Cours (formation pour les chercheurs) référence : javma 2001 218/5 "2000 report of the avma panel on Euthanasia" ( lien )





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L'EUTHANASIE DES ANIMAUX DE LABORATOIRE
diapos du cours (formation pour les chercheurs)


référence : JAVMA 2001 218/5 "2000 report of the AVMA Panel on Euthanasia" (lien)
Lignes directrices : Animal Scientific Act 1986
http://www.ccac.ca

1. Les raisons de l'euthanasie


Les raisons de l'euthanasie devraient être en nombre aussi réduit que possible, tout d'abord en essayant d'équilibrer la production et/ou commande des animaux, ensuite en programmant les expériences avec rigueur, comme prescrit par le décret 87-848 du 19/10/87: « elles revêtent un caractère de nécessité".

Les cas d'euthanasie peuvent néanmoins être très divers:

- animaux non-utilisés: surplus d'élevage, stocks de laboratoire dont l'utilisation n'est plus possible pour différentes raisons (poids, sexe, âge)
- animaux devenus dangereux pour l'entourage
- animaux spontanément malades: quoique ces cas deviennent de plus en plus rares, cela peut devenir une nécessité pour des raisons d'épidémies (ex: rongeurs).
- animaux contaminés volontairement: études bactériologiques, parasitologiques pour lesquelles des prélèvements sont nécessaires, mais qui nécessitent des précautions spéciales pendant et après l'euthanasie.
- animaux utilisés en expérimentation: le choix de la méthode dépendra souvent des prélèvements à effectuer (sang, organes, portée vivante dans les cas de tératologie, etc.).

Les règles de l'euthanasie.


L'euthanasie est une nécessité expérimentale; le choix de la méthode la plus adaptée peut varier selon le but de l'essai effectué, L'espèce, les moyens de contention, l'habilité des personnes, le nombre d'animaux à euthanasier, ou même des facteurs économiques.

Cependant tous les cas doivent obéir aux mêmes règles, citées ci-dessous:

Pour l'animal, l'euthanasie doit être non anxiogène, indolore et doit produire une perte de conscience instantanée et une mort très rapide.

Une première précaution à prendre consiste donc à éviter la peur chez l'animal. Le manipulateur doit rester conscient qu'il a affaire à un être vivant, doué de sensibilité, d'intelligence et d'instinct.
Jamais un animal ne doit être sacrifié dans l'animalerie même, par égard pour les autres animaux qui ne doivent ni être influencés psychologiquement, ni subir un environnement pollué.

Pour l'exécutant, la méthode doit être sans danger, et ne pas provoquer un choc émotionnel

- sans danger: l'animal peut mordre ou griffer, le produit utilisé peut être toxique soit en prise unique, soit en exposition chronique.
- sans choc émotionnel: la détresse et l'angoisse ressenties par des personnes témoins d'une euthanasie ou de la mort dans ses formes diverses sont des réponses émotionnelles; elles sont souvent influencées par la mémoire d'une expérience vécue.
en effet, la parenté de l'homme avec les animaux fait que l'on transpose de l'homme à l'animal la même réaction désagréable ressentie à la mort d'un être humain. Cette détresse apparaît malgré le fait que l'observateur lui-même ne ressent aucune douleur physique; on peut néanmoins essayer de la minimiser en perfectionnant les techniques d'euthanasie.

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un critère adéquat, l'observateur peut associer le fait qu'un animal bouge encore avec un état de conscience, et l'absence de mouvement avec une perte de conscience: Les techniques permettant l'euthanasie d'un animal avec un minimum de mouvements sont donc émotionnellement les plus acceptables pour la plupart d'entre nous.

Pour l'expérience,

le moyen choisi ne doit pas avoir pour conséquence des modifications histologiques ou biologiques incompatibles avec les données attendues de l'essai.

 

Le choix de l'euthanasie


Les critères déterminants pour le choix de la méthode d'euthanasie sont:

- capacité de produire la mort sans souffrance
- temps nécessaire pour l'induction d'un état d'inconscience - temps nécessaire pour l'apparition de la mort
- fiabilité de la méthode
- sécurité du personnel
- capacité de minimiser le stress psychologique indésirable sur l'animal
- irréversibilité: l'expérimentateur doit s'assurer de la mort de l'animal (individuellement si euthanasie d'un groupe d'animaux): absence de tout reflexe (le relachement des sphincters est possible mais pas systématique), arrêt respiratoire et cardiaque (constatation par auscultation), rigidité cadavérique. Une alternative est de doubler la procédure d'euthanasie (exsanguination ou dislocation cervicale sur animaux euthanasiés par surdosage anesthésique ou inhalation de C02).
- compatibilité avec les impératifs de l'expérience
- effet émotionnel sur l'opérateur
- faisabilité économique
- compatibilité avec l'évaluation histopathologique
- disponibilité des produits et risque d'abus

Les méthodes


On peut distinguer des méthodes physiques et des méthodes chimiques

Les méthodes physiques


Appliquées correctement par un personnel bien entraîné, elles sont généralement parmi les méthodes les moins stressantes, provoquent très rapidement l'inconscience chez l'animal, mais sont souvent peu esthétiques. Au contraire, lors de mauvaise utilisations, elles risquent d'induire des souffrances importantes chez l'animal.
Elles reposent sur le sectionnement de la moëlle épinière ou sur une destruction plus ou moins grande du système nerveux central. Les techniques à utiliser varient légèrement suivant l'espèce en question et il est bon de se rapporter à une littérature détaillée pour chaque espèces

Méthodes physiques d'euthanasie : liste des méthodes (y compris des méthodes obsolètes), et acceptabilité actuelle

l'assommement

Il est suivi ou non d'exsanguination.
L'application d'un fort coup sur la tête entraîne une inconscience ou même la mort, en fonction de l'animal en question et de l'importance du coup. Cette technique n'est pratiquement utilisable que chez les sujets dont la boîte crânienne est assez fine (chatons, cobayes, lapins, oiseaux...) et ne présentant pas de problèmes de contention.
Le pistolet à projectile libre est très dangereux et ne devrait pas être utilisé. Le pistole à tige peut être employé à condition de connaître l'emplacement exact où il doit être appliqué et de veiller à ce que l'animal ne puisse pas bouger.
Le coeur peut encore continuer à battre tout un temps. Vu l'irritation mécanique des centres nerveux, des crampes intenses mais brèves peuvent parfois survenir. Cette méthode, vu l'envergure du pistolet, n'est appliquée qu'aux moyens et grands animaux.

pistolet d'abattage: espèces fermières

rongeurs : assommemment par une personne qualifiée toléré pour rongeurs <250g, oiseaux <250g et vertébrés à sang froid

dislocation cervicale

La technique doit être maitrisée (rupture brutale du canal medullaire, puis destruction du cerveau). A été très fréquemment utilisée chez les souris, rats, cobayes, lapins, chatons, chiots et les oiseaux. Après dislocation cervicale, les coeur continue à battre pendant un certain temps et d'importantes contractions musculaires peuvent parfois être observées.

NON
toléré pour poissons <250g, rongeurs <500g, lapins <1kg, oiseaux <3kg

décapitation

Utilisée pour les petits animaux, la décapitation doit être réalisée en une fois en s'assurant que l'animal ne puisse pas bouger. Des appareils spéciaux sont vendus, la technique est valable mais offre un spectacle peu agréable, entraînant d'énormes pertes de sang.
Le système nerveux central des reptiles semble être beaucoup plus tolérant à l'anoxie, ce serait une raison pour ne pas utiliser cette technique chez eux sans anesthésie préalable.

rongeurs : décapitation par une personne qualifiée si nécessité expérimentale
toléré pour vertébrés à sang froid et foetus

l'électrocution

Pour l'application de cette méthode, un matériel adéquat doit être utilisé. Le courant doit nécessairement passer d'abord par le cerveau pour anesthésier l'animal (faible voltage) et éventuellement par après, par le coeur pour le tuer (voltage beaucoup plus élevé).
L'électrocution est, entre autres, utilisée sur le chien, le mouton et le porc. Elle doit être évitée chez le chat et cela probablement à cause de la conductivité de son pelage.

NON

congélation

Le froid est utilisé pour les animaux à sang froid (poïkilotherme) de manière à diminuer leur métabolisme (quelques heures à 4°C) soit pour pouvoir les manipuler, soit avant de les congeler. Pour les animaux de petites tailles (foetus, souris,...), une congélation immédiate peut être obtenue en les plongeant tête première dans de l'air ou de l'azote liquides. Vu la taille de l'animal et la température, la mort est quasi instantanée.

NON
autorisé pour amphibiens et poissons <250g

chaleur

L'eau bouillante est parfois utilisée pour tuer les crustacés. Si une dissection doit encore être réalisée, le problème est de les tuer sans les faire cuire. Certains crustacés ont cependant un système nerveux fort développé et cette technique alors est probablement fort douloureuse.
Cette méthode récente est envisageable pour tuer les animaux qui avant étaient plongés dans l'eau chaude (vers de terre, crustacés,...). De même, elle pourrait servir à l'euthanasie d'autres animaux en appliquant un faisceau puissant localisé sur le cerveau, y entraînant une augmentation rapide de la température et l'obtention d'un état d'inconscience sans la sensation de brûlure sur la peau et les muqueuses. Cette technique demande de toute façon à encore être testée et nécessite un matériel spécial.

NON (sauf invertébrés)

Les méthodes chimiques


L'agent responsable de la mort des sujets peut être inhalés. Cette voie d'administration se prète parfaitement à l'euthanasie d'un grand nombre de sujets, surtout ceux de petite taille (petits mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens,...).
Un certain appareillage est cependant indispensable. Un produit ainsi administré peut être facilement s'échapper et ainsi polluer l'environnement ou arriver au contact de l'opérateur, l'exposant ainsi à un éventuel danger. Il faut donc s'assurer d'une bonne ventilation dans le local pour diminuer les risques encourus par l'utilisateur.
Les gaz provenant de bonbonnes sont, en général très secs, ce qui peut entraîner une irritation chez les animaux; une humidification de l'air ambiant est souvent souhaitable. Le lapin semble spécialement subir un stress dû aux vapeurs et aux gaz utilisés.

Toute une série de produits peuvent être administrés directement aux animaux et ce par différentes voies. Les voies orale et rectale sont peu conseillées parce que très lentes et à résorption variable. L'injection intraveineuse est la voie d'administration donnant l'effet le plus rapide, elle est également la seule pouvant être utilisée pour les produits irritants. Les injections intracardiaque et intrathoracique peuvent être douloureuses si elles ne sont pas réalisées de manière parfaite. Pour faciliter ces injections, une tranquilisation ou anesthésie préalable peut être réalisée.

Méthodes chimiques d'euthanasie : liste des méthodes (y compris des méthodes obsolètes), et acceptabilité actuelle

produits inhalés

monoxyde de carbone

Le CO se combine avec l'hémoglobine et entraîne très rapidement une anoxie fatale (concentration> 1 %). Il est préférable d'utiliser du CO pur obtenu en bonbonne, les impuretés pouvant irriter l'animal. Le monoxyde de carbone est cependant très dangereux pour l'utilisateur lui-même.

NON

dioxyde de carbone

Ce produit est bon marché. Il est disponible en bonbonnes, il est plus lourd que l'air, non-irritant, inodore et peu dangereux pour l'utilisateur si ce n'est à forte concentration. Ce produit administré en assez forte concentration (> 40%) possède un pouvoir anesthésiant, ce qui, dans de bonnes conditions, provoque l'inconscience suivie de la mort de l'animal. Cette technique est recommandée à condition de veiller à ce que l'asphyxie n'ait lieu que lorsque l'animal est déjà inconscient.
Ce mode d'euthanasie est surtout utilisé pour les animaux de petit format et ceci en raison du volume d'air plus faible auquel ils ont accès. Différent appareillages plus ou moins automatiques ont été développés.
Le foetus et les animaux nouveau-nés peuvent, en raison notamment de l'hémoglobine foetale qu'ils possèdent, résister très longtemps (jusqu'à 30 minutes).

OUI
(la carboglace est à déconseiller car on ne peut quantifier la % d'exposition)

pour tout animal <1kg et de plus de 10jours (sauf reptiles et animaux aquatiques-plongeants : apnées longues possibles).

acide cyanhydrique

Il provoque une mort très rapide, parfois avec de brèves mais violentes convulsions. Il s'agit d'une très bonne méthode mais extrêmement dangereuse pour l'opérateur.

NON

gaz inertes

Ces gaz diminuent en fait la concentration en oxygène et entraînent l'asphyxie du sujet (comme la noyade). Cette technique n'est certainement pas valable sans anesthésie préalable du sujet.

NON

éther

L'éther est un produit légèrement inflammable et même explosif à forte concentration. Des accidents peuvent ainsi survenir soit au moment de son utilisation, soit même par après, dû à sa concentration dans les cadavres. L'éther, comme le chloroforme, attaque les plastiques et peut même partiellement les dissoudre. L'ether est irritant et donc anxiogène.

NON

chloroforme

Cet anesthésique puissant présente une hépatotoxicité importante et est peut-être même cancérigène. Des traces de chloroforme dans la ventilation se sont même avérées suffisantes pour avoir un effet néfaste sur les capacités reproductrices des petits rongeurs. Une forte concentration est irritante et peut occasionner une sensation d'asphyxie, phénomène surtout visible chez le chien et le lapin--> anxiogène

NON

produits injectés

barbituriques

L'utilisation des barbituriques est certainement la méthode de choix, même chez les reptiles.
Le pentobarbital sodique ou nembutal est certainement le plus fréquemment utilisé (doses : 60 mglkg en injection intraveineuse rapide ou intracardiaque, ou 100 mglkg en IP ou intrathoracique).
Il faut s'assurer de la mort de l'animal (surtout dans le cas du chat).

OUI

curarisants

--> anxiogène (immobilisation et asphyxie par blocage musculaire) et douloureux

NON

strychnine, hydrate de chloral, sulfate de magnesium..

--> anxiogène (toxiques et douloureux par effet musculaire)

NON

mélanges à usage vétérinaire (T61, DolethalND..)

Le T61 est un produit, très irritant qui doit être administré lentement par voie intraveineuse ou intracardiaque. Il peut parfois provoquer des soubresauts désagréables et des tressaillements post- mortem qui peuvent persister un certain temps. Il peut être utilisé en mélange avec du pentobarbital.




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