Problemes economiques contemporains





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CHAPITRE 2 : INEGALITES, PAUVRETE

Dans le premier chapitre consacré au partage de la VA, nous avons vu que les rapports de force, entre les agents permettaient de modifier les inégalités de richesse qui existent entre ces agents. Nous avons utilisé une grandeur macroécoq (le taux de marge) afin d'aboutir à ce résultat. Nous allons au contraire dans ce chapitre 2 nous intéresser aux inégalités et la pauvreté sous l'angle microécoq. Nous aborderons notamment le problème de la mesure. Nous verrons aussi que les théories écoq ne permettent pas d'aboutir à un consensus, en ce qui concerne la définition des inégalités et de la pauvreté.


I. L'économie des inégalités

C'est un courant de pensée qui est apparu en 1966 suite à la publication des travaux de Serge Christophe KOLM (français). Ce courant de pensée ne peut pas s'affranchir des jugements de valeur qui sous-tendent la théorie des inégalités. Par définition, les jugements de valeur sont subjectifs. Par conséquent, on retrouve dans la théorie de la mesure des inégalités, les courants de pensée politiques traditionnels, soit de gauche, soit de droite. La position libérale de droite prône l’allègement des taxes des entreprises, afin de favoriser la croissance écoq, et de diminuer les inégalités de rémunération. La position sociale de gauche prône quant à elle, une intervention des pouvoirs publics permettant une meilleure régulation des marchés, et une politique de redistribution qui passe par la mise en place d'une politique fiscale sévère à l'égard des plus riches

→ Quelques statistiques en Languedoc Roussillon
Rémunérations Hommes/Femmes 2002





Hérault

Gard

Pyrénées- Orientales

Aude

Lozère

Hommes

1 006,00 €

1 043,00 €

931,00 €

943,00 €

943,00 €

Femmes

800,00 €

791,00 €

744,00 €

729,00 €

772,00 €

(ces données inclues les temps partiels)
(09/03/12)

→ Les comparaisons internationales
Rapport inter-décile (RID) = D9 / D1
0 10% 10% ….... 10% 10% Revenu

D9 = dernière personne du 9eme décile, le D10 peut fausser le résultat car les données se réduisent à la personne ayant le revenu le plus élevé
Quelques statistiques : pour les salariés à temps plein, le RID9,1 donne les résultats suivants, 4,5 pour les USA, 4,4 pour le Canada, 3,4 pour le RU, 3,1 pour la France, 2,5 pour l'Allemagne, 2,4 pour l'Italie, 2,3 pour la Belgique, 2,1 pour la Suède et 2 pour la Norvège.
Rmq : si on ajoute les travailleurs à temps partiel, on obtient un RID de 5,5 pour les USA. On constate qu'il y a donc de fortes disparités au sein des pays anglo-saxons, des valeurs intermédiaires pour les pays latins, et des valeurs très faibles pour les pays nordiques. Nous verrons par la suite que les RID ne permettent pas de mesurer correctement les inégalités de revenu
→ Évolution historique

Entre 1870 et 2000, le pouvoir d'achat d'un ouvrier français a été multiplié par 8, celui des cadres supérieurs par 4,8. Lorsqu'on établit des comparaisons de niveau de vie dans le temps, le pouvoir d'achat constitue une variable qui permet de neutraliser en partie l'influence qu'exerce le niveau général des prix.

2) Inégalités et théories économiques
4 pts essentiels : ils correspondent à 4 auteurs qui ont marqué ce courant qui s’intéresse à la mesure des inégalités
Marx (1818-1883) : selon Marx il existe 2 catégories (concept de polarisation)

Les écarts de rémunération entre les propriétaires de moyens de Y et les non-propriétaires de moyens de Y s'explique par le fait qu'à travers le système capitaliste, les propriétaires de moyens de Y peuvent prélever un revenu qu'on appelle « surplus », les inégalités résultent essentiellement d'un rapport de force qui prévaut entre ces 2 classes sociales
Simon KUZNETS (1901-1985) : KUZNETS essaie de faire une analyse sectorielle. Il observe notamment qu'on peut établir un lien entre l'augmentation des inégalités et l'augmentation du revenu par tête. Il constate qu'il y a de plus en plus de personne qui partent travailler en ville et acquièrent des rémunérations plus importantes

Lorsque plus de 50% de la population s'est dirigée vers l'industrie, cet écart de revenu tend à se réduire.


Inégalités 1 2

PIB/hab

Pour KUZNETS, il existe une relation en U inversé qui permet de lier le PIB/hab et le montant des inégalités de revenus. Cette relation s'explique par le succession de 2 phases. L a 1ère phase est une phase d'industrialisation au détriment du secteur agricole. Cette phase étant étroitement liée à l'exode rural. Durant cette phase, les individus arrivent à percevoir des rémunérations plus importantes que celles obtenues dans le secteur agricole. Ces rémunérations ne bénéficient qu'à ne petite partie de la population. Ces individus vont donc créer des inégalités de revenu plus importantes avec les individus restés dans le secteur agricole.

Lorsque plus de 50% de la population a migré vers le secteur industriel, la phase 2 est amorcée. Cette 2ème se caractérise par des inégalités de revenus décroissants. Ce phénomène apparaît lorsque les individus bénéficient d'un revenu qui converge vers une tendance centrale.

(Cas de la Chine par exemple)
→ Gary BECKER (1930-...)

Notes : Selon G. B la nature des inégalités dépend des choix qui vont être fait par les agents. Cela réside dans un problème de maximisation sous contrainte inter-temporelle : soit l'agent choisi d'augmenter Son utilité en investissant tout de suite mais en courant le risque d'avoir un revenu stagnant et donc une utilité qui va être plus faible les années suivantes, soit il peut choisir de ne pas utiliser toutes les ressources (I), et augmenter son utilité dans un futur lointain

Selon G. B, si on observe les inégalités de revenus, certains ont fait les choix d'investir en K humain et d'autres non. Ces inégalités résultent d'un choix, elles pourraient paraître justes.

Mais certains individus n'ont pas le choix.
Selon BECKER, les inégalités de salaires résultent de différences de Yté marginale. Selon la théorie orthodoxe, le W est rémunéré à hauteur de sa Yté marginale, la rémunération du W se fait à hauteur de la Yté marginale. La Yté marginale du W est elle-même induite par la K humain (éducation, formation, connaissances). BECKER suggère alors qu'il faut investir en K humain afin d'augmenter son revenu. L'individu fait donc face à un choix, consommer ses ressources tout de suite ou alors les investir en K humain. L'individu maximise son utilité inter-temporelle en tenant compte de ce choix. Ainsi les différences de salaires sont considérées comme justes puisqu'elles reflètent les décisions individuelles d'I .

3) Mesurer les inégalités (à revoir pour l'exam)
→ Pigou-Dalton
On peut se demander pourquoi il est nécessaire de mesurer les inégalités avec de bons outils ?

Pour effectuer des politiques de redistribution qui soient adéquates, il faut que les données soient les plus justes possible.

(2010) XA = 1, 2, 10, 15

+1

(2011) XB = 2, 2, 10, 14 Cela n'est pas une situation d'optimum de Pareto : on ne peut

pas améliorer la situation économique d'un individu sans diminuer celle d'au moins un autre individu (= principe de Pigou Dalton)
(2010) XA = 1, 2, 10, 15

(2011) XB = 1, 2, 11, 16 Optimum de Pareto : on ne peut pas améliorer la situation d'un individu sans détériorer la situation d'au moins un autre individu

Selon le principe de Pigou-Dalton, un transfert effectué d'une personne riche vers une personne pauvre permet de diminuer les inégalités. Ce principe est équivalent à la concavité de la fonction d'utilité
Rmq : ne pas confondre le principe de Pigou-Dalton avec le principe de Pareto. Le principe de Pareto étant plus restrictif que le principe de P-Dalton (dès qu'on procède à un transfert, on détériore la situation d'un autre individu)
→ Normalisation

Afin de mesurer les inégalités, en se fixant une norme égalitaire on dit qu'un indice est normalisé lorsqu'il donne une valeur nulle à une distribution purement égalitaire
Soit I une mesure d'inégalité, en faisant I (a, a, …. , a) = 0 quelque soit a appartenant à R. Le RID ne satisfait pas cette propriété

→ Changement d'échelle relatif

I ( λ x) = I (x) le rapport inter-décile satisfait cette propriété
x) = D9 (λ x) = λ D9 (x) = D9 (x)

D1 (λ x) λ D1 (x) D1 (x)
→ Principe d'anonymat (indice)

Le RID ne respecte pas cette propriété

I(x) = I (x1, x, x3 ) = I (x2, x3, x1)

→ Le principe de population (indice)

Permet de comparer des populations de tailles hétérogènes I (xk) = I (x)
Ex : x=(x1,x2)

x2 = [x1, x2, x1, x2]
La population croit mais à mesure que la taille augmente, l'indice reste le même, il permet donc de comparer des populations de tailles hétérogènes
→ THEIL (1967)
T = 1/N Σ (xi / x ) Ln xi / x
Selon la théorie de l'information, un événement certain ne délivre aucune information, au contraire, un événement rare va donner beaucoup d'information

La mesure de THEIL est notamment conçue sur ce principe, on accorde très peu d'importance aux individus dont le revenu est proche ou égal à la moyenne. Par conséquent plus les revenus sont dispersés autour de la moyenne et plus l'indice de THEIL augmente. Cet indice satisfait les 5 axiomes mentionnés précédemment.
Ex : x = (1, 2, 3, 4) x = 2,5
T = 1 1 Ln 1 + 2 Ln 2 + 3 Ln 3 + 4 Ln 4

4 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5

= 0,106
→ Exemple : l'indice de GINI satisfait les 5 axiomes précédents

On peut aussi le réécrire de manière à faire ressortir les inégalités entre chaque paire d'individus

En effet, il s'exprime de la manière suivante

G = ΣΣ | xi – xj |

2N2

Comparé à l'indice de THEIL, l'indice de GINI est compris entre 0 et 1.
Ex : x = (1, 2, 3)
G = | 1-1 | + | 1-2 | + | 1-3 | + | 2-1 | + | 2-2 | + | 2-3 | + | 3-1 | + | 3-2 | + | 3-3 |

2 . 3² . 2

LB

LA


Comparé à THEIL il permet de comparer 2 distributions à l'aide de la courbe de Lorenz. Lorsque la courbe de Lorenz de la distribution B domine la courbe de Lorenz de la distribution A, sans croisement alors la situation B est préférée à la situation A car elle renvoie à une situation moins inégalitaire
Autre propriété : en multipliant l'indice de GINI par 2 . x on obtient une interprétation simple de l'intensité des inégalité au sein de la population. Il s'agit de l'écart esperé entre 2 personnes prisent au hasard dans la population
Ex : G = 0,5 x = 1000

G= G . 2 x = 1000

I. L'économie de la pauvreté

1) Problème de définition
→ Critique de l'utilitarisme

Lorsqu'on s’intéresse à la pauvreté, on s'intéresse à des niveaux de vie standards. Le niveau de vie standard, s'appelle aussi « seuil de pauvreté ». Une personne en dessous de ce seuil fait fasse à un manque par exemple manque de revenu, éducation, santé. On trouve alors une insuffisance, par rapport à un niveau de vie minimal ou standard. Pour le définir certains optent pour « l'utilitarisme ». Le problème est que l'utilitarisme qui fait appelle au plaisir et aux peines est un concept purement subjectif. Ce concept subjectif est rattaché à la notion de préférence individuelle . Celles ci ne sont pas déterminées à la naissance, on dit qu'elles sont cognitives. Càd que les préférences peuvent varier en fonction du cadre socio-économique dans lequel l'individu évolue. Par conséquent, une personne provenant d'un milieu défavorisé peut apprendre à se satisfaire de moins, au contraire, une personne née dans un milieu plus riche aura tendance à bien fonctionner socialement en ayant plus de ressources à sa disposition.

En définitive, de par sa nature subjective, l'utilitarisme n'est pas un concept pertinent pour définir et mesurer un niveau de vie standard ou « seuil de pauvreté »
(23/03/12)
→ Les capabilités de A. SEN

Pour A. SEN, on ne doit pas tenir compte des différence entre les préférences des individus, on doit tenir compte des différences de « capabilités ». Le terme capabilité permet de désigner les personnes qui arrivent à saisir les opportunités et à bien fonctionner socialement
Ex : une personne handicapé aura besoin de plus de ressources pour bien fonctionner socialement.

Prenons la capabilité « se déplacer ». Pour une personne handicapé, il est nécessaire d'avoir plus de ressources pour satisfaire cette capabilité. SEN va ajouter que la capabilité peut procurer une certaine satisfaction. Autrement dit le concept d'utilité n'est pas entièrement rejeté par SEN

2) Problème d'identification
Le problème d'identification n'est pas totalement cloisonné du problème vu précédemment. Une fois que le problème de définition est fixé, on peut alors identifier les ménages pauvres. Ceci nécessite le calcul d'un niveau de vie standard (ou ligne de pauvreté). En France l'INSEE, considère que la ligne de pauvreté doit être mesurée en prenant 50% du revenu médian. En 2000, le seuil de pauvreté était égal à 560€ net par mois pour un individu.

Pour l'UE, ce seuil de pauvreté équivaut à 60% du revenu médian (670€ net par mois/ individu). Avec la première ligne de pauvreté, on a 1 million d'enfants vivant dans des ménages pauvres). En prenant la seconde ligne de pauvreté (calculée par l'UE) on a 2 millions d'enfants pauvres en France.
Exemple : Identification et capabilité (ici respect de soi)

Prenons la capabilité « respect de soi » : quelqu'un qui vit à Toronto et qui cherche du travail aura besoin de plus de ressources pour satisfaire cette capabilité, qu'une personne vivant dans une tribu au Zimbabwe.

Conséquence : la ligne de pauvreté sera plus élevée à Toronto que dans la petite tribu du Zimbabwe.
Cela implique aussi, que le calcul d'une ligne de pauvreté ne peut pas être basé uniquement sur une seule capabilité (problème multidimensionnel)

3) Problème d'agrégation
Le problème d'agrégation consiste à s'intéresser à la pauvreté individuelle et de faire la somme de ces pauvretés individuelles afin de concevoir un indicateur synthétique

→ L'indice numérique de pauvreté : H = q / N
Ex : q = 20 pauvres

N = 100 : population totale

H = 20%
Imaginons que N soit multiplié par 2 et que q reste constant, on va donc estimer un nouvel indice H= 10%

En se basant sur cette diminution on pourrait croire que les redistributions en faveur des plus pauvres sont de fait moins importantes. On a bien un problème d'agrégation car le nombre de pauvres reste constant. Autre critique l'indicateur H, est insensible à la profondeur de la pauvreté
Ex : X1 = (7, 8, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 20)

z (ligne de pauvreté) = 10

H1 = 2 / 10 = 0,2 = 20%

X2 = (6,5 ; 7,5 ; 11 …. 20)

H2 = 2/10 = H1

En X2 la profondeur de la pauvreté est plus importante, pourtant, H reste inchangé.
H reste insensible à la profondeur de la pauvreté, cependant, l'indice de déficit normalisé de pauvreté tient compte de ce phénomène. L'indice individuel de déficit normalisé de pauvreté s'écrit de la manière suivante :

Pi (pauvreté individuelle) = z – xi / z , quelque soit xi < z

0, sinon (uniquement pour les personnes pauvres)
L'indice global de déficit normalisé de pauvreté est la moyenne arithmétique des pauvreté individuelles

P = 1/N Σ (de i = 1 à q)

Pi = 1/N Σ (de i=1 à q) z – xi / z
Ex :

Pi = 0,5 = 10 – 5 / 10 signifie qu'il manque 50% de z à l'individu pour atteindre le niveau de vie standard

P = 0,5 signifie qu'il faut en moyenne 50% de z pour atteindre le niveau de vie standard
Le passage de X1 à X2 laisse l'indice P inchangé. L'indice P ne tient pas compte des inégalités entre les individus pauvres. Afin de capter ces inégalités, et de considérer une augmentation de la pauvreté (X1 → X2) il faut recourir à la famille des indices Foster-Greer-Thorbecke (84) :
FGTα = 1/N Σ (de i=1 à q) (z – xi / z)α
Si α > 1 on arrive à capter les inégalités entre les individus pauvres. Ceci s'appelle un indice de sévérité (FGT)

Si α = 0 → FGT = H = q/N

Si α = 1 → FGT = P = 1/N Σ (de i=1 à q) (z – xi / z)
Il s'agit d'une famille d'indice. Le α Qui vaut au moins 2, l'indice satisfait le principe de Pigou-Dalton


4) Problème de comparaison
Lorsqu'on mesure la pauvreté les ménages sont tous hétérogènes (âge, revenu, personnes)

A COMPLETER

Pour parvenir à ajuster les revenus par région, il est possible d'identifier un panier de consommation de base. Ensuite, on tient compte des différences de prix entre chaque région (application d'un indice de prix). Finalement, les revenus sont mis sur une même échelle, on calcule alors un revenu par unité de consommation. Il s'agit du revenu mensuel disponible avant impôt divisé par le nombre d'unités de consommation à l'intérieur d'un ménage. Chaque membre adulte compte pour 1 unité de consommation. Les personnes âgées et les personnes de plus de 14 ans comptent pour 0,5 unité de consommation. Les enfants à charge de moins de 14 ans compte pour 0,3 unité de consommation et enfin on ajoute 0,2 unité de consommation s'il s'agit d'un ménage monoparental.
RUC (revenu par unité de conso) = Revenu Dispo Avant impôts

Nombre d'unité de conso


III. Éléments de réflexions critiques

1) Inégalités
→ Marx : dans la théorie de Marx, les inégalités reflètent un rapport de force unidirectionnel entre les AC et les E. Or, nous avons vu dans le chapitre 1 que les rapports de force entre les agents étaient des rapports de force avec la notion de réciprocité. Les AC peuvent contraindre les E mais à contrario les E par l’intermédiaire des syndicats rentrer en conflit avec les AC
→ Kuznets : les inégalités sont dues à l'exode rural cf chapitre 1. La courbe de Kuznets permet d'expliquer les inégalités que l'on observait à la fin du 19° siècle cette courbe n'est donc plus d'actualité (contre-exemple : Chine).
→ Becker : selon Becker les inégalités de salaires existent car elles reflètent des différences de choix entre les individus. Ceux qui choisissent d'investir en K humain ( rémunération future élevée) et ceux qui décident de consommer tout de suite (rémunération future faible). Cependant les choix d'I ne sont pas tous contrôlés par les individus eux-mêmes. Cela signifie que Becker parle d'inégalités que l'on appelle « inégalités injustes ». On parle d'inégalités juste lorsqu'à compétence égale, les efforts des individus sont différents.

En définitive, afin de mesurer correctement les inégalités, nous devons prendre en compte les 2 composantes que sont : les inégalités justes et les inégalités injustes.
→ Gini : l'indice de Gini est une mesure régulière (il satisfait les 5 axiomes) mais il reste passible de critiques. En effet, il semble difficile à priori de capter à l'aide de l'indice de Gini une composante d'inégalité juste et une composante d'inégalité injuste. D'autre part les inégalités relèvent d'un concept multidimensionnel (voir capabilités). On peut alors se demander s'il existe des indices de Gini multidimensionnels fiables. L'indice de Gini et l'indice de Theil sont en majeure partie fondés sur le principe de Pigou-Dalton. Or ce principe n'est pas validé de manière expérimentale


2) La pauvreté
→ H : on rappelle que H est insensible à la profondeur de la pauvreté
→ P : il ne tient pas compte des inégalités entre les pauvres
→ FGT (avec z) : l'indice FGT est sensible à la variation de la ligne de pauvreté z

Ex : mesurons la pauvreté avec un FGT dont le α = 2. On procède à cette mesure :

1° : sur l'Europe des 15

2° : sur l'Europe des 21

En ajoutant des pays pauvres, l'indice FGT devrait augmenter, or celui-ci diminue. Ceci provient du fait qu'en incluant les pays pauvres dans l'analyse, la médiane diminue donc la ligne de pauvreté z diminue aussi. Les individus qui étaient considérés comme pauvres dans l'Europe des 15 vont devenir riches dans l'Europe des 21. L'indice diminue.
→ FGT (taux de mortalité) : comparons 2 pays A et B dont l'indice FGT est le même. Supposons qu'aux périodes suivantes, le taux de mortalité soit plus important dans le pays A. Si la mortalité touche uniquement les individus pauvres, alors la pauvreté va diminuer dans le pays A, or nous pouvons considérer que mortalité et pauvreté ne sont pas indépendants. La mortalité peut être la conséquence de la pauvreté. Il s'agit du paradoxe de la mortalité.

3) Exercice
X = (10, 20, 30)

Question 1 : calculer l'indice de Gini ? L'indice de Theil ?

2 : rappeler les propriétés de Gini ?

3 : z = 25 → calculer H ? P ? FGT (α=2)

4 : Critique H, P, FGT

(Réponse sur l'ENT)
30/03/12
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