Pour la creation d’un nouvel enseignement obligatoire d’education technologique au lycee ( 2ère partie)





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Juin 2003



Annexe 1





- Systèmes et réseaux de communication et de transmission des informations.

- Systèmes et réseaux de transports aériens des personnes et des biens.

- Systèmes et réseaux de transports ferroviaires des personnes et des biens.

- Systèmes et réseaux de transports routiers des personnes et des biens.

- Systèmes et réseaux de transports maritimes et fluviaux des personnes et des biens.

- Systèmes et réseaux de distribution de l’énergie électrique.

- Systèmes et réseaux de distribution de gaz.

- Systèmes et réseaux de distribution du pétrole et de ses dérivés.

- Systèmes et réseaux de distribution de l’eau.

- Systèmes et réseaux fournissant des services d’intervention sur des personnes et des biens matériels.

- Systèmes et réseaux de conception-production et de distribution de biens matériels et de biens alimentaires.






Liste des systèmes techniques et réseaux pouvant être étudiés au lycée


Annexe 2
Une technologie plurielle
discipline d’enseignement général au lycee ?

La technologie est devenue en 10 ans une discipline d’enseignement général au collège.

Sa définition actuelle reste cependant encore trop marquée par une vision productiviste (la technologie des producteurs) et par son alliance d’opportunité avec l’économie-gestion.

Il est sans doute utile aujourd’hui de réfléchir à la possibilité d’intégrer les différentes dimensions de notre discipline aux différents niveaux du système éducatif, cela évidemment sans renier d’aucune manière sa dimension industrielle, qui fait sa force et son caractère opératoire.

Cet article ouvre, volontairement, un débat qui appellera sans doute réponses et critiques...
Par Christian MERLAUD,

Lycée Diderot-Paris et ENS CACHAN (1998)

La technologie est omniprésente dans notre société, ... mais encore peu présente dans l’enseignement. Elle est absente de fait de l’école, et également du lycée si on excepte les voies technologiques et professionnelles, certaines classes préparatoires et les écoles d’ingénieurs. Quant à la technologie du collège, elle néglige plusieurs dimensions pourtant essentielles. On peut en effet proposer une caractérisation, parmi d’autres, de l’enseignement de la technologie selon cinq dimensions :

- la technologie de l’usager ;

- la technologie scientifique ;

- la technologie de la production des biens et des services ;

- la technologie de l’amateur ;

- la technologie dans la société.
Ces cinq dimensions participent à la formation d’un citoyen usager, cultivé, entrepreneur, passionné et responsable.

CINQ DIMENSIONS
La dimension usager
La technologie est d’abord omniprésente, parfois envahissante, dans l’environnement personnel et professionnel de chacun, à travers une relation de chaque instant avec des objets et des techniques. L’exigence de citoyenneté quant à cette « technologie de l’usager » impose l’acquisition par tous des compétences technologiques indispensables tant à la vie quotidienne qu’à toute insertion professionnelle, c’est-à-dire particulièrement :

- maîtriser l’usage de l’ordinateur et des outils de communication ;

- être autonome face aux multiples contraintes technologiques de la vie quotidienne, notamment celles des systèmes automatisés ;

- pouvoir accéder facilement à tous les systèmes d’information,...
Ces objectifs devraient être gradués sur toute la scolarité obligatoire de l’école au lycée (filières CAP et BEP du LP compris).

Par exemple, la maîtrise de l’usage de l’ordinateur pourrait être atteinte selon une progression d’ensemble suivante :

- usage pédagogique et ludique à l’école ;

- utilisation scolaire et personnelle réfléchie au collège1.

- maîtrise de l’usage personnel multimédia au lycée.
Cette dimension « technologie de l’usager » intègre également le souci de comprendre comment fonctionnent les principaux objets techniques de notre environnement (voir ci-après).
La dimension scientifique
Une autre dimension de la technologie actuelle est d’être très souvent une « technologie scientifique », c’est-à-dire une technologie médiatrice de science, culturelle ; et cela non seulement dans le domaine des dites « hautes technologies » (nucléaire, aéronautique, spatial, TGV, formule 1, voile sportive, investigation médicale...) mais aussi pour les technologies du quotidien : telles celles de l’ordinateur, du téléphone portable, du CD-ROM, de la voiture, de la planche à voile, du vélo, des instruments de musique...
Jadis sciences expérimentales et techniques (qu’on n’appelait pas encore technologies) étaient de fait découplées : la quasi totalité des savoirs scientifiques étaient accessibles par l’observation et l’expérimentation directe (les leçons de « choses »), requérant certes quelques outils, mais sans véritable médiation technique.
Aujourd’hui, à l’inverse :

- d’une part, beaucoup de principes et de découvertes scientifiques sont médiatisées via des « produits » techniques : les lasers, les micro robots, les plantes et animaux transgéniques, les prothèses d’organes, les scanners médicaux... ;

- d’autre part, l’accès à certaines connaissances scientifiques n’est possible que via une médiatisation instrumentale, tant matérielle que logicielle.
L’étude de produits techniques ou d’instruments est ainsi une des voies d’accès à la science contemporaine. Voie qui, au-delà du « comment ça marche », permet d’accéder au « pourquoi », de montrer la différence entre une solution de principe et une solution technique (ou entre science et technique), de cerner certaines limites des modèles scientifiques,...
Si cette dimension doit aussi faire l’objet d’un enseignement gradué sur l’ensemble de la scolarité (mais ce qui ne veut pas dire s’interdire d’aborder très tôt le réputé complexe), il est tout aussi important que cet enseignement soit différencié, minimisant le nombre de redites, introduisant chaque cycle une (ou des) rupture(s), avec des éléments et des points de vue nouveaux.
Par exemple :

- à l’école : étude de constituants simples et de leurs applications, avec réalisation de maquettes scientifiques fonctionnelles. Par exemple : lunette astronomique, transmetteur laser à distance, « micro » système de traitement de l’information, chauffe-eau solaire, instrument de musique type tambour ou flûte, moteur (à aimants) rotatif ou linéaire, détecteur CCD,... 2;

- au collège : étude de produits pluri techniques (vélo, scooter, mini voiture électrique, mini centrale scolaire, planche à voire, montre, parabole de réception, ...) avec une pédagogie basée notamment sur le montage-démontage et la réparation.

- au lycée : étude de systèmes complexes (centrale d’énergie, robot mobile, radiotélescope, ordinateur parallèle,...) avec réalisation de prototypes réels ou simulés sur ordinateur, « visites » réelles ou virtuelles de complexes industriels ou scientifiques.
La crainte que certains d’entre-nous pourraient manifester quant à un possible impérialisme des sciences, ou plutôt que quelques-uns de leurs zélateurs, crainte qui les conduit trop souvent à une « prudence excessive » au sujet de l’introduction d’une composante scientifique dans les programmes de technologie, ne me parait pas véritablement fondée. Les finalités, les objets d’étude et les pratiques des sciences et des technologies sont suffisamment différenciés (voir l’encadré par suivante) pour que le risque soit négligeable à terme. Par ailleurs, que les scientifiques s’intéressent aussi aux technologies, c’est-à-dire aux applications, ce ne sera qu’un juste retour aux pratiques de leurs anciens et aux souhaits de leurs plus grands représentants...
La technologie productive
Une troisième dimension est la « technologie de production des biens et des services ». C’est la dimension culture d’entreprise, de caractère technico-économique, permettant d’appréhender les enjeux du monde économique actuel, de découvrir la variété de activités et des métiers, de produire des objets ou des services, de conduire des systèmes,...
C’est cette dimension qui sous-tend presque exclusivement les programmes actuels de technologie du collège, l’élève étant mis en situation de produire des objets techniques dans un contexte de « mini-entreprise », allant de la spécification du produit à sa mise à disposition d’un « marché ». La démarche de projet technique est à la fois le modèle et le moyen pédagogique.
Une dérive de la technologie du collège serait la généralisation de la pratique des projets nationaux clés en mains3, tendant à terme à caricaturer la démarche de projet et, de plus, à (trop) uniformiser les pratiques pédagogiques (le modèle devient l’uniforme). Pour cette dimension aussi, on peut envisager une approche graduée et différenciée de l’école au lycée :

- à l’école, projets à finalité marchande, choisis par les enfants, allant de la confection de gâteaux et confiseries sur commande à l’offre de services payants aux particuliers (aides à la lecture des plus petits, courses, petits travaux d’entretien,...) ;

- au collège, réalisation de projets d’objets pluri techniques, comme aujourd’hui ;

- au lycée, réalisation de projets mini-entreprise, en liaison avec les collectivités locales, des particuliers ou des entreprises.
Il est important que cette dimension se construise aussi par comparaison avec le réel, au moyen par exemple :

- de visites régulières d’artisans, de petites et de grandes entreprises ;

- d’interventions extérieures dans la classe (exposés, vidéo,...) ;

- de débats consécutifs à des projections (vidéos, émissions de télévision enregistrées,...).
La technologie passionnante
Cette « technologie des passions » 4 c’est celle des amateurs, au sens premier du terme, la technologie des passionnés, des créatifs, certes trop souvent exclusive, mais combien génératrice de savoirs experts et du goût de l’innovation.
Cette dimension est absente des programmes actuels. Or, c’est souvent le mode de fonctionnement des élèves, notamment en fin de collège, et qui se manifeste par leur intérêt pour les multiples revues d’informatique, d’électronique, de surf, de planche (à voile ou à roulette), de moto, de VTT...

Et c’est aussi ce mode de fonctionnement qui fait les entrepreneurs et les innovateurs. Tout se passe comme si le moteur principal de toute acquisition de compétences et connaissances était ignoré...mais ce n’est pas spécifique à la technologie... : on pourrait en dire tout autant du français, des sciences,..).

L’enjeu de l’enseignement est ici de faire correspondre au mieux les intérêts évolutifs des enfants et adolescents et ceux des apprentissages. Et de s’appuyer sur ces intérêts pour mieux faire acquérir les compétences visées.
Ce qui suppose évidemment de bien cerner ces intérêts et de trouver des solutions pédagogiques adaptées à leur grande variété. Il ne s’agit pas cependant de faire de la motivation un objectif, mais de l’utiliser comme moyen pour atteindre des fins.
Un point essentiel pourtant : la prise en compte de cette dimension dans la formation des élèves demande :

- des horaires et des groupes d’élèves raisonnables (donc réduits) ;

- le temps pour l’enseignant de construire avec chaque élève un parcours différencié ;

- le temps pour chaque élève d’atteindre l’objectif fixé.

Cela même s’il est possible d’imaginer des « groupes de passion », car il y a souvent, à chaque âge, des passions communes à de nombreux enfants,...
Une technologie historique et sociale
Une dernière dimension est « technologie et société », c’est-à-dire :

- d’une part, la place des techniques, notamment des innovations, dans la construction historique (passée, actuelle et future) de la société ;

- d’autre part, les questions éthiques et politiques posées à notre société par les réalités et les potentialités technologiques (notamment le « sens » du progrès).
Cette dimension peut être introduite très tôt, en relation par exemple à l’école avec le respect de l’environnement5. Elle peut aussi colorer l’enseignement de l’histoire et de la géographie sur toute la scolarité et apporter des acquis pour une réflexion philosophique sur la technique et la science.
Sont notamment à examiner ici le sens des ruptures et des continuités technologiques :

- les ruptures historiques introduites par certaines techniques : autrefois l’irrigation, la céramique, la charpente de marine, la montre de précision, le moteur à combustion interne, la TSF ; hier, le transistor, le microprocesseur, la fission nucléaire, les plastiques : aujourd’hui le génie génétique, la téléinformatique ;

- l’adaptation permanente des techniques et des produits antérieurs sous la contrainte de l’émergence de nouvelles techniques et des évolutions du marché : l’acier face aux plastiques et composites, le train face à l’avion et la route, la presse face à la télévision et Internet,...

- l’émergence actuelle de nouvelles techniques ou de nouveaux moyens pluri techniques (l’informatique multimédia et les réseaux, la PCR, le prototypage rapide, la CAO 3D des produits ou molécules, les matériaux supraconducteurs...). Certains moyens pluri techniques révolutionnaires tant de la pratique que des méthodes devraient être enseignés au plus tôt 6.
Technologie et Sciences expérimentales

Différences et convergences
La technologie est la « science » des objets artificiels, créés et réalisés pour satisfaire des besoins réels ou potentiels des hommes.

L’entrepreneur, l’ingénieur, le technicien, l’ouvrier, l’artisan créent, étudient, réalisent et optimisent des produits en fonction des matières d’œuvre dont ils peuvent disposer (contingence) et des attentes de leurs clients (marché visé).
La science étudie et modélise la nature.

Le scientifique construit et optimise des modèles de connaissances en fonction de faits et d’observations. Il en prédit d’autres faits et met ses découvertes au service de l’humanité. (fig. 1)


Fig. 1

Technologie

Sciences de l’artificiel

Sciences expérimentales

Sciences de la nature

Finalités

Concevoir

Comprendre

Produire

Comprendre

Expliquer (Modéliser)

Champ

Economie

Société

Nature

Savoir

Enjeux

Produits

Services

Connaissances

Lois et modèles



Objets

Objets - Biens - Services

Composants/constituant/Equipement

Machines - Process - Ouvrages

Systèmes

Phénomènes et grandeurs

Matières - Energie - Information

Eléments - Molécules

Etres vivants

Lieux

Ateliers - Usines - Entreprises

Laboratoires

Acteurs

Entrepreneur - Industriel

Architecte

Ingénieur - Inventeur

Technicien - Ouvrier - Artisan

Scientifique

Chercheur - Découvreur

Enseignant

Savant

Ruptures

Invention

Innovation

Découverte

Démarches

Technologique - Industrielle

Projet

Scientifique

Expérimentale

Départ

Cahier des charges

Hypothèse

Critères

Performances

Coût

Qualité

Compétitivité,...

Non réfutabilité

Cohérence

Complétude vis-à-vis des faits


Historicité

Les produits naissent et meurent

Les étapes de la technique sont caractérisées par des produits archétypes puis par des domaines techniques.

Exemple : pierre-bronze-fer-machines-imprimerie-machine à vapeur-acier-électricité-électronique-nucléaire-informatique

Les étapes de la science ces ont les grandes découvertes (et leurs inventeurs) et les paradigmes induits.(Exemple : Képler-Newton-Eintein pour la gravitation).

Modes d’évolution

Filiation

Optimisation

Interfécondation

Innovation-rupture

Disparition

Modélisation-optimisation

Interfécondation

Découverte

Paradigme


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