La troisieme revolution industrielle selon j. Rifkin. Et dans l’education technologique demain ?





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date de publication26.01.2018
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LA TROISIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE SELON J.RIFKIN. ET DANS L’EDUCATION TECHNOLOGIQUE DEMAIN ?
Chapitre 4 – Le capitalisme distribué
Document rédigé par Ignace Rak en novembre 2013 pour l’association PAGESTEC www.pagestec.org
Mots-clés sur http://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html Technologie futur : approche systémique ; la 3e révolution industrielle.
La présente série de documents de réflexion est une contribution pour reconnaître ce qui se fait déjà dans certaines classes de collège et repérer quelques éléments nouveaux extraits de l’ouvrage et à intégrer ou non, dans l’enseignement de la discipline « technologie » d’aujourd’hui, voire à utiliser directement dans les cours.

Mais cette série de documents a aussi pour objectif d’alimenter la réflexion pour une évolution de l’éducation technologique pour demain, ainsi que faire envie de lire l’ouvrage complet. Cet ouvrage reflète un point de vue, parmi d’autres, celui de J.Rifkin. Mais par sa qualité, il est représentatif d’une réflexion incontournable et fondée au sens de la rigueur universitaire. Il peut aussi servir de ressource à d’autres disciplines que la technologie.

Ce document fait suite au document sur le chapitre 3 « passer de la théorie à la pratique » que j’ai rédigé en octobre 2013 (1) qui fait partie de la première partie de l’ouvrage et intitulé « La troisième révolution industrielle ». Il reprend des éléments de l’ouvrage de Jeremy Rifkin (2). Pour faciliter les citations de l’auteur Jeremy Rifkin, c’est l’abrégé J.R. qui est employé dans ce document.
Dans ce quatrième chapitre notamment, J.R. décrit quelques exemples concrets qui fonde son point de vue sur un nouveau pouvoir du capitalisme qui ne serait plus vertical, mais latéral au service de la construction progressive de la troisième révolution industrielle.
Avertissement aux lecteurs du présent document.
Les extraits sélectionnés ci-après sont des éléments qui éclairent essentiellement mes points de vue : technique, de citoyen, et historique pour une éducation technologique devant se mettre en place aujourd’hui pour préparer demain. Cette sélection est personnelle. Les extraits sont présentés entre parenthèses (« »). Parfois ils sont précédés ou suivis de («…) (… »). Ceci indique qu’il a dans l’ouvrage une petite, ou une grande partie, non citée du texte qui précède, ou qui suit l’extrait.

 

D’autre part les nombreux renvois à des articles, études et références, sites, ne sont pas mentionnées dans mon document. Or toute l’analyse de J.R., puis ses propositions, s’expriment à partir de ces faits et des études prospectives. Si vous voulez connaître les sources de ses chiffres et avis, il est nécessaire d’aller les consulter dans l’ouvrage de J.R. chapitre par chapitre.

Dans tous les cas, seule la lecture de l’original fait foi, car lors de la saisie il peut y avoir éventuellement des erreurs, fautes ou omissions.

L’introduction au chapitre 4 (extraits) (3)
JR fonde aussi son analyse dans sa dimension politique en complément à une analyse historique. De son point de vue historique « …Au XXIe siècle, le contrôle sur la production et la distribution de l’énergie va passer des compagnies centralisées géantes fondées sur l’énergie fossile à des millions de petits producteurs qui vont collecter leurs propres énergies renouvelables sur leur lieu d’habitation et échanger leur excédents dans des communaux info-énergétiques…Il est utile d’effectuer un petit retour en arrière pour examiner comment les première et deuxième révolutions industrielles fondées sur l’énergie fossile ont réorganisé les rapports de pouvoir aux XIXe et XXe siècles… ».
« La vieille élite de l’énergie et du pouvoir »

(Extraits) (4)

J.R. n’hésite pas à critiquer en citant quelques exemples : « Les énergies fossiles – le charbon, le pétrole et le gaz naturel – sont élitistes, pour la simple raison qu’on ne les trouve qu’en des lieux bien précis…L’infrastructure énergétique centralisée conditionne le reste de l’économie : dans tous les secteurs elle encourage des modèles semblables au sien.

Prenons les chemins de fer, qui ont probablement été la pierre angulaire de la première révolution industrielle, celle du charbon et de la machine à vapeur. La compagnie ferroviaire a été le prototype des entreprises centralisées qui allaient dominer les deux premières révolutions industrielles…des organisations bureaucratiques verticales et centralisées comme celles qui ont été mises en place par les compagnies ferroviaires exigeaient une main d’œuvre alphabétisée…Une main d’œuvre alphabétisée est équipée de l’outil de communication qui rend possible une culture de la sous-traitance. Sans l’imprimé, il eût été impossible de coordonner ces complexes transactions de marché et de rester informé des activités commerciales sur l’ensemble de la chaine d’approvisionnement…Les compagnies ferroviaires ont aussi développé des activités à leur service. La Pennsylvania Railroad, comme d’autres lignes, a acheté des mines pour garantir à ses locomotives un approvisionnement sûr et direct en charbon. Elle a même financé la Pennsylvania Steel Works Company pour être certaine d’avoir tout l’acier nécessaire à la fabrication des rails…

Les compagnies de chemins de fer ont également été les accoucheuses de l’industrie télégraphique. Dans les premières décennies, il n’y avait qu’une seule voie ferrée, où les trains circulaient dans les deux sens. Les accidents étaient fréquents et coûteux. Les cadres des chemins de fer se sont vite emparés du télégraphe, bon moyen de communiquer entre eux pour surveiller et coordonner le trafic sur la voie. Werstern Union a rapidement éclipsé ses concurrents en posant ses câbles le long de l’assiette des rails et en ouvrant des bureaux de télégraphie dans les gares.

Et J.R. de donner un autre exemple de ces relations énergie-pouvoir : « …La convergence entre ces technologies et les moyens de communication imprimés raccourcissait les distances et anéantissait le temps, donc accélérait le commerce à toutes les étapes de la chaîne de l’offre…La fabrication en série de produits bon marché encourageait l’expansion de la consommation, ce qui permettait à des usines de plus en plus nombreuses de produire encore plus à des prix toujours plus bas…le gigantisme est devenu la norme… ».

J.R. pointe aussi les répercussions au début du XXe siècle sur les petits producteurs « Les premières chaines de supermarchés – Grand Union, Kroger, Jewel Tea Company et la Great Western Tea Company – ont profité des nouvelles liaisons ferroviaires transcontinentales et progressivement resserré leur emprise sur la filière alimentaire. Au début du XXe siècle les petits producteurs qui servaient les marchés locaux ont commencé à céder leur place aux premières entreprises agro-industrielles : le système de production des denrées se transformait à l’image de l’usine… ». Et de rappeler les théories de Fréderick Taylor « …Pour rationaliser la fabrication et la distribution des produits, il fallait rationaliser la main d’œuvre elle-même. Frederick Taylor est devenu le premier expert du management…Taylor en était persuadé : le meilleur moyen d’optimiser l’efficacité de l’ouvrier consiste à séparer la pensée de l’action. Il faut donner à l’encadrement le contrôle total de la façon dont chaque tâche doit être accomplie. « Si l’exécution par l’ouvrier est guidée par sa propre conception, il est impossible », selon lui, « de lui imposer une efficacité méthodique, soit les cadences de travail voulues par le capital ». Taylor reprend l’idée cruciale d’exercice d’une autorité rationalisée dans système de gestion vertical et centralisé et la plaque sur chaque travailleur… ».

J.R. poursuit en pointant la répercussion de cette organisation industrielle présente dans la première et dans la deuxième révolution industrielle sur l’organisation de l’enseignement et des établissements dans tous les pays du monde « …Nulle part les nouveaux principes rationalisateurs de l’entreprise moderne n’ont été mieux accueillis que dans l’enseignement public, d’abord en Amérique et en Europe, puis dans le reste du monde. Débiter des ouvriers productifs est devenue la mission principale de l’éducation moderne. Les écoles ont assumé une double tâche : créer une main d’œuvre alphabétisée et la préparer à servir des entreprises despotiques et centralisées, où elle allait recevoir ses ordres d’en haut et optimiser sa production en bas le plus efficacement possible, sans jamais remettre en cause l’autorité sous laquelle elle allait peiner. Les écoles sont devenues un microcosme des usines. La petite unité d’enseignement à classe unique a cédé la place à des établissements centralisés géants qu’à première vue on pouvait aisément prendre pour des fabriques industrielles. Les élèves apprenaient à ne jamais contester l’autorité du professeur…Ce modèle d’éducation est resté en vigueur jusqu’à nos jours et ne commence à être remis en cause qu’aujourd’hui, avec l’émergence de la troisième révolution industrielle : distribuée et coopérative par nature, elle exige une démarche pédagogique qui lui corresponde… ».

Et les chiffres que citent J.R. concernant le modèle de l’entreprise centralisée et rationalisée en Amérique, sont éloquents. Pour le nombre d’entreprises pétrolières «…Dans les années 1930, vingt six compagnies pétrolières, parmi lesquelles la Standard Oil of New Jersey, Gulf Oil, Atlantic Refining Company, Phillips 66, Sun, Union 76, Sinclair et Texaco, possédaient les deux tiers de la structure du capital de la branche, 60% des forages, 90% des pipelines, 70% du raffinage et 80% de la commercialisation. En 1951, le pétrole a dépassé le charbon comme première source d’énergie aux Etats-Unis… ». « Les compagnies automobiles ont suivi…en 1929…aux Etats-Unis le secteur était dominé par trois grands constructeurs : GM, Ford et Chrysler… ». « Les compagnies de téléphone étaient encore moins nombreuses au départ. La société ATT a fait main basse sur le métier d’opérateur téléphonique : elle est devenue un quasi monopole et l’est restée jusqu’aux années 1980 où, elle aussi, elle a été démantelée (NDLR : comme en 1911 a été démantelée la compagnie Standard Oil qui avait le quasi monopole du pétrole aux Etats-Unis)

L’industrie pétrolière est l’une des plus grandes au monde. C’est aussi la façon la plus coûteuse de collecter, traiter et distribuer l’énergie qu’ait jamais conçue l’humanité…Dans le monde actuel, trois des quatre plus grandes entreprises sont des compagnies pétrolières : Royal Dutch Schell, Exxon Mobil et BP… ».

Et pour les fortunes amassées, J.R. conclut avec leur évolution chiffrée « …Il va sans dire que les bénéficiaires de l’ère du pétrole ont été, pour l’essentiel, les hommes et les femmes des secteurs énergétiques et financiers est ceux qui possédaient des positions stratégiques dans la chaîne de l’offre des première et seconde révolutions industrielles. En 2001, les PDG des plus grandes compagnies américaines ont gagné en moyenne 531 fois plus que le travailleur moyen, bien davantage qu’en 1980 où ils ne gagnaient que 42 fois plus. De 1980 à 2005 - chiffre encore plus stupéfiant -, plus de 80% de l’augmentation des revenus aux Etats-Unis est allée dans les poches du 1% le plus riche de la population. En 2007, les Américains de ce 1% le plus riche ont gagné 23,5 % du revenu avant impôt du pays, contre 9% en 1976. Pendant la même période, le revenu médian des ménages américains hors personnes âgées, a baissé et le pourcentage de ceux qui vivent dans la pauvreté a augmenté… ».

Que retenir pour une éducation technologique de demain ?

En technologie on pourrait retenir de cette partie une dimension économique quand à la relation qui s’est construite entre l’exploitation des énergies fossiles, la taille de plus en plus gigantesque des entreprises au détriment du nombre de petites entreprises, ainsi que les fortunes amassées par ces entreprises et le salaire très élevé d’un tout petit nombre de dirigeants et des financiers.

Et aussi dans cette partie, la construction, l’organisation et la pédagogie de l’enseignement résultant de la deuxième révolution industrielle calquées sur cette organisation industrielle, devrait être remise en cause pour se rapprocher du modèle de la troisième révolution industrielle prônée par J.R., c'est-à-dire une école distribuée et coopérative ? J.R. consacre la totalité du chapitre 8 « La salle de classe doit changer de visage » à cette question. Nous y reviendrons donc.
« L’économie coopérative » (extraits) (5)
J.R. poursuit son argumentation à partir de fait inéluctable de l’évolution, selon lui, des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, donc une évolution de la taille et du type des entreprises : « La troisième révolution industrielle en voie d’émergence, en revanche, s’organise autour des énergies renouvelables distribuées que l’on trouve partout et qui sont pour l’essentiel gratuites – le soleil, le vent, l’hydroénergie, la chaleur géothermique, la biomasse, les vagues et les marées des océans…Secteur après secteur, les réseaux concurrencent les marchés, les communaux en source ouverte défient les entreprises propriétaires… ».

Et pour argumenter ses propos et propositions, J.R. prend l’exemple des secteurs de l’informatique, des grandes compagnies d’encyclopédies et des moteurs de recherche : « Microsoft, compagnie attachée à la logique du marché et au strict respect de sa propriété intellectuelle, n’était pas préparée à affronter des organisations comme Linux. La communauté Linux, premier des nombreux réseaux logiciels en source ouverte, se compose de milliers de programmeurs qui, en coopérant entre eux, consacrent leur temps et leurs compétences à corriger et améliorer le code logiciel utilisé par des millions de personnes…

De même, les grandes compagnies d’encyclopédies comme Britannica, Columbia et Encarta, qui, traditionnellement payaient des universitaires pour écrire les savants articles de leurs multiples volumes à couverture cartonnée où se trouvait condensé le savoir du monde entier, ont été incapables dans leurs spéculations les plus débridées, d’anticiper Wikipédia… Aujourd’hui Wikipédia est le huitième site le plus visité d’Internet : il attire quotidiennement environ 13% des internautes…

Des moteurs de recherche latéraux comme Google et des sites de sociabilité en réseau comme Facebook et Myspace ont changé notre façon de travailler et de nous divertir…».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?

Qu’est-ce qu’une économie coopérative et à quelles conditions y aura-t-il un passage à une économie coopérative ?

« Réinventer notre vie économique » (Extraits) (6)
J.R. cite l’évolution du secteur de la fabrication de différents produits, dont nous connaissons déjà les principes et les machines au collège et au lycée et J. De Rosnay avait déjà décrit en 1991 (7), en faisant le parallèle avec la production et la consommation de l’énergie : «…Tout comme l’économie de la troisième révolution industrielle permet à des millions de personnes, de produire leur propre énergie, une nouvelle révolution de la fabrication numérique rend aujourd’hui possible de faire de même dans la production de biens durables…Ce procédé s’appelle l’impression 3D. Même s’il ressemble à de la science fiction, il est déjà là et promet de changer totalement notre façon de penser la production industrielle…Imaginez : vous cliquez « imprimer » sur votre ordinateur et vous envoyez un fichier numérique à une imprimante à jet d’encre, mais, avec l’impression 3D, c’est le produit tri-dimensionnel qui va sortir de la machine…Toutes sortes de produits, des bijoux, aux téléphones portables, des pièces détachées d’automobile et d’avion aux implants médicaux et aux piles, sont « imprimés » par cette fabrication dite « additive » - à distinguer de la fabrication « soustractive », où l’on coupe des matériaux que l’on apparie, puis que l’on soude…

La fabrication additive enthousiasme particulièrement les entrepreneurs de la 3D parce qu’elle n’exige que 10% des matières premières consommées dans le procédé habituel et utilise moins d’énergie que la production industrielle traditionnelle, ce qui réduit considérablement les coûts. Quand la nouvelle impression se sera plus largement répandue, l’impression 3D sur site, en, juste à temps, de produits manufacturés personnalisés va réduire de plus en plus les coûts logistiques avec à la clé d’énormes économies d’énergie…la fabrication additive est potentiellement capable de réduire considérablement les coûts de production des biens tangibles, ce qui fait suffisamment baisser les coûts d’entrée pour encourager des centaines de milliers de mini-fabricants – de PME – à défier et peut être à vaincre dans la concurrence les géants industriels qui ont été au centre des économies pendant les deux premières révolutions industrielles…

Pour nous faire une idée de la différence radicale entre les entreprises du modèle coopératif distribué et celles du modèle centralisé traditionnel des XIXe et XXe siècles, prenons Etsy, une dynamique start-up d’Internet qui a décollé en moins de quatre ans. Elle a été fondée par un jeune diplômé de l’université de New-York, Rob Kalin, qui fabriquait des meubles dans son appartement. Frustré de n’avoir aucun moyen de toucher les acheteurs potentiels intéressés par l’ameublement fait main, il a créé avec quelques amis un site Internet conçu pour mettre en contact des artisans du monde entier, de toutes spécialités, avec d’éventuels clients…

Les textiles et autres objets artisanaux avaient été victimes de la production manufacturière au début de la première révolution industrielle. La fabrication locale ne pouvait concurrencer la production centralisée et les économies d’échelles permises par les investissements massifs du capital financier. Les produits industriels étaient moins chers, tout simplement, ce qui condamnait l’artisanat à une quasi extinction. Internet a changé la règle du jeu en aplanissant le terrain…Etsy a créé un nouveau bazar mondial de l’artisanat qui se développe latéralement et non verticalement et opère un modèle coopératif et non hiérarchique… ».

Et J.R. de prévoir-affirmer : « …Les firmes mondiales géantes qui fabriquent en série des produits standardisés sur des chaines de montage servies par un personnel anonyme sont incapables de concurrencer ce type de tête à tête intime entre un artisan et un mécène. Kalin en est bien conscient : « Ce rapport de personne à personne, de celle qui fabrique à celle qui achète, est au cœur de ce qu’est Etsy »…Puisque de plus en plus d’artisans de PME convertissent leurs petits ateliers en micro-centrales électriques, leurs coûts de fabrication vont chuter abruptement : ils feront donc meilleure figure dans la nouvelle économie en réseau… ».

J.R. avance d’autres solutions, en partie connues mais pas encore généralisées, qui vont dans le sens du développement coopératif et solidaire : « …Le micro-crédit sert de plus à financer la production locale d’énergie verte dans les endroits qui, jusqu’à là, n’avaient jamais eu d’électricité…
Internet a été crucial pour connecter les agriculteurs et les consommateurs dans une forme d’organisation distribuée et coopérative de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. En quelques années seulement, l’agriculture à soutien communautaire est passée d’une poignée de projets pilotes à près de trois mille entreprises qui servent des dizaines de milliers de familles…
En éliminant les engrais et pesticides pétrochimiques, les émissions de CO2 dues au transport au long cours des denrées à travers les océans et les continents, et d’emballage liés aux chaînes traditionnelles de production et de distribution alimentaire de la deuxième révolution industrielle, chaque participant jouit d’un mode de vie durable…
Le tournant vers une économie de troisième révolution industrielle, avec son insistance sur les économies d’énergie et la réduction de l’empreinte carbone, a donné naissance dans le monde entier à des réseaux à but non lucratif d’auto-partage…Pour une cotisation minime, ceux-ci entrent dans le réseau d’auto-partage et reçoivent une carte à puce qui leur donne accès à des places de parking et à des véhicules. Les usagers paient aux kilomètres parcourus, mais, comme la plupart des organisations d’auto-partage sont à but non lucratif, le tarif est moins élevé que dans les grandes compagnies de location de voitures…I-Go à Chicago fournit même un service Internet innovant qui permet à ses membres de réaliser leurs déplacements d’un point A à un point B en utilisant successivement plusieurs moyens de transport…Les communaux d’auto-partage vont probablement devenir une alternative importante au modèle traditionnel de l’achat d’une voiture sur le marché, notamment dans les zones urbaines denses où le coût d’entretien d’une automobile, qui sert rarement, n’a pas de justification pratique…Pour Robin Chase, la fondatrice et ex PDG de Zipcar…le nouveau modèle d’entreprise de l’autopartage représentait une rupture révolutionnaire dans la nature de la mobilité, parce qu’il faisait passer l’automobile dans le champ de la propriété privée à celui du confort collectif et transformait une expérience autonome en entreprise coopérative…Elle a remarqué que des millions de propriétaires de voitures utilisent leur véhicule moins d’une ou deux heures par jour : le reste du temps, il est inactif. Elle espérait, m’a-t-elle dit, faire rouler ces millions de véhicules en les intégrant à une vaste flotte de véhicules partagés auxquels d’autres pourraient avoir accès. Cela permettrait à leurs propriétaires d’en tirer un revenu, et assurerait à d’autres un accès facile à la mobilité dans des quartiers du monde entier. Le chaînon manquant crucial, c’est de convaincre les compagnies d’assurances d’assurer les personnes et non les voitures…
La jeune génération commence à partager autre chose que des voitures. Couchurfing est une association internationale à but non lucratif qui réinvente le secteur du voyage et du tourisme, et, ce faisant, réduit l’empreinte carbone de centaines de milliers de touristes. Le réseau connecte des voyageurs avec des hôtes locaux qui les accueillent chez eux et fournissent également le gîte et le couvert…Les participants sont incités à correspondre entre eux avant les visites et à rester en contact après…les membres disent que leurs expériences ont créé plus de 2,9 millions d’amitiés, dont 120 000 sont qualifiées de durable…En fournissant à plus d’un million de voyageurs un logement gratuit dans des maisons locales, Couchurfing contribue à réduire très sensiblement l’empreinte carbone qu’ils auraient s’ils occupaient des chambres d’hôtels, plus intensives en énergie…
L’économie émergente de troisième révolution industrielle engendre des pratiques d’affaires coopératives dont on n’avait jamais entendu parler…Le « contrat de performance énergétique » en est un bel exemple. Une compagnie comme Philips Lighting passe contrat avec une ville pour installer une nouvelle génération de diodes électroluminescentes, très économes en énergie dans l’ensemble de l’éclairage public et extérieur…Si la compagnie ne réussit pas à faire advenir les économies prévues, la perte est pour elle…
L’« accord de partage des économies » est un autre modèle d’entreprise de troisième révolution industrielle…Dans des pays où la location l’emporte sur la propriété, les propriétaires d’immeubles ont peu d’incitations à rééquiper leurs bâtiments et à les reconvertir en microcentrales électriques puisque ce sont les locataires qui paient l’électricité…Aux termes de ce contrat, le propriétaire accepte de reconvertir l’immeuble en microcentrale électrique et les locataires consentent à partager avec lui les économies réalisées sur leurs factures d’électricité pendant une période suffisante pour le rembourser de son investissement…
Il faudrait apprendre aux entrepreneurs et aux managers à tirer profit de tous les modèles d’entreprise de pointe, notamment le commerce en source ouverte et en réseau, les stratégies distribuées et coopératives de recherche développement et la gestion durable et à faible carbone de la chaîne d’approvisionnement et de logistique… ».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?
Connu de la technologie depuis longtemps pour la fabrication numérique qui est un mode de fabrication soustractive (enlèvement de matière), l’impression 3D est effectivement en cours d’implantation d’un mode de fabrication additive (ajout de matière). Cependant ce dernier mode de fabrication s’il est adapté à un certain nombre de produits 3D, il est encore loin de réaliser les pièces mécaniques de très grande précision que l’on trouve assemblées à l’intérieur de systèmes techniques complexes tels moteurs de voiture, d’avion, de montre, etc.

Un raisonnement est effectivement à mettre en place dans les cours de technologie au sujet de l’empreinte carbone de chaque personne, tout comme dans les entreprises.

La réduction de cette empreinte carbone, et de la suppression des pesticides et engrais aura effectivement comme effet de créer une nouvelle catégorie d’entreprises dont certains modèles marqueront la troisième révolution industrielle.

Quelques modèles d’entreprise de troisième révolution industrielle apparaissent :

- selon un modèle coopératif et non hiérarchique, petits ateliers convertis en micro-centrales électriques.

- des moyens qui favorisent ces types d’entreprises : le micro-crédit, Internet pour connecter les agriculteurs et les consommateurs et créer un réseau court dans la chaîne alimentaire.

- les organisations en réseaux : à but non lucratif d’auto-partage, flotte de véhicules partagés, le secteur du voyage et du tourisme, le « contrat de performance énergétique », l’« accord de partage des économies », le commerce en source ouverte et en réseau.
« L’entreprenariat social » (Extraits) (8)
J.R. engage sur ce point une réflexion nouvelle pour demain divergente de la situation actuelle : « …La nature coopérative de la nouvelle économie est fondamentalement contraire à la théorie économique classique, dont on connaît l’un des grands postulats : le seul moyen efficace de dynamiser la croissance économique est l’intérêt personnel sur le marché. La logique de la troisième révolution industrielle esquive aussi le dirigisme centralisé des économies socialistes traditionnelles de type soviétique…Des entrepreneurs sociaux sortent des universités du monde entier et créent de nouvelles activités à cheval entre les secteurs lucratif et non lucratif – des entreprises hybrides, qui vont probablement devenir de plus en plus courantes dans les années qui viennent… ». Et J.R. de citer un exemple aux Etats-Unis : « …TOMS, vous connaissez ? Cette société, qui a un volet lucratif et un autre non lucratif, fabrique de chaussures – pas n’importe lesquelles : elles sont faites de matériaux durables, organiques, recyclés et même végétaliens…Pour chaque paire de chaussure vendue, sa filiale à but non lucratif, Friends of TOMS, donne gratuitement une paire de chaussures à un enfant dans le besoin quelque part dans le monde…Pourquoi donner une paire de chaussure vendue pour chaque paire vendue ? Mycostie explique que, sans chaussures, les enfants ne sont pas admis à l’école dans de nombreuses régions très pauvres du monde…Et qu’arrive t-il à ces millions de paires de chaussures quand elles sont usées ? Le mur du site Internet TOMS invite ses clients à communiquer des idées créatrices sur leur recyclage en produits utiles de seconde génération – bracelets de montre, ballons de football, suspension pour plantes, dessous de verre… ».

Et J.R. de conclure sur ce point « …Voici la véritable question à poser : « Comment l’industrie et l’Etat veulent-ils être dans vingt ans ? Prisonniers des énergies, technologies et infrastructures crépusculaires d’une deuxième révolution industrielle à l’agonie ou en marche vers le soleil levant des énergies, technologies et infrastructures d’une troisième révolution industrielle émergente ?... ».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?

On peut expliciter la nature coopérative de la nouvelle économie et ce que sont ces entreprises hybrides qui émergent alliant secteurs lucratif et non lucratif.
« Comment se produisent vraiment les révolutions économiques » (Extraits)

J.R. semble bien prendre position à partir de l’exemple des opinions sur le capitalisme des Etats-Unis face à celles de l’Europe : «…Les américains sont convaincus depuis longtemps que les grands progrès économiques résultent toujours d’une situation où l’Etat s’efface et laisse la main invisible du capitalisme régner librement sur le marché sans entrave. Les Européens, et d’autres sociétés de par le monde, sont beaucoup moins persuadés des vertus du capitalisme de laisser-faire « libertarien » (NdT adversaires de toute intervention de l’Etat au nom de la liberté individuelle. La traduction exacte est « libertaires », mais ce mouvement très marqué à droite est bien différent de ce que l’on entend par « libertaires » en Europe), et ils ont manifesté une préférence historique pour un engagement actif de l’Etat dans le processus économique, afin de maintenir un modèle équilibré de marché social…Les révolutions économiques n’émergent pas du néant. La mise en place d’une nouvelle infrastructure de l’énergie et des communications a toujours été un effort commun de l’Etat et de l’industrie… ».
Et J.R. de prendre un exemple historique aux Etats-Unis : « …L’Etat et les entreprises cohabitent, sinon depuis le début de la fin de la guerre de Sécession, époque où les chemins de fer ont eu besoin d’une aide fédérale massive pour mettre en place une infrastructure ferroviaire transcontinentale. C’est à cette époque que le président Ulysses S.Grant a forgé le mt de « lobbyiste » pour désigner un groupe de banquiers et de dirigeants des chemins de fer qui arpentaient le hall (lobby) du majestueux Williard Hôtel, juste en face de Maison-Blanche, dans l’espoir de toucher deux mots à un membre du cabinet ou du Congrès en faveur d’une législation à leur profit. Très vite, les hommes de la banque ou du rail ont été rejoints par les pétroliers. Ensemble ces « loobyistes » sont devenus une force non élue omniprésente dans la capitale du pays, où elle sollicitait l’argent du contribuable pour huiler les rouages de l’économie…Nous restons donc avec un étrange paradoxe. Des millions d’Américains veulent que l’Etat n’intervienne pas dans l’économie, mais ils ne sont pas prêts à se mobiliser pour mettre fin au mécanisme qui permet à des intérêts privés d’acheter des élections, puis de diriger l’argent des contribuables vers leurs projets favoris et les intérêts de leur secteur…

La solution c’est d’abord de bien comprendre que tous les bonds en avant de l’histoire économique américaine ont eu lieu lorsque l’Etat a aidé à financer la nouvelle infrastructure cruciale de l’énergie et des communications, et continué à garantir son fonctionnement, afin que des milliers de nouvelles entreprises puissent grandir et prospérer…il ya de précieuses leçons à tirer de la triste histoire des relations passées entre l’Etat et les grandes entreprises pour assurer que la troisième révolution industrielle sera d’une autre nature : une coopération ouverte et transparente entre l’Etat, les entreprises et la société civile, qui représentera les intérêts de toute la population et pas seulement ceux d’une élite affairiste…

Dès le tout début de deuxième révolution industrielle, les secteurs cruciaux de son infrastructure – le pétrole, l’automobile, les télécommunications, les compagnies d’électricité, le bâtiment, l’immobilier, etc. – se sont coalisés au sein d’un méga-lobby afin d’obtenir des pouvoirs publics, à tous les niveaux, les garanties financières nécessaires, ainsi que des codes, réglementations favorables à leurs branches pour assurer leur succès commercial… ».
Et J.R. d’argumenter en donnant des exemples : « …L’énergie fossile et l’énergie nucléaire ont été subventionnées par les contribuables américains pendant des générations. Même longtemps après l’arrivée à maturité de ces secteurs, l’Etat fédéral a continué à injecter des dizaines de milliers de dollars dans leurs efforts de recherche. De 1973 à 2003, il a versé 74 milliards de subventions énergétiques pour promouvoir le recherche-développement dans les énergies fossiles et l’énergie nucléaire, alors même que ces secteurs recevaient des revenus surabondants et pouvaient s’enorgueillir d’entreprises géantes qui comptaient parmi les plus grandes du monde.

C’est l’Etat fédéral qui, au début du XXe siècle, a conspiré avec ATT pour faire de cette compagnie un monopole quasi public des télécommunications…En principe, les compagnies d’électricité étaient supervisées par les Etats ; en pratique, beaucoup s’autorèglementaient, en s’octroyant de jolis revenus aux dépends de leurs clients et des contribuables…

Les promoteurs de l’immobilier de bureau ont reçu des subventions publiques tout aussi généreuses. Le congrès a amendé le code des impôts pour leur permettre d’amortir le coût d’un nouvel immeuble en sept ans, au lieu des quarante ans prévus par le plan d’amortissement normal… ».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?

Faut-il expliciter, ou non, le fait que les décisions politiques ont eu, et auront, un très grand impact sur le passage aux énergies renouvelables pour la production d’énergie ? Si oui, alors l’influence du « lobbying » et des « loobyistes » seraient à examiner au vu des témoignages historiques.

De la même façon la relation Etat et Entreprises loobyistes au travers des aides au financement pour freiner, ou accélérer, le passage à une troisième révolution industrielle n’est-elle pas une clé de l’élan à donner, ou non, pour demain ?
« Avoir une vision globale » (Extraits) (10)
J.R., dans cette partie, avance l’idée, déjà connue, d’une approche davantage systémique appliquée aux orientations politiques pour construire les orientations de demain : « …Dans la transformation qui nous conduit de la deuxième révolution industrielle, la tâche la plus difficile, est d’ordre conceptuel et non technique…Raffiner le pétrole, produire des automobiles, installer des lignes téléphoniques et le réseau électrique, bâtir les nouvelles banlieues et institutionnaliser les pratiques d’affaires modernes n’étaient pas des activités économiques séparées mais les composantes d’une seule et unique entreprise : une deuxième révolution industrielle...Si ce lobbyisme massif a souvent été prédateur et répugnant, au service exclusif de l’intérêt privé et peu soucieux du bien-être des populations, il a néanmoins rendu un service public qui est trop souvent passé inaperçu…

Nous lions volontiers l’esprit d’entreprise à des réussites commerciales isolées – des inventions ou des idées neuves en affaires -, mais ses contributions vraiment grandioses sont d’ordre systémique…

L’émergence de la troisième révolution industrielle ne change pas seulement notre façon de faire des affaires mais aussi notre manière de penser la politique. La lutte entre les vieux intérêts du pouvoir hiérarchique de la deuxième révolution industrielle et les intérêts naissants du pouvoir latéral de la troisième crée un nouveau clivage politique, reflet des forces rivales qui se disputent la maîtrise de l’économie. Un nouveau récit s’écrit sous nos yeux, et, lorsque nous pénétrons plus avant dans l’ère nouvelle, il va refondre l’idée même que faisons de la politique ».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?

La conclusion de cette partie pose la question de savoir jusqu’où et comment peut-on expliciter aux élèves cette mutation vers une troisième révolution industrielle au travers des décisions politiques de la deuxième révolution industrielle, notamment par une contribution du monde des affaires d’ordre systémique.
Le prochain document traitera du chapitre 5 « Au-delà du clivage droite/gauche » de la deuxième partie de l’ouvrage de J.R. « La troisième révolution industrielle » qui aborde des notions comme les différents clivages ou oppositions ou conflits politiques autour de la question de la troisième révolution industrielle : « droite »/« gauche » ; réseau électrique « centralisé et autoritaire »/« distribué et coopératif »… » ; « centrale nucléaire/énergie renouvelable » ;« énergie lointaine »/« énergie locale » ; « la production d’énergie renouvelable concentrée dans une région du pays puis distribuée »/« produite localement partout et partagée sur tout le continent ».

Bibliographie, sitographie
(1) RAK, I. (2013). La troisième révolution industrielle. Et dans l’éducation technologique demain ? 2 – Un nouveau récit. Sur http://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html.

(2) RIFKIN, J. (2012). La troisième révolution industrielle. Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde. Editions Les liens qui libèrent. IBSN : 978-2-918597-47-6 ; 414 pages, 24 euros.

(3) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 155.

(4) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 155-166.

(5) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 166-168.

(6) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 168-181.

(7) DE ROSNAY, J. (1991). Les rendez-vous du futur. Paris : Fayard.

(8) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 181-183.

(9) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 183-194.

(10) RIFKIN, J. (2012) op. cité p 194-197.




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