Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre





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Chagall et Tériade,

l’empreinte d’un peintre


18 novembre 2006 –26 février 2007




Musée Matisse - Le Cateau-Cambrésis
un musée du Département du Nord




Conseil Général du Nord

Sarah Philippe

2, rue Jacquemars Giélée

59047 Lille Cedex

T. 33 (0)3 20 63 52 28

F. 33 (0)3 20 42 83 99

E-mail. sphilippe@cg59.fr

Site : www.cg59.fr


Observatoire-Véronique Janneau

Contact Hélène Dalifard

2 rue Mouton Duvernet

75014 Paris

T. 33 (0)1 43 54 87 71

F. 33 (0)1 45 43 38 53

E-mail : helene@observatoire.fr

Site : www.observatoire.fr


Musée départemental Matisse

Laetitia Messager

Palais Fénelon

59360 Le Cateau-Cambrésis

T. 33 (0)3 27 84 64 78

F. 33(0)3 27 84 64 54

E-mail : lmessager@cg59.fr

Site : www.cg59.fr/matisse










Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre
18 novembre 2006 – 26 février 2007

Musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis


Sommaire

Présentation de l’exposition-----------------------------------------------p. 3/4

Les relations artistes/éditeurs---------------------------------------------p.5/6


Présentation des livres-----------------------------------------------------p. 7/13

En filigrane, croisements contemporains------------------------------p. 14/16


Autour de l’exposition-------------------------------------------------------p. 17/18






La politique muséale du Département du Nord----------------------p.19/20



Informations pratiques et contacts--------------------------------------p.21

Communiqué du presse du Ministère de la culture et de la communication
p. 22/23

Présentation de l’exposition




Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre
18 novembre – 26 février 2007

Chagall : la donation d’Alice Tériade
Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle.
Chagall inédit 
Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967
Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.

L’exposition présente les livres déployés presque dans leur totalité accompagnés, pour de nombreuses planches, des gouaches préparatoires : pour les Fables, Daphnis et Chloé, La Bible, des essais inédits des gravures pour la Bible avec les repentirs et les reprises, de peintures faites pendant les voyages en particulier en Palestine, en Russie, ou sur les thèmes des amours de Daphnis et Chloé et du Cirque. Le parcours inédit dans les livres illustrés de Chagall montre qu’ils furent la préoccupation de toute une vie provoquant des bouleversements importants dans son parcours d’artiste.
L’exposition a pour vocation de montrer le travail d’illustrateur et de graveur de Chagall, son rapport avec des livres qui donnèrent naissance à des ouvrages d’une qualité exceptionnelle mais aussi la relation entre le peintre et son éditeur, avec Ambroise Vollard jusqu’en 1939 puis avec Tériade à partir de 1948.

Ambroise Vollard, marchand et éditeur d’art, commande à Chagall en 1923 l’illustration d’un grand livre de la littérature russe. Chagall choisit les Âmes mortes de Gogol dont les thèmes lui sont familiers. Les planches tirées à l’eau-forte traduisent, dans un graphisme très original, la vie en Russie avec des personnages truculents et des situations pittoresques. C’est après un voyage en France en 1926, que Chagall illustre les Fables de La Fontaine avec 100 gouaches représentant des scènes campagnardes gravées à l’eau-forte et pour certaines rehaussées de gouache.

Le peintre commence l’illustration de La Bible en 1931. Il part pour la Palestine et fait une centaine de gouaches préparatoires sur un de ses thèmes préférés. Il choisit d’illustrer l’histoire du peuple hébreu à travers la vie de ses pères fondateurs : les Patriarches, les Rois et les Prophètes. Les planches sont ensuite tirées à l’eau-forte. Ce livre monumental ne sera édité par Tériade qu’en 1956.

Tériade, l’un des propagateurs de la couleur dans les grands livres de peintres de l’après guerre, propose à Chagall l’illustration du poème hellénistique de Longus Daphnis et Chloé. Chagall effectue alors deux voyages en Grèce pour en capter avec justesse la lumière et les couleurs. Il réalise 42 gouaches remplies d’une poésie fraîche et naïve à partir desquelles seront tirées les planches en lithographie.

En 1956 Chagall est invité au Cirque d’hiver pour assister aux prises de vue pour le film The Big Circus qui sortira à New York en 1959. A cette occasion, il exécute des esquisses qui serviront à la réalisation du Grand Cirque de 1956 dont il reprend certains éléments –acrobates, jongleurs, écuyères, clowns pour l’illustration du livre pour lequel il écrit le texte. Les illustrations gaies et colorées contrastent avec le texte sombre et profond. Il reflète la magie du spectacle. Les acteurs, au destin souvent tragique et torturé, se parent de leurs habits de lumières pour offrir au spectateur des moments d’intenses émotions. Pour l’artiste, la piste du cirque est semblable à la comédie de la vie.

Exposition réalisée par le Musée Départemental Matisse
Commissaire Général : Dominique Szymusiak, Conservatrice en Chef, Musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis.

Commissariat adjoint : Céline Peyre, attachée de conservation, Musée Fabre de Montpellier

Avec le concours de Meret Meyer-Graber, de François Chapon, Conservateur Général, directeur honoraire de la Bibliothèque Doucet
Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, et des Amis du Musée Matisse du Cateau-Cambrésis.
Exposition réalisée dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille : 12 expositions dans les musées du Nord-Pas de Calais sur les collections d’estampes, organisées par l’Association des conservateurs des musées du Nord-Pas de Calais qui bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, du Conseil Général du Pas de Calais, de la ville de Roubaix.
Ses partenaires sont : les villes d’Arras, Calais, Cambrai, Douai, Dunkerque, Gravelines, Lille, Saint-Omer, Tourcoing, Valenciennes, la Communauté urbaine de Lille Métropole, l’Institut de Recherches historiques du septentrion de l’Université de Lille 3.
« Feuille à Feuille » bénéficie du mécénat du Crédit du Nord
Label : Exposition d’Intérêt National décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication

Prix de l’IFPDA, International Fine Print Dealers Association, New York .

Les relations artistes/éditeurs


« En tenant une pierre lithographique ou une plaque de cuivre, je croyais toucher un talisman. En elles, il me semblait que je pouvais placer toutes mes tristesses, toutes mes joies, tout ce qui, au cours des ans, a traversé ma vie : naissances, morts, mariages, les fleurs, les bêtes, les oiseaux, les pauvres ouvriers, les parents, les amoureux dans la nuit, les Prophètes Bibliques, dans la rue, dans la maison, dans le Temple et dans le ciel. Et avec l’âge, la tragédie de la vie en nous et autour de nous. » Marc Chagall, Chagall, lithographe I.


Chagall et Vollard
Marc Chagall fut le peintre par excellence de la gravure au XXème siècle. En 1923, Blaise Cendras le fait revenir de Berlin, à la demande du marchand- éditeur d’art Ambroise Vollard. Il écrit à Chagall: « Reviens, tu es célèbre et Vollard t’attend. » Vollard commande successivement trois livres majeurs à Chagall qui gravera pendant vingt ans presque exclusivement pour lui sans que cependant les ouvrages ne soient édités.

Chagall se passionne pour l’estampe pendant son séjour en Allemagne en 1922 et 1923 et s’essaye à l’eau-forte, la pointe sèche, l’aquatinte et à la gravure sur bois. Mais c’est Vollard qui lui donne la possibilité de s’exprimer pleinement en gravure. Il a à peine terminé les quatre-vingt-seize eaux-fortes et pointes sèches pour les Âmes mortes qu’il commence Les Fables de La Fontaine qu’il grave pendant quatre ans puis continue avec La Bible jusqu’en 1939. Il procède toujours de la même façon, commençant par s’imprégner du sujet par des voyages pendant lesquels il peint des gouaches préparatoires. Le travail est d’abord pensé en couleurs mais la réalisation est contrainte par des difficultés techniques qui l’obligent à s’adapter à la taille douce. Pour ses trois premiers livres, il transpose la couleur des études en estampes noires et blanches utilisant toutes les ressources de la plaque de cuivre. Il dessine en enlevant le vernis de la plaque qui est plongée dans un bain d’acide puis il la reprend à la pointe sèche dont la technique donne des lignes plus affirmées et plus veloutées. Il corrige les épreuves en supprimant à la gouache blanche les parties qu’il veut effacer. Il éclaircit, oppose le noir au blanc et enfin utilise l’aquatinte pour donner des aplats de noirs lumineux. Les gravures des Âmes mortes et des Fables à la pointe sèche et à l’eau forte ont un dessin plus précis et contrasté, celles de la Bible révèlent par les nombreux états successifs un époustouflant travail dans la matière du blanc et du noir.
Chagall et Tériade
La guerre et la mort de Vollard en 1939 bouleversent l’évolution des éditions. Il faut attendre 1948 et l’exceptionnel travail d’éditeur de Tériade pour que Chagall voit la publication des trois ouvrages voulus par Vollard. En 1948 paraît les Âmes mortes, 1952 Les Fables et 1956 La Bible. Tériade rachète les planches originales au frère de Vollard, Lucien Vollard. Dans une activité continue et efficace, il fait imprimer les textes, compléter les planches de La Bible, dessiner et imprimer les bandeaux des Âmes mortes, dessiner les couvertures des Fables, publie les dessins et les gravures de la Bible dans deux numéros de Verve, et propose de nouveaux projets à Chagall avec la technique moderne et audacieuse de la lithographie en couleurs que le lithographe Fernand Mourlot maîtrisait parfaitement. Il publie pendant l’été 1950, Les Contes de Boccace, enluminures du manuscrit des ducs de Bourgogne de la Bibliothèque de l’Arsenal, et demande à Chagall de concevoir des lavis en réponse à chaque enluminure afin de les éditer en vis-à-vis.

En 1952, Tériade qui était arrivé de l’île grecque de Mytilène en 1915 et faisait le rêve de retrouver l’harmonie artistique de la Grèce antique, commande à Chagall l’illustration de Daphnis et Chloé de Longus et l’incite à accomplir le voyage initiatique en Grèce. Chagall s’y rend en 1952 puis à nouveau en 1954 pour comprendre la lumière de la Grèce. Tériade recherche un idéal d’équilibre et de beauté en associant les écrivains anciens aux artistes contemporains et en faisant se rencontrer la tradition grecque et l’art moderne occidental.

Il publie en 1961, Daphnis et Chloé illustré de 42 lithographies de Chagall aux éditions Verve. Le dernier livre fait en collaboration avec Tériade de 1962 à 1967 est un livre sur le Cirque pour lequel, à partir de gouaches préparatoires, il réalise 23 lithographies en couleurs et 15 en noir et écrit le texte. Chagall était souvent invité dans la maison de Tériade à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Des dessins de la maison, du jardin enchanteur, de la salle à manger de Matisse rappellent qu’il y faisait de fréquents séjours. Les deux complices devaient croiser leur culture, l’un Tériade, épicurien et poète, messager de sa Grèce natale, l’autre Chagall, hédoniste et peintre, porteur de la culture Russe.

Présentations des livres

LES LIVRES
La gravure traduit l’univers poétique de Chagall
Chagall est à Berlin de l’été 1922 à l’automne 1923. De cette époque datent ses premières gravures. Il réalise pour le compte de l’éditeur Cassirer, vingt planches sur cuivre destinées à illustrer, le texte de son autobiographique Ma Vie, livre de souvenirs de ses années d’enfance à Vitebsk et de ses premières années de peintre. L’ouvrage ne sera pas édité avec ces gravures qui paraîtront en portfolio à Berlin en 1923. La première édition de Ma vie, traduite en français par Bella Chagall, fut publiée aux éditions Stock en 1931.

Les gravures feront connaître Chagall auprès d’Ambroise Vollard qui lui demande de travailler pour lui. Il lui commande successivement Les Âmes mortes, Les Fables de La Fontaine, La Bible, Le Cirque. Bien que très satisfait, Vollard ne publiera aucun de ces livres. Il faudra attendre le retour en France de Chagall après la guerre et sa rencontre avec Tériade pour que les livres soient édités avec les planches commandées par Vollard.
Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol

Eaux-fortes originales de Marc Chagall, Paris, 2 vol., Tériade Editeur, 1948.
Chagall est de retour en France en septembre 1923, appelé par Vollard grâce à l’intermédiaire de Blaise Cendrars. Il est l’un des artistes comme Picasso, Braque, Rouault... à qui Ambroise Vollard, le célèbre marchand du début du siècle, commande des estampes et des livres illustrés. Dès leur première rencontre, Vollard propose à Chagall d’illustrer de gravures sur cuivre un auteur russe, Le général Dourakine ou La comtesse de Ségur. Chagall qui admire Gogol, dont il avait fait les maquettes des décors et les dessins des costumes pour le Revizor, choisit Les Âmes mortes.

Il consacre la majeure partie de 1924 et 1925 à cet ouvrage qui devait comporter 118 eaux-fortes soit 96 planches hors texte, onze bandeaux (et onze culs de lampe non publiés). Chagall dessine la vie russe et les personnages truculents du livre, Tchitchikov, les propriétaires terriens, le valet Petrouchka, le cocher et le savetier, les policiers et les paysans dans des scènes villageoises et des descriptions d’intérieurs.

Si Vollard est enchanté du livre, il ne le publie pas. Il faudra que Tériade rachète les planches pour l’éditer en 1948. L’ouvrage est tiré à 368 exemplaires.
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