Veziers La «reconnaissance»





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-« L’EPS au lycée, ainsi que pour chacun des niveaux d’enseignement assure, dans un but d’éducation l’apprentissage des APS »

(IO pour le lycée, 1986)
-3 objectifs : « se connaître », « connaître les APS » et « connaître les autres ».

-l’EPS permet d’« accéder à une culture corporelle et sportive »

(IO pour le lycée, 1986)
-« J’ai ressenti, vraiment intensément, que  tant que notre discipline ne pourrait pas comme les autres disciplines afficher un programme nous ne serions pas pris au sérieux »

(C.Pineau, témoignage, 2002)





4.4-Les programmes collèges, le réseau s’impose.

4.4.1-Le lancement du chantier par l’Inspection générale et son doyen C.Pineau.


-1987 : Création du groupe de pilotage de l’IG qui lance les travaux dans 7 académies.
-Nantes « devient un des relais essentiels dans la stratégie du doyen de l’Inspection générale »

(G.Klein, Une affaire de discipline, 2003)
-« On n’enseigne pas des faits, des gestes, des fragments d’habiletés, …mais des structures, voire des règles ou des principes organisateurs de nos mouvements »

(C.Pineau, M.Delaunay, 1989, Un programme, la leçon, le cycle en EPS, in revue EP.S n°217, mai-juin 1989)





4.4.2-l’IG et la « mouvance » en difficulté face à la dynamique professionnelle.


-1989 : Création du GTD EPS, dirigé par A.Hébrard.





4.4.3-C.Pineau, stratégie et autoritarisme contre le réseau du sport éducatif.

4.4.3.a-Court-circuiter le GTD par l’évaluation.


-1993 : Réforme du baccalauréat.

-Introduction des 5 « domaines d’action »

-Introduction des « principes opérationnels », « d’action » et « de gestion »
-« Les modifications sont capitales car elles traduisent un peu plus clairement l’accession progressive de l’EPS à un véritable statut de discipline d’enseignement de savoirs fondamentaux »

(M.Delaunay, revue EPS académie de Nantes n°11, 1994)





4.4.3.b-Produire des textes au statut ambigu.


-1990 : C.Pineau publie Introduction à une didactique de l’EP (dossier EPS n°8)
-« L’absence d’une didactique de l’Education physique ne pouvant être comblée par l’existence de didactiques propres à chacune des activités sportives, il convient que cet enseignement affirme une unité de conception méthodologique »

(C.Pineau, Introduction à une didactique de l’EP, dossier EPS n°8, 1990)
-Pour P.Parlebas, le dossier de C.Pineau est « un nouveau départ »

(P.Parlebas, Didactique et logique interne des APS, revue EPS, 1991)
-A propos des trois « principes » (opérationnels, d’action et de gestion), C.Pineau écrit que « ce sont eux qui, identifiés et organisés à partir d’une didactique élaborée pour répondre aux finalités de cette discipline, constitueront les programmes de l’Education physique et sportive »

(C.Pineau, 1993, Des principes opérationnels aux programmes d’EPS, in revue EP.S, 1993)
-1994 : Publication par C.Pineau et A.Hébrard de « Programme en EPS », puis « Schéma directeur du programme d’EPS », dans la revue EPS.
-« le SNEP demande le respect des mesures de concertation. (…) La revue EP.S n’est pas le bulletin officiel, le rappel semble nécessaire »

(Bulletin du SNEP n°463, septembre 1994)






4.4.4-La crise des programmes, d’un coup de force à l’autre.


-Les domaines d’action reposent sur l’idée qu’ « Il y a cinq catégories de conduites motrices » (C.Pineau, A.Hébrard, Programmes en EPS, revue EPS, 1994)
-Domaine 1 : « action dans un environnement stable » (athlé, natation, gym…)

-Domaine 2 : « action dans un environnement physique avec incertitude » (Les APN sont « exemplaires »)

-Domaine 3 : « action à visée esthétique et expressive » (GRS, danse, gym dans certaines dimensions, etc.)

-Domaine 4 : « action d’opposition interindividuelle » (combat, « jeux » de raquette, …)

-Domaine 5 : « action de coopération et d’opposition » (« les sports collectifs et certains jeux traditionnels sont exemplaires de cette situation »).

(C.Pineau et A.Hébrard, Programmes en EPS, revue EPS, 1994)
-« Comment la démarche didactique pourrait-elle s’y retrouver sinon en mettant un peu d’ordre dans la déroutante diversité du buissonnant herbier des pratique motrices ? En cela, l’approche taxinomique s’impose. On regroupera dans une même classe d’équivalence les activités qui possèdent la même constellation de traits pertinents, au niveau considéré. Globalement, les pratiques d’une même famille peuvent favoriser des transferts d’apprentissages, des réinvestissements de familiarité (…) Une classification bien agencée permet d’identifier les grandes catégories distinctes d’activités. L’enseignant peut ainsi éviter tant les oublis que les redites, et proposer à l’enfant l’appropriation d’un panorama accompli des APS. Il a là un outil didactique fondamental qui favorise des choix éclairés »

(P.Parlebas, Didactique et logique interne des APS, revue EPS, 1991)
-Le SNEP considère que « l’autorité a besoin de ce formalisme, qui se nourrit à la source du pouvoir, pas à celle des pratiques enseignantes ». « Il faudra expliquer comment, pour ceux qui ne savent pas nager, l’athlétisme ou la gymnastique pourront parfaitement donner le change parce que, regroupés dans le domaine 1, l’élève pourra y mobiliser, comme en natation, des ressources énergétiques en cherchant à « optimiser la mise en œuvre des actions motrices dans un milieu stable » »

(Bulletin du SNEP n°480, 16 mars 1995).
-10 juillet 1995 : retrait par F.Bayrou du projet de programme 6ème, le jour du vote, à la demande du SNEP.





-Quelques réactions du côté de la « mouvance de l’éducation motrice »…

-P.Parlebas :

« Que penser de textes qui, après avoir proposé la notion de « domaines d’action » appelé à jouer un rôle fondamental dans la programmation, la retire sans explications sous l’influence d’une pression de couloir ? (…) Le terrorisme des didactismes officiels et associatifs doit disparaître »

(P.Parlebas, Les dérives du didactisme, in dossier EP.S n°29, A quoi sert l’EPS ?, 1995)
-B.Paris, ancien dirigeant de la FFEPGV :

-« Ceux qui portent la responsabilité d’une décision qui a tourné à leur avantage sont, en termes de courant de pensée, les mêmes qui en d’autres temps et au nom du triomphe du social et du culturel ont eu raison de P.Seurin et de la néo-suédoise, de J.Le Boulch et de la psychocinétique cloués au pilori du formalisme et d’une EPS considérée comme abstraite et sans réel intérêt éducatif ».

(B.Paris, cité par J.Rouyer, revue Contre-pied, 1999)
-P.Fayard, responsable du Secteur EPS du SE :

« Le refus de classer les activités dans plusieurs domaines d’action avec comme alibi le refus de « l’abstraction » revient à ne rien classer du tout et à mettre bout à bout les APS en se référant exclusivement à leurs caractéristiques internes (satisfaction des purs et durs du tout APS) en niant tout transversalité des actions motrices. (…) Nous n’adhérons pas à cette démarche qui ne place pas l’EPS au service de l’enfant et de l’adolescent »

(P.Fayard, 1996, Pour une EPS centrée sur l’élève citoyen du 3ème millénaire, quel programme?, in revue EP.S, 1996)
4.4.5-Un programme collège très « culturaliste ».


-BO du 18 juillet 1996 : programme 6ème
-« Les apprentissages mènent en EPS à l’acquisition de compétences :

-Des compétences spécifiques nécessaires à la réalisation efficace de chacune des activités enseignées ; elles révèlent la maîtrise de savoirs et de techniques intégrés dans l’action même et contribuent à l’élaboration de compétences et de connaissances plus large, repérables à l’occasion de la pratique de plusieurs activités »

(BO du 18 juillet 1996)

-« l’Evaluation porte sur les compétences spécifiques vérifiables, attachées à une activité particulière »

(BO du 15 octobre 1998)

-« Les programmes actuels sont en réalité revenus aux conceptions technicistes d’il y a plusieurs dizaines d’années ; mais cet aspect techniciste est masqué par un habillage psychologisant. (…) C’est le résultat de discussions de couloirs et de pressions exercées par certains représentants engoncés dans leurs citadelles idéologiques, qui refusent une transformation novatrice de l’Education physique. Les programmes qui viennent d’être imposés correspondent à un coup de force. Comme cela se répète souvent depuis une trentaine d’année, l’Education physique vient à nouveau de rater un rendez-vous »

(P.Parlebas, Témoignage in Les cahiers pédagogiques n°361, 1998)





4.5-Les programmes lycée, le premier compromis « hermétique ».


-BO du 12 août 1999 : programme seconde.
-« A chaque fois q’un groupe est chargé de rédiger des programmes en EPS, il ne peut, semble-t-il, s’empêcher de redéfinir l’EPS et d’utiliser des nouvelles notions, bien souvent hasardeuses et mal (ou pas) définies. Si bien qu’aujourd’hui, après l’adoption des programmes pour le lycée par le CSE, nous nous retrouvons avec trois textes régissant l’EPS, pour le primaire, pour le collège et pour le lycée, reposant tous trois sur des logiques et des conceptions différentes »

(Bulletin du SNEP n°591, 15 septembre 1999)
-BO du 30 août 2001 : fin de la publication des programmes lycée.
-4 « compétences méthodologiques » :

-« S’engager avec lucidité »,

-« concevoir des projets d’acquisition ou d’entraînement »,

-« apprécier les effets de l’activité physique »,

-« se confronter aux règles de vie collective »
-5 « compétences culturelles » :

-« Réaliser une performance mesurée à une échéance donnée »,

-« adapter ses déplacements à des environnements multiples, variés, nouveaux »,

-« réaliser des actions à visée artistique ou esthétique »,

-« conduire et maîtriser un affrontement individuel et collectif »,

-« orienter et développer les effets de l’activité physique en vue de l’entretien de soi »
-Les compétences :

« -Elles combinent l’ensemble des connaissances ;

« -Elles constituent des savoirs en actes dans une situation particulière issue d’une activité physique identifiée ;

« -Elles sont formulées de manière suffisamment large pour pouvoir être spécifiées dans chaque activité physique, sportive et artistique, en fonction des caractéristiques de celle-ci ».

(BO du 30 août 2001)






5-Conclusion.































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