Veziers La «reconnaissance»





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1-Présentation.


2-Pour une éducation physique « pédagogique », 1880-1945.

2.1-G.Demeny, pionnier et père spirituel.

2.1.1-Le pionnier.

-« On commet la plus grossière erreur en confiant l’enseignement à des instructeurs militaires non initiés à la pédagogie et qui négligeront le côté hygiénique pour ne voir que le développement brutal de la force »

(G.Demeny, Les bases scientifiques de l’EP, 1902)

-« A chacun son métier (…) L’instituteur n’a rien à apprendre du militaire pour le milieu scolaire où seule la pédagogie est intéressante »

(G.Demeny, Evolution de l’éducation physique : l’école française, 1909).
-1880 : Création par G.Demeny du Cercle de gymnastique rationnelle.





2.1.2-Le père spirituel.


-« A notre avis, l’école doit faire des enfants qui la fréquentent, des hommes instruits et bien portants ; elle ne doit, en aucun cas, être une école d’enfants de troupe (…) de ceux qui pétrissent les âmes on exige des aptitudes pédagogiques ; ces dernières sont également nécessaires à ceux qui pétrissent les corps ».

(Bulletin de l’Amicale du Cours supérieur de l’Université, 1911)





2.2-L’évolution des professeurs, plus de liberté dans le respect des principes traditionnels.

-« Tout ce qui se rattache à l’EP, tant gym aux agrès, qu’athlétisme et jeux d’équipes, devrait être organisé, dirigé, surveillé et arbitré par nous. Ce programme doit faire partie de notre enseignement »

« Il faut combattre cette tentative avec la même énergie que celle mise à combattre l’entrée des militaires dans nos établissements » « Les fédérations sont débordées et ne peuvent assurer désormais, dans des conditions normales, l’organisation des sports scolaires. A chacun son métier ».

(L’Educateur physique n°20, 1922)
-« Nous pensons, (…) que le choix des méthodes et procédés d’enseignement est question personnelle du professeur, qu’une méthode officielle unique est une erreur pédagogique et psychologique, qu’elle supprime toute initiative, toute liberté pédagogique, toute possibilité d’adaptation, tout progrès d’enseignement, toute rénovation professionnelle du personnel enseignant »

(Bulletin du syndicat des professeurs d’EP, 1931)
-Les nouvelles IO…« Elles ont pour objectifs essentiels :

-de mette un terme à l’obligation faite aux professeurs de pratiquer une seule méthode, imposée uniformément à tous ;

-de proclamer la valeur de principes unanimement admis ;

-de reconnaître que, ces principes étant fermement respectés, tout enseignant peut laisser libre cours à sa personnalité et à son initiative, en vue d’obtenir les meilleurs résultats… »

(IO de 1945)





3-Emergence et organisation des conflits de courants, 1945-2002.

-voir schéma « tendances syndicales et courants pédagogiques »
3.1-Le réseau du sport éducatif, du courant sportif à la didactique des APS.

3.1.1-La source : l’ENSEP garçons, R.Mérand et la tendance « unitaire ».

-« Les futurs professeurs devraient posséder parfaitement les techniques sportives, être capables d’organiser et de diriger tous les grands jeux afin de s’imposer d’une manière indiscutable comme techniciens et comme pédagogues »

(Bulletin du Syndicat des professeurs d’EP n°27, 1935)
-Dès sa nomination à l’ENSEP, en 1946, R.Mérand se lance dans « la bataille de la sportivisation »

(R.Mérand, Témoignage in G.Couturier, l’EPS face au sport, 15 acteurs témoignent, 1999)
-« l’Ecole était « la cathédrale ». Dans chaque sport, le spécialiste faisait la loi : au Basket Mérand, au Volley Omnies, puis Chauffier, etc. »

(J.Pinturault, Témoignage in G.Couturier, l’EPS face au sport, 15 acteurs témoignent, 1999)





3.1.2-La constitution progressive d’un réseau.

-« Mérand ne prenait de l’importance que parce qu’il y avait tout un réseau derrière lui »

« Si on osait dire qu’on était pas d’accord avec Mérand on devait être fusillé, enfin c’est invraisemblable cela ! C’est un crime de lèse Mérand, de lèse majesté ! »

(P.Parlebas, Témoignage, 2002)

-Pour R.Mérand, la FSGT est « la seule organisation capable de mettre fin à notre désarroi actuel d’éducateurs sincères. C’est à la FSGT que nous voyons se lever un sportif nouveau »

(R.Mérand, La vie de la FSGT n°93, 1950)
-1962 : création de la section EPS au Centre d’Etude et de Recherche Marxiste (CERM), avec J.Rouyer, Y.Adam, R.Deleplace, R.Moustard…

-1963 : création de la Commission du sport et de l’EP du PCF

-« Nos idées progressent partout, sont reprises partout. Cette évolution rapide nous donne des responsabilités nouvelles, rend plus nécessaire l’aide du Parti, la discussion entre camarades »

(J.Rouyer, déclaration à la Commission sportive du PCF, 1967)
-« Le côté admirable du groupe FSGT c’est qu’ils sont dévoués, sérieux, souvent sympathiques d’ailleurs, eux ils sont sur le terrain, ils occupent les postes, il occupent le terrain comme on dit »

(P.Parlebas, Témoignage, 2002)





3.1.3-Le liant : le « culturalisme » et le marxisme.


-1946 : Plan de réforme de l’éducation « Langevin-Wallon »
-« Le matérialiste est celui qui sait appliquer partout et toujours, à chaque moment, et dans tous les cas, la formule du matérialisme »

(G.Politzer, Principes élémentaires de philosophie, 1936)





3.1.3.a-Une éducation physique « culturaliste ».


-premier principe :
-« Il faut enseigner la société à l’Ecole »

(Plan « Langevin-Wallon », 1946)
-« L’école doit être en liaison étroite avec la société et ce n’est pas le moindre signe de la crise de notre système que de constater le décalage existant entre les besoins nouveaux en matière d’activités physiques et l’état de notre enseignement dans ce domaine »

(Y.Adam, Les cahiers du CERM n°43, 1965)
-« Le sport est un acquis culturel de l’humanité, une forme d’appropriation du monde, une activité éminemment sociale où l’homme est engagé dans toutes ses dimensions physiques et intellectuelles »

(J.Rouyer, Les cahiers du CERM n°70, 1969)


-deuxième principe :
-« Pour vivre en société, il [l’homme] ne lui suffit pas de ce que la nature lui donne à la naissance. Il doit assimiler ce qui a été atteint par l’humanité au cours de son développement historique »

(A.Léontiev, L’homme et la culture, 1961)
-« Dans une optique culturelle (…) notre objectif est la transmission de ce que l’on pourrait appeler la culture physique. Il faut entendre par cette expression la transmission des connaissances accumulées par des générations de sportifs. Cette transmission doit se faire dans l’optique d’une appropriation du progrès historique et en vue d’un dépassement ». Ainsi, « il convient de présenter à l’enfant une activité intégrant les caractéristiques de la pratique au plus haut niveau, c'est-à-dire significatif du progrès historique ».

(J.Marsenach, Sport et plein air n°130, 1970)
-« Une EPS moderne et rénovée ne peut se fonder que sur les APS les plus élaborées de la vie sociale »

(Bulletin du SNEP n°100, 1977)
-troisième principe :
-« Le sport devient à la fois fin et moyen du processus éducatif, il permet de rapprocher l’apprentissage de son but »

(Y.Adam, Les cahiers du CERM n°43, 1965)
« Est-il vraiment raisonnable de revendiquer une discipline qui utilise les APSA comme moyens, tout en pensant que les compétences spécifiques visées (savoir nager, savoir combattre…) sont négligeables ? En Français, peut-on proposer l’apprentissage de la lecture, tout en pensant que ce n’est pas important de savoir lire « pour de vrai » un texte précis ? »

(Bulletin du SNEP n°552, 1998)
-quatrième principe :
-« L’idée que la formation des aptitudes motrices conditionne l’assimilation des acquisition de la pratique sociale, ne correspond pas à la réalité. Il s’agit même d’un renversement. En fait, c’est dans une activité sociale concrète qui intériorise le savoir pratique de l’homme que sont mises en œuvre les possibilités motrices. C’est ce qui fait toute l’importance éducative du travail manuel, du sport »

(J.Rouyer, in Recherches internationales à la lumière du marxisme n°48, 1965)
-« Pour qu’un enseignement soit « généralisable » faut-il pour autant enseigner des généralités. Nous pensons pour notre part que la transversalité n’est pas un contenu disciplinaire, et surtout qu’elle ne peut exister qu’en s’appuyant sur les contenus forts et clairement identifiés qui peuvent servir alors à l’individu à se construire, grâce aux pouvoirs d’action qu’ils apportent, une réelle compréhension du monde et de soi ». Le schéma du SNEP est : « partir du particulier pour aller vers le général »

(Bulletin du SNEP n°552, 1998)







3.1.3.b-Une éducation physique qui se dit « réaliste » et anti « formaliste ».


-« L’être en général n’existe pas », car « c’est une abstraction », « ce qui existe, ce sont des êtres particuliers, qui ont des qualités particulières »

(G.Politzer, Principes élémentaires de philosophie, 1936)
-« Les « républiques » de Gai-soleil [stages M.Baquet] comme celles de la FARS [républiques des sports de J.de Rette], sont fondées sur la conception que l’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé » « L’individu traité en dehors des relations sociales est une abstraction »

(R.Mérand, in Sport et plein air n°112, 1968)
-« Le SNEP et la pédagogie, la voie du réalisme »

(Bulletin du SNEP n°522, 1996)
-« Tout le monde se souvient du « référentiel bondissant ». Vouloir parler de la référence commune aux sports collectifs amène forcément à produire des abstractions qui gomment les différences, apparemment triviales, entre un ballon de rugby et un ballon de volley, mais, au-delà, les logiques d’oppositions propres à chaque jeu sportif collectif »

(Bulletin du SNEP n°552, 1998)





3.1.3.c-L’empreinte persistante du marxisme.


-Le problème fondamental :
-« Confronter un individu à une APS, c’est d’abord lui faire vivre les (la) contradictions essentielles comme problème à résoudre dans les conditions particulières de pratique »

(P.Goirand, in revue Spirales n°1, 1987)
-« Chaque chose contient à la fois elle-même et son contraire », « les contraires sont en conflit, et les changements naissent de ces conflits ; ainsi le changement est la solution du conflit »

(G.Politzer, Principes élémentaires de philosophie, 1936)
-« Le problème fondamental précise ce qu’il faut apprendre aux élèves. Chaque famille d’APS présente des contradictions essentielles qui leurs sont propres et qui constituent un des aspects du contenu culturel des APS »

(J.Metzler, colloque didactique du SNEP, 1989)

-« La notion de problème fondamental est pour nous le garant de la dimension culturelle et donc éducative de l’APS »

(A.Quilis, Enjeu culturel de l’EPS, in EP et didactique des APS, 1991)

-Les contenus d’enseignement :
-« Les contenus de l’EP, véritables supports de l’activité motrice de l’élève, sont constitués par l’ensemble des tâches d’apprentissage qui sont en relation avec des objectifs »

(P.Arnaud, La didactique de l’EP, in Psychopédagogie des APS, 1985)
-« Lors d’une séance d’EPS, le contenu d’enseignement est, selon nous, constitué de l’ensemble des savoirs et savoir-faire sollicités et à acquérir pour agir et réagir face à l’environnement à partir du moment où ceux-ci sont perçus par les élèves et le professeur »

(A.Hébrard, EPS, réflexions et perspectives, 1986)
-« Les contenus sont les conditions à intérioriser qui permettent l’élaboration d’actions nouvelles elles-mêmes corrélatives de transformations de l’activité corporelle »

(R.Mérand et J.Marsenach, Rapport INRP, 1987)
-« Les contenus d’enseignement sont  les conditions que l’élève doit intégrer pour transformer ses actions »

(J.Marsenach, EPS, quel enseignement ? INRP, 1991)
-Les compétences spécifiques sont « ce qu’il y a à faire » et les CE « ce qu’il y a à faire pour faire »

(Accompagnement des programmes collèges, 1998)
-« (…) In fine ces contenus sont toujours ce que le candidat veut transformer chez l’élève pour le rendre compétent »

(Rapport du Jury du CAPEPS 2003)
-« Le dialecticien verra le monde comme un ensemble de processus ». « Etudier avec la méthode dialectique, c’est constater, répétons-le, que toutes choses, en apparence immobiles, ne sont qu’un enchaînement de processus où tout a un commencement et une fin »

(G.Politzer, Principes élémentaires de philosophie, 1936)
-« La culture communiste a quelque chose d’indélébile. Des habitudes de pensée, des modes de raisonnement s’importent dans de nouveaux contextes idéologiques, et dans la société le phénomène communiste connaît une latence impressionnante »

(A.Spire, in revue Autrement n°78, 1986)





3.1.4-Le courant Lyonnais, dans la ferme tradition du réseau du sport éducatif.


-« Le développement de l’homme n’est possible que par l’assimilation de la culture comme sédiment de l’activité humaine. Il y a là une option philosophique très forte »

(P.Goirand, Témoignage, 2002)
-« Le développement physique de l’individu se fait par l’appropriation active de contenus culturels relatifs aux APS »

(P.Goirand, Pour une conception unitaire de l’EP : pratique polyvalente des APS, Spirales n°3, 1990)
-« On était tous adhérents du SNEP, parce que militant de l’Education physique à travers notre réflexion pédagogique, notre réflexion pédagogique d’abord, on était des pédagogues SNEP »

(P.Goirand, Témoignage, 2002)




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