Veziers La «reconnaissance»





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Tendance dirigeante


« Unité-Action »










































3.4-la crise de l’Education physique et l’âge d’or des luttes corporatives.

3.4.1-1969-1981, une corporation et un syndicat en lutte contre le pouvoir.





-13 octobre 1978 : 30 à 40.000 manifestants à Paris.
-« C’est la nature de classe de la politique du pouvoir acharné à défendre un système en crise profonde qui est la cause de nos difficultés comme de celles de l’ensemble des travailleurs » (…) « ce n’est pas cultiver le paradoxe que de dire qu’en participant aux luttes les plus générales, on affaiblit le pouvoir et l’on crée les conditions pour arracher des succès revendicatifs particuliers ».

(Bulletin du SNEP n°49 et 51, 1973)
-« Mes rapports avec eux sont devenus si mauvais qu’à la fin, non seulement je ne les recevais pas, mais je ne lisais même plus les courriers qu’ils m’adressaient »

(J.Comiti, secrétaire d’Etat J et S de 1969 à 1973, Témoignage)
-« Avec le SNEP, la rhétorique paranoïde n’a jamais été aussi prononcée et la vérité qui en découle aussi puissante »

(P.Liotard, Du discours aux croyances. L’Education Physique en débat (1900-1975), thèse STAPS, 1997)












3.4.2-Contre la « déscolarisation » de l’Education physique.





-« Il n’y a pas de troisième voie possible entre l’enseignement dans les structures scolaires et la pratique volontaire dans les clubs ou associations sportives »

(M.Berge, Bulletin du SNEP, 1971)
-1er juillet 1972 : création des Centres d’Animation Sportive (CAS) par J.Comiti

-« Mon idée était d’avoir un professeur d’éducation physique qui dirigeait le CAS et autour de lui des moniteurs assurant l’animation. Ils pouvaient par exemple arbitrer une partie de football, etc. Le professeur surveillait tout cela pour qu’il y ait quand même à la fois un petit contenu pédagogique et une surveillance »

(J.Comiti, Témoignage)

-pour le SNEP, les CAS remettent en cause « l’obligation, la gratuité et le caractère éducatif de l’EPS que l’on tente de sortir de l’école »

(M.Berge, Bulletin du SNEP, rentrée 1972)

-Pour l’Equipe : « la grande option de M.Comiti est de faire pratiquer le sport en dehors de l’école » et que « L’Etat veut donc se décharger d’un secteur qui lui incombait auparavant »

(l’Equipe, Radiographie du sport français, 1973)
-« Dans l’enseignement du premier et du second degré, tout élève bénéficie d’une initiation sportive. Cet enseignement est gratuit et à la charge de l’Etat. Il est donné soit par des enseignants, soit, sous la responsabilité pédagogique de ses derniers, par des éducateurs sportifs »

(Loi « Mazeaud » sur le développement du sport, 1975)

-1977 : création des Services d’Animation Sportive (SAS) par J.P.Soisson
-« Mon travail ça a été de piquer l’argent des CAS pour le donner dans les bahuts et finalement quand l’argent des CAS était distribué, les collègues arrivaient aussi à faire de la voile, du canoë-kayak, etc. »

(C.Collignon, Témoignage, 2003)
-1984 : Abrogation de la loi « Mazeaud » par la loi « Avice » de promotion des APS.











3.4.2-Contre la « mort » du sport scolaire.





-1978 : Plan de relance de l’EP et du sport dit « plan Soisson ».

-réduction du forfait AS à 2h

-imposition de 2 heures supplémentaires

-possibilité d’abandonner l’AS

-transferts de postes des établissements « excédentaires » vers les « déficitaires »

-0 créations de postes de professeurs d’EPS
-« …à cet instant l’ensemble de la corporation a eu le sentiment que les autorités de tutelle n’avaient aucune reconnaissance des services rendues »

(J.M.Delaplace, Itinéraire du sport scolaire et de ses missions, AFRAPS, 1989)
-Le 13 octobre 1978, certains enseignants « n’ont jamais digéré la fin de la manif, ils croyaient qu’on allait prendre l’Assemblée Nationale ! »

(P.Fayard, secrétaire général du SNEEPS, témoignage, 2002)


-1982 : rétablissement du forfait AS de 3 heures












3.4.3-Pour l’intégration universitaire.





-1969 : suppression des ENSEP.
-« Le pouvoir excédé a dit on s’en sortira jamais tant qu’on aura ce « bouillon de culture ». Le terme a été employé »

(C.Pineau, secrétaire péda du SNEP avant 1969, Témoignage, 2003)

-« La raison de la liquidation elle est liée au fait qu’il était devenu insupportable pour le pouvoir que ce soit une école qui fabrique des révolutionnaires. Ça Comiti nous l’a dit ! »

(Y.Adam, secrétaire péda du SNEP après 1969, Témoignage, 1999)
-1972 : création des PEGC à valence EPS
-« l’Education physique sera scientifique ou elle ne sera pas »

(P.Parlebas, Pour une épistémologie de l’EP, in Revue EP.S n°110, juillet-août 1971)

-G.Vigarello parle de la « revendication scientifique » de l’EP

(G.Vigarello, Education Physique et revendication scientifique, in revue Esprit n° 5, 1975)
-1971 : Colloque scientifique sur l’EPS organisé par le SNEP à la Sorbonne
-1975 : création du DEUG STAPS par la loi « Mazeaud »

-1977 : création de la Licence STAPS

-P.Mazeaud dit « Je voulais sortir « le prof de gym » d’un certain ghetto. D’où sa formation universitaire » (P.Mazeaud, Sport et Liberté, 1980)

-Mais M.Berge affirme… « il fallut quatre années pour imposer le DEUG, six ans pour arracher la licence » (M.Berge, 40 ans de militantisme syndical, 1994)
-1981-1983 :

-création des maîtrises puis 3ème cycle STAPS (74 ème section du CNU)

-création de l’agrégation d’EPS

-création d’une section EPS à l’Institut National de Recherche Pédagogique












3.4.3-Pour l’intégration à l’Education nationale





-« l’EPS doit retourner au Ministère de l’Education nationale, (…), c’est la revendication majeure des enseignants d’EPS »

(l’Equipe, 1969)
-Mai 1981 : réintégration de l’EPS au Ministère de l’EN

-Cette « intégration a pour but de placer l’EPS au même rang que les autres disciplines à égalité de droits et de devoirs »

(A.Savary, ministre de l’EN, Revue EPS n°175, mai-juin 1981)











3.5-Les conséquences de mai 1981 : l’Education physique reconnue ?





-« L’arrivée de la gauche au pouvoir favorise les vœux des enseignants d’EPS en moins de deux ans, ils obtiennent ce que plus de deux cent ans d’histoire leur avait refusé »

(P.Arnaud, 1998, Défense et illustration d’un enseignement, in Spirales, n°13-14, 1998)
-« C’est en 1981 que l’EPS et ses acteurs parachèvent leur intégration scolaire en parant l’EP de tous les signes distinctifs d’une authentique discipline d’enseignement ».

(P.Arnaud & JP.Saint-Martin, Ministres et ministères de tutelle de l’EP. XIXème-XXème siècles, in Spirales n°13-14, 1998)
« En mai 1981, nous avons senti la profession profondément heureuse »

(Chaigneau, M. responsable du SNEP, Témoignage)












4-La fin des grandes luttes de l’Education physique ? (1983-2002)

4.1-L’EP touchée par la crise du militantisme.








-Dans l’ensemble du mouvement syndical « à l’adhérent s’est substitué l’électeur et le client »

(P.Rosanvallon, La question syndicale, 1988)
-« Les « jeunes » ne sont plus concernés. Ils sont contents des acquis dus aux « anciens » et ne veulent plus se battre »

(Professeur d’EPS de 51 ans, Témoignage, 2002)











4.2-Des luttes qui se contentent de « conserver les acquis ».








-1994 : passage de 3 à 4 heures d’EPS pour les 6ème (nouveau contrat pour l’Ecole de F.Bayrou)
-1987 : Contrats bleus de R.Monory
-« Jusqu’à présent, il y eu des barrages énormes de la part des enseignants eux-mêmes qui refusaient que des personnes extérieures à l’enseignement viennent les aider à pratiquer l’Education physique »

(E.Landrin, débat à l’AN, 1994)

-« Les syndicats s’opposaient à ce qu’on fasse appel à des artistes ou à des professeurs de conservatoire pour compléter le travail des profs » et « Pour le sport, c’est pareil. Pas question de faire venir A.Jacquet parler de foot à l’école ou au lycée ! C’est réservé aux professeurs d’Education physique de l’Education nationale ! »

(C.Allègre, Toutes vérités est bonne à dire, 2000)











4.3-l’Ecole Normale Supérieur d’EPS, l’aboutissement de la reconnaissance de l’EP ?





-« l’EPS atteint aujourd’hui sa majorité »

(J.Lang, déclaration pour les 20 ans de l’EPS à l’Education nationale, 2001)
-rentrée 2002 : ouverture d’une section EPS à l’ENS de Cachan (antenne de Ker-Lann, Bretagne)









5-Conclusion, au bord du gouffre ?





-« De nombreux responsables de l’Inspection et de l’Administration s’inquiètent avec nous de la régression que signifierait, pour l’EPS, un alignement sur la situation d’autres pays européens »

(Bulletin du SNEP, 1988)






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