Programme dans le cadre du Réseau international d’Écoles doctorales de l’aislf (RéDoc) 6 ième université D’ÉTÉ en sociologie/SC. Sociales «Faire de la recherche sur le genre : enjeux et perspectives»





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PROGRAMME

Dans le cadre du

Réseau international d’Écoles doctorales de l’AISLF (RéDoc)

6ième UNIVERSITÉ D’ÉTÉ

EN SOCIOLOGIE/SC. SOCIALES

«Faire de la recherche sur le genre : enjeux et perspectives» 

Organisée par

 L’ED SHS à Brest, le CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique, EA 4451), le LABERS (Laboratoire d’études et de recherches sociologiques, EA 3149), ainsi que le CRAPE (Centre de Recherches sur l’Action politique en Europe, UMR 6051), le CIAPHS (Centre Interdisciplinaire d’Analyse des Processus Humains et Sociaux, EA 2241), ESO (Espaces et Sociétés, UMR 6590), le PREFICS (Plurilinguismes, représentations, expressions francophones, information, communication, sociolinguistique, EA 4246), le VIPS (Violences, Identités Politiques & Sports, EA 4636)

22 au 26 juin 2015

BREST



Nous tenons également à souligner la participation financière des institutions suivantes :




Mot du président
Pour cette 6e Université du RéDoc, c’est avec beaucoup de fierté et de reconnaissance qu’en mon nom et en celui du comité scientifique du RéDoc et du Bureau de l’AISLF, je salue l’initiative prise il y a près de trois ans par Arlette Gautier et toute l’équipe qu’elle a réunie, d’organiser et de tenir à Brest une Université du RéDoc sur le thème «Faire de la recherche sur le genre : enjeux et perspectives». Fierté que ce thème ait été choisi et fierté de voir, année après année, cet engagement d’équipes locales à tout mettre en œuvre pour la réussite d’une rencontre permettant aux doctorants de toute la francophonie une occasion unique de profiter de l’expertise de professeurs/chercheurs renommés tout autant que de celle de leurs pairs-doctorants lors des discussions dans les ateliers et dans les nombreux échanges qui se prolongeront dans les interstices de la programmation. Notre plus chaleureuse reconnaissance à Arlette Gautier et à toute son équipe ainsi qu’aux instances de l’Université de Bretagne Occidentale et aux divers partenaires qui les ont soutenus aux plans financier et organisationnel. Reconnaissance aussi bien sentie à tous, toutes les collègues d’avoir accepté l’invitation à venir partager votre expertise; reconnaissance bien sûr à tous les doctorants qui, par votre mise en candidature, sélection et préparation, apportent au RéDoc sa raison d’être, mais aussi et surtout la reconnaissance de son importance parmi l’offre importante d’activités auxquelles vous participez dans le cadre de votre parcours doctoral. Enfin, toute ma reconnaissance à la coordonnatrice scientifique du RéDoc, Amélie Groleau, pour agencer ensemble toutes les ficelles qui, depuis l’appel de communication en septembre dernier jusqu’à au rapport d’évaluation à produire pour septembre prochain, permettent de tenir solidement ce qui vous est livré aujourd’hui.

À tous, bonne Université d’été et le meilleur des séjours à Brest,

Jean-Marc Larouche

Président du Rédoc

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal
Remerciements
C’est avec un grand plaisir que l’UBO, et particulièrement l’UFR LSH, accueille aujourd’hui cette université d’été du REDOC sur le thème : « la recherche sur le genre : enjeux et perspectives». Les enseignements sur ce thème y sont présents de la L1 jusqu’au master, particulièrement en sociologie. Cette perspective de recherche est active à l’UFR LSH, avec de nombreux séminaires, journées d’études, colloques, publications, mais elle est aussi soutenue de façon transversale par l’Institut Brestois des Sciences Humaines et Sociales. L’UBO a souligné cet investissement en intégrant le GIS genre.

Ce thème pour l’Université d’été du REDOC a d’abord été proposé et accepté par le conseil de l’Ecole doctorale SHS 507, alors dirigée par Vincent Dubreuil et dont j’étais la co-directrice pour l’UBO. Il a ensuite été accepté par sept équipes de recherches : le CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique, EA 4451), le LABERS (Laboratoire d’études et de recherches sociologiques, EA 3149), ainsi que le CRAPE (Centre de Recherches sur l’Action politique en Europe, UMR 6051), le CIAPHS (Centre Interdisciplinaire d’Analyse des Processus Humains et Sociaux, EA 2241), ESO (Espaces et Sociétés, UMR 6590), le PREFICS (Plurilinguismes, représentations, expressions francophones, information, communication, sociolinguistique, EA 4246), le VIP& S (Violences, Identités Politiques & Sports, EA 4636). J’en remercie leurs directeurs et leurs conseils.

Ces équipes de recherche ont délégué des référents au conseil scientifique de l’université d’été, lesquels ont choisi les intervenants et construit le programme :

  • Arlette Gautier pour le CRBC avec Aline Eyoman et Emmanuel Alain Kobela, doctorants

  • Marie-Laure Deroff, Yvonne Guichard-Claudic, Françoise Leborgne-Uguen, Nicole Roux et Alain Vilbrod ainsi qu’Aurélie Seznec, doctorante, pour le LABERS,

  • Emilie Potin et Hélène Nicolas, docteure, pour le CIAPHS

  • Claude Martin et Clémentine Comer, doctorante, pour le CRAPE

  • Erika Flahault pour ESO

  • Nadia Ouabdelmoumen et Claire Lesacher, doctorantes, pour PREFICS

  • Gaëlle Sempé pour VIP&S

  • Ainsi qu’Isabelle Guérin, IRD.

Les titulaires de l’UBO ainsi qu’Erika Flahault et Claude Martin ont participé au comité d’organisation. Il faut également souligner la disponibilité des secrétaires, de l’ED : Isabelle David, du CRBC : Claude Roy, du LABERS : Claudie Inisan, sans qui rien n’aurait pu se réaliser et à qui va toute notre gratitude, ainsi bien sûr qu’à Philippe Lagadec, gestionnaire du CRBC et à Yves Guyomard, infographiste à l’UFR, qui s’est occupé de finaliser le programme et les affiches. Enfin, la référente recherche de l’UFR LSH, Céline Le Vourc’h, a joué un rôle tout particulier, notamment en réalisant les demandes de financement et en coordonnant l’organisation.

Cette université d’été est donc bel et bien le résultat du tout un travail d’équipe local, qui a grandement profité de l’expertise et des conseils de Jean-Marc Larouche, directeur du REDOC, et d’Amélie Groleau, qui nous ont appuyé avec beaucoup de patience et ont réalisé moultes tâches, grâce à leur longue expérience de la mise en œuvre des universités d’été du REDOC.

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Arlette Gautier

Professeure de sociologie, (UBO-CRBC)

Assesseure recherche de l’UFR LSH

Responsable locale de l’Université d’été du REDOC sur le genre

Texte d’orientation de

l’Université d’été de Brest

Faire de la recherche sur le genre : enjeux et perspectives

Marcel Mauss notait en 1931 que « La division PAR sexes est une division fondamentale, qui a grevé de tout son poids toutes les sociétés à un degré que nous ne soupçonnons pas. Notre sociologie sur ce point est très inférieure à ce qu’elle devrait être. On peut dire à nos étudiants, surtout à ceux et à celles qui pourraient faire des observations sur le terrain, que nous n’avons fait que la sociologie des hommes et non pas de la sociologie des femmes ou des deux sexes » (p.15). Malgré la publication de plusieurs ouvrages, notamment par Margaret Mead et Simone de Beauvoir, d’éminents sociologues ont continué imperturbablement à ne réaliser des enquêtes qu’auprès des hommes ou de ne pas tenir compte de la spécificité des femmes qu’ils étudiaient (Chabaud-Rychter, Descoutures, Devreux, Varikas, 2010). Il a fallu attendre les années 1950 avec Andrée Michel (1956) ou Madeleine Guilbert (1966) pour que des sociologues étudient la place des femmes dans l’immigration ou dans l’industrie et montrent l’importance des attentes sexuées dans la spécificité de leurs positions. C’est cependant surtout à partir des années 1970, alors que pour la première fois les femmes étaient aussi nombreuses à entrer à l’université que les hommes, que la demande de Marcel Mauss a été entendue. Il arrive cependant encore aujourd’hui que des ouvrages sur « les jeunes » ou « les immigrés » omettent tout simplement de s’interroger sur la place des femmes dans ces groupes ou même ne fassent d’enquêtes qu’auprès des hommes.

Néanmoins, de nombreuses recherches se sont développées selon des options théoriques variées. Certaines ont continué à étudier les femmes pour montrer comment les spécificités de leurs situations continuaient à être occultées, que ce soit dans le travail (Maruani et Méron 2012) ou l’éducation (Duru-Bellat 1999). Christine Delphy (2001) a réintroduit le concept de patriarcat, issu de la tradition philosophique anglaise et utilisé par Max Weber, mais aussi celui de mode de production domestique, plus marxiste, pour comprendre les inégalités entre les sexes. Le patriarcat correspondrait à l’exploitation spécifique du travail domestique féminin et de leur sexualité par les hommes. Colette Guillaumin a inventé le terme de sexage pour évoquer le type de relation sociale qui en résulte (1992). L’école des rapports sociaux de sexe considère plutôt que le patriarcat et le capitalisme sont indissociables et étudie la division sexuelle du travail qui sépare et hiérarchise les sexes, y compris à l’échelle de la mondialisation (Falquet et al. 2010). Elle étudie donc conjointement rapports sociaux de classe et de sexe, voire de générations, évoquant la co-fabrication de ces rapports sociaux (Kergoat 2012). Le terme d’intersectionnalité lui est souvent préféré (Crinshaw 2005, Bilge 2009, Palomares et Testenoire 2011).

Le terme de genre appartient au vocabulaire français depuis longtemps. « Déjà, au seizième siècle, l’écrivain Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim a utilisé le mot « genre » comme synonyme de sexe, quand il a parlé du « genre masculin » et du « genre féminin » pour désigner, non pas le genre grammatical, mais les catégories humaines des mâles et des femelles » (Offen 2006, p. 291). Néanmoins, sa réintroduction vise à abandonner l’arrière-fond marxiste et un certain déterminisme des approches des années 1970-80 (Lefeuvre 2003). Aux États-Unis, le concept de genre provient en effet des travaux des psychiatres Money et Stoller (1978) sur des transsexuels qui montrent qu’il n’y a pas forcément correspondance entre le sexe biologique et l’identité  de genre. Même si Kate Millett (1969) puis Erving Goffman (2002) utilisent le terme genre dans le sens de rapport hiérarchique entre les sexes, il est beaucoup plus indéterminé que ne le sont les concepts de patriarcat ou de rapports sociaux de sexe. L’historienne américaine Joan Scott (1988) explique ainsi qu’il s’inscrit souvent dans une posture déconstructionniste ou post-moderne, inspiré des travaux des philosophes français, Michel Foucault et Jacques Derrida, qui mettent au centre de l’analyse les discours producteurs des catégories de perception des différences entre les sexes lesquels vont s’imposer aux acteurs. Butler (1990) évoque ainsi l’idée que le genre relève de la performance et des normes et les approches queer se développent. Il faut ajouter que la mention du genre est devenue une obligation, au moins sémantique, dans le champ du développement et des politiques (Guérin et al. 2009 ; Touré 1997).

Aujourd’hui, après bien des débats (Hurtig et al. 1991), le terme est devenu un « mot-valise » polysémique (Chaperon 2003). Ainsi, le recensement sur le genre du CNRS français, qui a reçu plus de 1000 réponses, permet de définir les recherches comme relevant des « femmes », du « genre », des « rapports sociaux de sexe », de la « domination », du « masculin/féminin », des « identités sexuelles », de la « sexualité », de «l’égalité et des inégalités», de la « différence des sexes ». Les chercheur-e-s peuvent d’ailleurs indiquer plusieurs dénominations et les titres de leurs travaux manifestent cette labilité. Des recherches très variées, couvrant tous les domaines de la sociologie, se mènent désormais sous ce terme, comme le manifestent de nombreuses publications, l’existence de plusieurs manuels d’études sur le genre (Clair 2012 ; Jaunait et al. 2012) et de revues (Cahiers du genre ; Nouvelles questions féministes ; Recherches féministes, Travail, genre et société ; Clio ; Histoire, genre, sexualités). Cette pluralité rend nécessaire un travail d’explicitation théorique des enjeux qu’il recouvre.

Les organisatrices de cette 6e université d’été du RéDoc incitent donc les doctorant-e-s à « chausser les lunettes du genre » pour analyser leurs problématiques et leurs données, même s’ils ne l’avaient pas fait auparavant. Elles les invitent à se demander s’il y a maintien, transformation, ou recomposition du genre et cela dans tous les domaines de la sociologie et, plus largement, des sciences sociales.

En parallèle, cette université d’été fera appel aux meilleur-e-s spécialistes francophones pour présenter avec rigueur la  diversité de théories et d’objets de recherche sur le thème du genre. Elle montrera comment la prise en compte de la construction sociale des inégalités entre les sexes permet non seulement de prendre en considération tous les aspects de la société et pas seulement d’une partie, mais aussi plus généralement de mieux comprendre les phénomènes étudiés. Elle se demandera aussi s’il reste une spécificité francophone dans les théories sur le genre et plus encore quelles sont les différences de perspectives entre les différentes régions de la francophonie.

À titre indicatif, voici quelques propositions de modules :

Art ; Actions collectives ; Âges et générations ; Education ; Famille, parentalité ; Loisirs ; Masculinités/féminités ; Politiques du genre ;Santé ; Sexualité ; Socialisation ; Sport ; Travail, métiers, professions.

Veuillez noter que les modules seront définis à partir des communications retenues. Les modalités d’inscription seront précisées au moment de l’appel à candidature.

 

Bibliographie

Bard Christine, 2004, Les femmes dans la société française au 20e siècle, Paris, Armand Colin, collection U.

Beauvoir Simone de, (1949) rééd. 1986, Le deuxième sexe, Paris, Gallimard, Folio.

Bilge Sirma, « Théorisations féministes de l’intersectionnalité », Diogène, n°225, 1, 2009, p. 70-88.

Bourdieu Pierre, 1998, La domination masculine, Paris, Éditions du Seuil.

Buscatto, Marie, 2014, Sociologie des genres, Paris, Belin, coll. 128.

Butler Judith, ([1990] 2005), Trouble dans le genre : Le féminisme et la subversion de l’identité, Paris, Editions La Découverte poche.

Chabaud-Rychter Danielle, Descoutures Virginie, Devreux Anne-Marie, Varikas Eleni (éd.), 2010, Sous les sciences sociales, le genre, Paris, éditions La découverte.

Chaperon Sylvie, 2003, « Le genre : un mot, un concept ou un label ? », dans Dominique Fougeyrollas-Schwebel, Christine Planté, Michèle Riot-Sarcey et Claude Zaidman, Le genre comme catégorie d’analyseSociologie, histoire, littérature, Paris, l’Harmattan, p. 107-112.

Clair Isabelle, 2012, Sociologie du genre, Paris, Armand Colin.

Crenshaw Kimberlé, 2005, « Cartographie des marges : Intersectionnalité, politiques de l’identité et violences contre les femmes de couleur », Cahiers du genre, n°39.

Delphy Christine, 2001, L’ennemi Principal, Paris, Syllepse, 2 tomes. 1. Economie politique du patriarcat, 1998. 2. Penser le genre.

Duru-Bellat Marie, 1990, L’école des filles : quelle formation pour quels rôles sociaux ?, Paris, L’Harmattan.

Falquet Jules et al., 2010, Le sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail, Paris, les presses de Sciences Po.

Goffman Irving, 2002, L’Arrangement entre les sexes, Paris, La Dispute.

Guérin Isabelle, Hersent Madeleine, Fraisse Laurent (éd.), 2009, Femmes, économie et développement. De la résistance à la justice sociale, Toulouse, érès.

Guilbert Madeleine, 1966, Les fonctions des  femmes dans l’industrie, La Haye, éd Mouton.

Guillaumin Colette, 1992, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, Paris, côté-femmes

Guionnet Christine, Neveu Erik, Féminins/masculins. Sociologie du genre, Paris, Colin, 2004, 286 p., nouvelle édition en 2009 et rééd. en 2014.

Hurtig Marie-Claude, Michèle Kail et Hélène Rouch (éd.), 1991, Sexe et genre. De la hiérarchie entre les sexes. Paris, éditions du CNRS.

Jaunait Alexandre, Laure Bereni, Sébastien Chauvin et Anne Revillard, 2012,  Introduction aux Gender Studies : Manuel des études sur le genre, Rennes, PUR.

Kergoat Danièle, 2012, Se battre, disent-elles…, Paris, La Dispute.

Le Feuvre Nicky, 2003, « Le genre comme outil d’analyse sociologique », dans Dominique Fougeyrollas-Schwebel, Christine Planté, Michèle Riot-Sarcey et Claude Zaidman, Le genre comme catégorie d’analyseSociologie, histoire, littérature, Paris, l’Harmattan, p. 39-52.

Lowy Ilana, L’emprise du genre, Paris, éditions la Dispute, collection Le genre du monde.

Maruani Margaret et Monique Meron, Un siècle de travail des femmes en France 1901-2011, Paris, La Découverte, 2012.

Mead Margaret, [1949] 1966, L’Un et l’autre sexe, Paris, Folio essais.

Michel Andrée, 1956, Les Travailleurs Algériens en France, Paris, CNRS.

Millett Kate, [1969] 1971, La politique du mâle. Paris, Stock.

Mauss Marcel, [1931] 1981, « La cohésion sociale dans les sociétés polysegmentaires »,Oeuvres III, Paris, Minuit.

Offen Karen, 2006, « Le gender est-il une invention américaine ? », CLIO. Histoire, femmes et sociétés, N°24.

Palomares Elise et Armelle Testenoire (éd.), 2011, « Prismes féministes. Qu’est-ce que l’intersectionnalité ? », L’Homme et la Société, n°176.

Parini Lorena, 2006, Le système de genre : introduction aux concepts et théories, Lausanne, Seismo.

Scott Joan, 1988, « Genre : une catégorie utile d’analyse historique ». Les cahiers du GRIF, n  spécial “ Le genre de l’histoire », n° 37-38, p.129-130.

Stoller Robert,  1978, Recherches sur l’identité sexuelle à partir du transsexualisme, Paris, Gallimard.

Touré Marema, 1997, Femme, genre et initiatives de développement en Afrique subsaharienne. Théories et pratiques, Google Books.
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