Atelier : L’extinction des abeilles : sortie d’une controverse ?





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Université européenne d’été 2013

du 1 au 4 juillet 2013

La controverse : enjeux scientifiques, enjeux de société

La controverse, expression du rapport aux risques  ?

Atelier : L’extinction des abeilles : sortie d’une controverse ?

Gouvieux, le 3 juillet 2013

Introduction par François GERSTER, coordinateur ministériel du plan de développement durable de l’apiculture, ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

Marie-Françoise Chevallier-le Guyader : L’idée de cet atelier est que tous les participants et intervenants présents puissent coopérer dans une démarche d’analyse de controverse, et c’est la controverse sur l’extinction des abeilles qui a été choisie avec le comité scientifique de l’Université d’été. Dans un premier temps, François Gerster va nous parler des attendus de cette controverse et nous la présenter de façon un peu générale, en prenant le temps de bien expliciter les différents jeux d’acteurs qu’il a vécus. François Gerster est inspecteur général de la santé publique vétérinaire, et œuvre auprès du ministre de l’agriculture pour mettre en place le plan abeilles. Il a travaillé dans les agences, l’AFSSA à l’époque, puis l’ANSES. C’est donc un habitué de l’Académie, en place des gestions de risque. Nous aurons ensuite quatre intervenants, représentants de certaines parties prenantes du débat sur l’extinction : Axel Decourtye de l’ACTA et INRA, pour la recherche ; Thomas Mollet, apiculteur dans le pays basque ; Marie-Pierre Chauzat de l’ANSES qui travaille dans le regard des agences ; et Gérard Thomas qui vient de l’entreprise Syngenta. François Gerster nous parlera de la position européenne sur le sujet, ainsi que l’ANSES.

François Gerster : Le problème de l’extinction des abeilles est un sujet brûlant, et comme vous l’avez constaté, même s’il est difficile de savoir de quoi l’on parle, tout le monde en parle.

Qu’est-ce qu’une abeille ? Est-ce un animal ? Est-ce la partie d’un organisme ? L’animal est-il la colonie ou bien l’abeille ? Nous disposons de critères pour déterminer ce qu’est un organisme : il peut, lui-même, se maintenir en vie dans un environnement déterminé, il peut se développer, croître et se reproduire. Une abeille ouvrière toute seule ne peut pas répondre à ces critères, c’est la colonie qui, elle-même, exerce les principales fonctions d’un organisme vivant. Elle maintient son homéothermie, à savoir refroidir en été et maintenir une température minimum quand il gèle. De même, pour la fonction nutrition, certaines abeilles vont aller chercher de la nourriture, d’autres vont la stocker, d’autres encore vont la transmettre, mais au final c’est la colonie qui assume cette fonction. De même pour la fonction reproduction, nous avons une abeille spécialisée, la reine qui assume avec le concours des mâles (les faux-bourdons) cette fonction non pour elle-même mais pour la colonie. La colonie se charge aussi de la défense contre les agresseurs et de l’épuration (par l’intermédiaire d’abeilles spécialisées qui mangent les déchets, notamment des bactéries et des virus, et les évacuent en déféquant en plein vol et non dans la ruche). Les fonctions de l’organisme vivant sont détenues par un ensemble social, tout comme pour les fourmis et la fourmilière. C’est donc la colonie qui est l’animal. Et cela marque déjà le début d’une incompréhension dans la controverse. Est-ce l’abeille qui meurt ou est-ce la colonie ? Autre question : l’abeille est-elle un animal domestique ou sauvage ? En fait, c’est un animal à peine domestiqué. On essaye de se faire tolérer par une colonie, on essaye « de lui expliquer  le bienfait de faire des réserves pour l’hiver, afin que l’on puisse les lui dérober » mais approcher une ruche montre bien que la domestication n’est pas allée très loin. Pour complexifier le problème une colonie comporte entre 30 000 et 60 000 abeilles en été, dont une reine et des faux-bourdons, et seulement 3 000 à 5 000 en hiver. C’est donc un animal à géométrie variable, et non un animal « constant ». La reine pond jusqu’à 2 000 œufs par jour ; Elle vit de 1 à 5 ans. Elle est l’organe reproducteur. Elle ne va pas chercher sa nourriture, on la nourrit, on la nettoie. La seule fois où elle sort de la ruche, c’est pour le vol nuptial. Une abeille vit 27 jours l’été et 27 semaines l’hiver. En été, les abeilles meurent beaucoup, comme les cellules du corps qui se renouvellent. En moins d’un mois elles naissent, travaillent et meurent. Pendant ces 27 jours, l’abeille va changer de travail. Elle commence par nettoyer un peu la ruche, ensuite elle nourrit les larves, puis elle va butiner, et en fin de carrière, elle sera butineuse de long vol (ce qui aura des conséquences sur ce que je vous expliquerai par la suite). La colonie est un supra-organisme qui, normalement, est immortel. A la mort de la reine, les abeilles re-préparent des cellules de reine, ré-élèvent une autre reine et cela ne se finit jamais. Beaucoup de noms existent pour parler de l’extinction des abeilles : le syndrome d’effondrement des colonies, la disparition des abeilles, les maladies du déclin des abeilles. La santé de l’abeille est difficile à caractériser. La force d’une colonie réside-t-elle dans son nombre, son poids, la surface de son couvain ? Même la mort d’une colonie, pose problème, car la colonie peut se diviser en deux quand elle essaime, la jeune reine restant dans la colonie, et la vieille reine partant avec la moitié de la colonie. Une colonie se sépare, peut décliner, s’effondrer, ou disparaître complètement. Une colonie meurt-elle quand la reine meurt, ou quand elle essaime ? Nous n’avons pas de réponses.

On ne sait pas précisément quel est l’organisme, ni caractériser sa santé mais il existe des controverses sur les facteurs de santé, à savoir les causes qui vont obérer la santé des colonies d’abeilles. Ces facteurs, comme chez tous les êtres vivants, consistent en des intoxications, des maladies, des problèmes de nutrition, des problèmes de conditions d’élevage, et tout ce qui résulte de la capacité à faire face à l’agression extérieure. Le problème est à la fois grave et complexe ; Le tableau a été dramatisé en faisant parler Einstein 39 ans après sa mort (si les abeilles disparaissent, l’humanité n’aura plus que quatre ans à vivre). Tout le monde a été appelé à voir quel drame se jouait.

Quels sont les enjeux ? En premier lieu, cela concerne l’apiculture, la production de miel et la pollinisation, mais on s’est également aperçu que l’abeille était aussi un bon indicateur en matière d’atteinte à l’environnement. Ce qui arrive à l’abeille peut être annonciateur de ce qui peut arriver à l’homme plus tard. La production de miel est en chute libre en France comme en Europe. 18 000 tonnes sont produites, alors que la consommation est de 40 000 tonnes. 25 000 tonnes sont importées (surtout de Chine), et 3 000 tonnes sont exportées. Il est paradoxal que dans les pays d’Europe et du pourtour méditerranéen, là où l’abeille existait avant l’homme, nous n’arrivions plus à produire le miel que nous consommons. Le chiffre d’affaires apicole (134 millions d’euros) est ridicule par rapport aux filières agricoles françaises. C’est la pollinisation qui concentre toute l’importance politique du dossier des abeilles. Une abeille ne pèse pas grand-chose, mais elle peut ramener pratiquement son poids en nectar et pollen. Pour récolter un gramme de nectar, elle doit visiter 20 000 à 40 000 fleurs. Pour produire un kilo de miel, elle devra visiter 75 millions de fleurs, soit 1 500 millions de fleurs par colonie et par an, ce qui montre la puissance de pollinisation des colonies d’abeilles. Le rayon de butinage moyen des abeilles est de 3 000 hectares. On s’est aperçu que la disparition des abeilles – soit par découragement des apiculteurs, soit par diminution des cheptels – posait des problèmes à l’agriculture tout entière et à des plantes dépendantes des insectes pollinisateurs. Certains fruits peuvent disparaître s’il n’y a plus d’abeilles. Par exemple, dans le cas des cerises, s’il fait trop froid au moment de la floraison, les abeilles et autres pollinisateurs ne sortent pas, et il n’y a pas de fruits.

Une très grande diversité existe dans les modes de production. Nous avons en France une apiculture plurielle. Certains sont de l’ordre de la cueillette, chez certaines personnes ayant un autre métier et ne vivant pas de l’apiculture. D’autres apiculteurs en vivent, c’est leur exploitation agricole qui est en jeu. Les deux raisonnements seront forcément différents. Depuis que je m’occupe du dossier, je m’applique à rétablir le fait que les apiculteurs sont des agriculteurs comme les autres. Mais un certain nombre d’apiculteurs amateurs, dits familiaux ou de loisir, ne se considèrent pas comme des agriculteurs, ils défendent des positions sur les abeilles, qui ne sont pas centrées sur la défense des intérêts économiques des exploitations apicoles. En France, nous avons approximativement 75 000 apiculteurs et 1 600 000 ruches – il est très difficile de faire le compte. Deux tiers de la production sont assurés par 1 600 apiculteurs professionnels, avec des pluriactifs qui complètent à 20 % de la production, soit 3 600 personnes pour, à peu près, la totalité de la production. A côté, plus de 70 000 apiculteurs dits familiaux, représentent 20 % de la production. Certains professionnels aimeraient exclure les apiculteurs amateurs de la gestion des problèmes de l’apiculture mais ne pas se préoccuper de 20 % de la filière serait suicidaire. En effet, s’ils ne travaillent pas bien ils peuvent ruiner toute la filière (toutes les crises alimentaires l’ont montré). Ces deux catégories seront donc obligées de se parler et de travailler ensemble, ce ne sera pas facile. La PAC, politique agricole commune, a normalement organisé toute la production agricole en Europe. Selon les objectifs de la PAC, il convenait d’accroître la productivité de l’apiculture, d’assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, de stabiliser les marchés, de garantir la sécurité des approvisionnements et d’assurer des prix raisonnables aux consommateurs. La PAC a fêté ses cinquante ans l’année dernière et, dans l’apiculture, ces cinq objectifs ne sont toujours pas tenus. C’est une catastrophe en France et en Europe, puisque l’on importe plus de la moitié du miel que l’on consomme. La filière apicole est peu organisée, peu administrée et a été délaissée par les autorités publiques (par exemple dans l’enseignement agricole, il n’existe pas de diplôme de technicien apicole). Les vétérinaires ne se sont intéressés à l’apiculture. Nous ne disposons pas de médicaments pour soigner les maladies des abeilles. Les apiculteurs sont souvent restés seuls avec leurs problèmes.

Vous voyez que le contexte est assez flou, avec des acteurs multiples. Intéressons-nous justement aux acteurs. Au départ, il s’agit de cultivateurs et d’arboriculteurs qui ont des cultures et des vergers. Des insectes et des parasites occasionnent des maladies à leurs cultures. Là, interviennent les firmes phytopharmaceutiques, dont nous avons un éminent représentant parmi nous, qui mettent au point des médicaments, pour détruire ces insectes et ces parasites. Mais derrière, il y a les abeilles et les apiculteurs. Très souvent, les mécanismes de destruction sont généraux et intéressent tous les insectes. Notamment, les neurotoxiques comme les néonicotinoïdes, qui contrarient les transmissions nerveuses de l’insecte, agissant autant sur le puceron que sur l’abeille. C’est un premier problème. Un autre problème est celui des prescripteurs. Nous avons des malades, des maladies, des industriels qui font des médicaments, et normalement, il devrait exister des gens pour reconnaître la maladie et prescrire le remède. Ici, il n’y en a pas, ce sont les autorités publiques qui gèrent le problème. Elles font appel à des évaluateurs – l’AFFSA puis l’ANSES, et l’EFSA au niveau européen – pour permettre la mise en place d’autorisations de mise sur le marché (AMM) concernant les produits phytopharmaceutiques. Comme pour les médicaments humains et vétérinaires, tout cela est géré par les expertises scientifiques. Les scientifiques ont la charge de dire ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Toutes les parties prenantes du dossier n’ayant pas du tout le même objectif, chacune va essayer de s’attacher le travail des scientifiques pour démontrer que sa position est la meilleure. Derrière l’abeille, nous avons l’apiculteur. De par son statut diversifié, il a des représentants diversifiés, qui n’ont pas forcément les mêmes objectifs. Certains réclament l’arrêt de tous les pesticides en Europe, ainsi que de tous les OGM, et d’autres visent le développement de la filière apicole, ce n’est pas le même combat. Comme tout organisme vivant, la colonie d’abeilles est soumise à des maladies et à des intoxications principalement causées par les pesticides. Elle a des problèmes génétiques, liés à l’importation de reines d’Amérique du sud, notamment l’Argentine : comment cette reine importée peut-elle immédiatement comprendre tout le système de floraison, et se mettre à pondre bien en phase avec cette floraison ? La colonie est victime de prédateurs comme le frelon asiatique. Les conditions d’élevage entrent bien sûr en jeu, selon la compétence des apiculteurs, notamment les amateurs. Le climat est important, les abeilles ne sortent pas quand la température est en dessous de 12 °C, ni quand il pleut. Elles ont aussi des problèmes de nutrition : tout comme nous, elles ont besoin d’une ration variée, pour équilibrer leurs acides aminés, mais depuis la destruction des haies, avec la réforme de la PAC en 1992, toute une variété de fleurs ont aussi disparu. D’autres causes ont été incriminées comme les OGM ou les ondes électromagnétiques.

Je vous rappelle que le varroa apparaît en 1980, les insecticides, en 1990, et qu’en 1994, on invente les plantes qui sécrètent des insecticides, c’est-à-dire les insecticides systémiques, grâce à l’enrobage de la graine. « Cela revient à greffer une poche d’antibiotiques au bébé à la naissance, pour tuer tous les germes éventuels jusqu’à son adolescence ». D’un côté pratique, il n’y a plus besoin de sortir le tracteur pour traiter. C’est un vrai progrès pour les agriculteurs. En revanche, cela a entraîné des dégâts collatéraux importants dans les colonies d’abeilles. Les postures se sont progressivement radicalisées, et chaque camp a construit sa propre posture dans une rationalité limitée. On parle peu de la génétique, du climat, de la nutrition ou des conditions d’élevage. Sont plus évoqués le frelon asiatique ou les OGM. Mais le cœur de la controverse porte sur les insecticides et les maladies. Tous ceux qui défendent la faible nocivité des insecticides, attaquent les maladies, et ceux qui incriminent les insecticides, les rendent seuls responsables. La position est très certainement entre les deux, mais à cause de la radicalisation, on va chercher les scientifiques pour qu’ils tranchent le débat. En 2012, le front de science a évolué : classiquement, pour étudier la mortalité, on administrait de l’insecticide à une abeille, et on regardait si elle mourait. L’équipe d’Axel Decourtye a montré que parfois, elles ne mouraient pas, mais qu’elles ne savaient plus rentrer à la ruche. Et une abeille qui ne sait plus rentrer, vole jusqu’à épuisement. En fait elle ne rentrera pas et elle mourra, mais on ne la verra plus.

En conclusion, je dirai que la filière apicole a un poids économique faible, mais qu’avec cette controverse, elle a acquis un poids médiatique et politique important. Le problème est devenu un sujet de la politique européenne. Regardez les dates : en 2008 et 2009, le Parlement adopte une résolution. En 2010, cela fait l’objet d’une communication de la Commission au Conseil et au Parlement. Le Conseil des ministres reprend ces conclusions en 2011, et le Parlement adopte une autre résolution. La dernière décision en date, intervient en juin 2013, sous la forme d’un moratoire sur l’interdiction de trois néonicotinoïdes. Va-t-on vers la fin d’une controverse ? Peut-on construire ensemble ? Le politique s’est engagé avec des moyens, ce qui fait naître, pour la première fois depuis cinquante ans d’oubli, un énorme espoir chez les apiculteurs. Au-delà certains de leurs représentants qui entretiennent la controverse, ils ont un vrai espoir qu’on prenne en compte leur métier, dont ils sont amoureux. Cependant, une nouvelle controverse vient de naître, entre les abeilles domestiques et les abeilles sauvages. Les défenseurs des abeilles sauvages disent qu’elles sont de bien meilleurs pollinisateurs, et qu’il faut exclure les abeilles domestiques des parcs nationaux et des milieux protégés. La science est appelée pour nourrir cette nouvelle controverse, et cela donne lieu à des débats et des publications, engageant des scientifiques à parler pour l’un ou l’autre camp. D’une controverse à l’autre, la science n’a pas fini d’alimenter tout cela.

Ce document a été rédigé par la société Codexa (www.codexa.fr).

Université européenne d’été 2013

1 - 4 juillet 2013



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