Recherche sur la Formation, axe 4 Mots Clés





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oliviermarty@yahoo.fr CNAM – CRF – A4 26 août 2012

Modifié suite à la presentation du 25/10/12

Le « projet G. » : une ingénierie de formation

Conception et gestion de dispositifs d’enseignement (le geste et l’effet)

Olivier Marty, Centre de Recherche sur la Formation, axe 4

Mots Clés :

Geste, effet, culture d’action éducative, actant

Ingénierie de formation, responsable de formation

Résumé :

Le projet d'ingénierie de formation décrit consiste à développer une école de gestion en ligne, d'une durée de trois années, visant un public d'une soixantaine de néo-bacheliers, avec une équipe pédagogique d'une dizaine d'enseignants employés par le Ministère.

Décrire ce projet nous permet de présenter l'organisation et l'ingénierie de formation en utilisant à la fois les sciences de la gestion et les sciences de l'éducation. Nous montrons ainsi comment la gestion passe par des gestes efficaces d'actants partageant une culture d'action commune, c'est-à-dire des procédures et des formes institutionnelles.

La position de chercheur associé au Centre de recherche sur la formation (Crf) du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) nous permet de présenter, en spectateur averti, un projet d'ingénierie de formation dans le cadre d'une institution d'enseignement française opérant en Europe - dont nous sommes acteur.

Le projet d'ingénierie consiste à développer une école de gestion en ligne (anonymisée par l’appellation « projet G. »), d'une durée de trois années, visant un public d'une soixantaine de néo-bacheliers, avec une équipe pédagogique d'une dizaine d'enseignants employés par le Ministère de l’Education nationale.

Décrire ce projet, en cours de déploiement, va nous permettre de présenter l'organisation et l'ingénierie de formation en utilisant à la fois les sciences de la gestion et les sciences de l'éducation.

Du geste à l'effet

Le Dictionnaire étymologique et historique du français Larousse (2001) dérive le mot gestion du latin gerere : le faire, l'action fondent la gestion1. Une histoire des sciences de la gestion s'enracinerait ainsi dans la phénoménologie de l'action du philosophe Maurice Blondel2 au siècle de l'industrie, sortirait de terre avec les économistes praxéologistes, dont l’illustre Ludwig von Mises3, et fleurirait au 20ème siècle4. Mais c'est l'épistémologie de la gestion qui nous retient, avec le geste et l'effet comme type causal premier de la logique de l’action.

Quels sont les bons gestes qui produisent les bons effets ? Les gestes efficaces et effectifs de l'employé confirmé ? Et non les gesticulations défectueuses du débutant ? En quoi certains actes de conception des experts relèvent de la gestation et produisent des effets gigognes ? Cette dialectique du geste et de l'effet est à l'œuvre dans le projet d'ingénierie de formation que nous exposons, nous soutenons que c’est un implicite de la pensée gestionnaire.

Actes et actants : les routines de la gestion de formation

Quels sont les actants concernés par le projet d’ingénierie de formation ? Le projet compte d’abord des responsables de formation, c’est-à-dire des gestionnaires, qui agissent en coordonnant différents métiers au sein de l’institution d’enseignement. Production des supports pédagogiques, commercialisation des produits de formation, administration des inscriptions, innovation dans les dispositifs, appartiennent chacun à une direction métier et le responsable de formation, en charge d’un ou plusieurs produits de formation, correspond avec des interlocuteurs dans chacune de ces directions métiers. En d’autres termes, il agit en chef de projet effectuant du management transversal.

Les responsables de formation, dans le site de l’institution que nous observons, sont issus du personnel de l’Education nationale : certifiés ou agrégés dans leur discipline, ils ont évolué vers cette fonction à responsabilité après quelques années d’enseignement. Contrairement au personnel de direction classique, proviseur de lycée ou principal de collège, ils ne sont pas chef d’un établissement. L’ampleur de leur tâche est donc moindre, quoique les moyens d’action au service de l’innovation pédagogique soient plus nombreux : ils ont pour charge d’assurer l’ingénierie de formation, c’est-à-dire de proposer sans cesse de nouveaux dispositifs de formation dans leur périmètre d’activité.

Les responsables de formation œuvrent de leur chef et de leur main puisqu’ils agissent de la conception du projet jusqu’à sa réalisation et son suivi. Nous nous centrerons sur le chef-d’œuvre (la conception) mais n’oublions pas que les responsables de formation sont aussi main-d’œuvre : ils signent les attestations de formation, accompagnent la commercialisation en téléphonant aux apprenant pour mieux les comprendre, assurent la réponse aux questions pédagogiques sur les forums des sites Internet de formation, garantissent l’absence de faute dans les supports de cours par des relectures attentives…. Certes ils ne font pas tout : ils font faire une bonne partie du tout en déléguant. Mais la responsabilité leur revient toujours et ils sont amenés à vérifier sans cesse, à « attester du service fait » des nombreux personnels vacataires auxquels ils ont recours ponctuellement.

Un exemple de site web de formation produit par l’institution

Comment s’effectue l’ingénierie de formation ? L’idée de nouveau dispositif vient rarement d’un seul responsable de formation isolé. Le retour par téléphone d’un inscrit, une direction des ministères dont dépend l’institution, une réunion informelle avec des collègues le temps d’une pause déjeuner, l’imitation d’un concurrent… sont autant d’éléments déclencheurs. La valeur ajoutée du responsable de formation chargé d’ingénierie pédagogique consiste alors à entrer dans les formes de l’institution pour se conformer aux méthodes de travail de ses collègues et donner ainsi une ampleur collective à ses projets.

Un geste créatif, la bonne idée, ne sera effectif que s’il a prise sur les réalités de l’institution. Une idée de formation n’est que du vent si elle est simplement prononcée au détour d’une conversation, à la pause déjeuner. L’idée de formation devient réelle si elle prend une forme assez dure pour durer. Cette forme solide peut être un document papier, qui laissera une trace dans les archives et revivra à chaque relecture ; ou encore un groupe de travail, avec un calendrier et des actes de réunion qui autorisent les décisions prises. Le geste trouve alors son effet : un effet solide dans le cas d’un écrit (c’est l’effet ricochet : l’idée rebondit dans tous les esprits qui la lisent), un effet instituant dans le cas d’une réunion (c’est l’effet boule de neige, l’idée comptant de nouveaux adeptes au fur et à mesure que le groupe de travail grandit).

La nouvelle formation est elle-même comprise comme un « dispositif » : c’est un ensemble de cours (sur support papier ou numérique), de procédures (d’inscription, de circuit des copies, d’évaluation notée) et de règles (interactions des apprenants avec les tuteurs par téléphone ou sur le site Internet) qui constitue un objet. L’emballage commercial (le marketing du public visé, prix affiché, promotion envisagée, lieu de vente) et institutionnel (discours sur le contenu, partenariats avec d’autres institutions) en font un produit de formation complet. Le responsable de formation n’encadre pas directement des enseignants et des élèves ; il s’ingénie à créer des objets physiques qui cadrent indirectement les actions humaines pour lui. L’institution, machine constituée de procédures et de formes écrites, autorise les actes du responsable de formation. En réglant la machine par des gestes précis et idoines, il s’assure qu’elle formatera les esprits des apprenants.

Exemple d’actant contenant les gestes des acteurs : le forum d’un site de formation

Comme nous le voyons, les responsables de formation, acteurs humains chargés d’ingénierie de formation, sont insérés dans un réseau d’acteurs non-humains : écrits, groupes de travail (organisation, procédure), actes de réunion (formalités)… Il n’est pas anodin que la théorie de la traduction5, réunissant actants humains et non-humains, soit présente en annexe d’un ouvrage technique à destination de ce public6. Les professionnels de la formation reconnaissent que la bonne idée a plus de valeur si elle s’impose « par la force des choses » au lieu que de ne reposer uniquement sur la volonté des hommes. Les humains s’entourent d’inhumains pour que leurs gestes aient des effets surhumains. La gestion s’immerge dans le sociotechnique. Ou encore, la culture d’action7 de l’institution mêle des hommes et des objets, elle est à la fois humaine et matérielle.

Une rupture innovante : transformations de la culture d'action éducative

Le projet d’ingénierie de la formation d’une école de gestion (« Projet G ») retient notre attention en tant que geste inchoatif. Nous sommes dans le cas des balbutiements d’une innovation : il ne suffit plus de s’assurer du fonctionnement de produits de formation existant, ou de répliquer une formation modèle pour en créer une nouvelle (de type BTS, licence ou master) mais bien d’innover par une formation atypique dans l’institution. A effet nouveau, geste nouveau : le projet G. signale plusieurs changements de fonds dans la culture d’action éducative de l’institution étudiée.

Comme la montré Jean Marie Barbier, la culture d’action éducative est d’abord partage d’un sens commun. Elle est, pour nous, manichéenne : elle sépare le « bon geste » du « mauvaise geste » d’un point de vue déontologique comme d’un point de vue pratique. Le « mauvais effet » est aussi bien la vision d’un mauvais geste que celle de ses conséquences. Opposant « ce qui se fait » à « ce qui ne se fait pas », voire à « ce qui ne le fait pas », la culture d’action éducative définit des obligations et des interdits. Comment opère-t-elle dans le cas du projet G. ?

Le responsable formation chargé d’ingénierie pédagogique est supposé faire preuve d’une éthique professionnelle vouée à la connaissance (trahie par le paradoxe du « je ne sais pas » comme réponse courante, qui signifie en réalité « je sais beaucoup de choses mais ceci je ne le sais pas »), désintéressée (on ne parle pas d’argent et de rémunération dans les couloirs de l’institution étudiée) et affichant le service public à tout va (la langue vernaculaire, proscrivant l’anglais international et prescrivant le français recherché, parle volontiers « d’apprenant », « d’inscrit » mais jamais de « client », à la différence d’organismes de formation privés).

Or le Projet G. est le signe d’une transformation de cette culture d’action éducative. Il est censé être rentable à court terme ; il se positionne sur un marché dominé par des écoles privées et doit donc adopter leur logique ; il est, enfin, mené par un responsable de formation qui a été formé dans une grande école de commerce privée. Là où les responsable de formation étaient quasi exclusivement issus de l’Education nationale, une nouvelle vague de recrutement a fait entrer dans l’institution un personnel issu de grandes écoles de commerce et ayant travaillé au préalable dans le secteur privé. A nouveau projet d’ingénierie de formation, nouvelle culture éducative.

Les hommes changent et avec eux les valeurs (l’argent, le profit s’introduisent subrepticement), les normes et règles de mesure (compter son « investissement » au plus près, rentabiliser). Ceci passe, au niveau de la direction générale de l’institution, par la création d’un service de « contrôle de gestion ». Ce nouveau service, en contrôlant la gestion des responsables de formation, va faire plus qu’inspecter les gestes des uns et des autres : il introduit des manières d’agir et de penser propres au secteur privé. Les actions sont quantifiées, mesurées par des tableaux de calcul sous format Excel et finalement encadrées par cette nouvelle raison numérique8.

Le projet G. révèle la transformation vers un nouveau sens commun : des valeurs chiffrées, des mesures et des unités de mesure qui font sens (alors qu’elles étaient incomprises auparavant, insensées), des règles de calcul communes. C’est une nouvelle politique qui prend forme : l’établissement public hésitant dans son ensemble à passer du statut d’Etablissement public administratif à celui d’Etablissement public industriel et commercial. Le geste d’ingénierie du projet G. est donc un geste qui va dans le bon sens : il n’est pas à contresens de l’évolution de l’institution, il suit la direction du vent de l’histoire.

Geste complet, le projet G. mobilise les actants de l’ancienne et de la nouvelle génération (procédures, responsables, services, documents officiels) pour produire les bons effets : formation conforme à la culture d’action commune, aux représentations que l'institution se fait de ce qui doit être fait et de comment cela doit être fait. Ainsi le projet G. est en harmonie avec l’institution dans ce qu’il définit être les attentes des apprenants : ce qui mérite d’être appris (et qui s’inscrit dans cette culture gestionnaire chiffrée, internationale, du geste efficace), le niveau de qualité pédagogique espéré ou encore le prix qui doit être à la fois fidèle à la tradition de service public (abordable par tous) et rentable.

Temps et procédures d'action

Le projet G. est un processus qui est scandé par des formes propres à l’institution. Chaque étape du développement du projet d’ingénierie de formation est marquée par un document qui doit être validé par le comité de direction idoine. Le produit de formation a ainsi un cycle de vie qui débute avec une fiche de proposition de nouvelle formation, suivie d’une fiche de conception de la nouvelle formation (impliquant les différents métiers de l’institution : production, commercialisation, scolarité, innovation) et ainsi jusqu’à une fiche de suppression de la formation. Le responsable de formation doit remplir la bonne fiche, geste qui lui permet de créer ou de modifier les produits de formation dont il est responsable.

Le projet G., au moment où nous le décrivons, a fait l’objet d’une fiche de proposition. Il a donc fallu verbaliser l’origine de l’idée, le public visé et le dispositif pédagogique dans ses grandes lignes pour le faire valider par la direction métier. Après cinq mois d’attente, la deuxième étape a été remplie avec la fiche de conception, beaucoup plus détaillée et impliquant la signature de toutes les directions métiers qui sont sollicitées pour donner une estimation des ressources (temps et moyens humains) nécessaires pour réaliser le projet. La reprise des supports de cours dans les différentes disciplines (management, finance, ressources humaines, droit, marketing, entrepreneuriat, comptabilité), de la création de services d’accompagnement (suivi de rédaction des mémoires des étudiants, informations trimestrielles sur l’actualité de la gestion, information sur les débouchés après le parcours de formation) des évaluations autocorrectives sur site Internet, des documents d’inscriptions,…. doit être estimée pour obtenir l’accord final du comité de direction, autorisation formelle.



Partie 1 Projet de formation et/ou service

I origine

II présentation du projet

III modalités organisationnelles

IV programme de la formation et/ou service

V dispositif pédagogique

VI dispositif d’accompagnement / suivi administratif

VII test

VIII macro-planning du projet

Partie 2 Modèles de revenus

Validation intermédiaire CODIR

Partie 3 Synthèse étude de faisabilité du projet

I Produits / production

II modélisation économique

III tarifs

IV plan de commercialisation et de communication

Partie 4 planning détaillé

Validation d’étape Comité de validation




Aperçu de la fiche de conception du nouveau produit de formation (sommaire du document)

Ne nous méprenons pas sur ce délai de cinq mois d’attente entre deux étapes de validation. Plusieurs temps s’enchevêtrent dans la vie quotidienne du responsable de formation : la frénésie du calendrier quotidien (courriels, réunions) ne doit pas être masquée par l’avancée trimestrielle des projets d’ingénierie (comme le projet G.), ni même annuelle des changements de missions et statuts du personnel, trisannuelle des recrutements (la rotation des responsable de formation est de trois ans en moyenne, elle renouvelle la culture d’action commune) et le temps long des réformes (délocalisation du siège dans les années 1990, réforme en directions métiers dans les années 2000). Les grands gestes des hauts niveaux se font avec ampleur et plus lentement, ils font longtemps effet. C’est la vision nietzschéenne du grand homme avec ses gestes graves et son déplacement majestueux9.

Le temps du projet d’ingénierie est donc variable selon la hauteur de vue que l’on prend. Ceci vaut aussi bien pour les acteurs humains que pour les actants non-humains. Nous opposons ainsi le stylo du responsable de formation qui vibre quotidiennement pour signer les attestations de fin de formation aux lentes rotations des machines de production de cette industrie de la connaissance10 : elles nécessitent un temps plus important pour être achetées, installées et allumées ; mais alors elles produisent des milliers de fascicules par jour. Ce sont des actants au geste lent et à l’effet puissant.

Le formulaire à remplir par le responsable de formation peut être vu comme une procédure avec son temps particulier. Le délai de cinq mois n’est cependant pas fixé par la procédure. Il est lié au vivant informel de l’institution : les rapports de pouvoir entre acteurs laissent à moment donné une opportunité pour faire avancer le projet. Le responsable de formation sent en effet un moment opportun car il s’aperçoit que le directeur dont il dépend veut instrumentaliser le projet pour servir ses ambitions personnelles. Le responsable de formation réitère donc sa demande orale et presse ainsi la procédure de validation de la fiche. Une impulsion individuelle du directeur se transforme en décision collective et l’institution avance dans la production d’une formation qui aura des conséquences sociétales. Le projet d’ingénierie de formation prend ainsi de la hauteur : marche à marche, il gravit l’escalier institutionnel que construisent la procédure et ses documents empilés.

Formalités et conformité : l'organisation de l’ingénierie de formation

Considérons à présent cette procédure et ces fiches comme des formalités. Les formes demandées (une fiche de conception de 17 pages, composée d’une centaine de questions qui sont identiques pour tous les projets d’ingénierie de formation) limitent les gestes du responsable de formation. Il doit répondre aux questions posées, mettre les formes, et non pas présenter librement son projet d’ingénierie.

Ce qui peut paraître une limite du geste s’avère être un amplificateur de l’effet. Car se conformer à la forme commune c’est permettre à l’institution de fonctionner. Les directeurs peuvent comparer les différents projets qui sont semblablement présentés, avec des critères stables, et peuvent décider d’allouer les moyens humains et financiers à tel ou tel projet. La forme est canalisatrice du fonds d’ingénierie : elle conduit et porte le flux d’idées pédagogiques dans le moulin d’administratif qui se met en branle. Sans ces rouages nécessaires la machine ne tournerait pas. A l’échelle du responsable de formation, il faut entrer dans la forme et se conformer (ressembler), à l’échelle de l’institution l’ensemble des formes individuelles se conforment (s’assemblent) en une figure unique.

En termes organisationnel, le responsable de formation doit être organisé, c’est-à-dire accepter de fonctionner comme un organe déterminé. Alors l’organisation peut prendre forme : ensemble d’organes similaires qui fonctionnent en harmonie. Le bon geste du responsable de formation qui remplit les formalités comme il convient et au moment idoine est le signe d’un agent organisé qui permet à l’organisation d’exister. Ce geste est alors amplifié par l’organisation qui lui donne sa force institutionnelle.

La professionnalisation du responsable de formation consiste à apprendre ces bons gestes, à s’identifier à ce travail bien fait pour se fondre dans la culture d’action éducative de l’établissement. Les compétences d’ingénierie de formation sont ainsi pour partie de nature administrative (remplir des formalités) – ce qui permet à l’institution de justifier progressivement le passage du recrutement de personnel enseignant à des personnels gestionnaires plus que pédagogues

Conclusions

Le projet G. d’ingénierie de formation nous a permis de mobiliser les sciences de l’éducation pour comprendre le fait de gestion éducative. Nous avons maintenu une dialectique du geste et de l’effet pour comprendre cette gestion particulière. Ainsi nous pensons que le responsable de formation débutant gesticule sans effet. Puis il apprend à faire des gestes effectifs et devient novice. Suit l’expérience du confirmé qui fait beaucoup car sa gestion est un ensemble de gestes efficaces. Enfin, l’expert11 est efficient, il se situe au niveau de la gestation de projet, de l’ingénierie de formation. Il maîtrise parfaitement les compétences de son métier et effectue beaucoup avec peu de gestes, car ceux-ci prennent les formes idoines et interviennent au moment opportun. Organe adapté à l’organisation, il en améliore même le fonctionnement par ses propositions.

Cette dialectique du geste et de l’effet s’amplifie si elle éclaire les professions de la formation en elles-mêmes : le geste formatif serait celui qui produit un effet formateur dans l’esprit de l’apprenant. Et cet effet produirait lui-même d’autres effets car l’apprenant voit et agit selon ce qu’il a appris. Ainsi l’ingénierie de formation serait acte de gestation à effets gigognes.

Une organisation de la formation

La formation d’une formation : morphogénèse
Note additive au projet G
Nous allons représenter sous forme de schéma les opérations d’organisation de la formation que nous avons mises en œuvre au cours du projet G et dans la gestion quotidienne d’une formation de capacité en droit.

Nous désignons par le terme de morphogénèse ces opérations de gestion qui permettent la formation d’une formation.



Préformation 12

Transformation 14

Conformation 15

Agrégation des formateurs 15

Structuration de la formation  17

Formalisation du dispositif 17

Déformation et reformation 19

Métamorphose 19

Schéma d’un organisme de formation 20



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