Un verger artistique et participatif comme expression de la vie scientifique et culturelle du campus





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date de publication02.07.2017
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UN VERGER ARTISTIQUE ET PARTICIPATIF COMME EXPRESSION DE LA VIE SCIENTIFIQUE ET CULTURELLE DU CAMPUS


« Il faut composer avec le potentiel poétique de ce qui est déjà là, un projet prends aussi sa source dans l’histoire et la géographie de son lieu d’implantation et de son environnement paysager. »

Pierre Sansot

Pour un verger pérenne, accessible et évolutif


Dans le cadre de la mise en œuvre du 1% artistique concernant la construction du bâtiment de l'UFR-ip STS de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse sur le site Agroparc, la commande portera sur la mise en place d'un verger artistique.

Le projet artistique doit considérer l’écrin spatial du terrain du pôle Agrosciences dans son ensemble, c’est à dire intégrer à la réflexion la présence du ruisseau de la Durançole, du jardin méditerranéen et de sa serre horticole, du parc d’accueil de l’UFR avec son hall vitré, sa double peau thermique et son mur végétal, le projet du verger avec sa haie de cyprès, … permettant un cheminement progressif, guidé, du promeneur jusqu’au « grand verger ».

Un verger artistique pérenne, où le végétal est considéré, où les conditions d’acclimatation les plus favorables sont initiées, où le milieu d’accueil n’est pas hostile au développement des arbres. Pour cela, les conditions climatiques de ce site d’Avignon doivent être prises en compte dans la conception du projet, et notamment la protection au vent dominant Nord, le Mistral. La tradition agricole locale intègre la mise en place de haies de protection au Mistral. La localisation et le traitement d’une haie de protection fait donc partie intégrante du projet de verger artistique. 

Un lieu de vie accessible et aménageable dont l’esthétique relève de la participation des usagers. Le projet s’inscrira dans un jeu de rapports pleins/vides : puisque le vide prévu au programme pour l’accueil d’activités culturelles ou ludiques doit être confortable, préservé, traité comme un cocon. Le verger sera un espace de bien-être, et aura vocation à accueillir des manifestations spontanées ou organisées.

Une œuvre évolutive, fruit d’un travail conjoint dans le temps avec chercheurs et étudiants sur les essences du verger. Il sera un espace d’interaction et de création en synergie avec le monde étudiant, la recherche, et les entreprises.

Le verger artistique et sa haie de protection doivent contribuer pleinement à rendre vivable le site dans son ensemble. Dans l’élaboration du projet, une réflexion sera donc menée sur la localisation, l’emplacement et l’organisation des éléments qui constituent le verger artistique, permettant d’assurer pérennité, bien être, et évolution dans le temps.

UNE ŒUVRE POUR UN NOUVEAU CAMPUS

L’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse



« [...] sortiras-tu dans le jardin désert ?

Descendras-tu vers la plage, t'y laver ?

Iras-tu cueillir des oranges, qui semblent grises sous la lune ?

D’une caresse, consoleras-tu le chien ?

(Tant de fois j'ai senti la nature réclamer de moi un geste, et je n'ai pas su lequel lui donner.) »
Les Nourritures terrestres, Livre troisième, André Gide, éd. Gallimard, p. 54

L’Université est fondée à Avignon en 1303 ce qui en fait l’une des plus anciennes université de France. Après avoir connu un essor impressionnant, elle ferme, comme la plupart des universités françaises au moment de la révolution. Elle ne rouvrira qu’en 1963 comme antenne des universités d’Aix Marseille et attendra encore 1984 pour devenir une université de plein exercice.

Composée de nombreux sites, dont, dès 1990, des implantations sur la zone Agroparc avec la création de l’IUT puis du CERI en 92 ; elle se structure en 1997 sur un site en investissant les bâtiments de l’ancien hôpital Sainte Marthe, dédiant le site Pasteur aux sciences, et l’ancienne caserne Chabran à la Formation continue et abandonnant l’ensemble des autres sites de centre-ville.

Aujourd’hui l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse accueille 7500 étudiants et 700 personnels qui forment ensemble une communauté universitaire. Elle comporte des filières complètes dans chacun des quatre domaines de formation : Sciences Humaines et Sociales, Sciences et Technologies, Arts-Lettres-Langues et Droit-Économie-Gestion.

Elle sera, dès la rentrée 2015 organisée sur deux campus :

  • Le campus centre-ville dédié aux humanités (Arts, lettre et langues ; Droit, économie, gestion et Sciences humaines et sociales) implanté sur deux sites, Sainte Marthe et Pasteur.

Le site Sainte Marthe est constitué d’un bâtiment patrimonial, ancien hôpital de la ville datant du 17ème siècle, d’un bâtiment moderne accueillant les grands amphithéâtres, les lieux de restauration et de convivialité et la bibliothèque universitaire et d’un bâtiment contemporain accueillant le pôle sportif de l’Université. Le site Sainte Marthe dispose aussi d’un parc sur lequel est installée une œuvre de Land Art réalisée par Nancy Holt intitulée Avignon Locators.

Le site Pasteur, ancienne faculté des sciences, sera à terme dédié aux services ouverts sur la ville. Bâtiment historique de refondation de l'Université en 1963, il a aussi précédemment accueilli l’Ecole Normale d’institutrice où a notamment enseigné le célèbre entomologiste Jean-Henri Fabre. Doté d’une architecture 3ème république typique, ce bâtiment dispose lui aussi d’un jardin historique remarquable.

  • Le campus agroparc dédié aux sciences et technologies qui jusqu’à présent comprend trois bâtiments, le Centre d’Enseignement et de Recherche en Informatique, l’IUT et le pôle agrosciences. Les travaux en cours permettront de développer ses infrastructures et de créer une cohérence pour faire campus. Des équipements comme une bibliothèque universitaire ou une cafétéria verront le jour ainsi, qu’à terme des logements étudiants, un restaurant universitaire… De la Licence au Doctorat, l’UFR-ip STS offre un large spectre de formations scientifiques. Les étudiants trouvent dans ces formations un enseignement de pointe associé à une proximité des enseignants et des laboratoires de recherche.

Depuis douze ans, notre Université s’est développée autour de deux axes : Agro&sciences et Culture et patrimoine. Le site offre un cadre de vie exceptionnel grâce à deux ensembles de bâtiments d’une grande beauté architecturale. Le Campus intra muros installé dans l’ancien hôpital Sainte-Marthe rénové en 1997, est l’un des plus beaux lieux de la ville. Le Campus extra muros installé sur la zone de développement «Agroparc », regroupera prochainement toutes les entreprises et centres de recherche consacrés à l’agroalimentaire. C'est sur ce site que le projet devra prendre forme.

Notre réalité de terrain dérive d’une situation géographique originale. Avignon est situé à 100 km de chacun des grands pôles universitaires que sont Aix-Marseille, Montpellier et Lyon. Cela confère à notre établissement un rôle important dans la métropolisation des savoirs et de la recherche scientifique : masters, doctorats et laboratoires assurent leur croissance grâce à cette dynamique territoriale.

Ceux-ci espèrent se développer en faisant de notre Université une porte ouverte à l’international, située à la croisée de ces trois grandes régions. Notre réalité de terrain, en ce qui concerne la licence, vient aussi de son rôle d’Université de proximité. Dans ce contexte, nous devons prendre en compte également le taux d’étudiants boursiers qui est le plus élevé des universités françaises (43,8 %).

Le Campus Agroparc : un nouveau pôle universitaire dédié aux Agro&Sciences


« Ce n'est ... ni en architecte, ni en jardinier,

c'est en Poète et en Peintre qu'il faut composer des paysages. »
Louis René, marquis de Girardin
Le développement du campus agroparc impulsé en 90 se poursuivra jusqu’en 2006 avec l’ouverture du pôle agrosciences. La situation géographique de ce site permet d’ancrer les liens de l’Université avec le réseau socio-économique dans une réalité de terrain. Agroparc, Technopole Agro-Alimentaire Régional d’Avignon, regroupe des entreprises dont les activités se concentrent sur l’agroalimentaire et les technologies de l’information et de la communication. Les formations et laboratoires de recherche présents sur le site sont en prise directe avec les secteurs sur lesquels ils s’orientent. Le bâtiment de l’UFR-ip STS sera implanté au cœur de ce quartier à côté de celui d’Agrosciences, reliés par la nouvelle cafeteria qui constituera ainsi un lieu d’échange et de rencontre entre les usagers.

Une bibliothèque, un restaurant géré par le CROUS et des résidences étudiantes confortent la présence des étudiants sur le pôle d’activités. Des restaurants, brasseries, boulangeries, banques, crèches et divers services sont également présents.
La Culture et le Patrimoine d’une part et les Sciences et Agrosciences d’autre part constituent les deux axes identitaires de développement de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

Avec la volonté de rendre ces deux axes lisibles jusque dans la structuration des espaces universitaires, l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse s’est engagé dans un chantier de construction sur la zone agroparc qui lui permettra d’accueillir l’ensemble du domaine des sciences, technologies, santé sur son Campus Agroparc à la rentrée 2015. Pour accueillir l’ensemble des disciplines scientifiques et ainsi créer un pôle universitaire sur ce territoire, Agroparc va bénéficier d’équipements spécifiques qui vont être créés dans une logique de campus (logement universitaire, bibliothèques, équipements culturels…).



Les jardins, une thématique qui travaille l’Université depuis plusieurs années


Le mot jardin vient du germanique « Garten », qui signifie enclos. Historiquement le jardin est le lieu de l’accumulation du « meilleur » : meilleurs fruits, fleurs, légumes, arbres, meilleur art de vivre, meilleures pensées … Le Jardin Planétaire est le lieu de l’accumulation de toute une diversité soumise à l’évolution, aujourd’hui orientée par l’activité humaine et jugée en péril.

Le jardin, pris dans le sens traditionnel, est un lieu privilégié du brassage planétaire. Chaque jardin, fatalement agrémenté d’espèces venues de tous les coins du monde, peut être regardé comme un index planétaire. Chaque jardinier comme un entremetteur de rencontres entre espèces qui n’étaient pas destinées, à priori, à se rencontrer. Le brassage planétaire, originellement réglé par le jeu naturel des éléments, s’accroît du fait de l’activité humaine, elle-même toujours en expansion.
Gilles CLEMENT, Jardin de la résistance
Historiquement, l’Université d’Avignon a accueilli un jardin des plantes dès le 18ème siècle, lorsque la chaire botanique fut instituée. Depuis 2008, la thématique du jardin travaille nos actions : projets d’étude autour des jardins collectifs, programmation scientifique et culturelle « Cultivons notre jardin » en juillet 2010, travaux de recherche, en histoire notamment, sur les jardins.

Avec 43% de boursiers en premier cycle, un environnement local de mixité sociale, 13% d’étudiants étrangers, la culture est un élément moteur de réussite dans les études, de cohésion, de lisibilité institutionnelle à la hauteur de son territoire : en effet, une enquête a montré qu’en 2003, près de 72% des étudiants en provenance d’une autre ville qu’Avignon avaient fait le choix de notre établissement car ils pensaient y trouver une vie culturelle inscrite dans la ville et relativement intense.
L’Université affiche les agrosciences comme l’un de ses pôles de développement et doit pouvoir affirmer cette spécificité dans ses propositions culturelles. La création de jardins universitaires s’inspirant des modèles des jardins collectifs existants permettra d’appuyer ce propos. En effet, cela se révèle être un apport pour la communauté universitaire tant en terme de qualité de vie que de compétences culturelles et sociales. Les jardins collectifs sont tout d’abord des lieux de convivialité qui permettent la rencontre et l’échange. Mais l’entretien d’un jardin demande d’appréhender un rythme, une continuité et une persévérance qui sont des compétences culturelles et sociales nécessaires à tous et notamment dans la réussite d’étude.

Les jardins sont aussi une façon d’envisager l’environnement dans sa dimension écologique mais aussi citoyenne. L’hygiène de vie promue par les campagnes de sensibilisation portées par le ministère de la santé n’est pas toujours envisageable pour un étudiant. En effet, les ressources économiques et sociales (gestion du temps, organisation autonome de la vie quotidienne sont souvent découvertes lors du démarrage d’études supérieures) des étudiants ne leur permettent pas toujours de s’assurer des conditions de vie décentes. Sans prétendre qu’un jardin suffira à assumer les besoins de l’ensemble de la communauté universitaire, il permet tout au moins une connaissance et le développement de la conscience des éléments à prendre en compte dans son environnement.

Enfin, le site d’implantation de ce jardin permet de penser un adossement aux formations et à la recherche en agrosciences et de prévoir les échanges possibles en terme de transfert de connaissances et de savoir-faire.

Le projet qui fait l’objet de la présente consultation s’inscrira dans ce contexte scientifique et culturel. Il a pour objet la création d’un aménagement paysager comprenant un verger et sera localisé sur l’espace libre situé au nord du bâtiment de l’UFR-ip STS, bordé à l’est par un cheminement doux qui traverse Agroparc du Nord au Sud.

L’aménagement de cet espace pourra se concrétiser par un remodelage doux du sol, l’organisation des cheminements piétons et des espaces de convivialité, le choix des matériaux mis en œuvre... tout en intégrant la plantation d’arbres fruitiers menés sur tige, demi-tige, en espaliers... sous forme linéaire, sous forme de «poches», de bosquets ...

UN LIEU À INVESTIR

Un verger artistique librement accessible


« Je n'ai jamais rien vu de doucement beau dans ce monde, sans désirer aussitôt que toute ma tendresse le touche. »
Les Nourritures terrestres, André Gide, éd. Gallimard, p. 33

Dans le cadre de la mise en œuvre du 1% artistique concernant la construction du bâtiment de l'UFR-ip STS sur le site Agroparc, la commande portera sur la mise en place d'un verger artistique de manière à maintenir des espaces libres pour l'accueil éventuel de manifestations spontanées ou collectives. La mise en cohérence du projet réalisé dans le cadre du 1% artistique et des aménagements extérieurs prévus dans le cadre de la mission de maîtrise d'œuvre devra également être étudiée.

Le projet portera sur la totalité de la surface libre située au nord du bâtiment nouvellement créé soit environ 9000 m². Cette opération immobilière qui porte sur environ 5637 m² de SHON est conçue par l’équipe de maîtrise d’œuvre Leteissier Corriol qui a déjà réalisé le bâtiment Agrosciences voisin livré en 2006. Elle accueillera les étudiants, enseignants, encadrants et chercheurs en Biologie, Chimie, Géologie, Mathématiques et Physique et sera composée de locaux d’enseignement, de locaux de recherche, des bureaux administratifs et bureaux relais et enfin d’une bibliothèque universitaire.
Le terrain d’implantation, situé à l’arrière du bâtiment principal ne propose que peu d’accès direct et rend les circulations complexes entre l’espace construits et l’espace verger. Il faudra que le projet prenne en compte, dans l’aménagement de l’espace, les circulations vers le verger. Notamment en pensant un dispositif qui permette de marquer des séquences entre l’espace d’accueil et le verger.

Il consistera avant tout à la création d’un verger artistique librement accessible par les piétons depuis le cheminement qui borde la parcelle par l’Est. Il s’inscrira dans une dimension paysagère de type Land Art et intégrera le projet de verger initialement programmé par l’équipe de maîtrise d’œuvre du projet architectural au nord du bâtiment construit.
Les enseignants et étudiants du campus Agroparc, l’INRA et l’Epicurium (l’UAPV est membre du réseau du pôle de compétitivité Terralia) pourront être associés au projet de création du verger pour le choix des variétés à planter, le mode de conduite et de gestion des arbres à privilégier. Le verger doit être pérenne et évolutif, et les acteurs du territoire, partenaires de l’Université, doivent pouvoir s’inscrire dans la dimension participative de ce projet. Un système de parrainage des arbres pour limiter le coût de mise en place du verger et favoriser l’investissement des usagers de l’Université mais aussi des entreprises voisines sera à étudier. De la même façon, Deux événements majeurs marquent le territoire et sont à prendre en considération dans la définition du projet :

- Orchys day, événement lié à l’Université et à l’image d’orchidée universitaire qui lui est associé, développe fin mai une journée autour de la thématique de l’orchidée.

- Altera Rosa, événement majeur du paysage avignonnais qui depuis 10 ans célèbre la rose autour d’une programmation événementielle.

Les collaborations engagées entre l’Université et Avignon Tourisme, porteur d’Altera Rosa, sont à développer. A titre d’exemple, un don de 50 rosiers chaque année, est défini dans ces collaborations et pourrait s’inscrire dans le développement et le suivi du projet.

Les projets prenant en compte cette dimension seront particulièrement étudiés.



La zone d’implantation : Agroparc


« Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux; je veux que mes pieds nus le sentent... Toute connaissance que n'a pas précédée une sensation m'est inutile. »
Les Nourritures terrestres, André Gide, éd. Gallimard, p. 33

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur est historiquement un territoire riche en industries agro-alimentaires, reconnues pour leur diversité. La forte production de fruits et légumes a naturellement incité l'implantation d'entreprises de première transformation. Agroparc rassemble un panel de compétences au service des industries agro-alimentaires et répondant aux multiples besoins de cette filière par une approche transversale. Aujourd’hui, Agroparc est un véritable  pôle d’intelligence agro-alimentaire au travers de l’expertise pointue apportée par chacun de ses partenaires, directement disponible sur le site. 

Aux portes d'Avignon, Agroparc bénéficie d'une situation géographique remarquable, à la charnière des régions méditerranéennes et au débouché de l'axe rhodanien. Les moyens de liaison avec les capitales européennes sont multiples : autoroutes, TGV, transports ferroviaires, aéroports... Agroparc se développe sur 200 hectares, à environ 8 km du centre, au nord de la route de Marseille. Agroparc est entouré à l’ouest par l’INRA et le Montdevergues, à l’est par l’aéroport, et au sud par le lycée Pétrarque. Depuis Juillet 2005, la zone d’activité est labélisée « pôle de compétitivité » la rendant ainsi éligible aux aides financières de l’Etat. Depuis 1990, il s’est enrichi de 360 entreprises et organismes, de lieux d’enseignement et de recherche, de logements mais aussi d’un «musée vivant des fruits et légumes», Epicurium.

La recherche agronomique fondamentale a été la première composante représentée sur Agroparc. Depuis une dizaine d'années, les collectivités se sont attachées à développer les axes "recherche appliquée" et "transfert de technologies". Une particularité de la recherche sur Agroparc est qu'elle a su très rapidement s'occuper de problématiques industrielles. Une véritable relation "client / fournisseur" s'est installée. De ce fait, la recherche appliquée et le transfert de technologie sont très développés sur le Technopôle.

Avec plus de 2300 étudiants sur ce campus, 105 enseignants et enseignants-chercheurs, 55 personnels, ce site est un formidable réservoir de matière grise. Tous les niveaux de diplôme sont représentés, du CAP au doctorat, et ce, dans un grand nombre de domaines. Ce pôle d'enseignement et de recherche a reçu, en septembre 2003, une reconnaissance institutionnelle de la part du Ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie, conjointement avec le Ministère de l'Agriculture, à travers une labellisation « PFT » (Plate-Forme Technologique).

Agroparc, lieu d'expérimentation interactif, encourage les synergies entre le monde étudiant, la recherche et les entreprises, favorisant ainsi la diffusion du savoir. Outre les enseignements spécifiquement "agro-alimentaires", plusieurs formations de haut niveau sont dispensées en marketing logistique, distribution, informatique, comptabilité/gestion, mécanique, électrotechnique.

L’inscription dans une trame agricole existante


« Si ce que tu manges ne te grise pas, c'est que tu n'avais pas assez faim. »
Les Nourritures terrestres, André Gide, éd. Gallimard, p. 38

Cet ancien territoire agricole dont on a conservé la trame des haies brise-vent et des canaux d’arrosage se distingue par sa grande qualité paysagère. «La place donnée aux espaces verts doit être suffisante pour obtenir un «effet de construction dans un parc»» (Cahier des recommandations paysagères de la ZAC Agroparc). Cette qualité se retrouve dans l’architecture des bâtiments qui fait l’objet d’un cahier des charges détaillé.
Plus largement, la commune d’Avignon appartient à l’entité paysagère du couloir rhodanien, couloir naturel dans lequel se concentrent les grandes infrastructures de transport (RN7, A7, réseau ferroviaire et aéroport) et centres urbains. Bordée de collines boisées, la vallée est mise en valeur par l’agriculture qui, dans certains secteurs comme celui d’Agroparc, offrent des paysages de bocage structurés par des haies brise-vent et d’importants canaux comme le canal Crillon.

C’est dans ce contexte paysager particulier marqué par la trame végétale et hydrologique qu’a été développée la zone d’activités Agroparc.

Aménagée sur un terrain plat dont l’altitude se situe entre 32 m et 34 m, cette zone est située en rive droite de la basse vallée de la Durance. Elle est traversée par la Durançole, le canal Crillon et le canal de l’Hôpital, qui appartiennent à un vaste réseau d’irrigation créé à partir de 1779.

L’aménagement paysager de la zone Agroparc s’appuie sur le respect de la trame agricole existante : conservation de la trame parcellaire, des haies brise-vent de cyprès, des alignements d’arbres et des canaux d’irrigation.
Bien qu’Agroparc ait vocation à être urbanisé, le parti d’aménagement de la zone suivant différentes tranches permet de maintenir l’activité agricole sur les parcelles non encore bâties. La cohabitation entre immeubles de bureaux, établissements d’enseignement et champs de céréales apporte un agrément particulier au cadre quotidien des 7400 personnes qui travaillent sur le site. Le découpage des lots reprend le parcellaire d’origine, tandis que de nombreuses haies brise-vent de cyprès, qui structurent fortement le paysage de la plaine du Comtat, ont été préservées jusque sur les parkings.

 http://www.permaculturedesign.fr/la-haie-bzzzrise-vent/

UN PROJET PARTICIPATIF, UNE ŒUVRE EN DEVENIR


« Qu’est-ce qu’un lieu ? qu’est-ce qui fait qu’en un lieu comme celui dont j’ai parlé au début de ce livre, on ait dressé un temple, transformé en chapelle plus tard : sinon la présence d’une source et le sentiment obscur d’y avoir trouvé un centre.»
JACOTTET Philippe, Paysages avec figures absentes, éditions Gallimard, 1970
Soucieuse de la bonne intégration de son campus dans un environnement hautement qualitatif et d’accueillir ses usagers dans des conditions optimales, l’Université souhaite que la mise en œuvre de ce 1% artistique se concrétise par la production d’une œuvre symbolique emblématique des activités qui se dérouleront au sein de ce centre d’enseignement et de recherche et, plus largement, de l’Université. Cette œuvre devra ainsi participer au développement des actions culturelles initiées par l’Université sur le campus Agroparc en constituant un espace de rencontre et de partage.
Un verger est un espace planté de fruitiers mais il s’agit ici, au-delà de cette définition, de penser un espace pérenne, participatif et évolutif qui s’appuie sur les spécificités de notre université dans ses formations, dans sa recherche mais aussi dans sa dynamique de campus. L’occupation de l’espace est en effet un élément essentiel, influant sur la fréquentation de cet espace. L’œuvre doit pouvoir s’amplifier par la présence des usagers et « faire lieu » par l’appropriation du rôle actif de médiateur par la communauté universitaire.
À l’image du verger médiéval qui servait à la méditation, le projet devra penser les circulations, les respirations, les couleurs en fonction des rythmes et des temporalités. L’oeuvre doit pouvoir être un lieu du vide, un cocon, un espace où les usagers pourront trouver confort et tranquillité accessible à tout moment de la journée ou de la semaine.
Ce jardin doit se présenter comme une œuvre en mouvement, et devra être en capacité d’accueillir des manifestations spontanées ou organisées d’une capacité maximale de 200 personnes. Le projet devra donc penser le verger autour de la notion de vide et de plein et de la mise en œuvre d’un espace plug and play, c'est-à-dire aménageable en fonction des événements.
Il pourra aussi être un lieu de connaissance, support d’enseignement et de recherche directement lié aux axes identitaires portés par l’Université. Il sera support d’actions de sensibilisation à l’alimentation, à l’agriculture durable, à la conservation de la diversité variétale, autant de thématiques déjà abordées par l’INRA, l’Epicurium et l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse et à transmettre aux usagers du site pour faire de la communauté universitaire, des articulteurs. http://www.articulteurs.org/
L’œuvre a donc pour vocation de fédérer les différents usagers du pôle d’activités Agroparc, d’améliorer les conditions et la qualité de vie de la communauté universitaire et enfin d’appuyer la dimension de développement durable dans laquelle l’Université inscrit ses actions sur le long terme.

CONTRAINTES TECHNIQUES


Un cahier des charges architectural ainsi qu’un cahier de recommandations paysagères sont appliqués dans l’enceinte d’Agroparc. De plus, l’aire d’étude est concernée par le risque inondation (procédure d’élaboration du PPRi de la basse vallée de la Durance en cours) «aléa modéré». Cette zone correspond aux secteurs d’écoulement des crues soumis à un aléa modéré dans les secteurs urbanisés, centres urbains et autres zones urbanisées. Le projet de règlement du PPRI daté de mars 2013 précise les modalités d’aménagement du site également réglementées par le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la ville d’Avignon.

En effet, le secteur concerné par le projet est situé dans la zone «UP» su Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune d’Avignon qui a été approuvé le 8 octobre 2011 par le conseil municipal.

Le (ou les) artistes devront veiller à respecter ces contraintes techniques réglementaires.
Synthèse des éléments de contrainte à retenir :

  • Les clôtures sont interdites.

  • Il est interdit de procéder à des prélèvements dans la nappe phréatique. Seul le système d’arrosage centralisé dit «Rainbird» peut être utilisé pour l’arrosage des espaces plantés.

  • Le traitement des espaces paysagers doit être fait en harmonie avec les traitements paysagers publics voisins.

  • Des dispositions particulières doivent être prises pour éviter le rejet de polluants dans le sol (périmètre de captage de la Saignonne).

  • Les éventuels modelés de sol (remblais/déblais) ne doivent pas perturber l’écoulement des eaux.

  • Les aménagements d’espaces de plein air (espaces verts, équipement sportifs ouverts, équipements de loisirs...) sont autorisés sous réserve qu’ils ne créent pas d’obstacles à l’écoulement.

  • La création d’abris ou appentis, clos ou non clos, dont la superficie ne dépasse pas 10 m² d’emprise au sol par logement sur l’unité foncière est autorisée.

  • Présence de l’eau à environ 6 mètres en dessous du terrain naturel.


La possibilité d'implanter des structures temporaires liées à l’organisation d’événements (sanitaires, scène…) sera étudiée. Les contraintes liées à la sécurité (éclairage, accès des secours, etc.) devront bien sûr être prises en compte. Un accès véhicules (techniques et secours) sera prévu en prolongement de l’accès livraison existant au sud-ouest de la parcelle.
Le projet devra donc prendre en compte l’ensemble des réglementations applicables à la zone et envisager le projet dans ses différentes modalités d’occupation.

Références bibliographiques


CLEMENT Gilles, Jardins, paysage et génie naturel, Leçon inaugurale du Collège de France, Editions Collège de France – Fayard, 2012
GIDE André, Les Nouvelles Nourritures, éditions Gallimard 1935

GURVIL Clément, Les faiseurs de sens. Des jardiniers organisateurs des aspirations sensorielles des Parisines au XVIe siècle

IMBERT Christophe, Le jardin de Petrarque pour les muses en exil : que transposer un poétique, c’est réinventer son lieu in Revue de littérature comparée n°308 2003/4 (p.403 à 414)


MARCHAND Joseph, L’Université d’Avignon aux XVIIe et XVIIe siècles

MOULET Pierre, Histoire et déboires du jardin botanique d’Avignon

MORVILLEZ Eric, Édition des Actes du colloque « Paradeisos, genèse et métamorphose de la notion de paradis dans l’Antiquité » – organisé du 20-22 mars 2009, Palais des Papes –Avignon, intégrant la communication : « Que reste-t-il de l’iconographie du paradeisos dans l’Antiquité tardive ? »

SANSOT Pierre, Jardins publics, Editions Payot, Petit bibli Payot, numéro 257, 2003

TORTOSA Guy, Jardins ready-made et jardins minimaux

Références Webographiques


http://www.univ-avignon.fr/fr/espace-multimedia/les-lecons-de-luniversite/edition-2010/15-juillet-2010.html

http://www.anne-patrick-poirier.com/

http://www.articulteurs.org/

http://www.gillesclement.com/

http://www.domaine-chaumont.fr/festival_festival

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