Parcours d’Aimé Césaire et son œuvre P. 4





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EXTRAITS DE TEXTES ET PROPOS D'AIMÉ CÉSAIRE
AIMÉ CÉSAIRE - Paroles du poète 

(Éléments de citations)

1) Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir

(Cahier d’un retour au pays natal.)
2) L’œuvre de l’homme vient seulement de commencer, et il reste à l’homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur.

(Cahier d’un retour au pays natal.)
3) Préserve la parole/ rends fragile l’apparence/ capte au décor le secret des racines/ la résistance ressuscite.

(Moi, laminaire)
4) Il n’est pas question de livrer le monde aux assassins d’aube.

(Moi, laminaire)
5) Ne dépare pas le pur visage de l’avenir/ bâtisseur d’un insolite demain.

(La poésie 1993)
6) La poésie est cette démarche qui par le mot, l’image, le mythe, l’amour et l’humour m’installe au cœur vivant de moi-même et du monde.

(Tropiques 1943)
7) La civilisation naît de la franchise individuelle, de l’audace individuelle, de cette part de désordre individuel que chacun porte en soi, ce qu’il se doit d’élargir, de communiquer, et qui gagne de proche en proche comme les hauts feux irrésistibles. (Tropiques 1944)

8) Un des éléments, l’élément capital du malaise antillais, l’existence dans ces îles d’un bloc homogène, d’un PEUPLE qui depuis trois siècles cherche à s‘exprimer et à créer…

Nous savons très bien ce que nous voulons ; la liberté, la dignité, la justice….

L’esclavage pèse sur nous, c’est entendu. Mais lui attribuer à lui seul notre pauvreté actuelle, c’est oublier que sous le règne de l’esclavage, le nègre fut magnifique… A la cruauté, il opposa tantôt l’attente, tantôt la révolte, jamais la résignation.

(Panorama. Revue Tropiques 1943)
AIMÉ CÉSAIRE - Tropiques 
Revue créée par A. Césaire pendant l’occupation pétainiste à la Martinique, voici quelques extraits qui peuvent servir de base à la réflexion sur l’engagement de Césaire, de sa femme et de René Ménil.

Ces fragments sont extraits de la réédition des numéros de la revue Tropique – J.M. Place – Paris (2013)

TROPIQUES 1 « Présentation »
« Terre muette et stérile. C’est de la nôtre que je parle. Et mon ouïe mesure par la Caraïbe l’effrayant silence de l’Homme. Europe, Afrique. Asie. J’entends hurler l’acier, le tam-tam parmi la brousse, le temple prier parmi les banians. Et je sais que c’est l’homme qui parle. Encore et toujours, et j’écoute. Mais ici l’atrophiement monstrueux de la voix, le séculaire accablement, le prodigieux mutisme. Point de ville. Point d’art. Point de poésie. Point de civilisation, la vraie, je veux dire cette projection de l’homme sur le monde ; ce modelage du monde par l’homme ; cette frappe de l’univers à l’effigie de l’homme.
Une mort plus affreuse que la mort, où dérivent des vivants. Et les sciences ailleurs progressent, et les philosophies ailleurs se renouvellent, et les esthétiques ailleurs se remplacent. Et vainement sur cette terre nôtre la main sème des graines.
Point de ville. Point d’art. Point de poésie. Pas un germe. Pas une pousse ou bien la lèpre hideuse des contrefaçons. En vérité, terre stérile et muette…
Mais il n’est plus temps de parasiter le monde, c’est de le sauver plutôt qu’il s’agit. Il est temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme.
Où que nous regardions, l’ombre gagne. L’un après l’autre les foyers s’éteignent. Le cercle d’ombre se resserre, parmi des cris d’hommes et des hurlements de fauves. Pourtant nous somme de ceux qui disent non à l’ombre. Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. Que la terre a besoin de n’importe lesquels d’entre ses fils. Les plus humbles.
L’ombre gagne…
« Ah ! Tout l’espoir n’est pas de trop pour regarder le siècle en face ! »

 

Les hommes de bonne volonté feront au monde une nouvelle lumière.
TROPIQUES 8-9 « Maintenir la poésie »
« … Ici poésie, égale insurrection.

C’est Baudelaire,

C’est Rimbaud, voyou et voyant.

C’est notre grand André Breton ;
« Je prends mon bien dans les failles du roc là où la mer

Précipite ses globes de chevaux montés de chiens qui hurlent. « 
Il ne sert à rien d’en appeler aux poètes « reconnus » de ces dernières années. Leurs  « intermittences »  sont significatives :
Valéry, poète dans la mesure où il parvient, à travers les mailles d’une poétique désuète ci d’un intellectualisme hérissé, à frapper le monde d’une invraisemblable lumière d’yeux braqués, et de miroirs seuls.
(…) Poésie maudite
La chose est dans l’ordre.
Maudite, parce que connaissance et non plus divertissement. Maudite, parce que caravelle des lointains intérieurs. Maudite, parce que levant l’interdit des mers noires. Maudite, dans le sillage de Prométhée le voleur, d’Œdipe l’assassin. Maudite dans le sillage des découvreurs du monde. Maudite, parce qu’aux oreilles du poète retentit désormais la voix même qui obsédait Colomb : « Je fonderai un nouveau ciel et une nouvelle terre si bien qu’on ne pensera plus à ce qui était avant ; »
(…) et nous entendons fidèles à la poésie, la maintenir vivante ; comme un ulcère, comme une panique, images de catastrophes et de liberté de chute et de délivrance, dévorant sans fin le foie du monde. »
TROPIQUES 13-14 « Le grand camouflage – Suzanne Césaire »
« Voici un antillais, arrière petit-fils d’un colon et d’une négresse esclave. Le voici déployant pour « tourner en rond » dans son île, toutes les énergies jadis nécessaires aux colons avides pour qui le sang des autres était le prix naturel de l’or, tout le courage nécessaire aux guerriers africains qui gagnaient perpétuellement leur vie sur la mort.
Le voici avec sa double force et sa double férocité, dans un équilibre dangereusement menacé : il ne peut pas accepter sa négritude, il ne peut pas se blanchir. La veulerie s’empare de ce cœur divisé, et, avec elle, l’habitude des ruses, le goût des « combines » ; ainsi s’épanouit aux Antilles, cette fleur de la bassesse humaine, le bourgeois de couleur.
Sur les routes bordées de glyciridia, les jolis négrillons qui digèrent en extase leurs racines cuites avec ou sans sel, sourient à l’automobile de grand luxe qui passe. Ils sentent brusquement, plantée en leur nombril, la nécessité d’être un jour les maitres, d’une bête aussi souple et luisante et forte. Des années plus tard, salis de graisse heureuse, on les voit donner miraculeusement la trépidation de la vie à des carcasses de rebut, cédées à vil prix. D’instinct, les mains de milliers de jeunes antillais ont soupesé l’acier, trouvé des joints, desserré des vis.

Des milliers d’images d’usines-claires, d’aciers-vierges, de machines libératrices, ont gonflé les cœurs de nos jeunes ouvriers. Il y a dans des centaines de hangars sordides où rouille la ferraille, une invisible végétation de désirs. Les fruits impatients de la Révolution en jailliront, inévitablement.
Ici entre les mornes lisses de vent, Fonds gens-libres. Un paysan qui, lui, n’a pas été saisi du tremblement de l’aventure mécanique, s’est appuyé au grand mapou qui ombrage tout un flanc du morne, il a senti sourdre en lui, à travers ses orteils enfoncés nus dans la boue, une lente poussée végétale. Il s’est tourné vers le coucher de soleil pour savoir le temps qu’il ferait demain – les rouges orangés lui ont indiqué que le temps de planter était proche – son regard n’est pas seulement le reflet pacifique de la lumière mais il s’alourdit d’impatience, celle-là même qui soulève la terre martiniquaise – sa terre qui ne lui appartient pas et est cependant sa terre. »
« (…) Cependant les balisiers d’Absalon saignent sur les gouffres et la beauté du paysage tropical monte à la tête des poètes qui passent. A travers les réseaux mouvants des palmes ils voient l’incendie Antillais rouler sur la Caraïbe qui est, une tranquille mer de laves. Ici la vie s’allume à un feu végétal. Ici, sur ces terres chaudes qui gardent vivantes les espèces géologiques, la plante fixe, passion et sang, dans son architecture primitive, l’inquiétante sonnerie surgie des reins chaotiques des danseuses. Ici les lianes balancées de vertige prennent pour charmer les précipices des allures aériennes, elles s’accrochent de leurs mains tremblantes à l’insaisissable trépidation cosmique qui monte tout le long des nuits habitées de tambours. Ici les poètes sentent chavirer leur tête, et humant les odeurs fraîches des ravins, ils s’emparent de la gerbe, ils écoutent le bruit de l’eau autour d’elles. Ils voient s’aviser les flammes tropicales non plus aux balisiers, aux gerberas, aux hibiscus, aux bougainvilliers, aux flamboyants, mais aux faims, aux peurs, aux haines, à la férocité qui brûlent dans les creux des mornes.
C’est ainsi que l’incendie de la Caraïbe souffle ses vapeurs silencieuses, aveuglantes pour les seuls yeux qui savent voir et soudain se ternissent les bleus des mornes haïtiens, des baies martiniquaises, soudain pâlissent les rouges les plus éclatants, et le soleil n’est plus un cristal qui joue et si les places ont choisi les dentelles des parkinsonias comme éventails de luxe contre l’ardeur du ciel, si les fleurs ont su trouver juste les couleurs qui donnent le coup de foudre, si les fougères arborescentes ont sécrété pour leurs crosses des sucs dorés, enroulés comme un sexe, si mes Antilles sont si belles, c’est qu’alors le grand jeu de cache-cache a réussi, c’est qu’il fait certes trop beau, ce jour-là, pour y voir. »
DISCOURS « Première intervention  parlementaire du jeune député Aimé Césaire à l’assemblée nationale constituante, 20 décembre 1945 »
(…) la parole est à monsieur Césaire.
Aimé Césaire : Mesdames, messieurs, les Antilles sont évidemment à un tournant de leur histoire. Leur économie, fondée depuis un siècle sur la culture de la canne à sucre, vient de faire faillite parce qu’elle coûtait cher à la métropole, qui achetait le sucre au-dessus des cours mondiaux, parce qu’elle coûtait cher à la population antillaise et ne profitait qu’à une oligarchie de gros planteurs esclavagistes, parce que la politique qui les liait financièrement à la métropole les rend victimes d’une dévaluation, inévitable sans doute, mais hautement dommageable à une population dont le ravitaillement dépend exclusivement des Etats-Unis.
Je demande à monsieur le ministre de réfléchir aux aspects humains de cette situation, de penser à nos fonctionnaires, déjà suffisamment payés, à nos ouvriers qui, dans la zone du dollar, touchent seulement 50 francs par jour, enfin et surtout au nombre incroyable des nôtres qui sont condamnés sans rémission au chômage, à la misère, à la maladie.
Si vous voulez que les Antilles et la Martinique se tirent du mauvais pas où les a conduites la vieilles politique héritée du pacte colonial, il n’y a qu’un moyen : les équiper, les équiper, pour qu’elles produisent davantage et à meilleurs compte, et échappent ainsi aux conséquences de la dévaluation ; les équiper, pour qu’elles cessent d’être à la charge de la métropole ; les équiper, pour résorber le chômage de nos jeunes, pour élever le niveau de vie des ouvriers, pour garantir aux masses laborieuses le travail et la Sécurité sociale.
Il nous faut des routes, des ports, des aérodromes, des égouts, il nous faut des hôpitaux pour préserver notre race de la dégénérescence, il nous faut des écoles pour satisfaire la soif d’instruction de nos enfants. »

Applaudissements

AIMÉ CÉSAIRE : UN POETE POLITIQUE

Entretien avec le Magazine littéraire, novembre 1969
Le poète martiniquais Aimé Césaire est mort jeudi 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans, dans son île natale. Pour saluer sa mémoire, Le Magazine Littéraire met en ligne des extraits de l’interview qu’il avait donnée dans ses colonnes en novembre 1969.
Le poète martiniquais Aimé Césaire est mort jeudi 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans, dans son île natale. Pour le grand public, il restera comme le créateur du concept de « négritude » -même si lui préférait parler d’une invention collective. Pour les Martiniquais, celui qui demeura 56 ans durant le maire de Fort-de-France, et son député jusqu’en 1993. Quant à son vaste lectorat, il se souviendra surtout de La tragédie du Roi Christophe à la fois pièce anticoloniale et constat lucide sur la dictature ; ainsi que de ses recueils les plus fameux, tels le Cahier d’un retour au pays natal où la poésie libre soutient la révolte, ou encore Soleil cou coupé qui part du dernier vers du poème Zone d’Apollinaire. Car si Aimé Césaire fut une figure de l’émancipation africaine, à travers ses œuvres ou ses revues L’étudiant Noir puis Présence africaine, son écriture était aussi marquée par une culture classique acquise d’abord sur les bancs du lycée martiniquais Victor Schloecher, puis sur ceux de Louis Le Grand –où il rencontra le Sénégalais Léopold Sedar Senghor- et de l’école Normale Supérieure. Rallié au surréalisme par André Breton, communiste jusqu’en 1956, fondateur du Parti Progressiste Martiniquais en 1958, il était devenu une figure incontournable de la Martinique, dont il réclamait l’autonomie.
Pour saluer la mémoire d’Aimé Césaire, Le Magazine Littéraire met en ligne ci-dessous des extraits de l’interview qu’il avait donnée dans nos colonnes en novembre 1969.Il est alors député de la Martinique depuis la Libération, et a été avec Senghor, reconnu comme le plus grand poète noir d’expression française. 

 

Quels ont été vos sentiments, quelle a été votre impression quand vous avez quitté la Martinique pour venir terminer, en tant que boursier, vos études à Paris ?

Je n’ai pas du tout quitté la Martinique avec regret, j’étais très content de partir. Incontestablement, c’était une joie de secouer la poussière de mes sandales sur cette île où j’avais l’impression d’étouffer. Je ne me plaisais pas dans cette société étroite, mesquine ; et, aller en France, c’était pour moi un acte de libération.

 

Est-ce que vous vous sentiez colonisé ?

C’était confus ; je ne savais pas grand-chose de ça. Existentiellement, je me sentais mal à l’aise ; j’étouffais dans cette île, dans cette société qui ne m’apportait rien et dont, très tôt, j’ai mesuré le vide. C’était très négatif. Je ne savais pas très bien pourquoi, d’ailleurs. C’est en arrivant en France que j’ai compris les motifs de ma non-satisfaction. 

 

La rencontre avec Léopold Senghor, vos contacts avec les Africains de Paris n’ont-ils pas joué profondément sur vous ? C’est à ce moment-là, je crois, que vous avez conçu votre notion de "négritude".

C’est vrai, mais j’étais déjà prédisposé, si vous voulez, par un véritable état de révolte plus ou moins latente et confuse contre la société martiniquaise. Quand je suis arrivé à Paris - c’était en 32, à peu près -, je suis allé m’inscrire à la Sorbonne, et le premier noir que j’ai rencontré c’était un Sénégalais : Oussmane Sembé, qui est devenu ambassadeur du Sénégal à Washington... Le lendemain, à Louis-le-Grand, où j’étais en hypokhagne, je fais la connaissance de Senghor. Autrement dit, chose assez curieuse, dès mon arrivée, j’ai été pris en main par deux Africains, dont l’un est devenu un excellent ami, Senghor ; pendant cinq ou six ans, nous ne nous sommes pratiquement pas quittés, et il a eu une grosse influence sur moi. Il m’a aidé à analyser et à gommer ce côté négatif qui était ma haine d’une société martiniquaise qui me semblait typiquement coloniale et profondément aliénée…

 

De la part des Martiniquais eux-mêmes ou des Français à la Martinique ?

Oh ! Des Martiniquais eux-mêmes, bien sûr. C’est que les chaînes qui tiennent l’homme noir ne sont pas des chaînes ordinaires : ce sont des chaînes intérieures, des chaînes psychologiques...L’homme antillais a été colonisé de l’intérieur, a été profondément aliéné. Et Senghor m’a révélé tout un monde, ça a été pour moi la révélation de l’Afrique. Et je dois dire que pendant toute ma vie d’étudiant, si j’ai eu beaucoup d’amitiés africaines je n’ai eu aucun rapport avec les Antillais et singulièrement avec les Martiniquais…

 
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