaine des maladies infectieuses, de la distribution de vaccins et du développement d'autres médicaments et outils contre les maladies tropicales négligées (MTN) et les maladies infectieuses similaires ;

  • En garantissant l'accès à des services de santé de base, y compris l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive (SSR), tant en périodes d'urgence qu’en temps ordinaire. À cet effet, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et la Fédération internationale de la parentalité planifiée (IPPF) doivent assumer un rôle de premier plan pour garantir l'accès universel à la santé sexuelle et reproductive (SSR) et pour garantir un Dispositif minimum d'urgence (DMU) en matière de santé sexuelle et reproductive, afin d’incarner la résilience et la volonté de sauvegarder les services de santé s'adressant aux mères, aux nouveau-nés, aux enfants et aux adolescents dans les périodes d’urgence et de conflits.


5. Rôle des parlementaires à l’ère des objectifs de développement durable (ODD)
En tant que représentants de leurs électeurs, les parlementaires interviennent directement dans la planification, la conception et la mise en œuvre des politiques publiques et ont pour tâche de mobiliser la volonté politique en vue d’atteindre des objectifs politiques importants. À la suite d’efforts antérieurs, les réseaux parlementaires établis proposent en permanence des recommandations à mettre à l’agenda mondial, en particulier des questions relatives à la santé à l'échelon mondial, qui ont inévitablement un impact sur leurs électeurs, leurs pays et, au final, sur le monde entier. Le rôle des membres du parlement a été souligné dans l’Agenda 2030, qui met l'accent sur « le rôle essentiel des parlements nationaux qui promulguent les lois, adoptent les budgets et garantissent la responsabilité par rapport à la mise en œuvre effective de nos engagements » (Agenda 2030, paragraphe 45).
Nous, parlementaires, nous engageons à :
5.1. Aborder les enjeux de population tels que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, en investissant dans la jeunesse et le vieillissement actif, et nous engageons à garantir l'affectation de budgets appropriés destinés à mettre en œuvre la CSU en tant que stratégie politique transversale à l’échelon national, y compris l'accès universel à la santé sexuelle et reproductive ;
5.2. Augmenter les budgets d'aide au développement affectés à la population et au développement, tout en garantissant l’objectif de 0,7 pour cent du RNB pour l’aide officielle au développement, comme convenu lors des Conférences parlementaires internationales antérieures consacrées à la mise en œuvre du programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) ; et affecter au moins 10 pour cent de ces fonds à la réalisation des objectifs en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, d'égalité des sexes, de droits humains des femmes et des jeunes filles et de l’autonomisation de ces dernières ;
5.3. Mettre en place des mécanismes de surveillance, notamment en matière d’utilisation des données désagrégées par âge et par sexe, faciliter les systèmes de bonne gestion des risques et de bonne gouvernance au niveau communautaire ainsi qu’aux niveaux local, national, régional et mondial, en agissant comme catalyseur pour relier tous les niveaux lors de la réponse aux situations d’urgence, y compris les crises de santé publique ;
5.4. Mettre en œuvre des politiques fondées sur des preuves, qui reflètent la diversité des caractéristiques démographiques et des groupes marginalisés des différents pays, en poursuivant l’objectif « « Zéro exclusion », et intégrer ces différences afin d'atteindre les ODD tout en tenant compte des dimensions économiques, sociales, environnementales et institutionnelles ;
5.5. Garantir la responsabilisation et la transparence au sein de toutes les institutions et promouvoir activement la bonne gouvernance avec la pleine participation de la société civile, du secteur privé et des médias, afin d’établir un cadre d'action commun visant à mettre sur pied des partenariats au niveau mondial pour aborder les enjeux de sécurité humaine et de développement durable.
6. Exhorter nos gouvernements à respecter les engagements pris au niveau international et mobiliser toutes nos ressources pour atteindre les ODD au niveau national.
Les recommandations précitées pour le Sommet 2016 du G7 à Ise-Shima et les forums intergouvernementaux futurs seront soumises à nos parlements nationaux pour être mises en œuvre par nos gouvernements respectifs.


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