Parcours d’Aimé Césaire et son œuvre P. 4





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Document d’accompagnement pédagogique – Commémoration Aimé Césaire – Novembre 2013

Mission Maîtrise de la langue, Dgesco sous -direction A1

Mission Outre-mer Andorre, Dgesco sous direction B2


Aimé Césaire
Ecrivain
Né en Martinique

26 juin 1913 – 17 avril 2008


Document d’accompagnement

pour un usage pédagogique

de l’œuvre de l’écrivain né il y a 100 ans


PRESENTATION AU DOSSIER
Alors que de nombreuses manifestations ont honoré Aimé Césaire, il paraît opportun de se saisir, au cours de cette année scolaire, de la naissance de l’écrivain pour redonner une impulsion et une vigueur à l’évocation des cultures issues des Outre-mer auprès de l’ensemble des écoles primaires et établissements scolaires du second degré.
Ce dossier d’accompagnement rassemble un ensemble de ressources bibliographiques, filmographiques et théâtrales ainsi que des suggestions de lectures d’extraits significatifs de son œuvre.

Il fait référence aux documents nombreux déjà existants au CNDP et / ou diffusés dans les écoles, notamment « Terres d’Outre-mer, une tradition d’innovation », kit diffusé en 2010. L’auteur est également présent dans l’ouvrage Terres d’Outre-mer, voyages à travers les mots, distribué gratuitement aux établissements en 2011 à l’occasion de l’année des Outre-mer.

Enfin, un coffret de DVD lui est consacré « La parole d’Aimé Césaire, belle comme l’oxygène naissant » avec un film de J.-F. Gonzalez, CRDP de Martinique, Scéren (2013).
L’ensemble de ces éléments favorise l’émergence de projets pédagogiques culturels en lecture / écriture au sein des classes et des équipes pédagogiques et la participation à des concours littéraires, en permettant des échanges entre écoles et établissements scolaires de métropole et de l’Outre-mer.
Ce document, réalisé par la mission maîtrise de la langue de la Direction générale de l’enseignement scolaire, avec le concours de la mission Outre-mer Andorre, a été coordonné par Daniel Maximin. Il présente, sans être exhaustif, la grande richesse de l’œuvre et l’évolution de la pensée de l’auteur, sous divers angles de vue et sur différents supports. On pourra y puiser des perspectives de travail en classe, une source d’inspiration et des éléments thématiques pour un projet pédagogique tant pour le premier que le second degré.

SOMMAIRE
Introduction P.2

Daniel Maximin
Parcours d’Aimé Césaire et son œuvre P.4

Biographie bibliographique
Aimé Césaire : la poésie, parole essentielle P.13

Entretien
Extraits de textes et propos d’Aimé Césaire P.23
Aimé Césaire : un poète politique P.28

Interview, Le magazine littéraire n°34, novembre 1969
Aimé Césaire, le tissage du particulier et de l’universel P.35
Césaire : Sisyphe au théâtre P.38

Daniel Maximin
Aimé Césaire et le théâtre P.40

Le Monde, 7 octobre 1967
Aimé Césaire, une bibliographie théâtrale P.43
Une saison au Congo P.45

Théâtre de Sceaux novembre 2013
Bibliographie et ressources P.46

INTRODUCTION

par Daniel Maximin
Les vraies civilisations sont des saisissements poétiques : saisissement des étoiles, du soleil, de la plante, de l'animal, saisissement du globe rond, de la pluie, de la lumière, des nombres, saisissement de la vie, saisissement de la mort.

Et la poésie est insurrection contre la société parce que dévotion au mythe déserté ou éloigné ou oblitéré…Seul l'esprit poétique corrode et bâtit, retranche et vivifie. "
(Aimé Césaire. Appel au magicien. Mai 44, en Haïti)
Ainsi parlait le jeune poète Césaire lors de son premier séjour en Haïti après que les Antilles se furent libérées de l'oppression pétainiste, avec cet appel fondateur proclamant quel nouveau monde devrait surgir sur les décombres de l'ancien, de l'insurrection générale contre le nazisme, les fascismes et les colonialismes. Il importe d'y revenir pour comprendre la fidélité de Césaire à la poésie, la parole essentielle, tout au long de sa riche vie d'homme, d'intellectuel, d'homme politique, d'acteur de la décolonisation des peuples et des esprits, de député-maire en Martinique pendant un demi-siècle, d'historien, d'orateur pamphlétaire et d'écrivain de théâtre.

Poète d'initiation, mais à nulle autre croyance que le seul culte de la poésie : " J'ai inventé mon vocabulaire et j'ai forgé ma mythologie " : déclare Césaire avec autant d'orgueil que de modestie, créateur donc de sa langue flamboyante et bâtarde, assumant en sa modernité profane l'héritage de l'impur et du profané, sans arcanes ni codes secrets, mais décryptant : sans filiation le barbare mot de passe. Il se fait insolite bâtisseur d'une écriture poreuse à tous les vocabulaires, captant les mystères de la science étymologique, de la précision botanique, de l'univers sans frontières des mythologies. Tout en restant fidèle à son île laminée, attentif en ses marches quotidiennes aux messages de la géologie caribéenne, de l'agression marine sans répit de marées basses, des balisiers confiants et des flamboyants solaires, des seins épanouis de collines faussement endormies : dire d'un délire alliant l'univers tout entier/ à la surrection d'un rocher.
Sa poésie se fait ainsi profondément terrienne, mêlant tendresse bucolique et droiture sèche, bourgeons et bâtons noueux, et rêvant d'enraciner le déracinement en sa poussière antillaise : j'ai défoncé la friche, creusé le sillon, modelé l'ados. Et paradoxalement elle s'élabore aussi en irruption rageuse, cassante sans rimes et raisons, poésie péléenne confie-t-il, l'obligé passage d'un perpétuel dépassement : ce qu'avaient bien vu dès la première lecture du Cahier d'un retour au pays natal aussi bien Breton : "la poésie d'Aimé Césaire, belle comme l'oxygène naissant", que Sartre : "un poème de Césaire éclate et tourne sur lui-même comme une fusée, des soleils en sortent qui tournent et explosent en nouveaux soleils". Et comme le précisait aussi Senghor, son frère-Dyali premier témoin de ses douloureuses parturitions : le maître magnifique de sa langue, jusque dans le bouillonnement de son délire. Lyrisme d'un Orphée noir sans secours de prophéties vers où se retourner.
Cette vigueur d'innovation formelle est en cohérence esthétique avec l'exigence politique fondamentale exprimée par Césaire dans les deux textes majeurs que sont le Discours sur le colonialisme et la Lettre à Maurice Thorez de 1956 : " aucune pensée ne vaut que repensée par nous et pour nous. Et c’est ici une véritable révolution copernicienne qu’il faut imposer, tant est enracinée en Europe, et dans tous les partis et dans tous les domaines, de l’extrême droite à l’extrême gauche, l’habitude de faire pour nous, de disposer pour nous, l’habitude de penser pour nous, bref l’habitude de nous contester le droit à l’initiative qui est, en définitive, le droit à la personnalité. " Aucune éthique ne se peut déclarer libre si elle n'invente pas au péril de son essence l'esthétique de sa liberté.
"Peut-être fallait-il être Antillais, c'est-à-dire si dénué, si dépersonnalisé, pour partir avec une telle fougue à la conquête de soi et de la plénitude" : ces mots, par lesquels Césaire rend hommage à Frantz Fanon, valent pour le définir lui-même en son œuvre et sa personnalité. L'acte poétique accompagne toujours le tissage solitaire des grands recommencements. Je ne m'appréhende qu'à travers le mot, précise-t-il. Contre la torpeur des Moi, les roulis écœurants de la barque insulaire, les phrases-maillons complices des chaînes, les écritures trop automatiques, les grammaires confisquées, les musiques endormies : essayer des mots ? Leur frottement pour conjurer l'informe… réaffirme-t-il dans Séisme, malgré les rêves effondrés, dans la lignée fidèle du juvénile rebelle du Cahier : des mots ah oui des mots mais des mots de sang frais, des mots qui sont des raz-de-marée et des érésipèles et des paludismes et des laves et des feux de brousse, et des flambées de chair et des flambées de villes…
Flambées politiques contre la défaillance des discours civilisateurs, l'inventaire des décombres et des trahisons, la traite post-coloniale du minerai noir, les dictatures en germe sous les révolutions trahies, les débris de synthèses, et le mépris occidental de tout ce que l'homme avait tissé, précise-t-il : depuis le temple du soleil, depuis le masque, depuis l'Indien, depuis l'homme d'Afrique… Flambée poétique fidèle à la parole due contre les crimes séculaires, les logiques pourries, le rationnel dévoyé, l'imaginaire bridé, la voyance crevée aux yeux, dont les séquelles corrodent toujours l'avenir espéré.
PARCOURS D'AIMÉ CÉSAIRE ET DE SON ŒUVRE
1913

26 juin. Naissance d’Aimé Césaire à Basse-Pointe, dans le Nord de la Martinique. Deuxième enfant d’une famille de six enfants. Son père, âgé alors de 25 ans, est économe d’Habitation, puis sera fonctionnaire des Contributions (mon père fantasque grignoté d'une seule misère, je n'ai jamais su laquelle).  Sa mère Léonore Hermine, Manman Nono, est  couturière (et ma mère dont les jambes pour notre faim pédalent, pédalent de jour, de nuit, je suis même réveillé la nuit par ces jambes inlassables qui pédalent la nuit et la morsure âpre dans la chair molle d’une Singer que ma mère pédale, pédale pour notre faim et de jour et de nuit. Cahier d'un retour au pays natal)
1924

Entre comme boursier au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, où sa famille a déménagé.

Depuis le temple du soleil, depuis le masque, depuis l’indien, depuis l’homme d’Afrique, trop de distance a été calculée ici, consentie ici, entre les choses et nous.
1931

Il quitte la Martinique pour Paris, afin de suivre des études de lettres au Lycée Louis-le-Grand. Partir. Mon cœur bruissait de générosités emphatiques... Il y rencontre Léopold Sedar Senghor, qui représentera fidèlement pour lui jusqu’au bout : le diseur d'essentiel / le toujours à redire / la patience paysanne des semences à forcer / et l’entêtement d’une conjuration de racines. Ils forment "la sainte trinité de la Négritude" avec leur ami Léon Damas, poète Guyanais, feu sombre toujours, que Césaire évoque ainsi à sa mort en 78 : je vois les négritudes obstinées / les fidélités fraternelles / la nostalgie fertile / la réhabilitation de délires très anciens / je vois toute une nuit de ragtime et de blues / traversée d'un pêle-mêle de rires / et de sanglots d'enfants abandonnés... Frère, feu sombre toujours.
1934

Reçu à l’École Normale Supérieure. Élu président de l’Association des étudiants martiniquais, il transforme leur revue : L’étudiant martiniquais en L’étudiant noir, qu’il anime avec Senghor. Son premier article : la jeunesse noire tourne le dos à la tribu des vieux. La tribu des vieux dits : assimilation. Nous répondons : résurrection. Mais pour être soi, il faut lutter d'abord contre les frères égarés qui ont peur d'être soi : c'est la tourbe sénile des assimilés. Ensuite contre ceux qui veulent étendre leur moi : c'est la légion féroce des assimilateurs. Enfin pour être soi, il faut lutter contre soi. Jeunesse noire, il est un poil qui vous empêche d'agir, c'est l'identique. Rasez-vous. C'est la première condition de création.
1935

Été en Croatie, dans la famille de son condisciple Petar Gubarina, chez qui il commence la composition du Cahier d’un retour au pays natal, (d'abord intitulé : Cahier pour un retour..) dont la “douloureuse parturition “ aux dires de Senghor, se poursuit à Paris au milieu d’une grave crise psychologique. En 1936, il passe les vacances en Martinique. Partir…j’arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : “ J’ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies“. Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : “embrassez-moi sans crainte…et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai “(Cahier d'un retour au pays natal).
1937

Il épouse en juillet à Paris l’étudiante martiniquaise Suzanne Roussi, âgée de 22 ans (… et la femme qui avait mille noms/ de fontaine de soleil et de pleurs/ et ses cheveux d’alevin/ et ses pas mes climats/ et ses yeux mes saisons).

Ils auront six enfants : Jacques en 1938, Jean-Paul en 1939, Francis en 1941, Ina en 1942, Marco en 1948 et Michèle en 1951.
1939

Publication dans la petite revue Volontés de la première version du Cahier d’un retour au pays natal, juste avant l’embarquement de la famille Césaire pour la Martinique. Ce poème aura de multiples et importantes transformations : une édition cubaine en espagnol dès 1943 illustrée par Wifredo Lam, une édition très différente à New York en 1947 éditée par les soins d’André Breton, une première édition en France chez Bordas en 1947 préfacée par Breton, jusqu’à l’édition de Présence Africaine en 1956. Dès son premier texte de 1939, le Cahier d'un retour au pays natal, et tout au long de son œuvre, s’affirme la volonté de peindre la métamorphose de : cette foule inerte, brisée par l'histoire, l’affreuse inanité de notre raison d’être, et par la géographie -îles mauvais papier déchiré sur les eaux- en un peuple à la fin : debout et libre, debout à la barre, debout à la boussole debout à la carte, debout sous les étoiles. En même temps que s'affirme dès l'origine sa vocation fidèle à l'universel : ma bouche sera la bouche des malhuers qui n'ont point de bouche … je serai un homme-juif/ un homme-cafre/ un homme-hindou-de-Calcutta/ un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas… Europe, Afrique, Inde, Amériques : quatre continents pour son identité d'homme antillais.
1940-1945

Les Antilles vivent jusqu’en 1943 sous le joug d’une “ occupation fasciste“ imposée par le gouverneur pétainiste. La résistance s’instaure sous la forme de la “ dissidence “ des résistants vers les îles voisines alliées. Aimé et Suzanne Césaire, professeurs de Lettres au Lycée, créent avec leurs amis René Ménil, Aristide Maugée, Georges Gratiant, la revue Tropiques, de 1941 à 1945 (interdite un moment en 1943), qui jouera un rôle majeur dans l’émergence littéraire, culturelle et politique, des Antilles nouvelles de l’après-guerre : Où que nous regardions, l’ombre gagne. L’un après l’autre, les foyers s’éteignent. Le cercle d’ombre se resserre, parmi des cris d’hommes et des hurlements de fauves. Pourtant nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre. Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. Que la terre a besoin de n’importe lequel de ses fils (Préface à Tropiques, avril 1941).
1941

Le navire transportant vers les Amériques un grand nombre d’artistes et d’intellectuels d’Europe fuyant le nazisme avec leurs familles fait escale en Martinique. André Breton, Wifredo Lam, Claude Lévi-Strauss, Anna Seghers, André Masson, Victor Serge entre autres sont du voyage. C’est à cette occasion qu’a lieu la rencontre d’une importance capitale d’Aimé et Suzanne Césaire avec Wifredo Lam et sa compagne Helena (un coup de foudre !) et avec André Breton et sa femme Jacqueline Lamba. La découverte de la fulgurance du Cahier d’un retour au pays natal et des textes de toute l’équipe de Tropiques, notamment ceux du couple Césaire et René Ménil au premier chef, suscite des échanges fructueux. Une visite du petit groupe de nouveaux amis à la forêt d’Absalon, condensé des splendeurs de la nature caribéenne, aura des conséquences déterminantes d’inspiration à la création chez chacun des participants : poèmes et textes fondamentaux de Suzanne et Aimé Césaire et de René Ménil dans Tropiques. Inspiration plastique chez Wifredo Lam de retour à Cuba, qui déterminera la série de tableaux de 1942-1944 autour du chef d’œuvre La Jungle. Inspiration esthétique chez Breton et Masson, le peintre illustrant de gravures inspirées par Absalon l’ouvrage postérieur d’André Breton : Martinique charmeuse de serpents, dans lequel ce dernier rendra compte de l’importance poétique, philosophique et politique de son séjour aux Antilles et à Haïti, avec un dialogue entre les deux hommes, censé se tenir au milieu de cette forêt martiniquaise : “Je nous reverrai toujours de très haut penchés sur le gouffre d’Absalon comme sur la matérialisation même du creuset où s’élaborent les images poétiques…“.
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