L'approche méthodologique de l'écrit 1





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Éducation physique et mixité



La mixité a été impensable pendant longtemps et surtout en éducation physique. Les problèmes liés à la mixité ne sont pas réglés. Bulletin officiel de 2000 mondes « de la mixité a égalité... ».
De Beauvoir « depuis plusieurs siècles, des places et des rôles précis ont été assignés à chaque sexe avec domination des hommes ». On ne naît pas femme, on le devient.
Il y a un clivage très ancien entre les affaires (les hommes) et les tâches quotidiennes (les femmes).
Faut-il éduquer les femmes avec les hommes ?
Éducation physique a été l'une des dernières disciplines à accueillir la mixité.
Définition de la mixité : ça renvoie aux éléments de nature différente. Est-ce un compromis ? la recherche d'un juste milieu ?

le problème de la mixité a été tardif en éducation physique.
I) quelques repères concernant la scolarisation des femmes et des hommes au 19e et au XXe siècle :
Dans le primaire : progressivement généralisé pour les hommes et femmes mais à des moments différents. Décisions prises pour les hommes avant les femmes. La scolarité est obligatoire à 12 ans à la fin 19e siècle (l'éducation est identique entre les hommes les femmes). Il y a un nombre équivalent entre les écoles normales d'hommes et de femmes.
Ferry ; éducation physique en 1882 ; préparer les hommes aux travaux d'ouvriers et de soldats et préparer les femmes aux ménages.
Dans le secondaire : il n'y a pas d'égalité. L'écart entre les hommes et les femmes paraît s'agrandir. Hors de question pour les femmes d'accéder au niveau du baccalauréat. Durant les guerres, les hommes sont partis sur le front et les femmes sont devenues des enseignantes.
Deux décisions officielles importantes pour la parité ; le décret de mars 1924 (même type d'enseignement pour les deux) et la loi du 16 août 1930 (gratuité du secondaire).
Les concours de l'enseignement vont devenir communs aux hommes et femmes sauf en éducation physique.
Comment émerge la mixité entre 1945 et 1970 ?
Trois principes ; de rationalité, de soucis pédagogiques et de décisions institutionnelles.
De rationalité : destructions matérielles avec la guerre de 1939. Il y a une pénurie de locaux. De nombreuses communes ne peuvent plus séparer les garçons et filles. Dès les années 60, il y a construction d'un collège par jour ; on va les penser en termes de mixité ; choix rationnels de la mixité et non pas voulue.
La circulaire de juillet 1957 « la crise de croissance de l'enseignement secondaire nous projette dans une de la mixité que nous ne le conduisons pas au nom des principes d'ailleurs passionnément discutés pour servir les familles aux lieux les plus proches de leur domicile... ».
Soucis pédagogiques : une coexistence existe dans les établissements pilotes. De nouvelles méthodes pédagogiques sont utilisées.
Prost 1961 ; cette expérience donne lieu à une émulation plus grande entre les élèves. Elle provoque de l'usure des curiosités malsaines sans qu’aucun accident sexuel n'ait pu être imputé à ce système pédagogique.
Décisions institutionnelles :
-décret de 1963 : ils instaurent officiellement la mixité comme le régime normal des collèges d'enseignement secondaire.
-circulaire de 1965 : mêmes dispositions pour les établissements élémentaires.
-décret de 1975 : rappel de cette obligation par Haby car toutes les disciplines ne jouent pas le jeu de la mixité.

Que se passe-t-il une fois que les hommes et les femmes se retrouvent ensemble ?
Globalement les filles y gagnent, c'est un véritable progrès social. Les clivages reposent sur de fausses représentations concernant la motivation ; les filles sont moins motivées ; on en arrive à des différences d'attitude. Les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons saufs en éducation physique. Début 1960, elles ont toujours moins redoublées que les garçons.
Les filles n'ont pas les mêmes chances que les garçons d'avoir une bonne situation. De plus les femmes sont toujours moins bien payées.
II) la mixité en éducation physique au XXe siècle :
-entre la fin 19e et la seconde guerre mondiale, une éducation physique spécifique et distincte :
L'éducation physique pour les filles est quasi inexistante.
La loi de janvier 1880 ; la gymnastique est obligatoire dans tous les établissements publiques des garçons.
La circulaire de mai 1980 ; elle étend à tous les types d'enseignement pour garçons et filles ; dans les faits, il n'y a pas de gymnastique pour les femmes.
1984 ; premier manuel de gymnastique scolaire pour les filles. À la fin 19e, il y a structuration d'une éducation physique essentiellement masculine.
Les contenus sont très contrastés ; on vise l’endurcissement des hommes et la maternité et la préservation des femmes.
Éducation physique sexuée : la fonction procréatrice et les diverses tâches quotidiennes qui guident éducation physique féminine.
Tissié 1913 « l'éducations physiques est le premier des facteurs de la vie de la race, le foyer créé la race, la femme fait le foyer par la maternité... ». Les hommes sont sur la force et la puissance et les femmes sur la grâce, la souplesse et la légèreté.
Labridy ; la gymnastique féminine de la première moitié du XXe demeure à l'idée de maternité et de santé.
Loisel dit qu'il ne faut pas mélanger l'éducation physique féminine et masculine.
Interaction sport et éducation physique :
Pierre Arnaud « l'essor du sport féminin s'inscrit dans une conjonction de libération des moeurs porteuses d'une revendication en faveur des droits de la femme ».

Le sport féminin est un reflet au miroir de changement social.
De Coubertin dénonce le modèle de sport féminin. « La place de femme est dans les gradins ».
Quatre modèle pour Arnaud : femmes enfant et femmes mère (infériorités physiques de la femme, faiblesse), femmes objet (la séductrice, la forme qui prime, l'esthétique est en avant en éducation physique) et la femme garçonne (la sportive).
-tendances concurrentes :
La fédération française des gymnastiques ; éducation physique modérée (esthétique, grâce, souplesse...).
Pour Arnaud, le sport féminin poursuit son essor en adoptant les critères de l'homme. L'éducation féminine cherche à mettre la distance par rapport aux garçons jusqu'à la fin des années 50 mais également dans les années 60.
La préservation d'un idéal féminin constitue la force de ce courant pour Labridy et Loisel également.
Création des ENSEP pour les filles et pour les garçons en 1946 alors que l'école se rapproche de mixité ; il y a croisement des chemins.
Une rupture se prépare : remise en question de la séparation des sexes.

-émergence et prise en compte de la mixité en éducation physique : un long processus de maturation culturelle et sociale :
Évolution de la société à la sortie de la seconde guerre mondiale. Le schéma de pensée perdure mais le statut de la femme change ; droits de vote, éligibilité, égalité des sexes dans la société française et le développement du tertiaire favorise l'emploi de la femme.
À partir de 1966,1 femme peut exercer une activité professionnelle sans l'autorisation de son mari. Les rapports entre sexes se transforment.
Il y a apparition de la pilule dans les années 60 et de la loi Veil de 1975 sur la légalisation de l'IVG.
Tout ceci plus mai 1968 contribue à modifier la morale sexuelle. Son destin social n'est plus uniquement biologique.
Le mouvement sportif est en pleine expansion. La part des femmes augmente. À partir de 1963, on distingue hommes et femmes dans la comptabilisation des licenciés ; on ne peut pas cacher l'augmentation des femmes.
Les pratiques se font différemment selon l'appartenance sociale, selon le nombre de femmes avant dans la pratique, selon le degré de masculinité la pratique.
Trois quarts des femmes pratiquent (12 femmes pour 13 hommes) une activité sportive en 1987 contre un quart en 1967. Un quart des femmes pratiquantes est licenciée.
Davisse 1998 « sports, école, société ». Sur la scène du spectacle sportif, se donnent à voir les spécificités de chacun.
L'évolution de la mixité au sein de l'éducation physique entre 1945 et aujourd'hui :
Mixité non effective. Les résistances sont liées à la discipline elle-même. Les différents textes officiels n'envisagent pas la mixité (ceux de 1945 surtout). C'est la même chose pour les textes de 1959.
Du côté des enseignants, dans la revue éducation physique sportive, la réflexion sur la mixité se fait depuis le début des années 50.
Magnin publie en 1952 des articles sur les exceptions et l'intérêt suscité par la mixité.
Doit-on parler d'éducation physique féminine ? non selon cet auteur. Même éducation physique tout en tenant compte des différences physiques et physiologiques. Il fait le procès des faux arguments psychologiques puis sur ceux d'origine naturelle (sur l'infériorité physique et sociale de la femme). Il propose que les garçons et filles se mesurent avec un handicap pour les garçons.
La Co éducation apporte l'émulation qui est positive. Il y a également un rapprochement des sexes au moment de la puberté ou alors, il se manifeste des tendances à fuir l'autre sexe (plan social).

Les instructions de 1967 : avancée où recule ?
Ils ne prennent pas en considération la mixité. Certains points seraient même ségrégatifs. Il y a en permanence des stéréotypes (sport collectif et combat pour les garçons et danses et activités esthétiques pour les filles).
Les nouveaux obstacles à la mixité : il y a une politique favorable à la massification sportive, mais avec un modèle dominant qui est le sport fédéral où l'homme est dominant.
Domaine éducatif et formation des enseignants : dans les années 70, les lieux et les contenus d'informations sont différents. Il n'y a pas d'activité physique d'expression pour les garçons et pas de sport collectif et de combat pour les filles. Il y a un sentiment d'incompétence dans ces pratiques de la part des deux sexes.
Mérand et Leboulch font l'éloge de la mixité.
Modification conjoncturelle et structurelle : entre 1967 et 1972, la population scolaire a été multipliée par quatre. Dans le même temps il y a eu aussi une hausse des enseignants. Il n'a plus été possible de séparer les filles et les garçons.
La richesse éducative du groupe hétérogène est prônée. Certaines pratiques échapperont à cette mixité comme le rugby et la danse.
Il y a un effritement de la domination des hommes. Les sciences humaines jouent un rôle important sur l’importance du culturel et de la domination hommes/femmes.
Mixité clé de légalité ?
Textes de 1985 : il y a sept familles d'activité dont une activité physique d'expression. « l'enseignant peut constituer, dans la perspective d'une pédagogie différenciée, des groupes de travail homogène. La même remarque vaut pour la mixité ».
La mixité demeure encore un objectif dans les années 80.
Le sport scolaire : le taux d'adhésion des filles baisse avec l'âge alors que celui des garçons augmente. Les garçons ont des notes supérieures aux filles en éducation physique sportive. Seulement un tiers des garçons ont moins de 15. Les écarts de notes entre les garçons et filles augmentent avec la hiérarchie sociale.
Pour Davisse, l'école a du mal à prendre compte les idées reçues, les arguments biologiques...
Conclusion : « légalité dans la différence ». La mixité dépasse le cadre scolaire. L'éducation physique est plus masculine que féminine. On ne peut se contenter de faire aux filles ce qu'on fait aux garçons, selon le discours actuel. Il y a ambivalence sur ce sujet dans le corps des enseignants d'éducation physique ».
Démocratisation scolaire



Démocratie : gouvernement du peuple par lui même.
Démocratie directe : contrôle politique par chaque individu.
Démocratie représentative : délégation de pouvoir à des élus qui nous représentent.
Démocratisation : effet de la démocratie. Mettre au service du peuple.
L’école est un lieu institutionnel de la démocratisation. Donner les connaissances et le lieu d’apprentissage aux citoyens.
Elitisme républicain : 1880 (laïcité, gratuité et obligation), tous les élèves ont accès à la culture ; perspective humaniste. Faire accéder le plus grand nombre à la culture.
Méritocratie ; les meilleurs sortiront du lot. Ecole d’élites de la république.

Massification scolaire : Tout le monde, sans aucune sélection accède à la culture et au plus haut niveau. Le système sélectionne sans le dire (les plus faibles quittent le système). C'est un système demandant peu de moyens (un micro pour tout un amphi). Tout le monde à la culture en veillant à ce que chacun y accède. Humanisation du système scolaire (les enseignants connaissent les élèves) et contrôle de connaissances régulier.
Bourdieu : l'école est socialement sélective ; elle ouvre les portes aux élèves doués d'un capital culturel important (les fils de parents riches réussissent mieux que les fils de parents pauvres).
Fonction politique de l'école : la démocratie est un leurre. Sous prétexte d'une démocratisation, on apprend aux élèves l'économie libérale dans lequel le système est installé.
Reboule : il minimise les critiques de l'école. Pour lui l'école est un lieu de transmission culturelle ; réelle démocratie scolaire.
Les analyses quantitatives (comme Bourdieu) ne présente qu'un aspect des questions de démocratie visible ; aspect visible (nombre d'élèves riches...).
Analyses quantitatives proposées par l'école ; que donne t-on aux élèves comme contenus à enseigner ? qu’enseigne-t-on ?

la sélection des matières à enseigner est un choix politique qui confirme l'idée que les matières d'enseignement correspondent à une option culturelle sur l’école.
Les contenus proposés sont basés surtout sur la capacité à écrire et parler.
Où sont les disciplines techniques ou pratiques ?

Elles sont peu présentes alors que nous vivons dans une société technique.

Rapport Théllot ; socle commun ; enseignement classique et secondaire. Tout ce qui est de la pratique est optionnel.
Échec scolaire ; manifestation visible de la non démocratie scolaire ?
Échecs massifs ; échec de la démocratie.
L'école a-t-elle pour objectif la distribution sociale où est elle dans une perspective d'amener les gens au plus haut niveau de connaissances possibles ?
Collège unique ; bel idéal de démocratie scolaire (même enseignement pour tous). Dans ce collège unique il s'invente des filières (allemand première langue est une bonne classe...).
Carte scolaire ; démocratisation scolaire ; détournement de la carte scolaire.
La démocratie en éducation physique sportive : comment aborde t-elle la démocratisation ?
1945 : l'éducation physique gagne progressivement un statut de disciplines scolaires.
1960 : augmentation de la démographie, augmentation de l'idée d'humanise ou philosophie sociale. Les classes populaires se sont organisés avec les syndicats. Revendication des classes populaires. Il faut que la classe populaire connaisse l'État.
L'éducation physique gagne avec cette poussée populaire sur l'école. Un corps doit être développé pour la vie professionnelle et les loisirs (Front populaire) ; quand les parisiens ont pris leurs premières vacances et sont arrivés à la mer ils ne savaient pas nager, c'est pour ça que l'éducation physique s'est développée.
1960 : scolarisation importante de l'éducation physique. Le sport est vu sur l'idée de sélection (que le meilleur gagne). L'éducation physique sélectionne les meilleurs sur la performance et non sur le travail ; qu’évalue-t-on en éducation physique ? le système est sélectif, laissant de côté les plus mauvais.
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