Résumé : l’objet de la communication est de s’interroger sur l’évolution de l’information-formation des professeurs de l’enseignement technique durant ces 75





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L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ENTRE 1930 ET 2007 : DES REVUES-PAPIER A L’INFORMATION NUMERIQUE
Intervention au colloque INRP « Recherches sur et pour l’éducation et les enseignements technologiques : enjeux éducatifs et scientifiques » Lyon 12 et 13 mars 2007

Ignace Rak Membre associé UMR STEF ENS Cachan
Mots-clés : enseignement technique, revues d’information-formation des professeurs, information-formation numérique Internet, sites techniques et pédagogiques Internet, éducation technologique.
Résumé : l’objet de la communication est de s’interroger sur l’évolution de l’information-formation des professeurs de l’enseignement technique durant ces 75 dernières années au travers des revues imprimées sur papier et sur les prémisses du développement de l’information-formation sous leurs formes numériques.
Abstract : the object of the communication is to wonder about the evolution of the information-formation of the professors of technical teaching during these 75 last years through reviews printed on paper and the premises of the development of the information-formation in their numerical forms.
Introduction

Le laboratoire UMR STEF a engagé en 2004 une recherche sur l’histoire de la revue Technique Art Science (T.A.S.) ayant existé entre 1946 et 1977. Dans le cadre de cette étude, ont été également analysées les dix autres revues ayant existé à l’intention de l’information-formation des professeurs de l’enseignement technique entre 1930 et 2005, y compris celles ayant existé entre 1990 et 2005 à l’intention des professeurs de technologie pour une éducation technologique au sein du collège (1) (fig.1).

D’autre part, le développement dans l’enseignement technique des sites Internet officiels et personnels a été tel ces dernières années, que l’on peut s’interroger sur la place et l’impact de ces nouvelles sources d’information-formation relativement aux trois dernières revues existantes sous la forme de diffusion « papier » et l’impact prévisible sur le curriculum réel.

A partir du résultat du dépouillement de ces dix revues et d’une première approche de l’analyse des sites Internet existants en technologie au collège, j’essaierai de cerner quelques questions concernant la place des formateurs, des chercheurs et de leurs apports par rapport à d’autres participants au sein de ces différents supports.
La revue Technique Art Sciences et les dix autres revues didactiques et pédagogiques de l’enseignement technique (1930-2005)
Les limites de la recherche

Contrairement à la revue T.A.S. (1946-1977) consistant à analyser en détail le contenu des articles et de leurs auteurs, le dépouillement des 10 revues didactiques et pédagogiques (1930-2005) ayant existé au cours de la même période est essentiellement descriptif et comparatif. La période étudiée est limitée en amont puisqu’elle ne débute qu’en 1930, date du début de la gestation de la revue la plus ancienne. La catégorie des revues de l’enseignement technique relevant du Ministère de l’éducation nationale, se limite à l’enseignement technique non agricole après l’année 1971, date où paraît le dernier numéro de la revue « le cours agricole et rural ».

Les nombreuses autres revues strictement éditées par les propres moyens d’associations spécialisées de professeurs dont l’acquisition se fait en accompagnement d’une adhésion et non d’un simple abonnement (électricité, mécanique, menuiserie, métaux en feuilles, économie et gestion, etc.), ne font pas ici l’objet d’une étude malgré l’intérêt que cela aurait pu apporter en raison des complémentarités et des comparaisons d’articles et d’auteurs.
Les formations et diplômes de l’enseignement technique concernés

Les revues étudiées portent uniquement sur les niveaux de diplômes de l’enseignement technique relevant du Ministère de l’éducation nationale du CAP au baccalauréat professionnel, baccalauréat, BTS, voire DUT très récemment (2002 pour Technologies & Formations) et classes préparatoires aux grandes écoles.

Des articles techniques et pédagogiques sont parfois consacrés à des formations ne conduisant pas à des diplômes (CPPN, 4e et 3e technologiques, etc.). L’exemple le plus récent (1990) est la création d’une revue entièrement consacrée à la technologie au collège (Les Publications de Montlignon devenant ensuite en 1998 Education technologique).
Quelques informations : durées de vie, nombre de numéros

Quatre éditeurs ont contribué et certains contribuent toujours à l’existence de ces revues didactiques et pédagogiques :

- l’éditeur Foucher ; le Centre de Documentation Pédagogique de l’éducation nationale (CNDP, aujourd’hui SCEREN) ; PYC édition ; Delagrave.

Si l’on compare les périodes de vie de chacune des revues, (cf. fig. 1), viennent en tête :

- Technologies & formations (73 années) ;

- Le cours commercial qui a cessé de paraître (54 années) ;

- Economie et management (49 années) ;

Un décompte assez précis des numéros parus, fait apparaître que c’est Le cours commercial (1939-1993) qui est paru avec le plus grand nombre de publications (768). Mais ce premier décompte serait à corriger en fonction du nombre comparé de pages de chacune des revues existantes de cette période.
Les acteurs : comités de rédaction, institutions, personnes

Dans l’ensemble du dépouillement des 10 revues didactiques et pédagogiques de l’enseignement technique (1930-2005), la présence d’un comité de rédaction clairement identifié n’apparaît qu’assez récemment (années 1980) dans deux revues éditées par le service public de documentation du Ministère de l’éducation nationale (Technologie, Economie et management), et depuis le début pour la revue Technologies & Formations (1932), Cibles (1982) et Education technologique (1990).

Viennent ensuite les 4 revues encore existantes qui ont toujours eu un comité de rédaction dirigé par un inspecteur général de l’éducation nationale. Ces comités de rédaction vont voir ses membres (une dizaine) augmenter d’années en années pour atteindre 15 à 20 membres. Ils sont composés de membres de corps d’inspection (IA IPR, IEN) et de professeurs des disciplines concernées par le lectorat.

Peu ou pas de représentants d’entreprises ont fait partie ou font partie du comité de rédaction. Quant aux universitaires, ils sont eux aussi peu présents dans les comités de rédaction, à l’exception de deux revues : Cibles (1982-1996) et Education technologique (1997-2005).
Les contenus : éditoriaux, articles

Les éditoriaux, lorsqu’ils existent, marquent souvent l’orientation d’une revue et construisent les points de repères avec des descriptions synthétiques des avancées didactiques et pédagogiques pour le lectorat considéré. Or dans les cinq revues créées par les éditions Foucher, il y en a trois qui ont rarement, ou peu, d’éditoriaux : Le cours commercial, Le cours ménager, Le cours agricole et rural. Les quelques éditoriaux existants sont souvent signés de responsables du ministère de l’éducation nationale pour soutenir les efforts considérables, mais privés, d’information et de formation des professeurs. Seules deux revues dans la dernière période de leur vie Le cours industriel (1977-1983) et Le cours féminin (1957-1975) publient des éditoriaux réguliers et d’une grande richesse pédagogique.

En revanche dans les 4 revues encore existantes (Technologie, Technologies & Formations, Economie et management, Education technologique), on constate que si cette rubrique existe rarement avant les années 1980 et de façon épisodique pour Economie et management, sauf entre 1956-1966, elle se développe ensuite, au point d’être présente plus régulièrement, voire systématiquement. Lorsque ces éditoriaux existent, ce sont des inspecteurs généraux, personnalités ou rédacteurs en chef qui les rédigent. Au-delà des années 1980, à l’exemple de la revue Economie et management, cette rubrique devient régulière dans toutes les revues avec des éditoriaux signés par les chefs de travaux, professeurs membres du comité de rédaction ou les corps d’inspection générale ou académique.
Sujets des articles : histoire de l’enseignement technique, programmes et diplômes, évolutions techniques, didactique et pédagogie, formation des enseignants

Il nous a été possible de repérer quelques textes illustrant la variété et la richesse de cette documentation de 3200 numéros, soit près de 200 000 pages au travers des éditoriaux, des sommaires et des titres des articles.

Concernant l’histoire de ces revues à laquelle est liée celle de l’enseignement technique et de sa documentation pour les professeurs, par exemple, la création de la revue du secteur privé « Le cours commercial », est encouragée dès le premier numéro dans un éditorial titré «  Un encouragement officiel » et signé par H. Luc, Directeur général de l’enseignement technique et ancien ingénieur des arts et métiers.

S’agissant des liens des contenus des revues avec les diplômes et programmes de l’enseignement technique, on peut souligner que la totalité des 10 revues durant leur vie, établissent et s’appuient sur ceux-ci pour orienter et publier des articles.
Synthèse

Si l’on voulait dresser une carte précise de l’histoire de la didactique et de la pédagogie de l’enseignement technique des principales disciplines générales et techniques dans les deux grands domaines de formation initiale et continue des professeurs et des élèves en économie et gestion (EG) et sciences et techniques industrielles (STI), les 10 revues accessibles au grand public par abonnement sont les principales ressources qui peuvent témoigner de l’évolution de 75 années d’histoire de l’enseignement technique des classes du CAP au BTS et classes préparatoires aux grandes écoles.

Les résultats de ce dépouillement qui est resté très global, éclairent l’histoire de l’enseignement pratiqué dans les classes et les sections techniques de l’ensemble des spécialités des domaines E.G., S.T.I., agricole et témoignent aussi de l’évolution des contenus de formation des professeurs concernés : voir par exemple le numéro spécial de la revue Economie et Management n° 121 pour l’économie et gestion. On peut distinguer trois grandes périodes : 1930-1950, 1950-1980, 1980-2005 dans l’histoire de ces revues.
Entre 1930-1950, les revues existantes apportent des éléments de formation technique au travers des sujets d’examen pour les élèves et de concours pour les professeurs, d’exercices élèves et « progressions » nationales. Les diplômes techniques départementaux sont progressivement remplacés par des diplômes nationaux.
Puis apparaissent un grand nombre de manuels pour les élèves et des livres techniques ressources pour les professeurs (1950-1980). Ceci est principalement dû au développement de l’enseignement technique, du nombre de ses élèves et du nombre de professeurs.

Simultanément de nombreuses associations de professeurs de l’enseignement technique, se créent entre 1950 et 1980 dans les lycées d’enseignement technologique mais aussi et surtout de lycées professionnels en construction métallique, électricité, menuiserie, mécanique, métaux en feuilles et en économie et gestion où il existe deux importantes associations, l’une pour les sciences et techniques économiques et l’autre pour les professeurs de secrétariat, pour ne citer que les plus importantes. Ces associations qui organisent de grands congrès pédagogiques annuels ou biannuels avec l’aide de formateurs des centres de formation CFPT et ENNA et de certains Inspecteurs généraux, ces derniers figurant souvent dans le bureau de ces associations, produisent leur propre bulletin avec des informations plus ciblées comme par exemple de nombreux dossiers techniques et documents directement exploitables en classe.

L’information des corps d’inspection académique (IA IPR, IEN) passe aussi dans cette période (1950-1980), par de nombreux séminaires en commun IGEN, IA IPR, IEN et formateurs. L’information étant supportée et/ou relayée par les revues existantes. Ces revues sont aussi porteuses de nombreuses initiatives et expérimentations pédagogiques : le contrôle continu des connaissances et les diplômes par unités capitalisables ; les recherches dans les établissements pilotées au niveau national par l’inspection générale, le ministère et l’INRP ; les classes de 4e et 3e technologiques ; la rénovation des diplômes de l’enseignement technique, etc.
Pour la période 1980-2005, la date de 1991 qui est marquée par la transformation des centres CFPT et des ENNA en IUFM, consacre la disparition de la collaboration directe des centres de formation des professeurs aux articles des 4 revues encore existantes (Technologie, Technologies & Formations, Economie et management, Education technologique), ceci malgré l’implication de deux ENNA dans deux revues « Le cours industriel » avec l’ENNA de Paris Nord (1940-1983) et « Cibles » avec l’ENNA de Nantes (1982-1996) et comme si la participation à l’information nationale de leurs travaux et recherches ne faisait pas partie de leur mission. Cette dernière période annonce et amorce la disparition de telle ou telle revue, sachant que les professeurs et inspecteurs attendent des informations « gratuites », ce qui ne fait pas l’affaire des revues publiques et privées qui cessent progressivement de paraître, faute d’abonnés.

Mais les quatre revues sont sous la responsabilité pédagogique dans des comités de rédaction présidés par l’inspection générale de l’éducation nationale en économie et gestion et en sciences et techniques industrielles.
Dès les années 2000 apparaissent les premiers sites Internet officiels et privés. En 2005 disparaît l’une des quatre revues-papier existantes, « Education Technologique » entièrement consacrée à la technologie au collège. Aujourd’hui, en 2007, peut-on esquisser une première approche de cette évolution des supports d’information-formation qui tendent à supplanter les trois dernières revues papier, ainsi que la place des formateurs et des chercheurs dans ce nouveau paysage ?
Le développement en France des sites Internet et la place des formateurs dans la diffusion des informations techniques, pédagogiques
Un premier recensement empirique des sites de l’enseignement technique et de l’éducation technologique, confortée par une observation de la création exponentielle de ces sites ces trois dernières années, me permet dresser un panorama de ces nouveaux modes de communication dans l’enseignement technique, ainsi que poser un certain nombre de questions quant à la validité des informations ainsi disponibles pour les professeurs, ainsi que pour les élèves.
Une première approche d’un inventaire

Si l’on s’en tient à couvrir les champs de l’Economie et Gestion (EG) et des Sciences et Techniques Industrielles (STI), c'est-à-dire hormis le domaine de l’enseignement agricole, les deux premiers champs ont un réseau national et académique très dense couvrant toutes les académies, avec des sites spécialisés par filière.

On trouve ainsi une origine officielle et nationale commune d’organisation de ces sites et listes : c’est le Centre d’Etudes et de Ressources pour les Professeurs de l’Enseignement Technique (CERPET) confiée à l’Inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) (3) qui fédère les deux portails figurant sur « Educnet » (4) (5). Et l’on trouve aussi des centres spécialisés dans des filières technologiques comme le portail associatif des professeurs de génie mécanique (6) ou de portail collaboratif avec des entreprises pour les stages de formation des lycéens (7).
Une première approche de catégorisation des sites : l’exemple en technologie au collège

On peut catégoriser les différentes sources de documentations numériques à partir de l’exemple des sites de la discipline technologie au collège qui fait partie de l’enseignement technique au titre de la double tutelle des corps d’inspection en économie et gestion et sciences et techniques industrielles.

Tout d’abord un site national officiel dirigé par un Inspecteur général (8) et d’autres sites académiques (9) sous la responsabilité du corps d’inspection régional (IA IPR) mettent des informations et documents techniques à la disposition de tous les professeurs de technologie. Puis des sites d’associations de spécialistes, syndicats et professionnels collaboratifs (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17).

Ensuite des sites personnels de professeurs de technologie qui s’adressent principalement soit à des collègues (18) soit aux deux publics élèves et professeurs, comme par exemple (19).

Enfin des sites de communautés scolaires comme le collège s’adressant principalement aux élèves et parents d’élèves au niveau local (20).

Il semble bien que se dégagent deux catégories de sites :

- les sites diffusant des informations numériques « verticales » et hiérarchiques ;

- des sites diffusant des informations numériques « horizontales » personnelles et/ou locales.
Une première approche quantitative du développement des informations sous la forme numérique : les exemples de l’EG, STI et de la technologie au collège

Si l’on retient le critère du nombre de visiteurs sur un site ou du nombre de messages sur une liste de diffusion, on constate que l’information numérique est assez importante et en constante augmentation. Quelques chiffres pour illustrer la participation respective des professeurs de différentes disciplines.

Au titre du nombre de messages pour 2006 :

- en économie et gestion, le site de la discipline économie et gestion « Ecogest AT cru.fr » géré par le serveur CRU (Comité Réseau des Universités), ce site se situe au deuxième rang national des listes de diffusion au rang national avec près de 29 millions de messages ;

- en sciences et techniques industrielles, aucune statistique n’a été trouvée pour l’ensemble des sites existants car ils ne font pas partie, semble-t-il, du réseau CRU ;

- en technologie au collège, le site de la discipline technologie au collège représentée par l’association des professeurs de technologie « pagestec AT cru.fr » géré également par le serveur CRU, se situe respectivement au neuvième rang des abonnés en totalisant plus de 4 millions de messages ;

- toujours en technologie au collège, le site de la technologie au collège représentée par l’association des professeurs de technologie « pagestec AT cru.fr » géré lui aussi par le serveur CRU, se situe au dix septième rang au titre des adhérents en totalisant 1 million de messages.

Au titre du nombre de visiteurs si l’on ne trouve aucun chiffre pour les domaines de l’économie et gestion et des sciences et techniques industrielles, en revanche l’association PAGESTEC signale pour l’année 2006 près de 250 000 visiteurs et plus de 600 visiteurs par jour sur son site www.pagestec.org , doublant ainsi ces chiffres par rapport à l’année 2005.

Il semble donc que pour l’enseignement technique, en y incluant la technologie au collège, que les deux indicateurs du nombre de messages et de visiteurs sur des sites spécialisés, soient des indices forts du développement du développement de la communication numérique par rapport aux tirages des revues papier qui selon des chiffrages officieux en 2005, ne dépasseraient pas un tirage de :

- 3000 pour Technologie (revue publique SCREREN);

- 2200 pour Technologies & Formations (revue privée Delagrave);

- 2000 pour Economie et management (revue publique SCEREN);

- 1000 pour Education technologique (revue publique-privée SCREREN-Delagrave qui a disparu en septembre 2006).
Les contraintes et problématiques issues de l’évolution des supports d’information formation revues papier aux supports numériques

L’ensemble de ces premières approches confrontant l’existence des quelques revues papier et le développement des supports numériques, m’amène à recenser une première série de quatre contraintes qui ont influé et qui vont influencer les futurs supports de communication.

D’abord l’augmentation du poids des fichiers logiciels et applicatifs invite à ne plus passer par l’étape de la forme papier mais à passer directement à des informations techniques « sans intermédiaire » et moins consommatrice de temps.

Ensuite, par manque de temps et/ou de formation et compte tenu de la complexité de plus en plus grande des systèmes techniques, il y a une demande de plus en plus grande des professeurs à vouloir acquérir des dossiers et documents techniques prêts à l’emploi, c'est-à-dire créés par d’autres, voire à échanger directement avec d’autres des créations ou des recherches, ce qui relativise l’intérêt pour des questions philosophiques ou didactiques dont les revues s’intéressaient principalement.

Et la diminution depuis quinze ans de la participation des formateurs d’ENNA, de CFPT, puis des IUFM à ces revues et sites, ceci à de rares exceptions près, n’a pas diminué le besoin d’informations et a créé des réseaux d’échanges directs entre les professeurs ou sites spécialisés.

Enfin la prégnance et la dépendance vis-à-vis des autorités administrative et d’inspection ne conduisent-elles pas les professeurs à s’intéresser d’abord aux directives administrato-pédagogiques du ministère de plus en plus fortes puis aux sites nationaux et académiques des corps d’inspection, ceci pour être plus proche de ce qu’il faut faire pour être bien noté et conserver son poste ?
Des perspectives en questions
Il y aurait lieu d’approfondir ces premières approches de cette coexistence entre les rares revues-papier didactiques encore à la disposition de l’information-formation des professeurs de l’enseignement technique et en constante régression et les sites et listes de diffusion Internet en constante progression.

En attendant que d’autres recherches aient lieu sur l’épistémologie de l’enseignement technique au travers des revues, voici quatre questions qui me semblent être posées dès aujourd’hui aux formateurs et aux chercheurs dans l’enseignement technique.

1 - N’assiste-t-on pas à un développement,

. de plus en plus contrôlé et hiérarchisé par la prédominance des sites officiels « dirigés » relatif aux « curriculums prescrits » ;

. de moins en moins auto-contrôlé des sites personnels et collaboratifs « libres », ainsi que des sites de fournisseurs de matériels et logiciels, voire des éditeurs ?

2 - Dans cette hypothèse d’évolution des sources d’information-formation, quelles conséquences ces questions de sur-contrôle et de d’auto-contrôle peuvent-elles avoir dans les relations et les différenciations entre le curriculum prescrit-formel des « décideurs » et les curriculums réels-cachés des professeurs ? (21) (22). N’est-ce pas aussi une richesse et une liberté pour les professeurs et les disciplines techniques sachant cependant que la flexibilité des programmes et curriculums n’est pas illimitée et que les premiers constats de ces écarts s’observent dans les textes des « résumés » et dans les questions posées en évaluation des élèves ? Enfin, on peut se demander pourquoi les formateurs et les chercheurs qui pourraient être en quelque sorte des régulateurs, sont-ils de moins en moins présents et actifs dans les revues, les sites et les listes de discussion numériques ?

3 - La liberté individuelle et collective de l’information technique au sein des revues et des sites Internet semble être prisonnière entre deux extrêmes. D’une part celles des revues « dirigées » de moins en moins nombreuses et accueillantes pour les formateurs et les chercheurs. Et d’autre part l’ouverture des sites collaboratifs et personnels « libres » où ces formateurs et chercheurs ne sont (et ne veulent plus être ?) non plus présents. L’ensemble de ces faits n’invite t-il pas à se poser la question de la garantie, de la qualité et de la crédibilité future des informations didactiques dans l’enseignement technique et l’éducation technologique ?

4 - En conclusion et en perspective, n’y aurait-il pas de place pour un site et une liste numérique spécifique de l’enseignement technique animée par les chercheurs et formateurs dans cet espace public et privé qui manque singulièrement de reproblématisation des résultats d’études et d’une expression audible et crédible ?

Ignace Rak

Mars 2007


Eléments bibliographiques et sitographiques
(1) http ://perso.wanadoo.fr/techno-hadf/edu/1-college_fr_1985_2000/HADF_1-17_Les_revues_de_l_enseignement_technique_et_de_l_education_technologique.doc (consulté le 17 février 2007)

(2) SCEREN CNDP (2006). 50 ans d’économie et gestion. Economie et management n° 121 d’octobre 2006. Paris SECREN-CNDP.

(3) http ://www.cerpet.education.gouv.fr/

(4) http ://www2.educnet.education.fr/sections/sti/acad/

(5) http ://www2.educnet.education.fr/ecogest/

(6) http ://www.listepgm.org/index.php?page=accueil.htm

(7) http://www.certaproductique.fr/

(8) http://www.ac-poitiers.fr/rnr%5Ftechno/

(9) http://www.ac-poitiers.fr/rnr%5Ftechno/

(10) http://www.aeat.fr/index.html

(11) http://www.aeet.fr/

(12) http://anftech.blogspirit.com/

(13) http://www.assetec.net/

(14) http://www.education-technologique.eu/

(15) http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?article1034

(16) http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/070226index.aspx

(17) http://fr.wikipedia.org/wiki/Technologie_au_coll%C3%A8ge

(18) http://perso.orange.fr/techno-hadf/bienvenue.htm

(19) http://www.technocollege.net/

(20) http://techno.art.free.fr/

(21) PAINDORGE, M. (2007). Didactique de l’éducation Physique et Sportive, didactique des disciplines technologiques : quelques concepts. (A paraître).

(22) MARTINAND, J.L. (2005). Elaboration des programmes de l’enseignement scolaire, seconde partie, principales questions en suspens. Colloque franco-américain « Les politiques des savoirs, INRP Lyon 23-26 mars 2005.







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