La course de durée prenant tout son sens pour l’élève est-elle possible (intérêt, progression et plaisir) ?





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Proposition d’enseignement de la course de durée au collège








Introduction :

Une alternative aux 20 minutes ?
Ces propositions ont pour objectif de renouveler et de varier les mises en œuvre traditionnellement observées au collège. Elles reposent sur des choix didactiques visant à relancer la motivation de nos élèves et à transformer leur représentation d’une activité souvent vécue comme longue, peu intense, monotone donc ennuyeuse, voire rébarbative.
Ces choix sont donc des réponses aux questions suivantes :


  • Comment rendre attrayante une activité perçue négativement et donner envie à chaque élève de la pratiquer ?

  • Quelles formes de travail choisir et comment adapter et individualiser les contenus et les dispositifs d’enseignement afin que chaque élève se sente capable de réussir et s’engage ainsi pleinement dans l’activité ?

  • Comment (re)donner un sens à la pratique de cette activité ? (dans la double acception du terme, c’est-à-dire : une direction claire et une signification plus évidente pour les élèves)

  • Comment réunir alors les conditions pour que chaque élève progresse quelque soit son niveau de départ ?

  • Comment aider les élèves à construire des projets d’action et d ‘apprentissage simples et accessibles ?

  • Comment gérer l’hétérogénéité propre à chaque classe et comment organiser alors le travail de tous et de chacun, les régulations portant sur la connaissance des résultats et/ou de l’exécution des différentes actions et trouver enfin, l’aménagement matériel approprié ?


Des progrès, oui, mais à quelles conditions ?
Ces propositions se veulent également l’expression concrète des solutions aux problèmes que chacun se pose à l’orée d’un cycle d’enseignement. :


  • Comment organiser et élaborer un cycle de course de durée et quels sont les principes à respecter pour obtenir des transformations chez chaque élève ?

  • Quand et comment programmer et enseigner l’activité course de durée tout au long du cursus scolaire au collège, sans être répétitif et ennuyeux ?


la course de durée prenant tout son sens pour l’élève est-elle possible (intérêt, progression et plaisir) ?
Les suggestions exposées dans ce document ont été éprouvées, expérimentées et évaluées depuis une quinzaine d’années par des collègues « non spécialistes » et/ou débutants (stagiaires PLC2 notamment) dans différents types d’établissement : initialement collèges de la banlieue parisienne classé ZEP et Zone Sensible puis, dans d’autres régions.

Elles ont démontré que quelque soit leur niveau, les élèves devaient pouvoir progresser de façon significative, mesurer directement les effets du travail entrepris et très rapidement apprécier l’activité.

Les collègues de tous ces établissements, par leur envie de renouveler leur pratique pédagogique, d’explorer et de partager des solutions nouvelles, par leur volonté de surmonter les difficultés rencontrées et par leur souci, enfin, de gagner en efficacité professionnelle, sont donc à l’origine de ces propositions.

Qu’ils en soient ici, chaleureusement remerciés. 





Synopsis

1ère partie: Principes d’élaboration d’une démarche d’enseignement en course de durée.
Points d’appui théoriques et institutionnels :
Apprendre au collège .
Courir au collège :VMA et temps de soutien.
Courir dans les programmes de l’EPS au collège.
Conséquences sur les plans didactiques et organisationnels :
Eventail des choix didactiques :

Modes d’entrées - Contenus - Evaluations
Eventail des choix organisationnels :

Gestion des distances, durées et récupérations.

Gestion de la quantité et de la qualité du travail

Gestion de la classe
2ème partie : Proposition de mise en œuvre.
Pour un cycle de course de durée en :
Classe de 6ème
Classe de 5ème
Classe de 4ème
Classe de 3ème



  • Zoom sur des séances et des situations clefs.




  • Exemples de cycles alternatifs.


3ème partie : Propositions d’outils pédagogiques.




  • Outils de calculs informatiques.

  • Tableaux de marche et temps de passage Boite à outils

  • Fiches de travail

Apprendre au collège :



La course de durée 

Quelques apports théoriques simples et fonctionnels

 

 

Ils s’appuient sur des connaissances théoriques, parfois complexes, issues à la fois des champs de la physiologie de l’effort, de la bio-énergétique musculaire et de la méthodologie de l’entraînement sur lesquelles on ne reviendra pas.

La pratique de la course de durée met en jeu de façon dominante, mais pas exclusive, les processus aérobie. En terme de qualité physique, elle sollicite principalement l’endurance des élèves dont la définition la plus intéressante est celle de F. Peronnet. C’est « la capacité à soutenir le plus haut pourcentage de la consommation maximale d’oxygène, le plus longtemps possible ». Deux notions fondamentales sont donc au centre de la construction des séquences de travail, des séances et des cycles : la V.M.A. et son temps de soutien pendant une durée déterminée ( la consommation maximale d’oxygène n’étant pas une donnée directement observable, on peut traduire cette notion en terme de vitesse horaire. Même si l’équation VO2 max = VMA n’est pas vérifiée dans toutes les conditions. En effet, à partir d’une certaine durée de course, on peut atteindre sa consommation maximale d’oxygène en courant pourtant à des intensités inférieures à la V.M.A. A partir de 85% et il faut 6 minutes environ pour observer cette dérive ).

 

  • La V.M.A. : c’est pour chaque élève la vitesse de course à laquelle la consommation d’oxygène est maximale : elle dépend à la fois de son VO2 max et de sa capacité à courir de façon économique. Intéressante dans le cadre scolaire puisqu’elle permet à chaque élève d’appréhender immédiatement ses limites (mais aussi ses capacités) en termes de vitesse horaire.

    • Conséquence pratique : les élèves d’une classe peuvent alors courir sur des durées égales, à des vitesses différentes, tout en sollicitant à un même niveau leurs ressources énergétiques.

 

  • Le temps de soutien V.M.A. : c’est la capacité à maintenir une course à une intensité proche de la V.M.A. (≈ 100%) pendant une durée donnée, sans décrochage technique et/ou chronométrique. Sa valeur est également individuelle (4 à 11’ pour des athlètes entraînés d’après V.Billat). L’observation empirique des élèves en milieu scolaire permet également de noter de fortes disparités pour des V.M.A. voisines. IL est donc important dans le cadre d’une pédagogie de la réussite de tenir compte de ces différences pour éviter de placer certains élèves dans des situations d ‘échec relatif. Il est en effet impossible, pour certains élèves, quelle que soit leur V.M.A. de courir, par exemple, à 100% de celle-ci plus de 3’ à fortiori sur des durées plus longues.

    • Conséquences pratiques :

Il est primordial d’estimer à la fois la V.M.A. des élèves mais également le temps qu’ils peuvent soutenir à cette allure.

On peut alors orienter le travail du cycle de façon différente : soit en privilégiant l’augmentation de l’intensité sur une durée équivalente, soit en choisissant une augmentation du volume de travail pour une même intensité.

 

  • Les formes de travail

Très classiquement, on peut distinguer deux types de sollicitation des processus « aérobie » : le travail intermittent et le travail en continu. 

    • Exercice en continu : Il s’agit de courir à un pourcentage de VMA (80 et 85%) pendant un temps suffisamment long (20 à 30’) pour qu’à la fin de l’exercice le coureur ne puisse plus suivre le rythme imposé . Pour M.Gerbeaux et S.Berthoin ce type d’exercice qui vise l’amélioration de la capacité aérobie ne devrait pas être utilisé en milieu scolaire avant 13-14 ans du fait de sa pénibilité.

    • Exercice par intervalles ou intermittent : L’intérêt des exercices par intervalles est d’augmenter la quantité de travail de 1.5 à 3 fois par rapport aux exercices en continu. Ils se présentent sous la forme de courses à des pourcentages de VMA déterminés et sur des durées plus ou moins longues qu’il faut répéter après un laps de temps de repos . Chaque séquence de course est appelée répétition, plusieurs répétitions donne une série. La récupération entre les répétitions (r) est plus courte que la récupération entre les séries(R) . La terminologie classique parle indistinctement d’intermittent ou d’intervalles lorsqu’il s’agit d’exercices entrecoupés de périodes de repos passives ou actives. Du même coup, des confusions s’opèrent souvent entre trois formes de travail voisines mais dont les effets physiologiques sont différents : l’interval – training, l’intermittent en «  court – court » ou en «  long – long » et le fractionné.

      • Le « long-long » : Visant l’amélioration de la capacité ou de la puissance aérobie, il sera défini en rapport avec la VMA et le temps de soutien .Pour une intensité entre 80 et 100% de VMA , la durée de course peu raisonnablement se situer aux alentours de 50% du temps de soutien répété entre 4 et 6 fois avec un temps de récupération entre les répétitions égal aux temps de course . Si on augmente les intensités de course alors il faudra diminuer les durées d’effort et augmenter les temps de récupération.

      • Le « court-court » :Visant l’amélioration de la puissance aérobie, l’intensité de cet exercice se situe entre 100 et 130% de VMA . Les durées d’effort s’échelonneront de 9 à 36’’. Les durées de récupération sont égales au temps d’effort, d’où l’appellation de 36-36 pour un exercice de 36’’ suivi de 36’’ de récupération . Exemple de séries : 4x(12x9-9) à 120% de VMA.

      • Le fractionné : Il s’agit d’un exercice de simulation avant une épreuve finale où le parcours est fractionné en plusieurs tronçons mais réalisé à « vitesse utile » c’est-à-dire à la vitesse prévue de course .La récupération est courte : 50% du temps d’effort.


Globalement l’intermittent répond à trois grands principes :

        • Il s’agit bien sûr d’une alternance de travail et de repos, mais dont la couverture énergétique est surtout caractérisée par un fonctionnement bien particulier, celui du mécanisme intramusculaire de transfert d’O2 assuré par la myoglobine.

        • C’est effectivement une répétition d’exos, de courte et moyenne durée, dont l’alternance entre les phases de travail et celles de repos est fréquente. La durée moyenne des séquences de travail la plus courante est de 30’, et il en est de même de celle de renouvellement, d’où l’appellation générale 30’’-30’’. Court-court → Long-long → ( cf. Berthoin & Gerbeaux)

        • Ce type de travail vise principalement un développement du système d e transport et d’utilisation de l’O2 sans solliciter l’intervention du système lactique puisque les taux de lactate enregistrés restent faibles ou modérés.

 

    • Conséquences pratiques 

Il est intéressant d’utiliser cette forme de travail dont l’intérêt principal est de pouvoir solliciter et maintenir durablement la consommation d’oxygène le plus près possible de son niveau maximal pendant toute la durée de l’exercice, ce qui est un gage évident de progression.

La durée des récupérations est pour certaines séances à contrôler impérativement et scrupuleusement. Elles ne peuvent être que de courte durée et généralement égales au temps d’effort.

La nature de la récupération sera passive car les élèves et notamment les débutants n’ont pas de quantité d’oxygène disponible suffisante pour récupérer activement même à une allure très faible.

A des fins de transfert ou d’entretien on peut également utiliser cette forme d’exercice dans le cadre d’un travail de renforcement musculaire spécifique, de préparation physique générale ou d’entraînement physique intégré (en sports collectifs notamment ).

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