1. Le Grdr dans le bassin du fleuve Sénégal





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Groupe de Recherche et de Réalisations

pour le Développement Rural

G.R.D.R.

Siège social :

66/72, rue Marceau

93 109 Montreuil - France

Tél.: (331) 48 57 75 80

Fax : (331) 48 57 59 75

e-mail : grdr@wanadoo.fr

Coordination Afrique :

Ilot K, rue 44071 ZRA

BP : 2013 Nouakchott – R.I.Mauritanie

Tél /fax : (+) 222 525 64 92

e-mail : grdr@mauritel.mr


Termes de référence pour un stage de terrain au GRDR

Elaboration du manuel du « Parfait animateur de développement local»

Organisation : Groupe de Recherche et de Réalisation pour le Développement Rural
Localisation : Sélibaby (Mauritanie), Kayes (Mali) et Bakel (Sénégal)
Durée : 3 mois entre les trois sites
Période : entre avril et juillet 2004


A. Contexte de la mission de stage

1. Le GRDR dans le bassin du fleuve Sénégal

Le Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural dans le tiers monde (GRDR), association de solidarité internationale, ayant son siège social en France, est présente depuis plus d’une trentaine d’années en Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Sénégal) et en France (Ile de France et Nord Pas de Calais).

Aux plans institutionnel et organisationnel, le GRDR déploie ses interventions de terrain en Afrique à travers des cellules dans chacun des pays de référence : Mauritanie (Sélibaby), Mali (Kayes), Sénégal (Bakel et Ziguinchor). Les cellules par pays sont sous une coordination régionale Afrique basée à Nouakchott (Mauritanie).

Le bassin du fleuve Sénégal constitue la zone traditionnelle d’intervention du GRDR (1969 à nos jours). L’organisation y travaille avec les autorités administratives, les services techniques de l’Etat, les communes et les acteurs de la société civile locale autour des thématiques de migration, de développement rural, de santé, de décentralisation, de développement local et de lutte contre la pauvreté.
  1. Le PAIDEL : Un programme d’appui aux communes à la décentralisation


Depuis 1999, le GRDR conduit un processus de développement local à travers un Programme d’Appui aux Initiatives de Développement (PAIDEL) dans les régions de Kayes au Mali, du Guidimakha en Mauritanie, de Ziguinchor, de Matam et de Bakel au Sénégal.

Le territoire communal est l’échelle favorable à la mise en œuvre d’un processus de développement local impliquant la population dans ses différentes phases (émergence du territoire et des instances communales de concertation et pour le développement, conception et exécution des projets de développement communal).

Le PAIDEL se structure de la façon suivante. L’objectif général est de créer un processus d’amélioration durable et continue des conditions de vie des populations conforme à leurs aspirations et basé sur une mobilisation des ressources locales. Les objectifs spécifiques sont :

    • L’accompagnement opérationnel du développement local dans 7 collectivités.

    • Le renforcement des capacités de participation de la société civile à l’exercice du pouvoir au niveau local.

    • La contribution méthodologique au développement local et au renforcement des politiques de décentralisation.


Le PAIDEL s’est déroulé sur 4 ans jusqu’en 2004 et vient d’être évalué. L’année 2005 va être le temps de la réflexion pour faire évoluer le programme vers un PAIDEL 2 (2006 – 2010). Les perspectives vont se construire autour de plusieurs axes de réflexion :

    • Consolider les acquis du GRDR : Le but est de capitaliser l’expérience du GRDR pour pouvoir transférer ces compétences à une autre structure. Il faut donc faire un bilan des acquis et savoir faire en matière de développement local, cadre dans lequel s’inscrit le stage.

    • Réfléchir à un élargissement communal : A partir des acquis consolidés et de compétences transférées, le but est d’élargir le processus à d’autres communes.

    • Réfléchir à un élargissement thématique : Il s’agit ici de passer du quantitatif (infrastructures) au qualitatif (thématique comme la gestion des ressources naturelles, l’aménagement des eaux de surfaces, la santé, l’éducation et le développement local…).



3. Les acteurs du processus et la place de l’animateur


La mise en œuvre de ce programme dans les trois pays a nécessité l’intervention de plusieurs acteurs internes et externe :


Les acteurs internes au processus (de la commune)
Au niveau interne, des instances communales de concertation représentant toutes les sensibilités (les politiques, les femmes, les jeunes, les organisations socio professionnelles, les organisations paysannes) sont mises en place. Ces instances communales de concertation et de développement (Cadre de Concertation Communal (CCC) et le Comité de Développement Local (CDL)) servent à la fois d’instrument pour la mobilisation et l’information de la population et de lieu de médiation, de concertation, de prise de décisions, de règlement de conflit, d’exécution et de suivi évaluation des actions de développement communal.

Auprès d’elles, une personne plus avertie est recrutée, appelée animateur de développement (ADL). Ce dernier vient en appui aux instances communales, il a pour mission de :

  • Elaborer et approfondir les outils de développement local (monographie communale par un diagnostic à l’échelle des localités, plan de développement communal)

  • Rechercher de partenariats et de financements,

  • Animer des rencontres villageoises dans le cadre du montage de projet,

  • Animer les réunions des instances de concertation communal,

  • Travailler avec les organisations à la base,

  • Suivre la réalisation des actions en cours,

  • Assurer le secrétariat, la rédaction des rapports d’activités, la gestion, la comptabilité, en collaboration avec les acteurs de la commune.


Les acteurs externes au processus de développement local
Dans le cadre de son Programme d’Appui aux Initiatives de Développement local (PAIDEL), le GRDR s’est engagé à appuyer les communes dans un processus de développement local. La méthodologie utilisée a été établie par le GRDR et est en expérimentation depuis 2001. Son action comprend :

  • Un appui technique, méthodologique et logistique aux communes concernées par le processus de développement local ;

  • Un accompagnement de l’animateur salarié du CDL dans la réalisation de sa mission d’appui au développement local ;

  • Un renforcement des capacités de l’animateur – médiateur de développement à travers des formations, des voyages d’étude et d’échange et des rencontres périodiques de réflexion ;

  • Un renforcement des capacités des membres des instances communales par des voyages d’étude et des formations ; etc.

Problématique : Qui est l’animateur de développement local ?


Au cours du dernier séminaire inter cellule du GRDR du 30 juillet au 1er août 2004 à Saint Louis, l’inefficacité et les difficultés de suivi des activités et des mouvements des animateurs de développement a fait l’objet d’un débat. Dans ce cadre, pour faire face aux difficultés évoquées, il a été souligné la nécessité du recrutement d’un stagiaire pour identifier et traiter les problèmes qui expliquent l’insuffisance des ADL et proposer un manuel du parfait animateur de développement.

Il s’agit ici de mieux définir la place de l’ADL dans le cadre du processus, par rapport aux autres acteurs et notamment aux instances, au maire et au GRDR. En effet, son rôle est central dans le processus, il effectue un travail complexe, mais les différents acteurs n’ont pas forcement la même conception de son rôle. Ce flou génère des incompréhensions et problèmes, peut faire de l’ADL quelqu’un sur lequel on reporte les ratés du processus.

Un recadrage est donc nécessaire pour mieux définir ses tâches et celles des acteurs avec lesquels il travaille, afin de favoriser le bon fonctionnement du processus et lui permettre d’apporter un appui optimal. Ce manuel doit également permettre de mieux valoriser les activités de l’ADL, pour une meilleure reconnaissance de son rôle, de son travail et de cette expérience.

La question des outils disponibles pour favoriser le travail de l’ADL, le suivi de ses activités et son efficacité est également primordiale.

Enfin, une question de pérennité se pose, la place centrale de l’ADL peut fragiliser le processus, si l’ADL se substitue aux instances, ou s’il quitte la commune, fort de ses compétences, pour une meilleure reconnaissance professionnelle.
Le présent document présente les termes de référence pour déterminer les grandes lignes du stage visant à préciser le rôle de l’ADL dans le processus de développement local mis en œuvre dans le PAIDEL.
B. Eléments de cadrage de la mission de Stage
L’objectif général de cette mission est d’étudier le rôle et la place de l’ADL dans le processus de développement local mis en œuvre dans le PAIDEL et de définir un document de référence qui sera intitulé le « Manuel du parfait animateur de développement ». Ce manuel sera un document de capitalisation pour le GRDR sur le développement local, mais aussi un outil de travail pour les ADL, une référence méthodologique et un outil de facilitation du fonctionnement des instances.

  1. Objectifs spécifiques


De manière spécifique, les objectifs recherchés par cette étude sont :

  • Situer la place et le rôle de l’animateur dans le processus de développement local et les variations existants entre les différents sites,

  • Evaluer le niveau de performance des ADL, c’est à dire mesurer le niveau de maîtrise de leur mission et de leurs outils de gestion et de fonctionnement, identifier les forces et les faiblesses des animateurs de développement,

  • Identifier les contraintes et problèmes existants autour de l’activité de l’ADL dans les différents sites, à différents stades avec les différents acteurs. On fera ressortir les conséquences sur le fonctionnement du processus et les différents acteurs.

  • Identifier le profil requis pour assurer efficacement la mission d’animateur de développement local, comparer ce profil aux profils disponibles en Mauritanie et aux aspirations des chômeurs, étudiants et animateurs

  • Proposer des perspectives de renforcement du dispositif et des ADL, notamment en définissant des procédures de suivi et de gestion des animateurs de développement, les conditions nécessaires pour le fonctionnement d’un ADL ;

  • Elaborer un rapport d’étude, sur la base de l’expérience du GRDR dans le PAIDEL et d’expériences externes, une synthèse sur le « Parfait ADL ».


  1. Méthodologie et déroulement


L’étude se déroulement conjointement entre les cellules de Kayes, de Sélibaby et de Bakel pour une durée de 3 mois. Le travail sera réalisé par un binôme étudiant mauritanien et étudiant français afin d’optimiser le travail sur la base d’une complémentarité de compétences (mauritanien : meilleure connaissance au niveau local des enjeux et du contexte ; français : meilleure connaissance du développement local, des concepts et des outils d’analyse).
La mise en œuvre du stage se déroulera en 3 phases :
Etude documentaire : Etude des différents documents disponibles, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires (Les manuels de procédure, les règlements intérieurs, les contrats des ADL, les fiches de recrutement etc.)

Rencontre des différents intervenants du processus du PAIDEL, notamment :

    • Des membres des cadres de concertation et des comités de développement local responsables des ADL en particulier le président du CDL ;

    • Les animateurs de développement local des communes de la région du Guidimakha en Mauritanie, de Kayes au Mali et de Bakel au Sénégal ;

    • Les chargés de missions du PAIDEL des différents sites.

Les stagiaires s’attacheront à faire ressortir la perception qu’a chacun de ces intervenants de l’activité et du rôle de l’ADL.
La rédaction du rapport d’étude : synthèse des résultats de l’étude, propositions de renforcement de l’animateur, identification du parfait animateur de développement local et propositions d’alternatives possibles aux problèmes identifiés.
En terme de calendrier, le stage sera découpé de la façon suivante :

    • 15 jours : travail bibliographique, définition précise de la problématique et des résultats attendus, élaboration de la méthodologie (à Sélibaby).

    • 1 mois : Première phase de terrain dans le Guidimakha (Sélibaby-Mauritanie)

    • 3 semaines : Deuxième phase de terrain à Kayes (Mali) et Bakel (Sénégal): séparation des stagiaires

    • 3 semaines : Synthèse et rédaction du rapport



  1. Dispositions particulières


Le stage se déroulera sous la responsabilité conjointe de :

    • La Coordination Afrique, en la personne de HARKOUK Arezki, en tant que Coordinateur des programmes Afrique du GRDR

    • Les coordinations pays des différents sites (Bakel, Sélibaby et Kayes)

    • Les chargés de mission PAIDEL des différents sites pour l’appui technique et méthodologique



Engagements du GRDR :

    • Hébergement sur Nouakchott et les différents sites

    • La logistique des déplacements et voyages locaux (dont 1 aller/retour Nouakchott / Sélibaby)

    • Une indemnité de 100 EUR/mois

    • Les frais de papeterie et de secrétariat

    • Appuyer le stagiaire, en fonction de ses demandes, pour le bon déroulement du stage, notamment par les équipes PAIDEL



Prise en charge par le stagiaire :

    • La restauration sur les différents sites

    • Le billet d’avion entre la France et la Mauritanie

    • L’assurance civile et l’assurance rapatriement

    • Un visa pour la Mauritanie multi entrée (les visas entrée simple limitent tout déplacement vers le Sénégal et le Mali)


  1. Profil recherché


Les cellules du GRDR Mauritanie et Kayes recruteront un étudiant - stagiaire en science humaines, juridiques ou économiques de niveau bac+4 ou 5 (développement local, sociologie, anthropologie, communication, administration socio économique, gestion des ressources humaines etc.) disposant de :

    • Une bonne maîtrise du concept de développement local ;

    • Une bonne maîtrise des méthodes d’animation, d’enquêtes et d’exploration

    • Une bonne connaissance en matière de suivi et gestion de personnel ;

    • Une bonne capacité d’analyse et de synthèse

    • Une bonne maîtrise de l’outil informatique (bureautique : word, excel)

    • Une bonne capacité d’adaptation



  1. Procédure


Les dossiers sont à envoyer au GRDR à Montreuil ou à la coordination Afrique avant le 15 mars 2005.


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