La troisieme revolution industrielle selon j. Rifkin. Et dans l’education technologique demain ?





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date de publication11.02.2017
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LA TROISIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE SELON J.RIFKIN. ET DANS L’EDUCATION TECHNOLOGIQUE DEMAIN ?



Chapitre 6 – De la mondialisation à la continentalisation 
Document rédigé par Ignace Rak en janvier 2014 pour l’association PAGESTEC www.pagestec.org
Mots-clés sur http://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html Technologie futur : approche systémique ; la 3e révolution industrielle.
La présente série de documents de réflexion est une contribution pour reconnaître ce qui se fait déjà dans certaines classes de collège et repérer quelques éléments nouveaux extraits de l’ouvrage et à intégrer ou non, dans l’enseignement de la discipline « technologie » d’aujourd’hui, voire à utiliser directement dans les cours.

Mais cette série de documents a aussi pour objectif d’alimenter la réflexion pour une évolution de l’éducation technologique pour demain, ainsi que faire envie de lire l’ouvrage complet. Cet ouvrage reflète un point de vue, parmi d’autres, celui de J.Rifkin. Mais par sa qualité, il est représentatif d’une réflexion incontournable et fondée au sens de la rigueur universitaire. Il peut aussi servir de ressource à d’autres disciplines que la technologie.

Ce document fait suite au document sur le chapitre 5 « Au-delà du clivage gauche/droite » que j’ai rédigé en décembre 2013 (1) qui fait partie de la première partie de l’ouvrage et intitulé « La troisième révolution industrielle ». Il reprend des éléments de l’ouvrage de Jeremy Rifkin (2). Pour faciliter les citations de l’auteur Jeremy Rifkin, c’est l’abrégé J.R. qui est employé dans ce document.
Dans ce cinquième chapitre notamment, J.R. décrit deux aspects importants qui s’inscrivent dans la réflexion sur l’évolution prévisible vers de nouvelles solutions technologiques et politiques : d’abord d’une logique de la mondialisation vers une logique de la continentalisation par la reconnaissance de l’existence des Unions continentales et ensuite de la géopolitique vers une politique de la biosphère.
Avertissement aux lecteurs du présent document.
Les extraits sélectionnés ci-après sont des éléments qui éclairent essentiellement mes points de vue : technique, de citoyen, et historique pour une éducation technologique devant se mettre en place aujourd’hui pour préparer demain. Cette sélection est personnelle. Les extraits sont présentés entre parenthèses (« »). Parfois ils sont précédés ou suivis de («…) (… »). Ceci indique qu’il a dans l’ouvrage une petite, ou une grande partie, non citée du texte qui précède, ou qui suit l’extrait.

 

D’autre part les nombreux renvois à des articles, études et références, sites, ne sont pas mentionnées dans mon document. Or toute l’analyse de J.R., puis ses propositions, s’expriment à partir de ces faits et des études prospectives. Si vous voulez connaître les sources de ses chiffres et avis, il est nécessaire d’aller les consulter dans l’ouvrage de J.R. chapitre par chapitre.

Dans tous les cas, seule la lecture de l’original fait foi, car lors de la saisie il peut y avoir éventuellement des erreurs, fautes ou omissions.
L’introduction au chapitre 6 (extraits) (3)
Si le terme de « mondialisation » nous est assez familier, le terme de « continentalisation » l’est beaucoup moins. Dans son introduction historique J.R. raconte qu’il a entendu « pour la première fois le mot continentalisation dans un hôtel de campagne isolé, aux environ de Paris. C’était fin mai 2008. Les PDG des grandes compagnies de services postaux, qui représentaient une bonne partie du trafic logistique de la planète, s’étaient retirés là pour échanger leurs états d’âme sur l’avenir de l’économie mondiale.

L’incertitude était palpable. Les participants étaient inquiets. On sait empiriquement, dans les milieux d’affaires, qu’une chute des envois postaux annonce la tempête à l’horizon économique. Or l’acheminement mondial était en train de s’arrêter, et ces PDG n’avaient jamais vu ça, de toute leur vie…Peter Bakker prend la parole. C’est le PDG de TNT, l’ancienne poste néerlandaise, qui a été privatisée et compte parmi les principales compagnies logistiques du monde. Il se tourne vers l’assistance et dit, à ma grande surprise : « c’est la mort de la mondialisation. ». Il s’explique : la hausse spectaculaire du prix du pétrole sur le marché mondial rend de plus en plus problématique l’expédition transocéanique du fret par la voie aérienne, et la pression des Etats pour taxer les émissions de CO2 ne fait qu’alourdir les coûts logistiques. Le courant économique dérive de la mondialisation à la continentalisation. La croissance du commerce et de l’économie va subir de plus en plus l’attraction des marchés continentaux. Les professionnels de la logistique, conclut-il, réorientent déjà leur attention vers un monde continental...».
Retour à Pangée (extraits) (4)
J.R. de pointer cette évolution à partir de sa propre analyse : « Que l’infrastructure de troisième révolution industrielle favorise les marchés intercontinentaux, les unions politiques continentales et les liens transcontinentaux, je le disais depuis quelques années…Dans les années 1960…un consensus émergeait dans la communauté savante : il y a deux cents millions d’années, à l’ère mésozoïque, les continents étaient rassemblés en une seule masse terrestre étendue – que les scientifiques ont baptisés Pangée. Un mouvement des plaques tectoniques de la terre a morcelé Pangée et fait apparaître les continents actuels. Aujourd’hui, pour la première fois, certains parlent de réunir à nouveau les continents en une seule masse terrestre mondiale, ce qui serait un retour à Pangée…

L’Union européenne est la première économie et union politique continentale à engager sa transition vers une troisième révolution industrielle. Des unions continentales se sont récemment constituées en Asie (l’Union Asean), en Afrique (l’Union africaine) et en Amérique du Sud (l’Union des nations sud-américaines). En Amérique du Nord, l’accord de libre échange nord-américain (ALENA) est une pré-union continentale…

L’Union européenne a récemment créé un partenariat avec l’Union africaine pour commencer à poser l’infrastructure de troisième révolution industrielle qui finira par unir les deux continents. Des plans ont été élaborés, par exemple, pour un projet de plusieurs milliards de dollars nommé Desertec : de l’énergie produite par des technologies solaires et éoliennes dans le désert du Sahara sera transmise par des câbles d’interconnexion jusqu’en Europe, où elle satisfera plus de 15% des besoins énergétiques totaux de Union européenne en 2050…

Simultanément, l’Espagne et le Maroc ont engagé des discussions pour construire sous le Détroit de Gibraltar un tunnel reliant l’Europe à l’Afrique…

Des discussions sont aussi en cours entre la Russie et les Etats-Unis pour construire sous le Détroit de Béring un tunnel de 103 kilomètres qui relierait la Sibérie et l’Alaska…le réseau logistique terrestre ainsi créé fera les trois quarts du tour du monde, de Londres à New York…

Du point de vue du génie civil, poser des câbles à haute tension pour échanger l’électricité verte entre l’Europe, l’Asie et les Amériques est plus facile que de construire des tunnels profonds sous les océans…

Certains ont du mal à croire qu’il est possible de relier les continents ? Qu’ils se souviennent du scepticisme général qui a d’abord accueilli l’idée du canal de Suez ou du canal de Panama…

Et J.R. de faire un parallèle avec Internet « …Tout comme Internet a connecté l’espèce humaine au sein d’un espace virtuel unique, distribué et coopératif, la troisième révolution industrielle la connecte au sein d’un espace politique parallèle pangéen…L’extension en réseau des communications, de l’énergie et du commerce sur toute la planète engendre invariablement une gouvernance en réseau au double niveau continental et mondial. La construction d’un espace de vie intercontinental et interconnecté crée une nouvelle orientation spatiale. Dans une société mondiale de plus en plus intégrée, chacun commence à se voir comme un élément planétaire indivisible… »
La première union continentale du monde (extraits) (5)
J.R. pointe le décalage existant entre l’évolution de cette organisation continentale et les réunions qui continuent au nouveau mondial « …Il est curieux d’entendre experts et journalistes spéculer sur toutes sortes de nouvelles configurations de la puissance – le G 20, le G 8, le G 2, les BRIC – sans jamais mentionner le réalignement politique fondamental qui commence à se dessiner dans le monde entier : le gouvernement continental…L’Union européenne est la première union continentale…L’Union européenne s’est constituée autour du partage de l’énergie. L’accord sur la communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), en 1951, a été conçu par Jean Monnet, que la plupart des Européens considèrent comme le père de l’Europe. Monnet soutenait que la meilleure façon d’atténuer la vieille rivalité entre l’Allemagne et la France était de fusionner leurs ressources en charbon et de leur production d’acier, notamment le long du couloir industriel longtemps disputé de la Ruhr et de la Sarre…

Si l’Union est potentiellement le plus grand marché commercial intérieur du monde, avec ses 500 millions de consommateurs auxquels s’ajoutent les 500 millions d’habitants de ses régions partenaires associées en Méditerranée et en Afrique du Nord, elle n’a pas encore créé un marché unique intégré.

La troisième révolution industrielle rend possible la mise en place d’une infrastructure continentale distribuée de l’énergie et des communications qui va instaurer un espace économique ininterrompu. Les habitants de la région de l’Union Européenne – plus d’un milliard – pourront donc commercer efficacement et facilement avec une faible empreinte carbone… ».
L’Union ASEAN (extraits) (6)
J.R. décrit un peu plus ce que sont ces Unions et ce qu’elles ont déjà engagées comme mise en place dans le sens qu’il préconise avec ses cinq piliers. Pour l’ESEAN : « …Le processus est déjà bien engagé en Asie, où les dix pays d’Asie du Sud-Est – l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Brunei Darussalam, le Myannmar, le Vietnam, le Laos et le Cambodge – on créé l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, l’ASEAN. Trois autres pays – la Chine, le Japon et la République de Corée – se sont affiliés à l’ASEAN pour constituer l’ « ASEAN Plus Trois » (APT)…ce n’est qu’en 2003 que les Etats membres on convenu de créer une Communauté ASEAN, sur un modèle proche de l’Union Européenne. En 2007, les Etats membres, réunis sur l’ile de Cebu aux Philippines, ont fait un pas de géant en signant la « Déclaration de Cebu sur l’accélération de la constitution d’une communauté ASEAN à l’horizon 2015 ». La communauté ASEAN comprend trois piliers : la communauté politique-sécurité de l’ASEAN, la communauté économique de l’AESAN et la communauté socioculturelle de l’ASEAN…

Les signataires ont reconnu « la limitation des réserves mondiales d’énergie fossile, l’instabilité des prix mondiaux du pétrole, l’aggravation des problèmes d’environnement et de santé et l’urgent besoin de s’attaquer au réchauffement de la planète et au changement climatique…

Les parties ont donc convenu de « réduire leur dépendance à l’égard des combustibles traditionnels », d’« accroître la capacité et de réduire les coûts des sources d’énergie renouvelables et alternatives par des modes de financement innovants » et de « garantir l’accessibilité d’une offre d’énergie stable par des investissements dans les infrastructures énergétiques régionales comme le réseau électrique de l’ASEAN…

Installer un réseau électrique commun dans tout l’espace du Sud-Est asiatique, c’est fournir le système nerveux nécessaire à la création d’un marché unique intégré et d’une union politique continentale. Actuellement, quatre projets de réseaux électriques interconnectés sont en construction et onze sont prévus…

Ce basculement de la puissance politique n’était pas prévu quand l’Union européenne a commencé à fonctionner. Une seule question faisait vraiment débat à l’époque : la communauté européenne serait-elle plutôt un marché commun ou un Etat fédéral centralisé ? Les britanniques soutenaient la première option, dans l’espoir de conserver leur souveraineté nationale, tout en jouissant des avantages commerciaux de l’appartenance à un vaste marché intégré…
Concernant les autres pays, J.R. souligne que « …La chine et l’Inde pourraient découvrir qu’elles n’ont d’autre choix que de faire partie d’une union continentale si elles veulent continuer à compter dans l’économie mondiale du XXIe siècle… ».
L’Union africaine (Extraits) (7)
« En 2002, les chefs d’Etats des cinquante-quatre pays du continent africain, qui, réunis, ont plus d’un milliard d’habitants, ont lancé l’Union africaine (UA) afin « d’accélérer l’intégration politique et socio-économique du continent ». Le décollage de l’Union africaine s’est enlisé dans des retards bureaucratiques jusqu’en 2008, année où a été créé avec l’Union Européenne le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE)…

L’Afrique a l’infrastructure électrique la moins développée de tous continents du monde. En Afrique subsaharienne sept habitants sur dix n’ont aucun accès à l’électricité, et les autres ne bénéficient, dans bien des cas, que d’une alimentation sporadique et irrégulière…

L’Afrique, en particulier, commence à peine à exploiter son potentiel dans les énergies renouvelables. A croire les analystes du secteur, ses ressources dans le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, la géothermie et la biomasse pourraient plus que satisfaire les besoins énergétiques de tous les continents…

L’énergie latérale commence déjà à transformer le monde en développement. L’électricité arrive aujourd’hui dans les régions reculées de l’Afrique qui n’avaient jamais eu accès à un réseau électrique centralisé. Bien évidemment, l’introduction des téléphones portables a contribué à précipiter la mise en place d’une infrastructure naissante de troisième révolution industrielle…Mais il y a un problème : pour recharger leur mobile, ces usagers qui n’ont aucun accès à l’électricité doivent faire un long trajet à pied jusqu’à une petite ville où il y a du courant…Les statistiques sont encore sporadiques, mais il semble bien que, dans toute l’Afrique, des familles installent des panneaux solaires…Ce qui se passe en Afrique annonce une mutation historique : les ménages sautent directement de l’époque d’avant l’électricité à la troisième révolution industrielle… ».
L’Union sud-américaine (extraits) (8)
J.R. décrit ainsi cette autre Union. « L’Union sud-américaine est une actrice toute récente de la continentalisation…En mai 2008, des chefs d’Etat représentant douze pays d’Amérique du Sud ont convenu de fonder ensemble l’Union des nations sud-américaines (UNASUR). Cette organisation qui absorbe les deux unions douanières existantes, le Mercosur et la Communauté andine, et leur rajoute le Guyana, le Surinam et le Venezuela, couvre une zone de 17 727 000 kilomètres carrés dont la population totale est de 388 millions d’habitants et le PIB de 4 000 milliards de dollars…

En pratique, beaucoup de pays sud-américains sont lents à se sevrer des combustibles fossiles. Sauf le Brésil, le géant économique du continent. Il produit 84 % de son électricité en exploitant l’énergie hydroélectrique renouvelable, et l’éthanol national représente 20 à 25 % du litre d’essence utilisé dans les transports…Si les sécheresses s’aggravent à l’avenir, elles risquent aussi de réduire les rendements de la canne à sucre et de faire monter le prix de l’éthanol. Le Brésil a toutefois quantité d’énergie solaire qui pourrait prendre le relais…
Le Venezuela est une autre anomalie intéressante. Il regorge d’huiles lourdes…Les revenus du pétrole représentant environ 30% du PIB du pays, on aurait pu croire que Chavez serait le dernier à appeler de ses vœux le passage aux énergies renouvelables et la troisième révolution industrielle. Mais non : dans un monde où l’incertitude est devenue la norme, le comportement politique et les choix politiques sont souvent aussi imprévisibles…La presse a rapporté qu’en juillet 2006, au cours d’une visite officielle en Iran, Chavez avait prononcé un discours pour mettre en garde son public Iranien : il fallait se préparer à l’après pétrole, et ce serait un avenir énergétique différent…
J.R. cite le paradoxe de l’alignement des comportements des responsables américains sur le cours du pétrole : « …Quand le cours du pétrole sur le marché mondial s’est mis à baisser, les milieux d’affaires et l’opinion publique se sont désintéressés de la grande croisade énergétique. Le successeur de Carter, Ronald Reagan, a fait retirer les panneaux solaires du toit de la Maison-Blanche et le poêle à bois des appartements présidentiels. L’Amérique est revenue à la « normale » : des véhicules toujours plus gros et gloutons en essence, et toujours plus d’énergie pour perpétrer un mode de vie fondé sur la consommation et le gâchis… ».
Une Union nord-américaine par la petite porte (Extraits) (9)
« …George H. W. Busch a négocié avec succès l’Accord de libre-échange nord américain (ALENA) avec le Canada et le Mexique…Pris en sandwich entre deux des plus grands pays pétroliers du monde, les Etats-Unis désiraient vivement, bien sûr, se servir de l’ALENA pour améliorer leur sécurité énergétique. Peu de citoyens américains le savent, mais le plus grand fournisseur de pétrole et de produits pétroliers raffinés aux Etats-Unis est le Canada : il représente 21 % du total des importations pétrolières américaines…Les Canadiens redoutent aussi que l’ALENA ne leur impose l’alignement sur l’idéologie dominante américaine, qui est souvent aux antipodes de leurs valeurs sociales et culturelles bien ancrées chez eux…
Les adversaires de la conception « tous dans le même sac » du continentalisme ont une autre crainte : le Canada risque de devenir si dépendant de ses exportations vers son voisin du sud (elle pèsent aujourd’hui 73 % des exportation canadiennes totales) qu’il pourrait en définitive se voir contraint d’accepter n’importe quelle conditions commerciales et politiques que les Etats-Unis voudraient lui imposer… ».

J.R. complète l’information sur l’ALENA en signalant qu’à coté fonctionnent d’autres Unions : « La Conférence des gouverneurs de Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada (GNA/PMEC), fonctionne en 1973, évolue à bon rythme vers une approche transnationale régionale. La GNA/PMEC comprend six Etats américains et cinq province canadiennes…Une autre région politique transnationale, d’une envergure comparable à la GNA/PMEC, existe dans le Nord-Ouest Pacifique…la Région économique du Nord-Ouest Pacifique (PNWER)…Ces regroupements politiques transnationaux ouvrent un nouveau chapitre dans la gouvernance nord-américaine, et tant les provinces canadiennes que les Etats américains apportent de puissants atouts à leur partenariat…La continentalisation, on l’a vu horizontalise la souveraineté nationale…Il ne faut pas s’en étonner : partout où la continentalisation est en marche, les régions se connectent pour créer une infrastructure verte… ».

De la géopolitique à la politique de la biosphère (Extraits) (10)
« L’ère internationale va lentement transformer les relations internationales, en les faisant passer de la géopolitique à la politique de la biosphère. L’enveloppe biosphérique, on l’a dit, est la zone, allant du fond des océans à la limite de l’espace cosmique, dans laquelle les êtres vivants et les processus géochimiques de la terre interagissent pour maintenir la vie sur la planète… ».
J.R. explicite ainsi cette évolution en les comparant « …La vision social-darwiniste de la nature champ de bataille, où tous les êtres s’entre-combattent afin d’accaparer le plus possible de ressources terrestres pour eux-mêmes et leur progéniture, a été reprise par les Etats et jouée sur la grande scène de l’histoire dans la « géopolitique »…La nouvelle vision scientifique qui prend forme, en revanche, perçoit l’évolution de la vie et celle de la géochimie de la planète comme un processus de création conjointe où chacune s’adapte à l’autre, ce qui assure la perpétuation du vivant au sein de l’enveloppe biosphérique de la Terre…

A l’ère nouvelle, la survie est moins affaire de concurrence que de collaboration, moins quête d’autonomie que d’insertion. Si la Terre fonctionne comme un organisme vivant constitué, strate après strate, de relations écologiques interdépendantes, notre survie même dépend de notre aptitude à sauvegarder, par nos efforts mutuels, le bien-être des écosystèmes mondiaux dont nous faisons tous partie. C’est le sens profond du développement durable et l’essence de la politique de la biosphère…

Comme toutes les autres révolutions économiques qui l’ont précédée, la troisième révolution industrielle va refondre beaucoup de nos postulats les plus fondamentaux sur le fonctionnement du monde. A l’heure où nos institutions de gouvernement se métamorphosent, nos disciplines académiques le font aussi… ».

Et J.R. de conclure avec un exemple « Comme le biochimiste Joseph Henderson en a fait la remarque, « la science doit davantage à la machine à vapeur que la machine à vapeur à la science ». Autrement dit, nos abstractions intellectuelles ne sont souvent que des explications de ce dont nous faisons déjà l’expérience dans nos inventions technologiques… ».

Que retenir pour une éducation technologique de demain ?

En histoire géographie sont étudiées les évolutions géographiques et économiques, notamment cette nouvelle orientation de la mondialisation vers la continentalisation, ceci compte tenu, de l’existence et de la création de diverses Unions continentales. Les décisions politiques aux échelles mondiales et continentales ont besoin de moyens de communications techniques : Internet, tunnels, câbles, pour communiquer autrement en raison de l’extinction des énergies fossiles qui sont utilisées pour les moyens de transport mondiaux. Ainsi une liaison interdisciplinaire est évidente.
Et cette liaison interdisciplinaire est encore renforcée par la connaissance des professeurs de technologie de l’existence de ce grand nombre d’« Unions continentales » : « …L’Union européenne ; l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, l’ASEAN ; l’ASEAN plus trois ; le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE) ; l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) ; La Conférence des gouverneurs de Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada (GNA/PMEC) ; la Région économique du Nord-Ouest Pacifique (PNWER)… », qui tendent à remplacer les pratiques politiques et économiques « mondiales ».
Deux autres notions permettent de comprendre les enjeux d’une troisième révolution industrielle qui feront évoluer la géopolitique vers une politique de la biosphère.
Le prochain document traitera du chapitre 7 « Mettre Adam Smith à la retraite » de la troisième partie de l’ouvrage de J.R. « L’âge de la coopération » qui aborde des notions comme celles d’irréversibilité, de ressources finies, d’entropie, de poste financier- personnels de poste financier énergie, de propriété, de capital social et de capital-financier.
Bibliographie, sitographie
(1) RAK, I. (2013). La troisième révolution industrielle. Et dans l’éducation technologique demain ? 5 – Au-delà du clivage gauche/droite. Sur http://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html.

(2) RIFKIN, J. (2012). La troisième révolution industrielle. Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde. Editions Les liens qui libèrent. IBSN : 978-2-918597-47-6 ; 414 pages, 24 euros.

(3) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 231-233.

(4) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 233-237.

(5) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 237-238.

(6) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 238-245.

(7) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 246-251.

(8) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 251-258.

(9) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 258-267.

(10) RIFKIN, J. (2012). Op. cité page 267-271.





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