Réunion thématique approfondie





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.IIIntérêt d’un indicateur d’émergence en complément à l’indicateur européen Lden

Jacques BEAUMONT

    Je vais vous présenter un petit document sur les indicateurs - on peut passer la première image – de l’intérêt d’un indicateur d’émergence en complément de l’indicateur européen Lden. Donc, là, je me place dans le contexte européen, une directive européenne sur l’environnement sonore qui date de juin 2002 et qui est donc définie – comme l’Europe l’a mis en place – un indicateur Lden qui est reconnue et qui a l’énorme mérite d’être reconnu par tous les pays européens, d’être calculé d’une façon très claire, ce qui permet de comparer les solutions entre elles. Là, je reprends des choses bien connues. Le brui est la plaque la plus fréquemment exprimée. En tout cas c’était vrai jusqu’en 2003-2004, c’est peut-être plus vrai, on va le savoir bientôt à propos de l’effet de serre. Cela ne veut pas dire que les gens, c’est un vecteur principalement. Donc, la grande question c’est l’exposition au bruit. Tout simplement, parce que le bruit c’est quelque chose de physique, donc comment le caractériser au sens physique ? C’est un signal acoustique, donc il y a une fréquence, il y a une amplitude – comme on vous l’a dit – il y a des durées. Mais il y a aussi la perception, le ressenti, ce qu’on appelle le vécu sonore par la personne, donc tout ce qui est la transformation du signal purement physique en perception. Donc, la difficulté c’est de mettre en face une quantité qui est rationnelle, une quantité physique, et une donnée qui est subjective.

    Quand on parle d’environnement, il y a des sources différentes très multiples et variées avec un indicateur unique, Lden, qui est un indicateur énergétique, c'est-à-dire qu’on cumule l’énergie acoustique développée pour une source ou pour plusieurs sources durant un temps donné. Il y a bien sûr le versus règlementaire, donc là vous avez entendu de façon très claire la réglementation française pour le bruit ferroviaire. Il existe aussi une petite remarque quand même qui est assez connue, c’est que les effets du bruit ne sont pas uniquement en fonction du niveau règlementaire, au sens du niveau logarithmique en terme d’énergie. On vous a expliqué que c’est une drôle de bébête la règle logarithmique. Juste pour ajouter aux exemples, je dis toujours lorsqu’on fait de l’acoustique ou du bruit, bienvenu dans le monde où 2 + 2 = 5. On vous a bien indiqué que lorsqu’on double l’énergie, on rajoute +3 DB, donc 60 + 60 = 63, mais 2 + 2 = 5. Et lorsqu’on réfléchit un peu comment on perçoit et quelle est la perception du bruit, le vécu sonore ; on est à ramener, on a de nombreuses études qui mettent en avant l’ambiance sonore est caractérisée par la conjonction d’un lieu – donc une notion de territoire – de temps, de durée et d’une activité ; sachant que le bruit tant que la source n’est plus active, il n’y a plus de bruit, et que c’est une action qui est localisée à une distance limitée par opposition par exemple à l’effet de serre. On essaie de réfléchir sur la constitution d’un indice en prenant en compte des périodes pertinentes. Il est bien clair que si l’on doit se protéger d’une source principalement en période sensible, c'est-à-dire quelles sont les périodes sensibles ? C’est quand on veut s’endormir, lorsqu’on ne veut pas se réveiller, lorsqu’on dort ou lorsqu’on est tout simplement dans son jardin à vouloir prendre l’apéritif calmement, des choses comme ça. Donc, on peut aussi imaginer des périodes sensibles, et bien sûr, l’autre option, l’autre idée c’est la gêne ou la perception en terme de long terme. Là, on va retrouver les notions de dose, de long terme et de gêne Lden bien connues et la notion de court terme de gêne instantanée.

    Là, je vous rappelle un résultat bien connu en Europe, c’est un résultat sur lequel l’INRETS a travaillé d’ailleurs, qui met en évidence – là ça fera plaisir à certaines personnes dans la salle en tout cas – qu’en matière de perception, pour un niveau équivalent, c'est-à-dire pour une quantité d’énergie acoustique équivalente, la réponse est beaucoup plus sympathique en matière de mode de transport fer que pour la route, que pour l’avion. Bien sûr l’explication de l’avion en attendant, c'est-à-dire on a en plus peur que l’avion vous tombe sur la tête. C’est une histoire de gaulois bien ancienne. On peut regarder que c’est un peu sur la base de ces résultats de chercheurs – résultats qui sont étayés notamment à travers des hollandais et des français – que la réglementation française a été construite puisqu’il y a un bonus de 3 DB entre les exigences route et fer. C’est sur la base de ces résultats qui ont été repris dans la réglementation qui vous a été présentée au niveau de la France.

    Venons en maintenant à l’Europe. L’Europe qu’est-ce qu’elle nous dit ? Une directive qui va être obligatoire en 2007-2008 pour les grandes villes, mais aussi pour les grandes infrastructures ; et la première question que j’aurai tendance à poser, c’est combien de trains annuels vont-ils passer ? Le seuil pour l’Europe c’est quand même 30 000 trains annuels. L’idée est la suivante : nous sommes d’accord, en Europe, pour constituer nos références sur deux indicateurs connus, reconnus et acceptés par tout le monde, qui s’appellent le Lden. Ceci est un mixte – je ne vous ai pas amené la formule parce que je ne voulais pas vous faire peur – de Laeq pour la période jour pendant 12 heures ; un mixte où on ajoute, où on cumule le Laeq en soirée pendant la période 06 heures – 09 heures, avec une pondération de plus 5 DB. C'est-à-dire qu’on estime que pendant la période de soirée, le bruit doit être « alourdie ». Et pour la période nuit qui est de 08 heures – en France c’est 22 heures – 06 heures – là, on pondère de 10. On cumule tout cela en pondérant avec la durée d’exposition, et on arrive à Lden, qui est un indicateur unique, qui est un indicateur qui est rationnellement représentatif et significatif, qui représente de l’énergie. Donc un Lden élevé, il y a beaucoup d’énergie acoustique développée et qui commence à prendre en compte la notion de période sensible. Il y a aussi le LNight qui est reconnu, qui est la période de nuit, où là qui est plutôt orienté santé, alors que le Lden est plutôt orienté gêne de long terme. Donc, vous voyez que ces indicateurs c’est la base du Laeq, c’est de l’énergie sur une durée donnée ; et on le construit avec du Lden et du LNight. L’idée correspond à une gêne énergétique de longue durée, donc de longue période. Cela fait perdre l’évolution temporelle de la situation sonore, si on fait le distinguo entre une autoroute qui est à un niveau de bruit lentement fluctuant puisqu’il y a un trafic dense avec une circulation soit aérienne, soit ferroviaire, où là on a des événements qui passent.

    Là, je vous ai déroulé toutes les possibilités. L’indice statistique c’est ce qu’on utilisait à l’époque mérovingienne - au début de l’acoustique – c’est l’idée de dire le L50 ou le L10 c’est le niveau qui est atteint ou dépassé pendant 10 % du temps d’observation. Ça correspond à un bruit maximum, un bruit de pointe ; le L90 est un bruit de fond. Donc, ce n’est pas inintéressant d’avoir une distribution statistique des niveaux atteints. Et l’autre type d’indice, c’est l’indice événementiel qui est suggéré dans la directive. La directive dit bien : « outre ces indicateurs obligatoires, vous pouvez utiliser, quand bon vous semble, d’autres indicateurs et notamment des indices événementiels ». Et la directive cite l’indice de crête, le Lmax qui correspond au niveau maximum ; qui pour moi n’a pas grand sens lorsqu’on est un routier, mais qui a plus d’intérêt lorsqu’on est dans une circulation ferroviaire puisque les sources de bruit sont relativement bien connues.

    Il y en a d’autres, d’expositions qui peuvent être intéressantes. Le SEL, je n’en parlerai pas beaucoup, c’est le niveau événementiel d’un événement sonore ramené sur une seconde. Ce n’est pas vraiment ce qu’on entend et ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est qu’à classer ou à classifier les sources de bruit.

    En revanche, le TEL – je vous le présenterai plus loin - est un indicateur qui est assez intéressant, qui est en cours de construction et en cours de normalisation au niveau de l’Europe et qui correspond au bruit ferroviaire puisqu’il prend en compte l’énergie développée durant la durée d’exposition réelle. C’est un document qui est en cours de construction. J’ai droit à combien de temps ?

Michèle BORDENAVE

    C’est terminé ! Malheureusement, je crains que vous ayez dépassé votre temps. Eventuellement, vous reviendrez sur le sujet tout à l’heure. Je me mets un peu à la place des personnes, des futurs riverains de la voie ferrée nouvelle, ou voie ferrée doublée. Même s’ils savent que le bruit qu’ils vont subir est légèrement inférieure à Laeq ou à Lden, ce n’est pas cela qui va les rassurer. Ils ont besoin quand même de savoir d’abord ce que représente véritablement tant de décibels. On n’a même pas imaginé ce que cela représente comme bruit. On a besoin de savoir concrètement ce que cela représente. Bien sûr que c’est un problème de réglementation, RFF sera obligé de respecter la réglementation ; mais ce n’est pas cela qui est satisfaisant pour l’esprit.

    Laissons de côté pour l’instant l’aspect théorique des exposés, et envisageons une expérience – ce sera beaucoup plus concret – celle de l’association des riverains de la voie ferrée à Guéthary, c’est cela ? Je vous laisse la parole.
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