L'approche méthodologique de l'écrit 1





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Construction disciplinaire



Le terme de discipline scolaire est récent, il est apparu vers 1930. Buisson 1911 ; discipline scolaire ; parle de rigueur et non de contenus. Les contenus apparaissent que vers 1930.
Charvel 1988 « la discipline scolaire et donc constituée par un assortiment à proportion variable suivant les cas de plusieurs constituants (un enseignement d'exposition (maître, cours magistraux), des exercices, des pratiques d'incitation et de motivation et un appareil d'évaluation) lesquels dans chaque état de la discipline fonctionne en étroite collaboration ».
Discipline : communauté sociale, d'humain et non d'humain (les savoirs, les programmes...).
Klein ; l'éducation physique est une communauté qui va interagir et faire interagir différents points de vue conflictuels, puis plus consensuelle pour construire un projet d'éducation physique.
Nature des points de vue interagissant ; aspects théoriques (savoirs), aspects institutionnels (acteur), aspects politiques.
Aspects théoriques : Forquin « la sélection naturelle des savoirs scolaires se fait en deux temps (sélection et choix des cultures et les contenus sont mis en forme).
Khun « chaque discipline possède une matrice disciplinaire qui est un ensemble de valeurs communes à une discipline, de loi théorique et de tours de main concret à transmettre ».
Aspects institutionnels : acteurs qui agissent en réseaux. Enseignant, syndicats et les pionniers d'une discipline. Il y a hybridation de l'éducation physique favorisant les apprentissages scolaires.
Aspects politiques : quelle est la rentabilité de l'éducation physique ? si elle ne sert à rien on ne va parents faire. L'État a un regard comptable sur l'éducation physique.
1976-1980 : prémices
Aspects politiques : phase de modernisation des politiques. Les socialistes réfléchissent sur une modernisation de l'éducation. C'est une politique agressive vers l'éducation physique sous Giscard d'Estaing ; pour eux il faut faire des économies, on n'a pas besoin de l'éducation physique.
Aspects institutionnels : ministère de l'éducation nationale ; réformes structurelles (c'est la forme de l'école qui est transformée).
Depuis 1976, le groupe socialiste avait mis en place une commission sports et loisirs (comprenant des sportifs, des enseignants, des médecins...) Pour rédiger un rapport publié donnant un avant-projet de loi donnant les bases transformation de 1981.
Aspects théoriques : l'éducation physique passe au ministère de l'éducation nationale. Il y a cinq heures hebdomadaires. L'éducation physique doit devenir discipline scolaire.

Avant-projet de loi socialiste ; l'éducation physique est une discipline universitaire pour former les enseignants. L'éducation physique doit s'intéresser au développement de la personne.
1981-1983 :
Aspects politiques : Savery est ministre de l'éducation nationale et ouvre trois dossiers importants

-la lutte contre les inégalités scolaires (zones d'éducation prioritaire ; donner plus à ce qui ont moins).

-rénovation des collèges.

-rénovation des contenus (un service de l'éducation physique au ministère par Pagès ; nouvelle évaluation au baccalauréat).
Aspects institutionnels : création des sections éducation physiques à l’ IERP. Programmes, circulaire, évaluation des programmes par les inspecteurs, création des inspecteurs généraux et développements des recherches sur l'éducation physique.
Aspects théoriques : sous le ministère de la jeunesse et sports l'évaluation était sur la performance et l'assiduité (logique sportive).

Ensuite il y a une volonté de rompre avec cette vision (circulaire de juillet 1983). Il faut mettre l'éducation physique en conformité scolaire (évaluation de la performance, de la motricité, des apprentissages, des connaissances qui peuvent donner lieu à des dérives comme les examens écrits).
1983-1986 : appels aux experts pour débattre sur les contenus.
Aspects politiques : Savery avec son troisième dossier ; examine les contenus ; les nouveaux objectifs, cohérence entre les disciplines (thème commun dans la discipline (plan horizontal) et cohérence entre discipline de la maternelle à l'université (plan vertical)).
En 1984, Savery démissionne et est remplacé par Chevènement.
Aspects institutionnels : la commission verticale (tous les enseignants de la maternelle à l’université) est confié à Hébrard en 1983.
Aspects théoriques : le ministère demande de porter attention aux nouvelles pratiques comme les sports de glisse. Les instructions officielles de 1985-1986 s'inspirent un peu de la commission verticale.
Il y a un appel aux sciences pour une éducation physique différencié ;
-biologie psycho génétique (période critique dans le développement de l'enfant).

-psychologie cognitive (Famose, Durand= qui ont est une terminologie nouvelle comme le terme de taches, de ressources, de critères de réussite ou encore de niveau d'habileté...).
Les sciences assurent la légitimité de la discipline face aux autres disciplines.
1986-1990 : c'est la phase de construction du savoir collectif.
Aspects politiques : Monory qui est ministre de droite ; le travail de réflexion est suffisant donc il supprime la commission verticale.
Aspects institutionnels : la gestion des contenus d'enseignement est à l'inspecteur général. L'inspecteur général sous Pineau reprend les groupe d'innovations académiques. Il tente de mettre les enseignants avec lui en associant l'ensemble de la profession à ce projet (environ 10 000 enseignants). Il y a création de l’ UFRSTAPS par Marsenach.
Il y a trois courants ; Davisse qui travail sur le sens, Delaunay qui travail sur les fondamentaux et Labiche qui travail sur le culturalisme.
Avantage : associe toute la profession.
Inconvénient : comment faire un programme cohérent avec trois courants ayant des idées différentes = c'est le clash de 1995.
1988-1995 : un consensus dans l'impasse.
-création de groupe technique disciplinaire.
-fin de groupe technique disciplinaire de Pineau vers 1990.
-la gauche reprend le pouvoir.
Aspects politiques : il y a l'élection de François Mitterrand. Jospin est ministre de l'éducation nationale. Il reprend le dossier de Savery. En 1987, il y a la création de la commission de Bourdieu. Il veut une idée de socle pour chaque discipline.

Loi de 1989 de Jospin ; il y a création du comité national des programmes avec 22 experts. En 1992 il y a la charte des programmes avec les évaluations, la compétence située et la connaissance.
Aspects institutionnels : le comité national des programmes. 1989-1990 ; le groupe technique disciplinaire en éducation physique sportive est conçu par Hébrard. Il faut concevoir une synthèse des travaux réalisés pour faire des programmes.
1993 ; il y a publication du schéma directeur pour l'écriture concertée des programmes débouchant sur le domaine action (centration sur l'élève).
1995 ; les programmes de 1995 sont proposés ; c'est le clash car le SNEP s'opposent à ces propositions de programmes.
D'hybridation des discours Hébrard ; trois types de savoir : identifier, apprécier et évaluer/gérer.
Cinq domaines action motrices apparaissent : on délaisse les pratiques sociales de référence au profit de la culture corporelle (action motrice). Pour le SNEP il n'y a pas assez de référence sociale (activités physiques sportives minorées). Bayrou donne raison au SNEP et donc conteste le groupe technique disciplinaire et Hébrard.
1995-1998 : la cohésion est obligatoire. Le groupe technique disciplinaire numéro 2 négocié avec le SNEP comprenant ; un groupe technique disciplinaire d'experts avec un expert par groupements d'activités physiques sportives et un groupe technique disciplinaire de consultants (membres de l'ancienne commission verticale). Ce groupe technique disciplinaire publie des documents ; les programmes et les documents d'accompagnement.
Aspects théoriques : la charte des programmes est bien assimilée. Il y a deux natures de compétences; les compétences générales et les compétences propres à un groupe d'activités.
Modèle implicite de l'éducation physique ;
-didactique des activités physiques (culture) : sport, courants de Lyon, compétences spécifiques.
-didactique de l'éducation physique : ressources, logique de transfert, pratiques sociales importantes, Hébrard, principe d'action, compétences propres, courants de Nantes.
-didactique générale : l'élève, mettre en projet, ce qui permet à l'élève de mieux apprendre, attitudes, méthodes, compétences générales, troisième objectif de l'éducation physique qui est la santé...

Comment analysez-vous l'évolution des rapports que l'éducation physique entretien depuis 1945 avec l'idée de nature ?

Des exigences fortes :
-comment analysez-vous : prise de position personnelle.
-idée des quelque chose : problème de conception, quelle idée a t-on de..., quelle idée l'éducation physique a de la nature.
La nature : tout l'environnement physique et humain. Perceptions plutôt psychologiques. Du point de vue philosophique ce sont les aspects fondamentaux de l'homme. L'homme naît d'un environnement particulier de raison, l'intelligence. Mais aussi des dimensions morales. Comment l'homme se comporte dans son environnement physique et humain ?
Éducation physique et environnement physique :
-l'éducation physique a tendance à valoriser l'aspect naturel (l'homme d'un pouvoir affronter son milieu naturel, l'homme doit être capable de sauvegarder son intégrité physique ; Hébert).
-il n'y a pas de confrontation directe avec la nature (dans le gymnase).
-artificialisation du milieu physique (le mur escalade dans la gymnase). C'est recréer un monde naturel dans un univers matériel.
Rousseau « l'essentiel est d'être ce que nous fait la nature. On est toujours trop ce que les hommes veulent que l'on soit ». Ici l'objet de l'éducation est d'assurer un rapport harmonieux à la nature plutôt que le développement d’une culture.
Sur le plan de l'école :
-il y a opposition nature-culture ; il y a différentes pensées :


  • Le sujet de l'éducation est le plein développement naturel de l'élève (libérer l'individu des contraintes sociales pour un rapport direct avec la nature).

  • Le freudisme ; c'est la même thèse que précédemment mais pour développer le plaisir et le bien-être. La société contraint l'individu et nuit à son propre épanouissement. Il ne normalisation trop importante ne permet pas le plein épanouissement des élèves ; il faut donner la liberté aux élèves. Le plaisir est un accès à la connaissance. L'école à tuée le plaisir d'apprendre. Le plaisir absolu est une forme antisociale (position nuancée ; libéront l'individu mais en respectant les normes sociales).

  • Reich ; c'est la même thèse que Freud mais sans contraintes sociales. Le seul objet de l'éducation est le plein épanouissement de la personne.

  • L'école doit transmettre une culture scolaire permettant de faire passer l'élève de la nature à la culture. Si on laisse l’élève dans son élément naturel, rien ne se passera. Alors que si on les met à l'école, il accédera à la culture.


-Alain « l'école doit faire sortir l'élève de son aliénation naturelle pour le conduire à la vie de l'esprit ». C'est-à-dire que l'éducation doit conduire à la connaissance générale et la maîtrise de la pensée et de la vertu. Plus on progresse sur la connaissance plus on devient vertueux, pour lui. L'école doit éloigner l'élève de la nature pour l'amener vers la culture.
-Durkheim : il a une position de sociologue ; le rôle de l'école est de conduire l'individu de la nature à l'intégration sociale. Naturellement, l'homme n'est pas social, il est individuel. L'éducation doit donc le rendre social (formatage social dans l'école).
-Marx ; la société naturelle ou la nature des individus créer de l'inégalité, de la distance entre les individus (Bourdieu ; il y a création de distinction). Quand on laisse l'homme s’éduquer seul cela donne lieu à des hiérarchies entre eux. L'objet de l'école est d’assurer une culture identique à tous. Ceci est une perspective qui est aussi culturaliste. Pour Marx, l'école est le lieu où il y a développement intellectuel, physiques et techniques. Wallon défend aussi cette idée.
-Piaget ; c'est également un culturaliste mais avec une équilibration entre l'individu (développé par Alain) et sociale (développé par Durkheim).
L'école présente un positionnement alternatif entre perspective naturaliste et perspective culturaliste.
Sur l'éducation physique : ce sont les mêmes débats que sur l'école.
-les naturalistes : on pense surtout à Hébert ; la société en ce développement nuit aux qualités naturelles de l'homme. Plus le confort augmente plus les hommes s'affaiblissent. Pour lui, il faut une éducation physique de virilité. L'éducation physique est en relation directe avec l'environnement naturel.
-les culturalistes : éducation physique sportive ; l'éducation physique visant l'intégration sociale.
Leboulch : il est sur la perspective naturaliste ; perspective instrumentée par les connaissances scientifiques (qui le différencie d'Hébert). Il y a une réserve de cet auteur sur les pratiques sportives (pour lui elle développe pas l'individu et est un effet de mode).
Mérand : c'est un culturaliste ; l'école n'est pas le lieu de la pratique sportive. L'éducation physique est un moyen.
Comment analysez-vous :
-1945-1960 : perspective naturaliste de l'éducation physique car on cherche des visées fondamentalistes du développement de l'homme et car on différencie une gymnastique de formation et d'application (mise en pratique).
-1960 : perspective hyper culturaliste, mais distinction entre sociale et culturelle. L'éducation physique sociale ; on fait du sport. Celle proposée par Mérand est culturelle.
-1970 : réapparition de l'idée de nature. C'est la fin de la croyance en une société hyper culturelle. Il y a apparition des activités de nature ; mais ce n'est pas de l'Hébertisme ; on s'appuie sur la nature mais en la traitant éducativement (naturaliste éducatif donc quelque part naturel).
-De nos jours : c'est une éducation physique culturelle car l'école développe cette perspective ? mais il y a élargissement des perspectives éducatives incluant les apprentissages sociaux en rapport au développement de l'individu.

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